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Full text of "Epidémies d'Hippocrate, premier et troisième livres;: des crises et des ..."

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E . BIBL . RADCL . 



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I 



FONDATION 

DE LA DOCTRINE 

D'HIPPOGRATE, 
D'apr4:s le texte. 



SECTION m. 

DIAGNOSTIC, 

CLINIQUE INTERNE M^ICALE. 



N 



TOME IV. 



fePlblfiMIES 

D'HIPPOCRATE , 

PREMIER ET TJlOISliafE LIYRES; 

DES CRISES 

ET DES JOURS CRITIQUES; 

Tradnits sur le texU grec , d'apr^s la collation des 
Manuscrits de la Bibliothiqne Royale, avec tin6 
Dissertation sur les Manuscrits et les Variantes ; un« 
Analyse des itpidemies et des Commentairefl ; 

Far M. le chevalier de MERCY, 

Pensionnaire du Roi , Doctenr en Medecine de la 
Faculty de Paris , Professeur de Medecine Grccque, 
et Hembre de plusieurs Soci^t^ Savantai. 



A PARIS, 



DE L'lHPRIMCRIE DE J.-Ur EBERHART , 

XUPAIMEUH DU COLL^GB ROT At OE FaANCE , 

, rue du Eoin Saint- Jacques , n^ la. 

i8i5. 



«MMMAflW%AAAA«««MMMMMWI<M^MAIIlMMAM«IWV 



PREFACE. 



LjOESQu'oN^lit attentiyement le trait^ des 
airs, des eaux, et des lieux , ainsi que les 
constitutions epidemiques d'Hippocrate, 
notamment ie premier et le troisi^me 
livre, on reconnoit plus que jamais la 
connexion intime dii sy^teme d'enseigne- 
ment de cetliabile maitre dans la pra- 
tique mddicale. Suivant le but de I'au- 
teur, il ne devoit pas ^tre possible de 
s'^carter de son plan , sans tomber dans 
des erreurs graves , et souvent m^me 
irreparables. Mais y avant tout , il falloit 
qae Tamour de la verild et I'abnegation 
de toute th^orie speculative, rdunis k 
la plus sage r^sbrve dans Texpositioa 
des fails, yinssent k I'appui de Fob- 
servalion. 



2  ra£FAG£^ 

Cette marche toujours r^guliere com- 
me la nature, n'a jamais ^^t^ interrom- 
pue depub Hippocrate ^ sans que tons 
les vices des systemes et rincohdrence 
des opinions ne soient devenus pour 
nous pires que la decouverte de Pau* 
dore. Ainsi, qu'on ne s'attende pas 
k trouver-dans les constitutions ^pid^- 
miqueSf ni dans les quarante-deux bis- 
toires de maladies ^ aucuQe.rdflexioQy 
purement speculative^propre k Fauteur . 
S'il fait mention des saisons , et des 
astres sous I'influence desquels elles se 
gouvement , c^est en raisan des grands 
ehamgemens qu'elles apporient U'^co- 
nomie animale :.consequemment il ne 
pouvoit las. passer sous^sdence^ sansqu'il 
en rdsult&t une giande lacune* Quand 
done Hippocrate tu>nseille aux jeanes 
m^decins I'dtude de rastroaomie, ce 
n'-est pas de celle qui calcule daas dasa- 
vantes theories la route des corps ^ 



PRKFACS. 3 

testes, qu'il veut parler. U entend ceite 
astconomie qui reQonnoit et determine 
]e temps et le Ilea de I'appftrition <kiis 
leciel, dequelquesaslres^ doBt lesdiffi^- 
rentes positions a regard de la ttne, 
reglent la marche de Y^un^e, c'esti* 
dire rastronoinie d'observatioo; et, pour 
mieiix expliquer sa pens^ , il ajoute que 
c'eat afio de eoonoitreles changeineiits 
^elescorpssubluaairesipiettveDtdprou* 
ver dans les diffi^rentes saisons et dans 
les diffi^reats ^tats du ciel. Car, dit-il, le 
soleily la lune, I'arcture.^ les pleiades 
euereeut sur Tair^sur la terre, eafin mt 
tout ce qui nage dans Fun et se trouve 
a la surface de Tautre^ uue influence qui 
nepeut ixxe m^nnue ; et dans la pia- 
tique de la xa^decioe, il est extr^me- 
, ment utile d'en.rappbrter les efiets aux 
diverses phases des aatres dont ib sem* 
blent d^pendre directement. Ainsi, les 
n^ladies qui se-monUent avec Tarcture 

I. 



4 PREFACE. 

different de celles que les pleiades ame- 
nent: plusieurs suivent le cours d& la 
lune, et presque toutes augmentent ou 
diminuent avec cet astre. 

tt Les deux solstices sont tres dange- 
» reuXy surtout celui d'et^ ; les deux 
» equinoxes le sont aussi , et principale- 
» ment celui d'automne. II faut encore 
V faire attention au lever d'arcture , aiusi 
» qu'au coucher des pleiades^ car ces 
y> jours-la sont critiques pour les mala- 
y> dies ; et les malades meureut ou gud- 
» rissent k ces epoques, ou bien leurs 
19 maladies cbangent de nature ou de ca- 
» ractere. » 

Le solstice d'ete et celui d'hiver mar- 
queut la seconde partie des saisons. Le 
lever de la canicule a lieu dans la se- 
conde partie de Fdtd; celui d'arcture se 
trouve a la fin, et le coucher des pleiades 
termine I'automne. 

a G'est au lever d'arcture que com* 



PAEFAGE. 5 

» mencentles pluies;et les vents froids qui 
» soufflentalors, annopcent la fin de I'^t^ 
» et le commencement de I'automne. 
» Ensuite le temps se refroiditpeu k peu^ 
» et ce changement se fait apercevoir 
» d'une maniere * tres-sensible vers le 
» coucher des pleiades^De Ik jusqu'a Td- 
^ quinoxe du printemps, le froid se sou- 
»-tient kpea pres de m^me. Versl'^qui- 
» noxe la chaleur recommence, mais de- 
» puis le lever des ple'iades jusqu'a la ca- 
» nicule , la chaleur et la secheresse vont 
9 en augmentant , et l^s vents meridio- 
31 nauxsoufilent durant quelques jours j . 
» ils sont ensuite suivis de pluies , qui 
» dureut aussi long-temps que les vents 
-» etdsiens. » 

Hippocrate indique dans la desciip- 
tion de chaque saison les vents qui ont 
r^gnd. Mais il ne s'agissoit point de 
donner ici une description detaill^e de 
la rose des vents , ni de les etudier d'a- 



6 SEEPAGE. 

presia boussole, ni de connoitre avec une 
exactitade rigoaijpuse et g^omdtrique , 
la quotitd de pesaateur ^ et d'elastieitd de 
VaiVy ainsi que son humidity* Hippocrate^ 
d^pouryu de tous moyens d'estimation 
quelconque , kplus forle raison , dubaro- 
metre , du thermometre, et des diff^ren- 
tes espeees d-hygrom^tres et d'endiomi- 
tres, observe en grand les divers change^ 
ments de temperature qn'il rapporteaux 
phedomenes constants dela chaleur et da 
froid^ sous deux vents principaux: celui 
du Mord et celui duMidi y selon que leur 
direction approcboit plus ou moins de 
Tun de ces deux- points cardinaux. Ainsi^ 
Aristote dit aussi dans sa met^orologie , 
« que les vents du Levant appartiennent 
» a ceux du Midi parcequVis sont cbauds, 
» et les vents du Couchanta ceux du Nord 
>x parcequ'ils soht froids. » Hippocrate ne 
mesuroit done le chaud et le froid qu'au 
sentiment; et il estimoit I'bumiditdde 



i'atmosphere par la quantity de plnies 
qui tomboienl , et qu'il dhtinguoiten pe- 
tites ou douces y fortes et abondantes, 
contiDuelles et interrompues. Presque 
toujours il joint ies vents k la pluie et 
k' la secheresse. Yoilk Ies principalea 
donn^eS' sur lesquelles soat ^ablies Ies 
coiistituti€2i$ ^pi^^miques* 

Qaoiqu'aa premier apergu^ cela 
paroisse fort inexact, on est cependant 
forod de convenir qu'il seroit difficile 
de faire mienx. Poar se convaincre de 
la v^rit^ d^ ces ohservations , relati^ 
vemeBt aux saisons, et pour que ces 
derniares soientsnsceptibles* d'etre das- 
si^es dans le plan de notre aateur ^ ne 
saffit-il pas que leurs pb^nomines sui- 
vent un ordre rdgulier; que lenr appa- 
rition , leurs retours , leurs changemeuts 
offrent des points de vue constants , sous 
lesquels onpuisse Ies consid^rer kloisir? 



8 PREFACE. 

n y a sans doute. loin de cette marche 
tres-sage , aux reveries de P^anhelmont, 
qui a fait de nos corps une sphere 
celeste , k laquelle se rattachent toutes 
nos maladies. 

Hippocrate ne se borne p.is k rappor- 
ter la generation des maladies dpiddmi- 
ques aux changements rapides et intem- 
pestifs de Fair combine au chaud et au 
froid, a Thumidite et k la sdcberesse; il 
remonte au moins k deux saisons diffi^- 
rentes : il ^tend indme ses observations' 
k la troisieme et a la quatrieme saisoa 
suivante. C'est ainsi qu'il fait tomber sur 
I'et^ les maladies r^sultantes de I'hiver 
et du pr in temps pr^c^ents; sur I'au- 
tomne, celies qui dependent de la triple 
influence de Thiver, du printemps et 
de I'et^; et sur Thiver, celies qui provien- 
nent de Faction combinde de Tetd et de 
Tautomne. II est vrai que Tinfluence de 
cette action pent commencer k se ma- 



PREFACE. 9 

nifester des la secoude saison , dans les 
combinaisons doubles , comme les troi- 
siemes dans les combinaisons triples ^ 
mais, commeon I'a dejk observe, ce n'est 
point lorsque la temperature des deux 
saisons combindes dpmine y qu*on en 
aper^oit mieuiL les efleis : c'est lorsqu'elle 
cesse d'avoir lieu , que leurs resuhats de- 
viennent les plus frappants, surtout 
si Tdtat de I'atmosphere cliange subite- 
ment, et ne passe point par gradation a 
pne temperature opposee. 

Ainsi^ par exemple, dans \es epide- 
mics ^ on voit les mauvais cffets de 
la troisieme constitution , considerable- 
ment mitigds par un die varijable a la 
vdrite^^ mais assez sec, pour su>pendre 
les ravages produits par Texcessive bu- 
miditd qui avoit regnd jusqu'alors , sous 
I'influence combinde de Tautomne , de 
rhiyer et dupnntemps.Nous remarquons 



10 PREFAGB. 

done qa'il y a des saisoos dont Finfluence 
ft'etend sttrtouterann^^ c'est pourquoi, 
dans les dpiddmies, Hippocrate com* 
meace toujoiura la description de I'aim^ 
medicate, par raatonuae, qi4 a une 
influence plus marqu^ sur les maladies 
que les autres ^aisons; dumoini ce motif 
me paroit plus plausible ^ que celui d'une 
pure condescendance pour Fordre chro- 
nologique^ en fixant le commencement 
de Tannde a Tautomne^ comme c'dtoit 
la coutume chez les Grecs. Enfin il existe 
desconstitutions dpiddmiques biennales , 
triennales, et meme quinqaennales^c'est- 
k-dire des constitutions dont les causes 
remontent k des automnes pass^ de* 
puis troiB et' dnq ans. Si on ajoute k 
cette longue suite de causes,. Fencfai^ne- 
ment non moins compliqud des autres 
cirGonstances, comme celles deslocali* 
tdsy relatiyement k Thumiditd et k la se* 



PREFACE. II 

cheresse, an cbarud et. au froid; le^ qua* 
lites d^& eaqt^^y durios ou cruesi) sattmi* 
treSy de source yiy«,ou.mAr^Q{i^eii€e&; 
I^ diff«i»ots coi!ps qtL'elles tjeiment en 
dissolution^, (ce qui a lieu do. m^me 
pour I'air ); enfin la position des villes, 
sous les a&pects du nord ou du sudf Tac^ 
tton des yjdnU par rapport, shik diveiB 
chaDgemeRts. de: t^mp^raUire, smiyaijti 
qn'iU soufileot du o6td do U inejr oUi dot 
tevres ; du- midi ou du sap^ontciou ., . on 
parviendmi k lar soluiioa. do toutos. Im 
questions qui> oonc^rpeut los cQusiiui>* 
tions- dpid^miquos. 

Enoffet^depuisquelW fait des esr 
pdriences sur lbs airst, et qu'on obsarvo 
avec. aitemion les cbangjemenis quece- 
Iqi de ratmosphere oprouve en passant 
par IjBs^ poumons dee^ anmanx les plus 
9aikis^ on a )nge de quelle importanco il 
^toii done point enias^r les honune» 

dans des lieux ferm^s : depuis. qu'on a 

1 ••••• 



13 I^REFAGE. 

mieux ^tudi^ la marche effrayante qae 
suivent dans les prisons et les grands 
hopitauXy des maladies qui par tout ail- 
leurs sontg^ndralement les plus simples 
et les plus douces ; enfin depuis que per* 
Sonne n'ignore les effets que produit sur 
I'economie animale^ un air respire par 
un grand nombre de malades et charge 
de leur/ exhalaisons putrides^ on de- 
mande unanimement que les h6pitaux 
soient relegu^s hors des villes, et trans* 
portds, ainsi que les cimetieres, dans des 
lieux oil les vents soufBent sans obstacle 
de toutes parts.Mais les vents eux-m^mes 
apporteutla contagion; c'est ainsi qu'oa 
rapporte qu'Acron en Sicile et Hippo- 
crate dans le Pdloponese, arr^te rent les 
pestes dontAgrigente et Athenes etoient 
menac^es, en faisant boucher dans les 
montagnes certains passages par oil les' 
vents souffloient sur ces deux villes les 
germes dela contagion. Sans vouloir met- 



PRIEFAGE. i3 

tre endoute le fait historique dontilest 
ici fait mention, nous observerons ce- 
pendant que, si comme on le presume, 
les germes de la peste residoient essea- 
tiellement dans I'air , les endroits voi- 
sins des hopitaux seroient les premiers 
infectds ; et souvent c*est le contraire. 
A la vdrite, on a des exemples de pestes 
tres-meurtrieres comme celle de Mar- 
seille ou les oiseaux m^me y en prenant 
leur vol, dtoient frappds. It pe.nt bien 
se faire que les qnalit^s malfaisantes de 
Fair soient ici pourquelque cbose: mais 
comment toute I'atmosphere peut-elle 
dtre infectee , a moins pr^cis^ment que 
de tels effets ne dependent des vents, 
suivant certains aspects et telle ou telle 
direction? Ge qui rend alors vraisem*- 
blable le fait historique cit^ plus haut. 
Au reste, il n'est pas de cause plus 
puissante pour la propagation dela con- 
tagion^ que celle d'un contact immddiat; 



»». I *■■■■■ 



14 PREFACE. 

c'est doDC k ddtruire cette cause^ eniso* 
lant le lieu de I'mfection, qu'il faut appor-> 
ter particulietement tous ses soins. 

Les. eaux stagiiantes di^s maraift, so0t^ 
aussi des causes tres-fr^uentes da mala* 
dies epid^miqueSy et quelquefoii eaid^mi-^ 
ques, notammeiit des-fievres penucieur 
ses intermittentes ej; compliqu^e^, que 
* Ton attribue assecgdneralementau^c. gav 
hydrogene^ sulfurd et ammoniac^ suivant 
que les matieres en decomposition s<}nt 
oa vegi^ tales ou animales. L'air. atmo^ 
sphdrique, pour qu-il soit respirable , est 
eomposd dans de certaine& proportions 
de gaz oxygene^ azote et acide carbo<> 
nique; I'aEote combine k Thydrogfine, 
forme de I'ammoniac : donc^ s'il y 
a excddant. de l?un. et de I'aiitre pripr 
cipe^ilpeut y avoir affinitid diss ga^, en 
changement daua lai compoaiUD« md** 
me de l'air ^ suivant les lieux oa il- 
existe. D'apres cette thdorie expdrimen- 



PREFACE. l5 

tale dela dhimie modeme^ on change 
les qnalit^s malfaisantes de I'air en j 
ajoutant le Beui- gaz refpirable, I'oxy* 
finCf que Ton degage k cet efiet des 
corps avec Isiquels fl se trduve inti*> 
mement combing. Yoilk la plus sinl^ 
pie explication de la disinfection des 
lieux has et resserres com^tieles salles^des 
hdpitaux et des prisons, la t;fllle des vais* 
seaux, par le senl xnoyiea de I'acide 
2nariatiqueoxygdnid;mais ses effets sont 
tres-bonvls. De& immondices cronpis- 
santes dans les villes y des fumiers tres* 
multiplies dansles bourgs et les villages, 
ont e*te la cause de fievres et d'^piddmies 
plus ou moins meurtrieres. L'humiditi 
excessive de» lieux bas et humides, 
n'occasionne^-t^elle pas les 6evres inter- 
mittentes? B en est de contagieuses qui 
surviennent en- 4iif par les vapeurs 
malffiadsantes ripahdues dans- Tatmo- 
»ph<ire. lies eaux maVicageuses dont 



l6 PREFAGC. 

la vase se trouve en contact avec Tat- 
mosphere , nuisent surtout par les prin- 
cipes dangereux qu'elles repandent dans 
Fair. On doit done fadliter la pente 
des eaux; saiguer les marais, soit par 
des canaux , des aqueducs et autres 
moyens que Ton pent atlendre des lu* 
mieres d'habiles m^deciii^ et architec- 
tes. En outre y en temps de peste^il est 
possible d'arr^ier les progres de la 
contagion, soit en prescrivantxertaines 
precautions aux citoyens, soit en coupant 
les communications par une force armee, 
soit en opposant des digues naturelles 
aux elements eux - m^mes. charges de 
principes malfaisants. 

Ce ne sont pas encore la les, seules 
causes des maladies dpiddmiques ; il 
est arriv^ qu'elles se sont d^clardes a la 
suite de disette ou d'usage d'aliments 
mal sains : ce qui, pour le dire en passant, 
donne souyent uaissance au scorbut et a 



PREFACE. 17 

la dyssenterie. Les chairs des animaux 
corrompus par diyerses causes acciden- 
telles outirdesd'individus mortseux-m^- 
mes de certaines maladies; les poissons 
pris a des epoques particalieres qui les 
rendeni mal sains ou gites, soit par 
nne putrefaction commeu^aute , soit par 
I'effet des preparations elles-memesy qui 
ont pour hut de les conseryer plus long' 
temps ; enfin les graines cereales et les 
graines altdrdes par Iqs maladies de la 
plante, par le ddfaut de soinou par des 
melanges iudiscrets , ont repandu le 
germe des plus funestes contagions. II 
appartient a une police spdcialement 
active de remddier k tons ces ddsor- 
dres , en s'appuy ant des travaux d'hom- 
mes ^claires , qui , aidds de Tautoritd , 
prescrivent les mesures de surete pour 
tarir les sources de communication de 
principes dangereux. Au nomhre des 
mesores de surety gdndrale qui concur* 



l8 PREFACE. 

nent une police ^lair<^c, on dgjLt placer 
dtt premier rang : rs^saintssement des 
grandes yiQfes et des ports ; la distribu- 
tion et la police des maisons publiques ; 
une scrupuleuse inspection des comesti* 
bles dans les marches publics; le dessd- 
chement des lacs environnants. et des 
terreins abreuvds d'eaux croupissanles; 
la direction des canauxr, IMtablissement 
des aqueducs, des dgouts etdes fontai* 
nes pour la salubrity de Tair, et Tarro- 
sement dans les temps de 3^chefesse; 
le curage des puits et des dgouls, Toiik 
en general ce qui preserve de la peste , 
les grandes viiles d'Europe, tandis que 
dans le Levant, ce fl^au y est endemi- 
qne, parce qu'on n(%lige ces precautions. 
Le medecin doit enoutre dans I'etude des 
maladies ^idemiques , avoir une con- 
noissance precipe de la profession parti- 
culiere des individus , de leur genre de 
vie, des temp^amenta, des sexes , et 



I>R£PAC£. 19 

du lieu d'babitatioQ ; tels sont ea effet 
les objets pWncipaux qui ont sp^ciale- 
ment fix^ rattention da p^re.de la m^- 
decini^y dam Thistoire des quarante- 
deux maladies , dont il a traitd. Le 
veritable esprit philosophique d'Hippo- 
crate se manifeste surtout par sa rare 
precision , et la sobri^td des d^tails^ 
qu'il donne sur ohaque maladie; par 
I'art d'en circonscrir e les r^sultats avee 
une sagacity admirable. Ses ^piddmies 
ne sont pas seulemeut de magnifiques 
tableaux des maladies les plus gra-* 
ves; elles monirent encore sous quels 
points de vue'les observations doivent 
^tre faiteSj Comment on peut en saisir 
les traits frappant^, sans se perdre soi" 
meme, et sans s'^'garer et fatiguer le lec- 
teur ou Tauditeur-, dans une Enumera- 
tion trop loogue de circonstances pen 
importantes. II ddcrit done seulement 
ks sympt6mes caract^ristiques des mala- 



20 PRBFAGE. 

dies et leurs modifications particulieres 
soivant les4gesyles sexes etl^scaractires 
de I'epidemie. 

U y joint des remarqaes sur leurs p^- 
riodes diverses, leurs paroxysmes, leurs 
crises plusx>u moins complettes ou avor- 
tees f leurs terminaisons favorables ou 
fuuestes'; ton jours en historien severe. 
Hien n'est encore plus digne de servir 
de modele , que les observations indivi- 
duelies sur ^plusieurs maladies aigues, 
dont Tinvasion coincide avec I'dpidemie, 
en notant tous les pUenomenes jour par 
jour jusqu*a leur terminaison, et en fai- 
sant vivemeot ressortir la marcbe de la 
nature enticrement livree k elle-meme^ 
et quelquefoissecourueyComme le prou- 
ye Texemple d'Anaxion mal, 8% III* 
liv. Ce travail d'Hippocrate est certai- 
nement un des plus beaux monuments 
qui nous restcnt de la medecine antique; 
et Ton ne peut s'emp^cher de reconnoi* 



pRsrAcz. %i 



Ire avec les siecles )es plus recalls ^ la 
justesse de sa qualification^ de la plus 
chaste contemplation de la nature ; ex- 
pression fignree, qui peint si bien le g^uie 
observateur et philosophique d'Hippo- 
crate. Afin qu'on ne doute pas de la vd- 
racite des fails bistoriques qu'il rappor- 
te, il cite les villes ou il s'est arr^t^, et 
le nom des individus qu'il y a traitds. 
La plupart sont des citoyens aises, mais 
exer^ant presque tous des etats : ce 
qu'Hippocrate a soin de faire remarquer 
dans son rdcit.Les observations de mala- 
dies ^piddmiques ont ^t^ faites k Thasos, 
kCranon^kLarisse, kMelib^e, kPerintbe; 
notamment au sujet des trois- premiers li- 
▼res : a Olynthe, a OEniade, k Phdr^s, 
a £lis^ au sujet des quatre livres suivants. 
Cependant la Thessalie et la Thrace 
furent les deux partiea de la Grece^ ou 
Hippocrate re'sida le plus de temps, 
Notre auteur doit done avoir beaucoup 



21 PR&FACE* 



voyage , et peu ^crit; ou il doit aroir 
puis^ daus les sources eiisUntes ^ et 
s'etre borad presqu exclusivemeat k ses 
observations par ticulieres: elles le con-^ 
diiisirent ndcessairement k doimer son 
traite dcs airs , des eaux et des lieiu ^ et 
a perfectionner Tart du prognostic , qui 
&it essentiellement lagloire duzoedecin. 
Oa sait que la xuiddectne des son berceau 
s*est illostree par Findication des signes 
d'un prdsage plus ou.moinsfuneste;et 
rien peut-^tre n'est plus admirable que 
de voir chaque jour se confirmer sur ce 
pointy les maximes g^ndrales qu'Hippo- 
crate nous a transmises^Que manque-t^il 
mainteuant pouren.rendre Tapplication 
plus s6re , si ce n'est de les lier avec les 
caractires sp^ifiquesd^s maladies rap- 
port^es k un cadre nosologiqi:^? Assur^- 
ment la mi^eciue moderne a remportd 
cette victoire Sur rancienne. Nous avom 
dans^cegenre^un tmvailqui.peut parser 



.PR£FAG£. a3 

poar uQ dbef-d'oeuvre. Je citerai laNoso* 
^raphie de M.le professeur Pinel; elle est 
entre les aiains de tons les mddedns. Iol 
sag^sse da plan de cet ouvrage; riche par 
lui-meme de recherches savances et de 
iaits int^ressants narrds avec candeur, 
BOOS dispense de tout autre eloge* U me 
j'este maia tenant k faire connoitre plus 
.pajtiicoUefement , que le premier et le 
troisiesaelivredes ^piddmies sont e$sen< 
tieU^mentd'Hippocrate : ce qu'il est £acile 
de demontrer tant par runiformit^ da 
plan^ que sous le rapport du style et de la 
.composition* Gett« preuve me sufficoit 
A6)k pour majustifier des reproches que 
ron.pourroit m-aidresser^ d!ayoir inter- 
rompu fSD qaek[ues0rlel'ordre des sept 
Hvres des epidi^miies ^ quik la.v^rit^ soul 
reuis dans la.plupart des ^tions; mais 
parce que dans la dasaificationdescBUvres 
d'Aippocrate, on^aeu bien plutot ^gard, 
pour la distributioii des matiir«9>k ladis- 



24 PREFACE. 

position gendrale dusujet, qu'aa carac-* 
tere particulier de chaque ouvrage et au 
but de Tauteur. Aussi en est-il r^suit^ 
beaucoup de reclamations et de contro- 
verses de la part des littdrajteurs et des 
medecins; cependant ces derniers^beaii- 
coup plus croyables sans doute^se sont die* 
v^s contre la Idgitimite pretendue de cer- 
tains traites, qui bien dvidemment n'ap- 
partiennent pas au pere de la m^decine : 
de la^ ces classifications si diverses admises 
Juries editeurs des oeuvresd'Hippocrate^ 
meme les plus cdlebres , tels que Coma- 
rius,Mercuriali, Char tier, Foes,Haller. 
Sans vouloir debatre id leurs opinions 
bien ou mal fondees , je ne puis cepen- 
dant suivre aveugldment la route com* * 
mune , tout en ay ouant mon erreur , si 
c*en est une , que de faire choix d'une 
autre metbode pour classer les ouvrages 
d'Hippocrate. Je croisdo^c ne pouvoir 
me dispenser d'indiquer*au moins le& 



PREFACE, aS 

motifs qui m'ont porle par exemple k 
reunir le premier et le troisieme li vreg 
des epiddmies, sans avoir egard au deu- 
^Kiemelivre-ouseirouvela helle descrip- 
tion de la constitution de Perinlhe. Le 
liyre des humeurs fait meuliou de cette 
derniere y et rien ne me paroit mieux 
prouve que la legitimite du livre des hu- 
meurs: je ne nie pas que les autres livres 
des epidemics ne soient d'Hippocratej 
mais avec cette restriction^ qu'ils sont 
plutot des notes recueillies au lit des ma- 
lades, que des ' descriptions achevees, 
covajDfi, celles du premier et du troisie- 
me livres, ou I'auteur ne manque ja-* 
jQais d'indiquer jusqu'^ la fin la termi- 
uaison des maladies^ ce qui n'arrive pas 
toujours dans les livres suivans. C'es^t 
done une preuve qu'Hippocrate a mis 
Ja derniere main k ces deiix ouvrages , 
au lieii qu'il n'a fait qu'dbaucher les 
.autres livres. ainsi^ la description d'uQie 



\ 



sis ]P%£FACE. 

maladie dont la da est tronqu^^ ec 
qui reparoit dans le livre snivant , se 
rdmabque surtont deitis le cinquieme 
livre a I'dgard da ^epUiote. it ne veax 
|>as Clever une qtiestion beaucoup plus 
complexes de^avoir si Hippocrate^ ses 
£ls on ses disciples y 'OfKt ooikipos^ le 2% 
le 4'> 6t 6® livres des ^piddmiies ? La 
cilation du tFaite des httmears an sujet 
^du a* livre , pronveroit seuleme&t , que 
cet ouvrage etoit connu de I'auteur des 
'epidoHiies ; znais non pas qu'il I'ait com- 
cpose. Pour me borncr done k la seule 
xathegorie dels faits : le premier et le 
-troisieme livres des dpidemies , sont 
e&lqaes sur le m^me ^plan ; I'un et Fau* 
tre offrent des' descriptions achev^es et 
-«H99i coniplettes qu'on pent les d<$sirer; 
•soas-lte rftpport didadtique, on irouvc 
'des 'examples choisis de maladies aigues 
<et die Sevres y depuis Pespiece la plu$ 
^fkaple Jusqa^a I4 pkis eompKqu^ej t^ 



i 



(pii jpe iidsse aacucs doutes sur le but 
de I'auteur : ajoutez k cela , quatre 
coasUtutioiis oppo^eea^ dont les des- 
<;0prtionspi:e^<iteat;Uii vasie tabjleau^ou 
^^rouvcuat fondues toutes Jes. nuances, 
desobseryaUQua sur les intempe'ries de 
I'air et rioatajbUit^ des 3aisqns;celles-€i 
eep^dant pouvant tovites se rdduire Ik 
^ptatce 'prindipalesy ainsi que Fa- faiC re« 
marquer k pren^iiery I'iilustce maitre, 
qui nous «a a offert le modele. Se ces 
quatre xonsutution^ d^qritejs par Hip- 
pocrate, la pt^qmiere ofire Texemple 
d'une auneechaude et s^clie;},a seconde 
one ai^e ;froide et liupii^^^id^ns 1^ trqi* 
siemelefroidetila is^cbpres^e ^q^ipent; 
et la quatriame ^est upe cqnstitutioa 
chatide eubuiuide^ elle est la plus,perni* 
eiau$&^ el 4us(€)xn-<$Q^ <€QUe derniere se 
trquvetdansie rtr oisiemefliv;re. ^es . dpider 
inies; >Laprlis que ^les twis tpremieres^ 
ftppartiennent au .piremku: Uvre. Certes^ 

a. 



ad PREFACE. 

c«s n'est point par hasard que le pere 
de la mddecine a dresse de pareils ta- 
bleaux : ce n'est pas non plus sans avoir 
beaucoup retouch^ k ces deux ouvrages, 
qu il est parvenu avec de simples note^^ 
k faire un traite aussi acbevd, surtout 
pource qui concerne les constitutions. Je 
ne parle pas ici des lettres initfales ajou-* 
t(!e3 a la fin de chaque observation: Ced 
pirouveroit seulement I'origine de la 
composition^comme ^tantler^sultat des 
observations faites au lit des malades, oa 
peut-^tre ces lettres auroient-elles dtd 
-ajoutdes apres-coup, aux descriptions. 
Quoi qu'il en soit^les sentimens sontpar* 
tages sur la valeur de ces Idgeres remar* 
ques. Pourquoi ne se troiivent-elles pas 
egalement dans les deux livres dtes plus 
baut et dans tons les manuscrits ? au-** 
roient-elles etd ajout^es par quelque 
copiste ? cela ne me paroit pas probable; 
je les ai done conservees. Je crois avoir 



JPREFACC. 29 

suffisamment fait sentir la n^cessitd de 
r^unir le premier et le rroisieme livres 
des epidemies, et la legitimit^ du plan 
que j'ai suivi. Que deviendra done le' 
deuxiemelivre?a-l-il qtielque connexion, 
avcc le premier ou le troisi^me ? quels 
sont ses rapports avec les dpidemies en 
g^ne'ral ? La seule description d'AnlLrax 
el de charbons observes aPdrintbe, se^ 
roit-elle une varidtd de la 4*^ constitution, 
dile pesiilentieUe ? Mais quels sont les 
autres rapports du deuxieme livre avec 
les dpidduiies en gdndral ? beaucoup de 
sentences; des descriptions anatomiques 
de la veine du foie et des nerfs; ensuite des 
considerations physiognomoniqucs; dilT^^ 
rens prdceptes de thdrapeutique; eu un • 
mot, rien n'est plus incoherent que ce 
traite. Pour en donner une preuvc , il 
suffitde lire Tobservationsuivante : « Une 
» femme dprouvoit une douleur a Tis- 
» chion avant sa grossesse , et cessa d'en 



2.. 



3o PREFACE. 

c ^tr^ aitaqtt^e qaand elle devinl en- 
9' ceinte -, e)l« se termina entiiremeot 
» an mometit de Faccottcbc^Daeat : yin^i 
9 ans apres^ la douleur r^vmt :' cette 
D femioe ^lok acconchee d'un gar^on ». 
Tout port^id Fempreinte, je ne dirai 
pas de h. precipitation; mai& d'uhe 
extreme Diligence , et probablemeot 
d'un ^crit qui ne devoit jamais paroitre 
qu'apres avoir ^l^ beaucoup retouch^; 
quoique la description de (a constitution 
de P^rinthe soil ach'evee, neanmoins 
les autres plifties du m^e traiie n'ont 
pas la m^me {Verfectito ^ pent-^tre »- 
t-on public ce livre aptes la inort de 
Fautenr , conime cela est arrive a 
quelques autres ouV rages d'Hippocrata. 
De-Ik r^sultent n^essairenient des lactt- 
nes et des traces d'imperfections plus on 
moins choquantes , dans les livi'es repu- 
tes douteux. : car, je maintidfys pour les 
legitimes 9 qu'on n'y trouvera aucune d« 



PREFACB. 3X 

ces ladles qu'il eni eie si facile de faiire 
di&paroiue. Tout cela me cooduit k |xrou- 
ver f qu'ao defout absolu de plan du 
deuxiiioe livre , se joiot lim vice de com- 
posiiiou^ qui ne permet en aucune mar 
niere de comparer celui-ci, ni au pre* 
mier ni an ^roi$i^me ; encore moios de 
les accoler eosemble. T^e. doit-on pas 
supposer ki une m^rise des copistes ? 
Peut-^tVe le 3® livre e«l-il le a", d'au- 
taut qu« les trois premieres constitution's 
Hpondeut parfaitem^nt h la quatrieme : 
elles se trouveot pr^ci&^ment daus le 
premier livre, comxoe la 4*' dans le 3*. 
Rien ue me paroit done plus facile que de 
iaire disparoitre cette invraisemblance 
choquantej amsi, je ne fats pas difBcuhe 
de r^unir au a* liv»e le 4* ^^ 6*"? «^ ^e 
5^ avec le 7*. Gbacon de ces ouvrages, 
pr^ente en effet des ressemblances plus 
ou ipoins frappantes ^ justifides d'ailleurs 
par des points sensibles de comparaison^ 

a... 



33 JREFAC*. 

de plu&ieiirsliistoires de maladies , don t 
la suite est continuee ou rdpdtde dans le 
livre suivant. Geci a Heu particuliere^ 
ment^ comme je I'ai dit, pour le 5^ livre 
k I'egard du 7". Haller , dans son Edition 
des princes des mddecins, a bien dit qu'jl 
ne falloit pas sdparer le i*"' et le 3* 11- 
Vrcs ^ mais il a omis tous les details qui 
pouvoient juslifier son opinion. Freind 
a suivi la m^me marches il s'est beau- 
coup recrie sur ce que Foes a conserve 
a la fin des observations , les lettros 
initiales qu'il rejette , comme des jeux. 
de mots ct des •pu6rilii^s , nugce grcecce. 
Le mdme Freind copie §ervilement 
toutcs les fautes qu'il reproche assez 
l^gerement k mon tres - honorable 
cotnpattiote/ qui est sans contredit le 
meilieur traducteur et le plus judi- 
cieux intetprete d'Hippocrate. Je puis 
^r^user le jugement de Freind , ai. 
tendu que son Edition n'est pas du tout 



PREFACE.' 33 

correcte : scs variantes d'apres deux 
manuscrits sont k peu pies nuUes, et ses 
remarques tout a fait vagues. Quant 
aux auteurs qui out publid s^pardment 
le y et le 3* liyres des dpidemies^ M. 
Desmars en ^ donne une traduction en 
fran^ais. M. Aubry^dans ses oracles de 
Cos, a fait une heurcuse application de ' 
cet ouvrage k un grand nombre de sen- 
tences tiroes des prdnotions de Cos, et 
des aphorismes, qui, ainsi qu'il le remar- 
que tres-judicieusement, sont en quel- 
que sorte les corollaires des livres bis* 
toriques; au nombre desquels se trou* 
vent les epide'mies d'Hippocrate, 

II est aise de voir , d'apres ]e plan que 
j'ai suivi,le but que je me suis . propose. 
On ne peut dtudier les epidemics , sans 
connoitre le traits des airs , des eaux et 
des lieux; je le joindrai done au i^'' et 
3* livres des dpidemies. Le traite des 
crises et celui des jours critiques, que Ton 



34 PJl£FACi:» 

trouvera a la (m ile ce volume^ y ont 
^t^ rduDiB f parce que je presume qa'ik 
faisoieDt par tie du plan d'enseignement 
adopte par Hippocrale. Les signes des 
crises y en remontant aux presages qu^ 
Ton en pent tirer par la comparaisoa 
des excrdiions dans T^tat de^ sant^ et 
de maladie , 80Bt indiqu^s specialement 
dans les prognostics ; au moins faui- 
il* soas*entendre que cet objei auroit 
d6)k 6i^ tratt^; et en effet, on a vu 
prdcedemment les m^mes signes , i&ais^ 
beaucDup plus complets dans les pre- 
notions de G)s , oh Hippocrate a puis^. 
Autrement rien de plus incomplet que 
le livre des crises. Le traite des jours 
critiques, pent aussi avoir ^le compost 
dans le but de faire mieux connoitre les 
rapports des jours critiques ei de la coc-^ 
tion y comme Tanteur en do&ne deux ou 
troisexemples tirds des maladies les plus 
aigues. Peut-Stre^ n'ai-je pas eu tout 



FfiEFACE. 35 

k fait tort, de placer encore ce livre avec 
le precedent , k la suite du i^' et 3*^ livr^s 
dee dpid^mies comme pouvant servir 
de recapitulation des signes principau;!, 
applicabies aux differeus genres de crise. 
£n reunissant ces traites, je n'ai eu qu'iHi 
sen) hut, celui de &ciliter rinstruction 
des }eanes medecins. Lorsque j^e^doa- 
nerai une edition d'Hippocrate en gr/ec 
et en latin , je n'oscrai peiit-^tre m'ecar- 
ter de la methode suivie ; en attendant 
je recevrai avec plaisir les observations 
judicieuses que Ton m'adresscra , et je 
m'empresserai de m'y conformer. Je 
dois cepcndant faire remarquer que 
le texte a ^te revu et corrigd sur les 
jneilleurs manuscrits et sur I'^dition de 
Foes. On lira avec fruit les commen- 
taires sur les sept livres >des Epidemics 
de Valesio, de Mercuriali; et Piquer, 
Houllier , Floyer , etc. Ces auteurs sont 
ceux que j'ai cousult^s avec le plus 



36 PREFACE. 

d'avantage pour la traduction. Je lire 
fais un devoir de citer aussi les oit- 
vrages modernes de MM. Coray, Ca- 
banis, Finely Tourtellej j'y ai puisrd 
d'utiles renseigoemens sur les^pid^mies 
en gdn^ral. J'ai ajoutd quelques com- 
. mentaircs pour ^explication des carac- 
teres algebriquesdu 3*livre. Lesremar- 
ques que y'ai faitei^ sur le i®' livre, ne 
roulent que sur le genre particulier de& 
maladies. \ 



rm D£ LA FREFACIU. 



DISSERTATION 

SUR LES MANUSCRITS. 



J-Jes Mass. cles Epidemics d'Hippocrale 
ne sont ni nombreux ni tous complets; 
le plus ancien est le 2i4o. de Tecole 
d'Alexandrie et du Xll° siecle; je I'ai 
cite souvent kroccasion desautreslivres; 
et aussi les Mss, ii^x, ii^'i^'xi^^yii^/i^ 
5ii45.Un seul, sous le n°aa53,m'a ofFert 
nne partlcularitebien remarquable^c'est 
la continuation du premier li vre des epi- 
ddmies avec le troisicfme. J'ai prouv(^ 
prdcddemment que ces deux ouvrages 
ne devoient pas ^tre s^pares; main tenant, 
}'ai acquis la conviction des faits que j'ai 
avancds, et ne puis plus douter de la 
virile de mes observations : jejrenvoie 
k ma preface. La plupart des manuscrits 



36 



DISSERTATION 



sur les OBuvres d'Hippocrale ont 6i4 in- 
diqu^ dansmes precedeatesdissertations* 
' J'ajouterai seulement par forme de cor- 
roUaire , que le mannscril de Venise, co- 
t^ 269 y ne contient ni les pr^notioQ9 de 
Cos , ni les dpidemies. Le i«' livre se 
trouve seul dans le Mss« 12253, qui pent 
etre du XIV® siecle. Les aulres Mss , k 
I'exception du 2140, ne r^nontent pas 
au-delk du XlIP: les deux plus andens, 
comme le 2 1 40 et le 21 42, sont Merits sur 
papier de coton.Quelques-uns, d'une date 
posterieure, sont sur parchemin. Mais^ 
niles uns ni les autres ne m'ayant four- 
ni des remarques bien importantes, j^s 
suis obligd de me bornera de simples 
observations sur les constitutions dpidd- 
miquesy etles lettres iuitiales , sy mboli- 
ques y ajoutees k la fin des descriptions 
particulieres. J'ai dejk fait observer, que 
ces lettres ne se trouvent point dans le 
premier livre, queiqu'il soit au moins ausgi 



aua LES MANU5CR1TS. 3g 

authentique^ que le troisieme. En eflet, 
on y remarqueles trois premieres consti- 
tutions epidemiquGs. M.Desmars, auteur 
d'une traduction fran<;aise du premier 
el du troisieme livres ,re]ette absoiument 
Tordre adopts dans ces ouy rages. Si je m^ 
fasse bornd a une simple tradnciion , san9 
revoir le texte d'aprds les manuscrits ^ 
j'avoue que les motifs du traducteur 
m'eiissent para convaincans. 

Suiyant son expos^il trouvesingulier, 
que Ton ait s^pare en plusieurs sections ^ 
les hifttoires des maladies qu^il rapporte 
touies a un sujet continu , en r^unissant 
aux trois premieres constitutions du pre- 
mier livre, celle du troisieme. Freind^ 
editeur de ces m^mes ouvrages en latin et 
en grec, n'a pas^uivlTauteur francais; 
il a supprim^ de son autorite priv^e, 
les lettres initiates qui se trouvent k 
la fin des observations du 3* livre. On ne 
peut disconvenir que la description de^ 



4o DISSERTATIOIf 

trois constitutions epiddmiques^du pre- 
mier livre, divisd par sections , dont 
la troisieme est une recapitulation de 
dififdrens preceptes gdndraui sur Tob- 
servation medicale clinique, ne soit une 
espece d'introduction aux histoires par- 
ticulieres des maladies qui sont h la fin de 
cette section. Je^ ne puis ne pas voir ici *, 
I'exactitude de Tauteur. J'aurai occasion 
de revenir sur cc sujet. La mdlhode di- 
« dactique exigeoit rigoureusement la di- 
vision qui est generalement adoptde. Oa 
conviendra, en effet, que appeler Fat- 
tention sur les points les plus importans 
de Tobservation medicale , c'est en quel- 
que sorte prdluder k la description des 
histoires particulieres , si habilement 
rattachdes aux constitutions par Fau- 
teur. Pour cela^ il neglige toute autre 
indication que celle des symp tomes les 
plus essentiels , notamment dans les fie- 
vres, depuis Fespece la plus simple }us- 



SDR LES MANUSGRITS. 4^ 

qu*a I'espice la plus compliquee ; omet- 
tant a dessein les noms des maladies et 
gen^ralement Ics remedes employees, 
afin de fixer plus s^rieusement Talten- 
tion sur les ph^nomcnes morbides , dans 
I'ordre de' leurdcveloppement, soit pour 
la santd soit pour la mort. 

Qu'on ne croie pas que je fais ici une 
supposition gratuite ; il est facUe de se 
convaincre du contraire , comme cela est 
authentiqueuient prouveparun grand j 
nombre d'auteurs,parmi lesquels, M. le 
professeur Pinel, zele admirateur dds 
anciens , s'est fait un devoir de citer dans 
sa nosographie , les observations des dpi- 
deiuies d'Hippocrate,notamnient celles 
du 1®' et du 3®livres dont il recommande 
expressement la lecture aux jeunesmd- 
decins. Les exemples qu'il y a puisc's, 
sont partieulierementy la fievre epbc'- 
mere ; Pdricle's, 6« ma/., IIP liv. Syno- 
que simple; la jsiinejille atitdc dans 



4^ DISSEBTATION 

Larisse, la* nuil. IIP Uv, Synoque 
prolongee ; la jeunefilk qui demeuroit 
pres de la vote sacr^e^ 7* mal. IIP Uv. 
Gausus ou fievre ardeute; Afe^on^ mai, 
7% i*' /rv. Fievre muqueuse j Cldanacte, 
mal. 6*, /«V. /*'. Espece compliqude; la 
jemme dEpicrate, maL 5*",/*^' Uv.hAy- 
namique; un Clazomenien, maL 1 o*, /•' 
//V. Espece compllqude j Nicodeme , 
ma/. 10*', ///° /A'. Fievre maligne ou 
ataxique; lafemme de DdalceSj 1 5* /wo/. 
///^ //V. Espece compliqudej; Pjihion, 
mal. 1*', IIP lis^. id. Pjthion , 3^ mal. 
IIP /zV.Cesexemples sonl ceux que j'ai 
dies dans moo synopsis des fievres(i). 

Pour les phlegmasies particulieres ; 
phrdnesie; i*^' maiad. P', /iV. cit^ daas 
la nosogr. de M. Pinel. Pleurdsie; ^na- 
xion id. mal. 8', IIP Uv. Hepatite 3 id. 

(i) Vol. iii-80. Cours de m^decine grecque, ou ta- 
bleau de pIusietM maladies fovat ^t«dier les oumrag^a 
d'iiippocrata 



a- 



/^. /^ Ufa/. ia*» ei Uv, ///% mtf/. 2". U 
ceroit inutile depoorsuivre plus loin catU 
application a un cadre nosologique. 

M. Aubrjr a tr^s-savammetit prouvrf 
dans ses commentaires snr les 4^ ^>s« 
toires des ^pid^mies, que ces observa'* 
tions ne sont pa$ cit^s au hazard y maf $ 
bien ^u^elles ont 6x6 cboisies k desseia 
par Hippocrate, pour confirmer par son 
propre temoignage lay^rit^des senten-* 
ces aphoristiques. Ces faits existent : ils nc 
peuvent ^tre r^y.oquds len doute.Quanjl 
au 3*" livre des dpidexni^s^ j'ayoue qu'il est 
difficile de se rendre compte de Tordre 
qui y' est siiivi. La premiere section n^ 
pr^sente en tout que trof^ observations 
de maladies. I^a deuxieme en contient 
neuf, kla^uite desqiielleSySe trouve plac^^ 
la 4*^ constitution ^pid^mique , dite peS'^ 
iUentieile; et immediatement apres, 
¥iennent seize observations^ qui tennir 



44 DISSEETATIOK 

nent ce trait^: quelques manuscrits trails- 
portent ici' la fin d'mi paragraphe qui 
commence par ces mots : ioTcisi ^« f*o» > ^^ 
I'auteur paroit ddduire les causes di- 
rectes qui se sont oppos^es , par Tarrivee 
de retd, klacontinuatiou de Tepid^mie. 
II est bien evident que ce paragraphe est 
transpose et qu'il appartient entieremeut 
a la 4^ constitution. Originairement, cel- 
le-ci auioit-elle ^t^ le commencement 
du 3* livre , comme les trois premieres 
du premier livre? Tout semble le fairc 
pr^sunaer : car pourquoi interrompre la 
suite d'une narration, apres trois excm- 
ples cites, pour les faire suivre d'une 
description, cntierement dtrangere aux 
autres observations , qui composent pres- 
que la majeure partie de ce traite ? Est* 
ce pour mettre de la diveraite dans le 
sujet , qu'il faut excuser ici Hipp«>crat6 
de n'avoir point suivi Vordre tout-k-fa'^ 
didactique? et pourroit on se penned* 



SUR LES MANTTSGRITS. 4^ 

tre de placer a la tele cjn 3* livre, la 4" 
constitution epidemique, a {'imitation 
des trois autres qui commenceut le pre- 
mier livre ? N'est-ce pas ainsi que quel- 
qiics auteurs se sont imagine de re* 
prendre Horace, pour n'avoir pas suivi 
un plan uniforme dans son art poetique^ 
qui est aussi un ouvrage didactique ? Au 
conlraire, d'autres critiques out pense 
que c'j^toit une des beautds de I'ouvrage ; 
ety selon eux, ce desordre est un effet de 
Tai't. On pent, ce semble, en diie au- 
taut du 3® livre des dpidemiesj n'eul-il 
pas ete fastidieux de lire de 3uite ( com- 
jne leveut M.Desmars) 4^ observations 
de maladies ? Je conviens de I'ideutitd 
des quatre constitutions ; avec les* 
quelles se trouvent en quelque sorte 
li^es les histoires particulieres de malar 
dies; mais du moment que Ton admet U 
division des i*' et 3® livres pour la regu^* 
Jarit^ du sujet^il paroit indispensable de 



46 DISSERTATION 

placer la 4* constitution, au coBfunencc^ 
mcnt du 3«livre. An reste, nous n'eu 
avt>ns pas moihs une description exac'.e 
des ^prindpaux piienomenes morbides 
2ttta<!he5 aux qaalitds oppos^es de qna^' 
tre constitutions epidemiqaes dlemen- 
taires, dont la premiere offre -une annde 
froide et seche , la deuxieme une annee 
froide ethumide^latroisieme une ann^e 
cbaude et seche, et la quatrieme une 
janade chaude et%uroide» Cette derniere 
est la phis pernicieusejses effets sont ici 
porles au plus viblent d^gr^. Les an- 
thrax, les charbons, les ^rysipeles gan- 
gr^neux, lui donnent quelque analogie 
^ivec'le caracterepestUentrel; tandis que' 
les autres constitutions et particuliere- 
xneirt la troisfeme , prdsentent jplusieurs 
exemples de fievrfss pernicieuses et 
contagieuses , inflammatoires , compli- 
'qu<ees d'afiection des visceres. Ceci nous 
prouv« que ces obserrations ont <5td 



^VfL LES MANUSGRItS. 4? 

fpdcialement choisies par Hippocrate, 
pouT seryir de modeles aux contempo- 
rains* Les caracteres alg^briques, qui se 
tiouvent a la fin , et dont je parlerai 
dans lesoidtes^ ces caracteres eiistoient 
avant 'Galien , qui nous en a donud 
rexpBcation. Fremd a done eu tort de 
snpprimer ces lettres j Foes et les autres 
^ditenrs les ont religieusement conser- 
vees. *Lcs deux autres livres, celui des 
crises et des jonrs critiques, que j'ai 
lajoutes aux dpidemies, ofFrent un point 
dfe contact avec ces derniers. Je crois 
en avoir'Taitsentir les rapports dans ma 
preface. Xie traite des crises ne se trouve 
que dans oin seal Mass. cote 2255. he 
Jivre des jours critiques , qui lui sert en 
quelque sorte d'appendice , est dans 
presque tous les 'Mss ; nuais comme ces 
traites out etd extraits d'autres livres, 
notamment, des aphorismes, des pro- 
^ostics, des prdnotioi^s, etd^s maladies 



48 DISSEBT. SUR LE5 MANITSCRITS. 

internes; on trouvera dans les variantesj 
gue j'ai fait connoitre precedenunent, 
tons le$ eclaircissemens que Top peut 
desirer/ 

D'ailleurs le Mss. 2255 nc pr^sente 
absolument aucune legon ni variante 
du texte. Je terpiine ici ma dissertation; 
il se^a facile de verifier soi-m^me sur 
les mapuscrits les fails cites, et d'y puiser 
toutes If s preuves les plus auiLeuiii^ues. 
Pour les corrections du' texte, etcelles 
dont il peut encore etre susceptible, j'in- 
di(jue specialement les Mss. 2140 et 
2253 , quoique je donne les variantes 
des autres manuscrits. Mon. but se 
trouvera rempli, si je suis parvenu k 
faire mieux appr^cier les ouvragc$ 
d'Hippocrate. 

|Pm DE LA DISSERTATION, 



ANALYSE 

DES iPIDJEMIES. 



Ijbs fiivr€8 4pii4mqnen pcnvent 
4tre distingu^s en bdnigiies et mali- 
gnes;ooDtagiefises et non conlagicuscs. 
I/eusthaiie ct rcucrisie , la rdgtdarit^ et 
les crises salutaircs, sorit les caracteres de 
benignitd; les conditions opposdcs sont 
ceux de malignity. Les fievrcs ardentes 
de la premiere et de la deiixieme cbnstil 
tution aoient b^nignes ; celles de la troi- 
demeet de la quatrienae ^ toien t malignes, 
Onreconnoissoit', ditHippocrate,aux si- 
gnes suivants, celles qui devoient <tre fu- 
nestes : il y avoit dhs le commencement 
fievreaigue,petitsfrissons,insomnie,anxi€- 
idsjsoi^ nausdes,petites5ueurs aufront et 

3 



So AVALTSE 

auxckyicuks; perspnpe nq sua partoat 
lecorpv. La frayeur et \e d^couragemeiit 
B*emparoient des malades; leurs extr^ 
jmt4s dioieot froides, les mains encore 
plus quelespieds, elles ^toient-tivides: 
point de soif , des urines noires/modiques 
«t t^nues; les d^ections supprim^ei; 
j^K^ i^li6vk^Tlm^e , seolement quel^ 
quieys ffHiMo^ d9 sang ^ pex ^ 11 n'y 
siygit point d^ reobuiea dans, oe^mar 
Indies : la moft arrivoil le sixime joiur 
dans lips suear^. L'evtfnemeBt malbea- 
r^iuc dan^ les Sevres ardentes «iaU* 
gn^^ ^t<^t anooiM^f de^ lea premieir 
J«w»jpwr'l« cana>8VS ei k sucoessioa 
fapid^ des siignes fon^sles ; il TeCoit dans 
les continues » pbl4( par la p«rsereva]ice 
if un ou d^ pl^si^ur^ de oaa signes^ les 
Wires ^U»t dg^Jewent <jeaMiwiiM »«» 
maladies siMvies de fu^iasonet kodles 
^ui se termiooi^Ql^ p^r la nuort. Bippe- 
watts. ^jWY-fli dawa to* fibres ardenws 



etkscontimifli des qoatre CMSiitatioai, 
le rtfroidisacment des exiv^mitrfs, wm 
iegtfj sa dur^y et lie nStabliMemeai de 
b chalear; le firoid lelqae VhorripilaHon^ 
ct le n'gor oa friMoa vioieiit i H praniep 
«• (It remarquer dans la i*'^ el la 4^ 
cooititutieaty dtiratii lesqueUes avoieati 
donun^ les Tents da sod ; ie second ^ 
d^Hs la 9* et la 3*, qui avoient 4^ 

Dans les ardentes et les coatfnves ma« 
Kgaes des constittttiaas dpid^miques, 
sbsi ({oe dans les qitaraate deax faistoi«' 
r%%, Hippeevate obserre l»s paroxysmea 
61 lesgjmpt^ines qui les accompagaeift^ 
Les ardentes ont lears paFOxysmes 4 
joars pairs ou impairsrlavsqae le pre« 
ader aec^ est dans tome sa force d^s le 
premie^jout, et c[u'itfiak le jour suivant, 
le secoad redoublement on paroxysBie 
an^ire le S** jear , et aiosi datmte. Si le 
premier acc^ n'atteint s^n plii9 ba«t 

3. 



5a AVAhYSE 

i^ri <jue le ^^ joui* , ce qui Indique uixe 
emxse morbifique plus tenace et plus rd- 
firactaire , les paroxysmes ont lieu a jourft 
pairs. Ainsi deux constitutions contraires 
peiivent produire des ardentes avec des 
retours sexnblables de paroxysmes: tulles 
furent celles de la troisieme et de la qua- 
trieme constitution , dont les redotible* 
ments revenoient les jours pairs. La i^'^ 
et la ^^ constitution , quoique opposdes^ 
produisirent des hdmitritdeSy dont les 
acces dtoient alternativement moddr^ 
et violens. II n'en fut pas de m^me d|i 
nombre des paroxysmes et de leurs rap- 
ports entre eux. Geux des ardentes de 
la 3" constitution , dans laquelle la sdclie^ 
resse avoit domind durant la plus grande 
partie de I'annde, enlevoient les malade^ 
des le &. jour y c'est-k-dire au troisieme 
paroxysme^ au lieu que ce nombre fut 
variable dans la 4*^. La plupart des af* 
fie^tions s'y.prolopgeoient beaucoup; 



t)ES. 3SP1DEBIIES. 53 

lfiii;midit^ qui avoit r.6ffi6 dam cette 
constitution, augmentoit la dur^ del 
Beyres, et par consequent )e nombre 
des paroxysmes. Ceux^ci croissent dans 
quelques constitutions^ d'une maniere 
rdguli^re et conslante ; dans d'autres^ ils 
n'observent aucuns rapports, et quel* 
quefois ils se repondent entr*eux:dans 
les ardentes de la 3*^ le paroxjsme da 
4*^ jour, ^toit fort laborieux, et la mort 
arrivoit le 6^ H n'y avoit que trois paro* 
xysmes qui formassent une progression 
croissant e: dans la quatrieme, il n'y avoit 
point de rapports t manifestes entre les 
paroxysmes : la mort arrivoit a jours in-» 
certains. Dans les continues de la 2*: 
les acces ^toient alternativement mo- 
d^rds et violens : ils alloient en aug-^ 
znentant aux jours critiques; puis il y 
avo^t quelque remission : ils .devenoient 
ensuite.plus considerables , et la maladie 
empiroit, 

3.. 



S4 AlVALYSE 

IiC8ol)}etsqiii4lxoieiit pti&dpaleinent 

Valtentioti da pere Ae Iamedecine,daD^ 

In description des fievres^ 86 r^duisoient 

done aui fuivants ; les paroxysmes ; et 

les sympt^ines qulks rendent plus Ott 

moinsviolentB et eti accrcnssent i«! dati* 

ger, ott les rendent plus supportables) 

comme le froid^ la chaleiiry les sueufa^ 

k sommeil, les dejections , les mines ^ 

la toun y les crachats y le d^oAt , leB 

aaus^es , la aoif , Tadipsie , le delire , Jft 

tarenr, les apostase&, les crises ^ les acti-~ 

ides 6t les f et^htties^ 

Le ehangemenf d^une mailadie en titiiS 
autre, comtne par etcemple^ldrsqii'uiid 
ft^ra cotiiinwe se chan^ en fiivte tfuar- 
te^ est appeie aposiase. On donnoit 
encore ce nom^ au d^placetQient de la 
' matiire niorlnique, Soit qu*tl f^t accom- 
pagn^ d'^vacuations comme la diar* 
rb^^la dysenteric y !es hi^morrhagies et 
la suppuration; ou -de tumeurs*, de 



i>ES BPiBimzs. 55 

joulemrft, d^exanthemes , de jiflrotidM* 

|t]gent la BMladUe^ et maHgim lonqii'fl* 

les la rendeot-pilpe: dans ce dernier cai^ 

on elles seai trop fortes ponr 4tre tup* 

pontes ais^uMtnt, en trop modiquei rA 

la grandeur dn mal. Les coatUtntiotiB 

firoides et hnmides cansent des apMtases 

malignes^ paroe qn'eUes s'opposent k In 

Goction j elles rendent les maladies km« 

ipes et predoisent la fonte etlacoUiipia- 

ti<Mi des corps t telies fnrent les apoflita- 

ses de la a* consUtntion; On tit anssi des 

apbstases maUgnes d«is les maladies de 

la 4*« qui fut excessirement dutnde €t 

hnmide. II n'y en ent point dans la i*^ 

et la a^ ionltitiHions , par des raisoni 

oppos^es. La strangnrie qui teat lien dms 

*cette derniere, sauva tons les malades 

qui en fnrent attequ^ par Voie d*a- 

postase. 

Ce fut Tunique s%ne salutaire,€elai an* 



56 ANALYSE 

quel la plupart de ceax qui ^toient iins 
lepliis grand danger, dnrent leur ga^- 
sodi.ll se faisoit alors tout-k-conp un grand 
chftDgement^les flux da plus mauvais 
caractere cessoient incontinent : les ma* 
lades recouvroientl'app^tit^et n'avoient 
point d'aversion pour aucune esp^ce 
d'alimens; la fiivre se calmoit^ mais la 
ftttanguri^ duroit long-temps f elle faisoit 
beaiiicoup souffirir , tandi$ que ies urines 
^toient copieuses, varices, rouges , puru* 
lentes et tres-douloureuses. Tous ceux 
qui furent dans ce cas^ gu^rirent. Mais ^ 
ajoute Hippocrate'y leff Crudites , te» 
excrdtioiui^ non cuites, qui se conver- 
tissent m metastases malignes,annoil* 
cent des acrisies ou des douleurs , la 
longueur de la maladie , la mort, ou des 
rediutes. 

Les crises eurent lieu dans les conti- 
nues de la I*'* constitution , au 20^ jour , 
au 4o* et 80^^ dans Ids ardentes de la 



2>£S EPIDEMIES* 5) 

ai^ an fj^, Les tieroes de cette constitu- 
tipn ne passoient pas sept acces; dans les 
ar^dentes de la 3" au 1 1* et au 1*7® : enfin 
quelques continues de la 4^ darerent 
jusqu'au 80®; mais celles de la 2® et 
presqlie tontes les maladies de la 4* 
dtoient acritiques ou dyscruiques. L'hu* 
miditd, dominante dans ces deux consti- 
tutions , emp^cha la coction et par con- 
sequent la crise. Ainsi les faits consignds 
dans les Merits d'Hippocrate sont tout- 
a-fait conformes auic ph^nomenes md- 
teorologique&i Les acrisiiss et les dys' 
crisies^ si fr^quentes dans nos dimatSi 
sont UHe suite de Tinconstance des. 
saisons et de leur humiditd. 

Dans les constilutions froides et humi- 
des, on n'observa point de ddire ^ni dans.. 
les ardentes et les continues. U n'y en 
eut point dans les ardentes de la 2% et 
il fat moder^ dans celles de la i^'*; mais. 
dans la y il fut marque par- des pro** 



5d A\AhrSE 

po9 extrftvdgamsy des frayeurs 6t to 
d^couragement. -Cette constitution fat 
drbxie et siche jusqu'k la canicule : elle 
devint ensnite tres - brdlante jusqu'au 
lever dTArcture. II n'y cut point ^e dd- 
lire rans les ardentes de la 4^, quoi« 
qu'elles fussent tres-malignes : c'dtoit un 
^tat comateux^ de I'oublly et de la dd* 
dalliance dans les paroxysmes. On obser- 
va aussi dans les phrdnesies de la 4% 
q,ii'au iieu de manie ou de furenr, les 
maln^s tomberent dans uu ^tat Mthar- 
gique • le d^godt fut de^tous }es si^es le 
plus futieste dans les continues de la a* 
constitution et ies pbtbisies de la 4** 

La toux et les cracbats n'euient pas 
•eulement lieu dans les phlhisies^ dont 
lis sont dcs synipt6nies esseniiels , mais 
encore dans les continues de la i^^ et 
de la 4* constitutions. Us ne se manifes- 
t^ent; ni dans les ardentes, ni dans .les 



DBS BFIBEMIES* 5g 

plir^ii^Hws. Hippocrate ooiwidere dfttif 
Ie8 arddnt6s h6ni%nes, les hdmorrlia^ 
f^^f le delirt, lei years de criBe^ gam 
£aare medtioii dof dictions et des uri-* 
nes. Dans les oontitmes b^ignes^il tic 
tut au cbntlaire attentioD qu'aux jd^jec* 
tions^ anx nrines^ aux suears^ aux joart 
de crises ^ et point da toat au d^lire et 
aux* hdmorrhagies. 

II observesealeiuent dans les ^rdentes 
de la 3« c<msdtuii<niy que les mouve« 
ttients de fhumeur morbifique furent 
di£^rens8eloB les Agf s,le8 temperaments^ 
et les sexes. II remarque entr'autres que 
tous ceux qui eureot des h^morrhagiel 
avec les conditions reqnises gn^rirent; tai»- 
disque ceux qui n'en euireat poiat^ ^prdu- 
Terent des frissons vers le temps dn /«>- 
meniet suerent. Quelques*uns devinrent 
ict^rufues le sixi^iitfe jour , et eurent en*- 
suite des urines copieuses ^ an flux de 
ventre on des h^morthagiesj iliais la ploK 



60 iklfALTSE 

• 

part de ceux qui n'eurent pas dli^mor' 
rbagie pdrlrent. Quelquefois il siirye- 
noit des parotides, dont la disparitioh 
^toit suivie de douleiirs ant hanches, 
d'urii:es t^nues, et enfo d'h^morrha* 
gie n'asale. En un mot, il j dvoit quatre 
signes favorables : Fh^morrhagie na- 
sale, avec les conditions requises; les 
urines abo&dantes avec un sediment 
louable.et copieux^ le'flux de ventre 
bilieux^ et la dyssenterie. II expose en- 
suite les differences crises qui arrivent 
aux femmes, les accidens qu'eprouv oient 
celles'qui ^toient grosses; et enfin la qua- 
lity des urines et des dejections, dans la 
plupart des maladies. 

. Dans la premiere constitution , qui fut 
chaude et secbe , il y eut beaucoup de 
fievres ardentes et continues, qui se d^- 
clarerent des avant le {irintemps ; elles -* 
deg^ndrereni en pbtbisie, particuliere- 
ment cbez les sujets qui avoiest quel« 



D£S EFIDEM1E6. 01 

qae disjiosition k cette maladie. Niiile 
apparence de coction dans ies excretions. 
D^ le commencement y la' plupart des 
malades souffroient k la gorge , et conti- 
nuoient d'y sotiffiir , presque sansinter** 
raption;ily kvoit rongeur, inflatnmation 
avec fluxion continuelle d'une humeur 
Acre, t^nue et modique; la consomp- 
tion faisoit des progres rapides , et Ies 
acddens s*aggravoiebt de.plus eh plus^ 
les^ malades dprouvoient un degout 
universel et constant ^ "point de soif; 
la plupart d^liroieqt aux approches de 
la more. ^ 

Dans la a® constitution ,; qui fut fsoide 
et humideyonvitbeaucoup d'acrisies, 
des fie V res irr^gulieres, tierces et errati- 
ques ; Ies ardentes furent tres rares 
et b^nignes : la toux accompagnoit ces 
fievres; mais elle n'amelioroit, ni' ne 
rendoit pire TetatMes malades. 

La longue durde de ces fieyres, let 



01 A1VALT8E 

douteiirs ttmltipWes, et la coUiq^ation 
doiin6iettt liea a des metastases trop- 
grandesy relativenietit avx forces des 
laalades, ott trop modiqaes poor £trc^ 
sahitaires. Un pronipt reflux v«rsles par- 
ties internes, occanomioit des accidents 
encore pins graves ; il snrvenoit des dys- 
senteries^d^s t^nesmes^deslienteriesydes 
flux de ventre, et quelquefois des hy- 
dropisieB compliqu^es avec ces affections^ 
et d'autres fois seules* Lorsquc^nne de .ces 
mdtastases se faisoit avec violence^ lo 
aa^dade perdoit tottt-k**cofip ses forces; 
et lorsqu'elles ^toieat trop modiques, 
ellesfie lui ^toient d'aacune^ utility : tels 
fiirent de petits exanth^mes qui ne r^ 
pondoient pas k la grandeur du mal, et 
qui disparoissoient promptement; ou 
des parotides- qiti s'affaissoient trop vlte, 
eit nVtoient accompagn^es d'ancun signe 
£aivorable. €hez quelques-uns, Thainenr 
fe port^it aux arttonlationS; et snrtontk 



DE3 EPID1EMIE8. 63 

J'zschions maU rarement le ddpot ^toit 
critiqae, et les malades revenoieat kkiur 
pr^nier ^tat« On voit que dans la pre- 
Buere coABtitution, quifiit g^^alement 
chaude et seche,la violence ou la longaeur 
de la makdie et le caractire particulier 
de la saisoa ddtenmn^ent la phthi- 
tie et des fievres ardeates et continues; 
au Ueu qae la'deuxietne constitvtion) qui 
fat fmde et humide, B'accompagna de 
fievres longttes , non violentes > «ans 
type r^gulier. Les parotides survinrent 
dane les fievres ardentel, et jse ternai- 
noient iosensiblement, 11 y eut des md* 
taslases sur les testipules, k la suite de 
fliaux de gorge et de tonx sjicbes, sans 
crachats , avec enrouement t la tension 
de la fibre et T^Ut iAflammatoire^ furent 
les causes ddterminantes des progris 
i^apides de la phtbisb* Le rellichement 
et I'amollissement par la snrabondance 
de I'aqueux y k cause dtt froid et de Fhu- 



r ^ 



64 AlrALTS£ 

midit^ continuels de Fannie pendant la 
deiuucmeconstitutiony occasionnerent la 
iQnganimite des.fievreSy qui furentsui- 
vies d'hydropisies et d'apostases mali- 
gnes. 

. Dans la troisieme constitution^ I'annee 
fut gdneralement^Femarquable par la s^ 
cheresse; le froid et la chaleur furent 
violents en hiver et en dldj lefroid sur- 
tout se prolongea plus que de coutu- 
me ^ on yit done des apoplexies en hi- 
rer : cette maladie devint dpid^mique. 
En 6i6y il jeuCdes dyssenteries; au prin- 
temps, ou remarqua des fi^vres ardentes, 
qui .devinrent morLelies, surtout en au- 
tomne , iorsque les pluies parurent. Les 
fie V res ardentes fren^iiques . doHtine- 
rent en ^t^ -, rh(dm(nrrhagie du nez fut 
la seule voie de gu^rison. Quelques m.a-. 
lades eurent la jauni^se lesixieme jour: 
alors la maladie se jugeoit par un.flux 
d'urineoude ventre, oupar une M- 



BES EPIDEMIES* 65 

morrhagie abondante. Chez les (emmes ^ 
les T^les etTli<fmorrhagie eurent quel- 
qaefoisiieu ensemble. O y eut auasi det 
parotides ; ici ^ la terminaisoii critique 
sans la suppuration est indiqu^e '"par 
Hippocrate; ilen rapporte trois exem* 
pies principaux : savoir, le flux de 
ventre bitieux, la dyssenterie, et des 
lirines s^dima^teuises. L'intermission de 
la fievre ^toit gdii^ralement suirie de 
gudrison. L'opposition des caracteres de 
cette constitution avec la pr^c^ente 
est manifeste. 

Lkjl'liuniidit^ et le.froid emp^che* 
rent la coction;etla m^tastase se'fai-^ 
soit alors sur lesvoiesurinaires:idy lasd- 
cheresse et la chaleur brusques de I'^t^ 
forent cause des h^morrhagies et de la 
tendance de la nature vers ce genre de 
crise. Les, urines chez plusieurs ^toieut 
de bonne couleur , mais t^nues, avec un 
sediment modique et bilieux. La pr^ 



66 AKAIiTSS 

domiiMince de la bik, dftt tin la cerase 
dt ia djflvmterie ; et de FfcteN;; 1*Ik$-« 
morrhagie nasak, el les r^les fbrent la 
crise natureile de T^tat inflammatoit'e* 
Les^ugemeiitB eavent lieu au Tingtiime 
jour 9 on au fAns lard 1e qnaramiinie; 
qai est le terme ordinaire des fievrfea 
ooBtitraes , ni4me pr6loDg^e$. On vit 
peu de frisftoni an printempft ^ ds forettt 
plus frequents en ^t^, et commdna 
en antomne : its r^toient encove da- 
rantage en hryer ; mais alots les hi^ 
morrhagief cesserent . 

^La qnatriii^^ constittttionfat remar- 
quable par Thuttiidit^ r^unie k la cha« 
lenr; les ^rysip^les devinrent surtottt 
tres-commmis et malins; ils survenoient 
pour la moindre cause : il y eut des an^ 
thrax^ des charbo^is, des tumenrs anx en« 
virons de la gorge, des inflammations de 
la langue, des aphthes , des abcis autour 
des dents , beaucoup d'enrouements et 



DS8 EPIDEMIES 67 

deft extinctioii& de voix^ surtout dans les 
pblhisies; diei fievres ardentes et phr^ 
n^tiques. Les Garaciirea particuliers qui 
annoncent mie disposition prochaine k la 
phihiftie y oni M indiqu^s prtfcifdefli'* 
mem danftja troiftiime constilution; ib 
sont remarquiJiles chez les sujets doni 
la peau esiUaachAtre et glabre, les che* 
▼cox droits et noirs , la voix baute, pe* 
lite f et ilide. Les bigues, les femmes j les 
hommes col^riques, et beaucoup dt* 
fiBmmes de ce teaip^rament,*dans T^pi* 
d^mie observde par Hippocrate , furent 
principalement attaqu^ de pbtbisie : 
ce sont e|Fecti/ement)es sujets qui ontle 
plus de dispositioii k cette terrible ma- 
ladie. II n'est pas dtopnant qu'elle se soit 
d^lartfedaasdescirconstancesfavorisdes 
par la liaison. Quant aux drysipileset 
aux atttres especesdeddp6tSy qui furent 
si commons pendant la quairieme cons- 
titution^ on ne pent se mdprendre sur la 



68 ANALYSE 

cause qui y a donn^ lieu : tous les eSeis 
pernicieux de cette qonstitution dite 
pestilentielle^ sont entierement dus a 
Talt^ratioa de la bile, etpeul-^tre aussi 
au changement de composition du sang. 
£n est-il une cause plus directe, que la^* 
presence de cette humeur dans le tor- 
rent de la circulation? A la verity, la 
chimie ne nous c^couyre rien surla 
composition et decomposition du sang ; 
mais les effets existent , et ils nous suffi-. 
sent. Le chagrin , long-temps continue, 
la chaleur de I'ete^ I'usage ^es liqueurs, 
alcoolisdes, qccasionnent des erysipcles, 
mortels. J'ai 6l6 tdmpin d'une flevre per- 
nicieuse alasuited'un ^rysipele suryenU; 
d*ahord a une jambe , puis k Tautre^ ayec 
des douleurs intoMrables : le deuxieme 
jour, lafievre s'alluma; le d^lire sedeciara 
le troisieme jour; les mains deyinrent jau- 
nes entierement le quatrieme ; • des ta- 
ches liyides parurent aux cuisses et aut 



DES EPIDEMIES. 69 

genbux ; ekifita la mort arriva le sixiinu^ 
jour dans un delire furieiix. Gela avoH 
6t6 pr^c^di^ de dego4t et de gcmflement 
des glaades maxillaires et amygdales. 
Le sufet dtoit fort et robuste, 4g^ de 53 
anSy bien constitu^ ^ mais il avoit ^roo- 
v^ depuis quelque t^zips des chagrins 
cuisants. J'ai vn ^galement un i^rjsipele 
malin, occasionnd par la mime cau* 
«e, chez un su|et &g^ de So ans: il lui 
saryint une ^niptioii de pustules sur tout 
le corps ^ celles-ci suppurerent. Hippo* 
crate rapporte le mime exemple de ina- 
ladie , devenue ^pid^mique par la cha* 
lenr excessive r^unie k Thumidit^ de la 
saison: deiix causes extrlmement puis* 
santes de I'alt^ration de nos humeurs ^ 
particuli^rement de la bile, par son sdjour 
inaccoutum^ dans lesintestin5,ou son re- . 
flux dans la circulation. 

Enfin tout annonce; dans la quatxieme 



/ 



JO AlfALTSE 

comtUutitoyU pr^domi&aiice de c^ta 
Irameur : aa y it dth t^nesmet douloureux 
fUiftoiit cb«i!Ele8 enfant8;il y eat des lieu* 
teries et des dystenteries en grand Q(Mn« 
bre. I^ ddjeetions ^toient bOieuseB, graf< 
M8^ tcBues etaqneuses: il y avoit aani 
dcstranchees tres-donloureases, et d^f 
affections fiiaqiics tres-grav«». lies mabk 
des dyacuoieBt des matieres qui ^toient 
retenues depuis long^tempsy sans .que les 
doaleurs cessassent; les remedes 6unesSI> 
inutjles.etordinairement aggravoient le 
mal(k cause de I'^tat d'inflammation}« 
La plupart de ceux qui ^toient aiosi af** 
fi^%fis p^riMoieutproBiptement (degaft* 
greue } ; d'aiitres r^sistpient pW Iiong- 
ten^ps (les sujets les plua forts et la$ 
mieux constitues )} mais, en g^n^ral on 
mouroit du flux ^e ventre. Le dd^odt 
semanifestoit dans tous, et particuliere- 
ment quand il y avoit des symptdmes 
lunestes; la phthisic e^t encore not^e 



OZ8 JEStBEJIflZS. ^1 

poiuaoQ : ii;iy tout £iU pre$iuoe|: ^'«Uc 
doYQit avoir $00 «i^g(& d^P^l^ fbie, dpiif 
U supj^^raUoa etai( ca^c^^ F«r rii#ami« 

^u'ileo. ;spU^ ^«^pliaiiM4ii«3 ^iM4lw( t»«i 

p^tt ra««.e( bloacke^an pcasoage, 
^nrduirglSe (fo pitttitte y tempdrammit 
fi^iUe; ks omopkles 'sailkate$y taiii; 
die9 Ifis hommet que chez tos femnies. 
liM ^ttahiiaires e( les sangnios-, dit en- 
Q9re {ii{!^ocmiey fiivent sojels aux fii-^ 
Trto airdenteg phr^^tiqfoes et k la dys* 
sentorie; les pitakeux a de longu^s diar- 
rh^es^et le« bilieux. k des d^ections acres 
et grasMB. C'est ainsi, qa'il termme toa- 
]our# &es talbleaux par quelques traits 
de pinceawi, qm appdUent Tattention 



/ 



79 AirAtTSS 

da tn^Jecm sar des objets principatixet 
caract^ristiqnes de robservatfon. 

Les bistoires partictilieres de maladies 
'qui fifpt saite aux constitntiotis ^pide- 
tniques, paroissent ^tre des exeinple9 
choisis pour correspondre aa but par« 
ticuher de I'auteur, et k $on plan d'en- 
secernent , essentieliement consacr^s'li 
la m^decine pratique, lyapres les carac- 
teres trac^ dans Thistoire de chaque 
waladie, il n'est pas difficile d'assigneir 
le rang que doit teniry dans un cadre 
nosologique, diaque observation. D^jk 
}'ai prouy^la justesse de cette remarque 
( dans mon Synopsis des Fievres). On 
y trouyera en outre quelques exemples 
de fievres pemideuses et essentielies , 
compUqudes d'inflammation des visceres, 
notamment de la plevre , du poumon , 
du foie^ de I'estomac^ desintestins, de 
rutdrus : cel^ est reconnoissable aux 



DBS EP1B^HIE8« 78 

ijmptdmes. Je me borne ici k indiquer 
ces observations. Mas veilles servironl| 
Comma je Tespere a applanir les diffi- 
cultesy qui, iusqu'ici ont ddtournd ^e 
Tdlude d'Hippocrate les jeunes M^de- 
cins qui n'ont aucune connoissance da 
grec Ceux qui voudront s'assurer de 
lafidelile de mes traductions, cela leur 
sera facile , en consultant le texte qui est 
en regard. C'est, je crois, le seul moyea 
de faire bien app racier I'auleur, et'de 
prouver aux plus incredules, qu'il y a 
encore quelque merite dans une bonne 
traduction : in tenui labor, at tenuis 
non gloria,.,. 



f%V DE l'aNALTSE DES EFIDe'mIES* 



I 

i 

i 



I 



innOKPATOTS 



EniAHMinN 



TO PIBAION DPniON. 



TMHMA nPXlTON. 
11ATA2TA2IZ nPpTH. 

^ooMotQ gy voTcoio't.Xec/Auv vorioc. a^rxpiz ^o- 
|BiQex* aO;(^oc* to vuvoXov eiig ye )rec^u>a^ bxocov 
l^p yivivctt. Bp ^i vorcov, ^u^^cvov* aiuxpa 
v^fiara. BipO(u^ rb irov^lv tTrevi^s^ov. avv^/otaC| 



yviiukfvvt/yv^i^ifniMtM^ty w vy v Htt^^M^ M (iMiyy¥¥vyti^^ 



fiPIDfiMIES 

D'HIPPOCRATE. 



LIVUE PREMIER, 



SECTION PREMlfeRE. 



PREMIERE CONSTITUTION. 



1. ijlTHASOS^Ters r^quinoze d'automne^an 
lever des pl^iades , il y eut de petites pluies 
^donees continuelles ayec des vents m^idio- 
nanx. L'^hiyerfat doux, rareihent aceom- 
pagn^ dc vents de nord et avec s^beresse^ 
en on mot , il ressembla toat-4-^ait ati prin<« 
temps. La saison yernale se r^la sur 1^ 
vents da midi ; il y eut des froids €t pea de 

4- 



7!) lilV. I, DE8 iPIDitf. 

pliiies. L'^td, le ciel fat presque toujours n^^ 
buleux , sans plaies. Les vents ^t^siens fu- 
rent rares , foibles , et souffloient par inter- 
yalles. Ainsi les vents constants du midi,et 
la sdcheresse caract^risent cette constitution. 
Des fievres ardentes /mais en petit noin- 
bre , d^buterent d^s les premiers jours du 
printemps , 4 la suite des vents septentrio- 
naux qui avoient regnd avec une constitiH 
tion directement oppos^e. Ges fievres ^toient 
b^nignes , rarement accompagn^es d'b^ 
morrhs^gie , et personne n'en mourut. Beau- 
coup eurent des parotides , tant6t d*un c6t^ , 
tantot de tous les deux. La plupart ^toient 
sans devre ; quelques-uns avoient un peu 
de chaleur febrile , mais ne furent point ali- 
t^s. Toutes ces tumeurs se ddgouflerent sans 
accideut , ni suppuration comme dans 
d'autres cas. Elles etoient molles , gran- 
des, larges , Sdns inflammation, ni dou- 
leur; el.es se dissipoient insensiblement. 
1^8, adolesoens , les jeunes gens , Jes person- 
nes robustes , les luteurs et les athletes eu 
fi^ri^nt attaqu^s; mais jplus rarement ]e9 



\ 



ffay. revo/4£vuf ^k rvii fltywyriC o^>ic wrl t« 
voTta^ xac fxsra avji^uciiy. 

JlpoA /!x£v ToO Jpoc fix T^c npoffOiv XATa^a^ 

91 cy/vovTO xaOffOi' xat Tovrsoto'c Trecvv cu^a- 
Ocec* xae oXeyceo-t itnoppdyss. &u(^* oTr&dvna-xoy 
fx TouTe6iv* BnoipfAaxoc. cfe xara ra wra, ttovX- 
Xoc<r£ erspoppOTva' xat i^ apLforiptiiv' to tort 
fr^ctC'^eo'e otTrvpocai 6pGo^a(^if]v. e^e ^c ofiri 
xat triitupa insGepyaivov^o* xaT€cr|9yi irao't 
«o'tv£&>ff* ojj^^ i^snxunfTS ou^evt, ^fffcsp ra 8$ 

j^avva, jiAsya^a, xsp^vpe'va, ov ^era ^^sy- 
lioitriif aviiSwoLf Trafftv aaiQ^oi)^ i^yavtaSiQ* Eyff- 
vfiTO (?fi rauTA jxfiepaxtoto-t , veotfft y ax,ua({/Vo-t* 
xat TOVTfi'fi)v TOffft 7re|ai waXatVp'Jv, xat yii/*vaff la 
irXstVoio't' yvvat^t (^e o^tynat £ysv£TQ. nX£i70C<ri 

4" 



^9 EniAHM. pt€. A. 

it P^X^^ ^^pott*' p-hcrvovat , xal ovJev mdycjiat. 
xeu ^ftivac Ppopfx^^^^^7 ^^ fiera TrevXu* Toltrt 
J« xai pera ;fp6vov; ^^ey^iiovat ptsr' o^^vrc ^i? 
Sp^iv sT^poppOTtat* rolat ^s sn duforepxivg. iru- 

ro'un''itksi^otcrt' to, ^' ^Xa^ oiroera lear' b»- 
rpiitov^ cKV0(76>c ^tyjyov. 

p. UpGH ^e Tcu Stepson ap^pevou; xac ^la 
Bipzoq, x«t xara ;f«|:*5va, 9ro)k)iot Twv ?<fii 
^ou^t/v ^povov v7ro^6e£/3C|X£V6)v^^dev6iJ^sec xare* 

Xoto"t effe^atWe Tore. Ec' ^* otdt SpfaTO 
TrpwTOv , TOTiTsbicrc eppem ri fvatg eiri to y6i- 
vfi!)(?£g. ccTredavov Je 7ro).^oc xai trXsicoe tout£wv' 
xai Tc5v xaTaxXtdevr&)v oOx ol(f €i rtc xai as- 
Tptov ^povov ^teygvETO. aire'^vriOrxov ^e ofure- 
pwCj ^ wc fii^t^ai (Jeaysiv t« TOiaura' w^ ra- 
ys o^Xa xoi pLOLxporspa h rciac Trupgr 010*1 



femines. Ghes la plupart , survinrent des 
toax s^ches , snivies d'enrouement , quel-^ 
quefois subitfiment, qndqaefois lenteraent : 
des inflammatioua doaloureuses des lesti; 
cules de qhaq^cdt^ oa d'ua aeul, sok aveQ 
fi^yre , soit sans fi^rre. Ghez le plus grand 
sombre^ ellea occasi<xu>erent l^uco^p de 
40iiffirance>niai^ S9 dissip^r^nt aansrlfBAse* 
ooors de Fait , eti»e far^nl soivies d*a«cw 
accideBi fdcheuz- 

a. D^ le commeiicemieiiit de F^td , daraat 
oette saiacMi. jnsqa'en. HiYer, beaocoop d9 
Mqets qui ^toienti IftogoissaQts s^alit^renl 
pbthisiqaes. De edooiplea dootes bux cette 
maladie se GonfiDrmibent alor& irv^yocable- 
mentrfTous oeozqui avoientquelque dispo 
•kion. k la phtbisie » oommepc^^r^t aa$sit6| 
k en ^tre attaqn^. La plopart en mQOsoient > 
)e ne sais m^e si parmi ceox qui fVh 
rent aUt^, il s'en troava un aeul qui 
ak swnf^cfOL quelque temps. Le terme falal 
4toit, pku prtfoipit^ qu il ne Yes% ordinaire-* 
meat; an oontraire, on supportoit iaci-t 
knateal de^ fiivres tr^s^longues et aaa« 

4'** 



danger de la Tie, comme nons le dirons 
bientot. II n'y eut done uniquement que 
la phtliisie qui fat la plus yiolente et la 
plds dangereuse de tootes les maladies qui 
nSgncrent, et celle qui enleva le plus de 
monde. 

5. Dans la plupart des cas , les sympt6mes 
^toient les suiyaHts :• fleyre horriflque , con- 
tinue, aigue , sans intermission parfaite; da 
genre des doubles tierces , un acces foiMe 
^toit suiyi le lendemain d'nn redoublement 
plus violent , et la maladie deyenoit toujours 
plus aigue; sueurs partielles continuellesv 
tr^s-grand froid aux extr^mit^s , la cbaleur 
s'y r^tablissoit difiicilement. U survenoitdes 
troubles d^entrailles; les dejections etoient en 
petite quantity, bilieuses pares tenues^ nior** 
dicantes , tr^s-fr^quentes. Les urines rarea 
d^colorees, sans consistance : tantot^paissesi 
d^posant peu , tant6t ayec un se'diment cm 
mauyais et hors de saison. La toux petite ^ 
fr^quente ayec des cracbats cuits^ modiques , 
expector^s difficilement : Lorsque les: sym» 
pt6mes Etoient tres-yiolents > il y ayoit pen 



EniAHM. ]3i^. A. $1 

iovraj iufopoif iveyncj^^ xal ovx afci^Wi(ntov , 
vepl &>v yeypd^jfetat, ^oOvov yap xat iiiyt^ov 

TO fOivS^e^ Ixrecvf . 

7. Hv (Ti Tolffi TrXet^oew avreuv t« Tra^iQ- 
liaxa, rotate' fpuii^ssg Trupsrot, fwvs;^/eff, 
ojecc. TO fiiv o).ov oO (fca^scTrovre?* b (fs tjoo- 
TTOc, j^jiitTptTalo;* T*3V ^£>jv xoii^OTepy;v, tij (Tc- 
ripYi imizapo^yjyo^evot' xal to oXov Im to 6^- 
TfjBOv circtfiJovre?. i^p&rtq ^e aUt, ou (fc b^ov* 
>^fec axpeui) 7ro).^y] , y,cu fAo^c; avaGepfAaevofxe- 
va' xoeVae rapa/iioeeq , )^o^&)^Aart , o^cyoeffc, 
ox/DiqToeo'c^ XcTTToto-c , (faxvoxTcO't' TTVXva aviVav- 
To. Ovpa J« 5v ^gTTTa xai a^poa^ xal STVsnra , 
xai oXiya* J ira;^oc rj^ovTa xal ^/itxpvjv VTroca- 
ffcv y ov xa^cac xaTt^a/xeva , aX>' &>jui ji revc xac 
cxacpo) uTTO^aase. l^vjo'O'ov ^k 9pcxpa,4eai7rvxva* 
ireirova, xaT^ oVyov, pLoktg avoyovTec* Ourc ^c 



83 EniAHM. fitS\. a: 

Tflc ^iMoraLxa fu^jtirtTrtw , o W ec o^cyov irfitrfli- 

xai xaxoOjixevoe. aTrofftroi TravTwv yevftaTwv 
^ta Tf).eoc. «c?r^&c. xak 7ra/:a).Yjpoi ttoo^oi,* 
TTfpi davarov. irept /mv t<x ^^cvuJ'ga , raOra. 

^. Kar j[ (?« ©spoc H^n xai 4>dtv67rei>|9oy , ttw- 
ptrpi TToXxct, xoci 6|e':g, gu jSeatoi* [lay-po: 3$ 

yovcc, sycvovTO. xoe^icee Tupa/juinQ re, T0t9< 
irXfii^ocffi Travi; tO^OjOeo;, xat ou''?cv a|tov ^oyou 
Trpoag'P^TrTOv. oupa ts ToiTe Tr^si^oici, eu- 
^oa fitVf xai x,oLQoLp6i' "ksTtva ^e, xat ^xsra X/^o- 
vov, TTspi ytpitTtv TtSTzxiyopLSvot. Pvi^di^ezq ou 
^iijv. oiK?ff Ta jSuffiipsva (fworxo^wc* oO<?' aTro- 
ffCTOi' flt^Xa xat ^t^ovat iravu iv£j'i;(eTO. to jcasv. 

OUV likoVf xmiVOffSOV Ot ^9tV&><^Sfi(, OU TOV fOf 

Vvi^soL rpoTTOv* TTu^eTotat fpixbi^sat apixpa ivf 
^povvTs;, flD^OTS aXXotb)^ Tropo^vvo^vct irc* 



d'esp^ de ooclkm; an cootrur^ ks era-" 
chats ^oient tou)ours cruds. G'lez k plii9 
grand aombre, et depai^i le commencenient, 
la gorg^ fat toujours enfbin .6q , doulou* 
r^se; rooge avec flaxioa petite et fr^uen- 
te d^une hameiir 4cre et temie; la con- 
SQjnption faisoit des progres i^pides et fu* 
nestes. Le d^goikt deyenoit uniTersel, la 
soif ^toit absolument nuUe , Icddlire pr^cd- 
doit de qaelques instants \^ mort. Teller 
^oient les pbthisi^s decette constitatioc^. 

4. Vers la fin de T^t^ et durant I'automne, 
il y eat beacipoup de fievres aigues , b^oi- 
gnes, tr^s-4ongues , inais sans symptdmef 
grayes. U sorveaoit an flux de TeAtre qai 
n'avoit rien de fs^tigu^Qt oi 4^ fi^dheHx. {ie^ 
oriaes pr^sqa^ toa)oars de bonne OQulenTi 
mais claires, tenaes et ensuite ayec des si- 
gnes de coction , vers la crise. La toux ^toit 
moddr^e ; Texpcctoration facile ; point de 
dugout; lesmalades prenoient vnlontiers 
des aliments. Ges fieyres diff<^roienf en g^ 
ndral des phthisies oi*dinaircs^, en ce que 
les premieres accompagn^ de frissons conr 



84 X.1V. I, SX8 iPIDitf. 

tinuds are^ des petites Stteurs,avoieiitdet 
redoableraents irrdguliers sans intermission 
parfaite , sous le type de doable tierce. Elles 
se jugeoient le plus brierement au vingti^me 
Jour } beaucoup alloient au quacantieme , et 
d'autres an qaatre^yingtieme.QuelqaesHines 
ne suivirent point cette marche el cesserenl 
irr^guli^rement sans crise. La plupart de 
ces dernieres, occasionnerent de promptes 
rechutes qui se jugeoient dans les mcmes 
p^riodes. Plusieurs continu^rent k en etre 
attaqu^s jusqu'enhiver. D*apr^s ceque nous 
avons dit sur cette constitution, on Toit 
qu'elle deyint fatale seulement aox phtbisi- 
ques, tandis qu'on supportoit facilement 
d'autres maladies , notamment les fi^yres : 
CSelles-ci ne furent point mortelles. 



DE.UXIEME SECTION. 

DEUXIEME CORSTITTJTIOIf* 

6. iJL THASOsd^savantrautomne,destcm- 
pctes extraordinaires pour la saison dclati-» 
rent tout-a-coup avec de grandes pluies ac- 






ir^ovupsyfttf* to jmv oXov, ovx sxWfrovTffy 
irapofuvoftevoe ^f,. rpeTaio^Wtz rpoTrov. expi- 
VETO ^k TOUTCcav, otffi ra ^pxyjjrarcK, yivoivo | 
irspt Ecxo^v i^pisp>]y. Toc^e Si ir'^d^oiat y ifspt 
Teo'capifjxo^v* iroWourt Si , Trgpi oy^oijxort^' 
c^t (Te oiffty ou^ our tag i aXXa 9reir)^iQpsv6)( 
T8 xat ampirug e^AiTrov. roureuv ^ff Tplffi TrXct- 
^ocorc , ow TTovXuv SiaktTvovTsg XJ^ovov , uTri- 
g'pg'^ocv oc TTvperoc TrficXtv* ix Ji twv vno^pofitav 
iv T>i<rt auTivjO'e Trepioc^o'io't exptvovro. ttoXXoi 
^e ouTSwv av]Qyxyov, &»^e xai utto ;^3C]:AciJva vo- 
aseiv* €x TravTtJV ^c tuv uTroyeypa^/xivciky «v 
Tji xara^ao'si raurrif yLOuvotai roicri tfiivtarft^t 
5avaT6>^ca fuvETreo'iV i tti Totai 78 oXXoc^c tO- 
f 6pft>c irao'e. xai ^avaruffse; iv rocvt oXXocoy 
irvpsToc^c oux cyivovTO. 

TMHMA AEYTEPON. 
KATA2TAZIZ AETTEPH. 

c. lliN &i<r(a, nptJi tow yGevoTrwpoy, X**f*"" 
v€j ov xara xatpov* aXX' e^at^^vigg, «v ^op>jtoio'i 



86 ' Eni^HM. pi€k. A. 

xai voTcocov irou).X9cCy u^pol xac lepoiytpvuyw* 
pevou Taura (Jli ^^svsto rocaura, f^^X/^' ttXiji- 
«^o^ (fvTswc , xal UTTO 7rXy]ta(?a. p^ctpuv St ^o- 
piQCoc v^ara 9rouX>a , Xaupa , ^ya^ , ^tiitii' 
^tiau3pi% ret Tr^si^a. ra&Ta ^ff iyevcTO ftb 

J^i ^ct' nVov rpoTTct^ yit^spivaq f xat :6vtxaZ*- 

^opriix no'jyXix, X'^''^» ^^^ v^ara {vvs;(c'ft>( 
froyXXa y xac ovpa>oc XaeXairuifigc y xac STrivf^- 
Xo(' raOra ^f {bveTficvf, xxi ovx avc'rc /x9)^p:c 
co'i3j:iiejOC)}g. >jp ^s -^ftuy^pov^ popriiov' vSaxuScif 
8Trcv£^^>ov* ^ipo^' ou Xcqv xau^aTu^£C cycvcTO* 
£T)}aiai $uvf ^/icttc f ffveuaav* ra^ii ^« Trepc Ap- 
XTOvpov , ev ^Ojor.iocac Trov^Aa fra)iiv vefara. ys' 
vo^svou ^e ToO STfoc o^ov uypov, xac ^vxpoU| 
xac popYiioM J xara ;i^f c^Mva fAf v uytigf «( lix^* 
ra TT^ei^'a' 



X.IT. ly DES JBPIDfiM. ^ 

eomp^gn^es de vents violents de Nord etSe 
Midi , qai amen^rent ane Yinmidif^ eTC«s«ive 
ct pr^matur^ ; ceci dara jnsqu'an ]evcr des 
pidiades et pendint tout le temps de eette 
constellation. L'biver fnl froid, et la s^r^ 
nit^ de Fair sotnrent n]t4r4e par de graiides 
plnies et beancoup de neige : qaoiq allies 
fussent presqne conttanelles , n^inmoins 
Ics froids se manifest^rent a pcu pr^s dans 
le temps ordinnire. Mais d^a an solstice 
d'liiver , qnmd le z^phir commen^ i k sonf- 
fler , i) y eat de nonveau des froids tres-vifs 
ayec des vents de Nord , des neiges et dea 
plnies cootinnellea. Le ciel fat orageax e| 
n^baleaic , presqne sans interrnption }as- 
qtt*4 i*^nino¥e. Le printemps fut froid avec 
des vents d/e Nord et de la pluie; le ciel ton- 
)oars n^hnienx. L*^t^, il j eatpea dechalear; 
les vents ^t^siens r^gnerent ontinnellement: 
mais4 1'approcbe d'Arcture, les piaies recom- 
menc^rent avec des veats irka froids. L'bi- 
ver fat done g^^ralement sain, I'annde 
ayant ii^ constamment froide , hnmide el 
doming par les yents de Nord 



88 LIT. I, DES ]£fID^M.' 

6.D^s ayantle printemps, beaucoap de per^ 
sonnes tomb^rent malades ; alors commen- 
Cerent les opbthalmies hamide8,douloaren- 
ses ayec ecoalement d'une humeur 4cre et 
tenue. Chez plasieurs , il y eat de la chassie 
^paisseun peu concrete, qui ayoit peine 4 
couler; chez leplus grand nomhre, on remar- 
qua des rechutes. Gette affection ne finit 
que tord yers Tantomne. Durant Fjdtd et I'au- 
tomne , il suryint defr dyssenteries , des 14- 
nesmes , des lienteries , des cours de yentre 
bilieux ayec des d^ectionsabondantes d'hu-' 
meurs crues , tenues et mordicantes. Quel- 
ques-uns, eurent des fluxpurementaqueux. 
Les urines ^toient bilieuses,acoompagn^es de 
douleurs , et altematiyement aqueuses sem- 
blables k des r^clareSjporulcntes ayec stran- 
gnrie,8ansnalle affection des reinsysenlement 
par apostase. H y eat des yomissements de 
pituite, debile etd'aliments ci*us; des suears; 
en an mot tout ce qui caract^rise une ha* 
midit^ surabondante. Beaucoup dtoient sans 
fieyre et ne gardoient pas le lit ; d'autres 
ayoient de la fi^yre, nous en parlerons 



^0( ^ttiyo-j STTCvoarcof . ^pqavro pev ovv rb 7rp'7jTOv 

<r^(xpai ^«7^eac iro^Xoca'C ouTxoXa*^ sppnyvitULS' 
vai. Totat Tf^et^oc^i vTreVp^^'^v aTTc'^tTroV o^e. 
w/)bc TO y^ivoTTwpov. xara ^fi ^gpo^ ^?tj xai to 

XeavTepcGa^sec. xal ^tappoian ^o\i>^ee^j Xztt- 
TOi(Te, Tro).^©!^!, cjpolo'c xat J^avcvwc^sffc. e^t (J* 
oi<rc xat u^arui^ssc. ^roXXoiai ^c xat lapippatxi 
(isra TTovov ;f oXw^ee j, u JaTw^sec, fvo-fxaTw^Tsec, 
TTJUi^eeg ^payyovpeoxfee;' ou ve^jOeTtxa, aXXa 
TOirrsoto-t avT^ OLkXuv aX\ou. tuaroi y^^oXii^ss^^ 
fXsypMTca^ee^, xat fftTiuv inimtuy avay<uyaL 
t^pci>rec« irafft TravTOi^sv ttouXuc b 7rX«(^0(. eye- 
VETO &k rctvra TrouXXot^t, opOo^atJiiv a?rupot9t* 
TToXXotcc <ye TTvpeTTOuat, Trepi wv yeypa^rroa. 



90 CniAHM. /3lO. A. 

cviofoi T5 iitefaiwvxo iravra ra uffoycypafi*- 
ptva' /xsToe ttovou ^dcvuefeec* 

?. H<y>i ^i f^tvoTziipQv Jtai utto ;^«t/Awva, Trupt- 
TOt |vv8;^€S{' xat toco'c aursuv o^yoto't xdeuer«i- 
^ee;* vi[X£pivo\y vuxTfipevol, ^Q/uicTpLTaeoey TjQtTOAOt 
wtpL^ie^y rsxapToiot , TT^scv^Te;. Exa^O€ c^e ruv 
V7roycypapjiev6)v TrupsTOiv , Tro^^olfft eyevovro" 
oc |Arv ouv xauooe^ sXoLj^iq-otai re eycyvovTo, ^al 

aii/ioppayisit, ei pt.h 7ravt> 9{xtxp«i, xai pXeyounijt 
«VTe ot TrapaXvipoc. ra ts o^Xa Trdvra su^opkic. 
fxpe'vsTO ^e TOVT£oe(rcTravu euTdcxTMC' Toe^tTr^ct- 
COifft i^v xritTt (^eaWovo'iKTc iv ffirraxac^xa 
yipLBpTtitiy oiiik avQ^'vo'vxu oxi^hot oV« tots «v 
xavffft)* ovc^c f pevcTixce totc ytyvopsva.Ot ^c xpi- 
Taloc , TT^Eiou; /xev Tcjii xaOo'wv xac CTrtTrovwrff- 
poc* evTaxTca; (^e roiixiotat Tcoiat ano xing tcpin" 
Tuc >iQipio;, xicffapa^ ntptoSovg, ev frrra ^« t«- 
^fci)C ixpivovTo' ou^ VTre^ps^av «v^v4 TOvroMf^ 

n<0< ^s xsxa^xaiot^no'yko'UTi fiiv i( ap;^3sc',^(v 
Ta{f reTopTaiovy ^p^avTo* ci^i J* oarc oux o>i» 



bientot. Cenx qui tfproay^rent deft dooleiin 
devinrent phthisiques. 

7 . En automne , et d^s le commencement 
de Fbyrer, on yit des fi^vres continues, 
ardentes , ^qnotidiennes , diumes, nootor* 
nes ; h^mitritdes , tierces exuctes , qnartes 
et erratiqnes. C3lacane de ces especes 
r^gnbit simnltan^nent ; an contraire, lev 
fi^vres ardentes fdrent tr^-rares et pen f4-« 
chenses : pnfnt dli^> a o i » l iagfes , suum tr^ 
modiqnes ; point de d^ire ; toas les symp-^ 
tdmes ^ient supportables. Elles se jngeoient 
rdgoli^ement de m^e que les intermitten* 
tes , an qnatorzi^me jour. Personne, que je 
sacbe, ne mournt de la fieyre ardente, et ne 
deyint phr^n^qne. Les tierces Aoient plus 
communes et plus graves ; n^anmoins elies 
ae ]ugeoient r^guH^ement en qnatre pAio- 
des k compter du jourde Icur inyasion , et 
finissoient enti^rement an septitoe acc^s, 
sans rechute. 

8. Les quartes survenbient en gib^ral d^ 
le commencement avec lenrs pdrtodes ac- 
ooutumdes ; eBes succMoient par apostase^ 



99 TilY. ly DE8 EPId6m.' 

aux fievres et aux autres maladies. Elles 
^toient longues conform^fnent a lear nature, 
et soaveut m^me plus opinidtres qa'elles ne 
le sont ordinal rement. Les quotidienaes noo* 
tarne$,diarnes, erratiques fareat aombred- 
ses et longues, tant chez les personnes alit^es 
que celles qui ne Tdloieat pis. Ges fieyres 
continu^reat , durnnt le cours des pl^iades 
jusqu*a rhiyer. Les oonvnlsioas fureat fr^ 
quentes surtout chez les eufants.Dos le com- 
mencement , elles se joigaoient a la fievre ; • 
d'autrefois elles surrenoieat durant son 
oours , et se prolongeoieat sans aueune suite 
f4oheuie , 4 moins que la maladie ne devint 
funeste par toute autre cause. 

9. Les continues sans intermission par^, 
faite, ayoieat des paroxysmes qui suiyoient 
le type des doubles tierces ; foibles an iour, 
le suiyant ils dtoient tres-yiolents. Ces fie- 
yres se jiiontr^rent les plus faclieuses et les 
plus longues de toutes celles qui regnerent. 
Elles s'accompagnoient de yiyes douleurs: 
mod^r^s dans le commencement , elles al- 
loicnt toujours en augmentant^ redoubloient 



^ 



70 tat l|a^^(uv TTupsT^Iiv xai vovvn^uaruv airo^a* 
ce? f^ TerapTacovf C'/svovto* juiaxpi (f« xar w^ 
fc!5£^ae toutsoco'c, xai rrc /itax.poTspa ^uveire- 
irre. afe^vj^eptvotc^sxatvuxTejOtvoc, xatTr^avyjrfg 
irov^^otort TTOU^^oc , xat ttovAuv ypivoif irapifis^ 
vov. opOo^ae^gv ts, xac xaTaxe(|X£vccffc. 7010*1 
TrXsc^ocai touts'uv utto fl^Yjia^a xat ^s/^pt ;((i* 
jx&voc otTTX^psTot TrapffCTTOvTO^. ZTroc'rfAo'K^effovX- 
Xoca'e. piaXXov (fff noLt^io^n- if ip^rq, xac siru- 
peTVov, xat CTTi TrupeTOio'e syryvovro oTraff^oc. 
p^ovia //ev Tolo't TrXstVo^fff TM»T«ftiv. aCka^ioL 
^e , si yl} Toto-i xat sx twv oXWv vravruv oXc* 
Optcag l';(Ouo't. 

ixX;(7rovTsc> TrapoJuvo/iAevoc ^s TraO't T/Jtraio* 
^Uc'a rpoirov* piciQV uiroxovf^i^ovrsc i xat utvjy 
irapo(uvopi«vot* 7ravT&)v jS'.aiOTaTOi twv toti 
yevopLivbiV xal ptaxporarot, xat fxsT« Trovcjy 
f£syc70iv ycvopsvou irpniciic a'v^opisvoc, to oXcv 
iVt^eTovTc; auiy xat Trapocuvopievot bhxpwi^ 



^6 LIT. I, BES iPID^M. 

iQ^me naisible. Ces symptomes vagnes «t 
itr^guliers , se soutenoient la plupart cons- 
tamment et d'une maaiere faclicuse , tant 
dans Les cas grayes que ceux qui ne I'd- 
toienl pas : s'ils diminuoient un peu , bien- 
t6t ils reparoissoient de nonveau. Les crises 
furent rares ; les plus promptes arriyoient le 
quatre-yingtieme jour. Quelques-uns eurent 
des rechutes et furent malades lout riiiyer. 
Chez plusieurs, ces fieyres se termiuerent 
sans crise : ceci arriya dgaleiuent a ceux qui 
gueVirent et a ceux qui succoraberent. 

1 1 . Mais le signe le plus remarqaable et Ic 
plus facheux dans toutes ces maladies, et qui 
acconipagna constaniment rirregularite et le 
defaul de crise, ce fut une ayersion cons- 
tante de toutes sortes d'aliinents, surtoot 
chez les malades attaques des sympt6ine>s 
les plus graves. La soif dioit d'aiileurs mo- 
ddre'e. Li longue dur^e de ces maladies , les 
douleurs multiplides et la colliquation , don- 
noient lieu a des depots ou trpp grands poor 
les forces du sujet , ou Irop petits pour qu ils 
devinssent de quelque utilite'. Un prompt 



fiivTiv ^io. j3>iX0ff TOTS. ;^p6vca pev o5v xai (Kit- 
;(6/9S2y xal TTsevu aroxTfa; xai irsTr^avvipsv&ic. xal 
axpixtag ra. Tr^cl^a Tovrcaiv ^icrs^ce ytv^pcvocy 
xai TOto'C Travu oXedpco); <X°^^^ 9 ^^*' Tocdi ^lYi, 
£i yap Tivac aursuv ^ix\inotiv fffiuphv , 
T«;^u Tra^cv v-KS^piffiv' ^i^t (Ts oktiv Ixpcvov au- 
Te6»v oXc^oeo'e^ olo'c toc jSpap^vTara ye'vocrp, Trepi 
oy^0)!xoc>}v eoOo'i* xat rouTeuv ivcoeffc {ttcst^pf 
osv • (u^e xara p^eejuiaiva tou^ 7rX«tou^ aLirecav Ire 
vovo'e'siv* Tot«rt c?6 TT^fit^oto't axptTCiig s|A(7rov. 
Opioicog (Te TavTa fuveTrtTrrs TOc'ji~ffsptytvo^«- 
yoi(7£) xai TOto'C ou« 

. ca. noXXf^; (fi Ttvoc ysvofxevv;; axpeare>}^; xal 
i70ixcX)7? 8x teiiv vovo'yjpiaTCiii' , xal psye^cu jiasv 
aupi*3tov xal xaxe^ov (?ia reXgo^ izoLpsizo^iyofj ^ 
TOict TrXfit^Oio-e ^ aTrofftTOv^ elvat jravxwv y:it^ek' 
T«v^ |xaXe<ra ^e Tourewv, oiiri xal t' dXka, oXs- 
Gpt6>^ sy^oi. Aeipox^Es; oO Xt>]v axacpco^ ^dav sttI 
TTupsTotat TOv'Tc'oeo-c. Fsvo^evcjy ik p^povwv |xa- 
xp&>v,'Xal TTOVwv 7rovX>6JVyXal xax^; fwTiQsioc, 
•ifri Twxioiffi xno^oiffiSi' eyevovTo , >? ast^ovj , 

5 



§• ElIMBH. PtffX. A. 

vfirfcyccy eirc to xaxcev. Hv #^ rovTioio>i ra yf 
yvopcva^vorcvrffBioS^fa, xatrecvfo^ol, xac^uy- 
rtptcuy xot joo^^se;* tiri <^' or(rc xac vdjEM^Tre;, ftsra 
rovTffttv xfiei fltvcu rovriuv tCoaec* O, xi ^k itapor 
yivotxo rovrecdv piTUMq^ xajj* ^wiipsi, ft ita- 
Xcv iTTC TO fAqJSiv c»f fXiffv. Bfdiv$vfAaTtt 0]fa«|BX| 
xat ovx a$Mac xfi^vtptB^kn^r&v vov^HfAOtw^xal 
Ta;^ frde^cv ae^viSojuitva' i ic$Lpa xol taxce. 01^19* 
patxa fih ^u6jut8v«,xai oO^tfv djrodifj^acvovTa. E^t 
^ oio-c EC ioBpxy juioXc^a (fc xatrot to co';^e'ov , 6^« 
^ocffi Tipiffipuaq omokinovxx' xai tx;i^v ira^ 
tTrixpareuopeva eiri tJ}v ef ap;i^q; c^cy. 



1^. Edwijxov ^<, ex iravTfiiv piv, 9t^ct<roe ^k 
I X Tovrsuv trpce^ta^ oo'a cbrb ya)«XTOc ^^ ^ xac 
rrpeo'^Tirepa oxrafrca xat <ffxae£ /a. / 7.1 oo'a irpo 
^fiQg.Elyi^vere ii Tovrsocgc Tauroe^ovx ftvcv t^y 



t.iY. ly Dzs jfevinzH. 99 

teflux vers tes parties internes, oocasionnoit 
des maux encore plus graves : il suryenoit 
des dysenteries, des t^nesmes, des lienteries, 
des diarrhdes et quelquefois des hydropisies 
compliqu^s de ces aflfectioas et de ddgoiit, 
quelquefois sans cette complication. Lors-* 
qu'un^ de ces metastases se faisoit tout-a-* 
coup ayec violence , elle enlevoit subitement 
le malnde^eu nelui dtoit d'aucune utilit^.Tels 
^irent de petits exanth^mes qui ne r^ 
pondoientpas an ohaagement de la maladie, 
et qui disparoissoient prompt^nent ; des pa- 
rotides qui ne terminoient rien , et n'^toient 
sttiyies d'aueuns signes favorables. Chez 
quelques uns , Thumeur se portoit aux arti- 
culations , surtout k I'ischion ; mais rare- 
ment le d6p6t 4toit critique , et les choses 
reyenoient bient6t k leur premier ^tat. 

la.Toutes ces affections ^toient mortelles; 
elies deyinrent funestes surtout aux enfants 
seyrds , a ceux de I'dge de huit et dix ans , 
)usqu'4 la puberty. Geci ayoit lieu tantdt 
ayec les premiers sympt6mes indiqu^s , 
tantdt sans le conoours de ceux-ci. Le 

5. 



lOO lilT. I, DE8 ]^PipliM. 

seul signe salutaire^ qui annon^oit pr^sque 
toujours la gu^rison, meme dans un extreme 
danger , fut la strangurie. Toules les crises 
tendoient k cette apostase. Mle eut liea 
commun^ment chez les enfants. EUe suryint 
aussi a un grand nombre de personnes qui 
n'etoient point alitees, et a celles qui dtoient 
plus malades .Q se faisoi t alors un changement 
notoire et subit : les flux de ventre du plus 
mauvais caract^re et tr^s-opinisitres , ces- 
soient incontinent. Les malades recou- 
vroient Tapp^tit et prenoient rolontiers des 
aliments. La fieyre s'adoucissoit a la suite de 
la strangurie et des douleurs. Les \u*ines de- 
venoiont abondantes , ^aisses , varices , 
rouges, purulentes . douloureuses. De tons 
ceux qui dprouverent ce sympt6me salu- 
taire, aucun que je sache, ne p^rit. 

1 3. Dans toutes les maladies qui cessent 
sans danger, il convientde considerer atten- 
tivement toutes les coctions humorales non 
intempestives etsalutaires, de quelque par- 
tie que ce soit, ainsi que les abces critiques. 
Ce sent les signes d'unecriic pi'ochaine et 
d'une guerison assur^e; mais les erudite, 



\ 



V EniAHM. j3t6>. A. lOl 

avfv TOVTSwv. Mouvov <?e j^pvj^ov xat a/yi^ov 
Twv yiyvofiiveov cnuntoa'^y xai 7r^£/<roy* spovvxro 
T&iv sovreav sttc TO£(Tt tisyi^ot^t xevcJuvocfft , oi- 
ffi Eiri TO (^payfivptoiisg irpoiKcTo' xai ej toO- 
TO a7ro7a<7eege*ytvovTt).Suv«7rc7rT£ ^s xalev rot- 
fft TrXgiVo'O"* f b 7payovptw(?es rijo'i iQ^txtvjo-t 
ravTijo't 7«veff^ai |iza).t^a. Eytyvero <?« xxt twv 

oXXuV TTO^XoIO'I OpBoS^OL^iVy XOCl STTt TUV VOVffYjpa- 

Twv. Ta;i^i; ^s xae /xeT^a).*} rtff ;q jierxSoyh tou- 
rietfff 7ravT6>v K7^veT«'}eoiXi2t Te yoip, it xai tu« 
;^otrii CTTvypaevopcvae , xaxo^Q^sa Tjoorov Ta;^u 
•fuvtVavTO* yev/zafft re Trace i^^yscwff et;^oV octs 
frupsToi npinis^ pLSza, raOra. Xpovia (?e Toure- 
owt Tot TTspt T»)v i^pxyoxtpiTiv , xai sTTtTrova Jv. 
Oujox (?e TovTsoeci f,st nouXka , Trap^ea,- xai ttoi- 
xi^a, xatspuOpa, f£t|67rua|x;T' 6(fuv)7(. Ilcptsys- 
vovTO (Te 7ravr£; outoi, xai oy^eva Tovr<a>v oiix 
a;rodav6vTa. 

ty^ Oxoaa ^e otxcvJuvca^ , TTATraff^ouc tmv 
«7re6yT(!i>v ndr/zoig Travrodsv fircxaepou; , ft xaAo; 
xai xpc^ep^Vff airo^adeac^ ox09re«o-i^ae*-7r(7r«o'- 

5** 






t09 EHIAHM. fil'S'k, A, 

/lacvovio'c. ufcdt ^k x«t etircTrxa, xai f( naata^ ebro- 
vovcy S ^avarovc^ 4 tuv aursoiv vjro^po^c* 

livi jSXaicTStv. H Ts'x^ ^^ Tpt&>y* to vavaniiXy iy 
yofffittVy xai b ojTjooCy ufrvperiQc- t^C t^x.^'^C* virc« 
MivTcovv^at rS vo\i(nQ|SMeTej TOvvovvcOvtocpimr* 
TOW ItiTpoO ;{f :^i 



Ttou fixpea, |x€t' 6(?uvifjc j i'Sv jripsTfiv , xai- f w» 
irvpcToiGTe. .^jSgviTCXoc^e piev ffTrao'pioi* xak ieu^ea 
cvraeve^utfOo'i* • |y(OC^ra;^u9bevaToe roureuv* Ey 
xavffoeo't ^e xac T0191 ak\otfft nMptxolat , occi 

cuLoru^tof, 9f9pt rot; l^tctc » 4 xon viro;(ov^pcou 



IflT. ly DE4I ]6VIDiM. |o5 

les excretions noii cuites , qui se convertis* 
sent en apo&tases maligpesy an^oBoent des 
amsies, des souffraiices , des kmgaeurs , la 
mort ou des fedxnte%. On doit d'ailkun 
faire »ttenticm aux aub«s signes ; coanoi* 
tre le pr^eat, le pass^, et pr^sager TaTenir^ 
c'est a quoi il &ut m^ttre to«s ses $oiii8» 
D y a deux objets 4 ^tudier dans les mala* 
dies : soulager et ne pas nuire. Uart oonsiste 
dans ce^ trois choses r la maladie, le malade 
et le m^decin. GeYui-H;i, ministre de Tarty 
s'oppose k la maladie. iLe malade dmt agir 
de concert ayec le*nii^d«cin poor oo n- 
battre la maladie. 

i4. Les douleiirs et pesanteurs detdte et du 
cou ayec fi^yre et sans fi^re , annonoent des 
oonyuLsions. Dansla phr^n^ie, les yomisse- 
ments de matieres yertes sont brdinairement 
les signes d'une mort procbaine. Dans les 
fi^eS ardentes et autres, les douleurs aucou 
ay^ pesanteur des tempes, obscorcissement 
de la* y ue et tension de I'bypodiondre , sans 
dovdeifr , ihdiqueiit' lli^morrbagie da nes. . 
La pesanteur de li&te ayec piBcements 4 Fori* 



(p^rot okiya^ jityakoL ^v;^eot> f^^'xi^ Kvvdr* Msvi 
ft KitvXf [liXP^i ApxToupov, 5tpo;5ep^ov*xau« 
|totra fiC^aXay qvx ex trpoo'ay&iy^c? ^^^ce g'jvs* 
X^^t *^ PiMoC u^fop oux fysvsTO* Ervi^far 
Sirvsv^av ire/»c /Lpxrovpov. vo'fAatTa vorca f-ixfii^ 

ftttva pev Splavro 9ra/}a7r^>37eae , xftl yto^^oc^i 

xac ^ocjo a^s( to voua ufca m^igjioy nvr ra t* oA- 

4C'« H/MM ^r TOW Spocy i^'m^ aM(u9«<, xai ^u* 
Tf^eov|ut^;^jDt(inifiiep^(y xfttirpoctb .^epoc^Wot 
|ACv ouv ^o; xat Sipio^ apfxpicvov ocuTtxor 

^1 Ttvff lii^ingoxov. HiJV) fk roO ^cvoiTttpov xal 
Tuv wpatuv 7Cvopisyft)Y , 5ayaT«>^e«f Scav, 



WMockreat, Gelte Mason fut froide ei seche. 
n toraba des petites pluies froides. Aa sc^s^ 
tice d'^l^ 9 il y eat de nofayeau des pliues, et. 
il fit an froid tr^s yif jusqu'a la caoicule. 
Depais oette constellation jasqu'au coucher 
d'Arcture, k$ chaleurs del*^^ s'annono^reat 
d*ane mani^re violente : elles ne vinreni 
point par degr^s , mais farent coatinaelles 
et ^touffiintes; point de pkiies ; les yents dt^ 
»iens soufBh'ent seulement t^s le coa- 
eher d^Arctare. Les vents m^idionaux r^ 
goerent avec des petites pluies, jusqa'4 Y6^ 
quinoxe. Durant oette constitution, les parar 
lysies commenc^reat k rdgner onhiver; elLes 
«emultipli^rent,.etquelqaespersonne8 en 
moururent subitenient. Ce genre demaladie 
^it ^piddmique ; il n'y en eat pas d*autre 
danscette saison. 

16. Les fievres ardentes d^atferent d^ 
•Tant leprintemps;eUes oontinn^rent jnsqu'i 
r^uinoxe et m^me en dtd.G^ux qui en fureat 
attaqu^ au priotemps, et an obraraenneraeot 
de r^t^, gudrirent presque g^n^alenienl, lA il 
ttipdrit tr^ peojBiaisdles farent tresmoitel- 



\ 



108 LIV. I, BES EFIDSM.' 

les en automne lorsque les pluies parurent : 
beaiicoup succorabferent. On remarqua dans 
ces fifevres , que rh^morrhagie nasale tres- 
abondante, Tenant en temps conTenable,fut 
salutaire au plus grand nombre. Dans cette 
constitution ,ie n'en connois aucun aqui cela 
arriva, sans etre gudri. Philisque, Epa:- 
minon et Sil^ne , qui rendirent settlement . 
quelques gouttes de sang du nez , le qnatrie- 
me ctcinquiemejour, p^rirent. La plnpart 
^toientpris de frissons vers la crise , snrtout 
ceux qui n'ayoient pas eu d'h^morrhagie ; 
ces frissons ser^pdtoient et ^toient suivis de 
petites sueurs. Quelques malades. furent 
attaqu^s d'ictere, le sixieme jour r le seula- 
gement s'annon^oit alors par unflux d Wi- 
ne, on des selles liquides,ou une bemor- 
rbagie nasale tres abondantc, comnie il 
arriya a H^raclide quilogeoit chez Aiisto- 
cide. n eut une^ande h^orrbagie ayec an 
flux de yentre et dWine ; il Rit jugd le 
vingtieme jour. La domestique de Phana- 
goraSf n*^prottva rien de tout cela, et mou- 
rut. Les b^jurrhagies furent fr^quentes 



• EniAH5I. |3i65l. A, 109 

ix pvjoiiv aiiioppayf^M , (?ia toutov . fiiXira 
aoi^a^at, xoa. oit^ivx oUa , ei xaXo^c Oiiiiop' 
pxyhooiisv , sv T^ xaTaca<r«t rauTj} . aTCoOa- 
vovra. *£Xto"i(» yap, yai lErocfthfavt, xat 2iXy}v4> 
rsTapTaifii) xai rs^irraita , o-^txpbv c(7rb pivojv 
l^afev , ctirff^avov. Ot pfv ovv 7t>ee.7ot twv vow- 
CTjo-avTwv Trepi. xj9tVtv iTzeppiysoVy xal /xaXtra 
ourc fAV} aift^poay^o-ac* iveppiyouv ^i xxi ov* 
Toc^ xat im^povv, E^e ^* otisrcv uts^oc cxraiotTC* 
a^a rovTSOcai ]Q xara xu<rtv xacS'apai^, i KOt'kly^ 
ixrapoL^Oiiaa i^fsknooLUVyi ^cfffikh? aipLappoLyin . 
olov H/9axXtt(f>2c , oc xarsxecTO Trapa Ape^Lxut^ii. 
xai Toc TOUTu xat ex pivuv ri^oppdyritn f xai q 
XGi).tyi iT:eTapoL)(jhi» xea ra xara xu^iv ixadn** 
paro* ixpi^ iixo^odog. ovx ocov b ^avotyopeca 
plxerijC} ^ ou^ffv rovTe'eav eysvero, aTre^^avc. 



\ 



V 



TMoutidiv, oItc fin ctiiA(y^p0.ynffau iyivexo. llpe^ 

saTflcxecpevu. E7re<?:9fti]a'av (^ xoi ^vffevTspioCy 
naxa 5epoc' xae tmc xac t«^v ^tavown^x^Tat^p 
•{tc xoi oLiftoppoLyifueyivovTOf ic ^v(reyxept^e% 
fTc^vT>}0'av' «tov ToO Eparuvog r^ iratfTc , xa« 
llv^^* 7ro).^^C oufL^ppxyirn y€V9p.imif K ^v« 
9evT£pcw^ea xaracavtv Trfpcs^gvovr^. 

ffrcTToXao'e' 67?i xat oltrt Ttcpi x/K9iv ou)^ ^^p*" 
pdyyitrs , eeX^a Trapa roe «JTa ctrava^ovTa i^^avf* 
flr9i3.TouTfGi»v ^2 s^avt^^'svrfldVjtrttpiZ'TbvxeveMys 
'poipos tbv api^spbv , xat Ic axpov i^X'®^* oikyn^ 
Harog ^6 jiexa xp aev ytvopLsvov, xat ovpoiv Xe* 
irroiiv ^ce^eovTuv, aipLOppxyistv trpLinpoL YJpfavro. 
llepi ^/ eixoc>iy TeTapT>2V , ryivovTO Ig aoxop^ 



I.tT. 1, S18 £X»II)^M. ill 

dans cei fidvres, surlout chex les adotescenls 
et !es homines dans la Tiguear de I'ftge : la 
plapart de ceirx qui n^eurent point d'h^ 
ninrrbiigi«, p^rirent. Les siijets plus 4gds 
deyenoieat kt^riques , et ^toient attaqu^ 
d*un fiuK de yenti-e ou de^ysenterieycom- 
tne 'Bi&a quiv dem^roit chez Sil^ne. JH y 
ent aussi beaucouf) de dysenteries ^pidemi« 
ques durant Y6t6 : cernt qui aymeat ^prouY< 
des h^orrhagies pendant la maladie , finisi- 
floient par atoir la dysentecie, coinme Miilof 
€t le fils d'Eraton,qui,aprc8 nne h^mor» 
rhagie tris abondante, furent pris de dysen* 

tcrie. 

17 . Tels fbrent priacip«lement ies moave* 
ments de Thnmenr dominaute dans ces fi^ 
YTCS : lorsqnc rhtfmorrhagie n'aroit pas licit 
vers le jngement, il survenoit des parotides 
qui disparoissoient CI ^toient suivies de po^ 
santeur ati flanc gaucbe et an hant de Tis- 
chion. Les donleurs se raanisfestoienl apr^s 
le jugement, ayec des urines tonnes, et lors- 
qu'on n*ayoit rendu que quelqncs goatte* 
de sang du ncas. Ghcz Antiphon fils de Crit<^* 



112 LIT. I, DE8 iPlDBM, 

bale, Tapostase tenduit a riieiaQirhagie ; 
celle-ci eut lieu,le yiDgt^uatri^me jour ,mais 
s^arr^ta , et alors le jugement ne fut complet 
que ]e quarantieme. Beaucoup de fenimes 
e*aliterent , moins cependant que d'hommes; 
il en mouix)it moins aussi. Beaucoup eurent 
des couches difficiles et retoml^rent; ceUes- 
ci surtout p^irent. La fiUe de T^ld^ulua 
inourut k sixi^me jour de sa eoudie. Chez 
ptusieurs , les regies parurent dans la fieyre ; 
d'autres fois il suryint des hemorrhagies na- 
sales. Beaucoup de fiUes eurent pour la pre- 
miere fois, la menstruation. L'h^morrhagie 
et les regies eurent quelquefois lieu en md- 
me temps : la fiUe de D^tharses commenca a 
^tre rdgk'e , et fut prise d'uue grande li^mor- 
rhagie du nez. Endn , je ne sache pas qu*au- 
cune ait p^ri , lorsque ces crises se firent 
d^une manierc conyenable. Toutes les fern- 
mes grosses qui deyinrent malades, firent 
des fausses couches, du moins a cequej'ai su. 
Les urines chezplusieurs , dtoient de bonne 
couleur, mais t^nues, ayec un sediment mo- 
dique ; les selles claires bilieuses. Souyent 



ehiahm. £c^>. a. ii5 

cTTsTrav^aTO y' xoce sxpi^io Ts'^ittig irep'iretTtT^pyi-' 
xo^v. Fuvoecxec ^*e evovcrnj^av fisv Tro^^ac, e^ao*- 

^< itUl^au f xac /x$Ta tou; toxov; i7tsvoua:sov* 

xaee3v«30%ov auraefta^CiTA, oeovT8>«^ovXov<3't>- 

yampy flbrsOavev sxrain toxou* T^o'c /xsv ouv 

TrXei qQcri ev roiffi Trupsrwri yvvatx^ea gTrsyaj- 

vgTo* e^^i ^8 .^Tt ex jOivcjv fitjLoppayYiai. y(,(zt nxp" 

Oi'itotat 7ro^^^<Ji tots irpcSrov eyivero, E71 ^' fee 

xa'i e>: ' pivoiVy xai^ Ta ■yuvouxiita rio'i gTrs^ou- 

vsTo* 010 V T)7 Aaedap<rs&)( ^vyatrplf noLpS^ivtp sni*. 

fxvYi Tore ;rpe5T0v. xai $x ^ivuv ^au^ov epp^ri, 

Kai oO^speigv oi(^a a7ro9avoO(ray , ^(rt rsur^i^v 

Ti xflt^w? yevocTO. Hfft #ff ffuvsxupjjflr.e ev yairpl 

i'X^ouvTnvi '^o(rriaoUf.7C€iaoii inifQsipxv, a; xat eyu 



Il4 EniAHM. pt€^, A. 

fovecy xat Kptxia, Oupa u^oru^fa irel^ , xa- 
6apa , xai ^effxa , xoi {urk xpiffiyt , xat viroc«» 
erc^ ^cvofuvnc xoX^c* net idv «c3Uiav xftXtuf xt- 
x^ifASMi>v. avdcpil»9OfA0Bi, oSo'i.CTtvrro* B»ivt,op 
xaTCxcera irapa .£c}^>iyov' Kp^riii r^ irapa £»»•• 
5pavouc« 'ApsT«ftvoc^«i^,.Mvi}erK'p^«v ywccxi. 

fravTCCf Jipiyi ^t cv/ufffav v^arwifiift «x£ir^£ov« 

en'. Hepi J"* ApMTOvpoVj iv^sxaraeoto't ttovX- 
o%9c 2xptv8* Vat Toureocffc ovr^ac xata Xoyov 
yiV^/x«vxcvjrc7po^ac^ UTceypc^ov. H^av ^e xu"«. 
|iitaT»atec irspl xov^j^povov t'ourov* TrXetatt^e Troe- 
#ta, xai f5v9iQrxov ^(^ cvrot Travr^v. Uip\ik 
WTQpLepiviy f x«( /xe^pc nX^ti^oc xsci ujrb )^ce^a4»- 
'iMi^.9rapstic;ovTO.^cy oc xouaoc, Ardep xak ^pevc- 
Tcxo« ir^i^^c x^acavrfli>«yfyoyto) x«t fdvUffx^.^ 



apres la arise , la maladie difg^o^roit en dy- 
senterie , oQmme chez Xen<^hanes et Gri- 
tias. Presque tous oeux qui rendireut des 
mines aqoeuies, pores et tennes, en eurent 
opf^s la crise , ayec ua sediment oapieax 
et d'aiitre8sigiiesfaTorable6.Jeciteraiquel- 
ques malades k qui cela ftiriya: Bioa q«i ha- 
bitoit chez Sil^ne,Ciratias chezXenophaneSj 
le fils d*Arelon et la femme de Mn^sistrate; 
tous apr^s rh^morrfaagie , fiirent attaqu^s 
de dysenterie. Obsenrez que pr^e^emment 
fls avoieiit rendu des iurines aqueuses* 

18. Vers le lever d'Arcture, beaucoup de 
malades furent ]ugl^ au onzi^me jour , quoi- 
qu'oH dut s'atteadre k des rechutes , aacua 
n'en- dprouTa. Jh ^toieut fert assoupis aux 
aj^rodbea de ee ten^s. Les enfans ^toieat 
affeclds'eaplas grand uombre, et Lkeamoa* 
roit moius que dans les- autres dges. Les 
fifetres ardenies .regnb^nt surtoqt vers 
r^uinoxe-; elles • contiou^rent jtt&qa'aox 
pl^idips et e^ hiver: phisieurs devinrent 
phr^^tiques: ceux-Ui en g^n^ral p6ri^* 
itnt. II y avoit «tt auMi qudques phr^ii4- * 



Il6 • LIV. I, DES EFID^M. 

sies en ^t^,maisen petit nombre. Quand 
]a fievre ardente devoit ^Ire faneste, elle se 
montroit des le comraencement avec les 
caracteres suiyans : tout de. suite elle ^toit 
aigue avec peu de frissons et des insomnles; 
soif, nausdes, anxiet^s, sueur^ modiquesau 
front et aux clavicules , jamais de sueurs gd- 
ndrales. Beauooupde delire ; des f rayeurs , de 
la Iristesse ; froid des extremity, surtoutles 
pieds et les mains ; redoublemens aux }ours 
pairs. La plupart dtoient dans un grand 
travail le quatri^me jour ; ordinairemeoLt 
avec des sueurs froides. La chaleur ne rcye- 
noit point aux extr^mit^s , elles restoient 
froides et livides ; point de soif; les urines^ 
noires , en petite quantity et t^nues; sup- 
pression des selles ; point d'hdnj^rrhagie 
du nez , seulement quelques gouttes de 
sang; il n'y eut point de rechutes ; la mort 
arrivoit le sixi^me jour , dMis les sneur^. 
Tous les sympt6mes que j'ai d^crit^, sc 
niontrerent ffurtout chcz les phrdnetiqwes. 
La plupart ^toient jug^s au onziemcjour; 
quelques uns au yiogti^uie, ^Lorsquji? la 



EniAHM. /9e€X. A. 117 

TOvTwv 01 Tr^t^-ot* tyivQvTO-^i xat rnzra ^ipQQ ' 
o).(yoc. Toc9»|X£v ouv xav(ru(7s9t a|!>;^o|:/svo(are 
iizsfrhitoitvif otTt ra oXi^^tx fuvsriTrra* aOxt- 
xac yxp ip^opLivoi7tj jvupsTQ; 05 J;' kKsppiysov 
OftiApa, aypuTTVOt, ^t^poi^ss;, adO-Mt^jf* a/ixt- 
xpa eTrtfJpouv, 7r«^t to ^ffrwn'ov xai xXvjt^a;, ou- 
(f«t^ (^c oXou. TToXXa TTxpiXiyov* ^oC'oe, ou^- 
^■jpiiai' axpzoL U7r6'|«v;^a, tto^^c dexpoe, /xaXt- 
C^a ^e x«i Tflt ttipi -^fipoLi, Ot TraiJofuT/xo'i sv 
-ipririvi' T0I71 (?ff TrXft'^oeort TSTaoTatotdt oe tto- 
voc piiyi^oi' xat t^O'iTij stti yrXjt^ov vTroiiu- 
jrpot* xata/pex oOx ert s^tppLxivovrOy aXX -Jo-av 
weXt^va xflci ipy^roa'xal oy ^' it^t/^wv errt Toyrsot* 
fft. OVjOa TOUTSOiTi/ixAava, oXiyVy 'XiitTx' xal 
xotX/at iy«<r«"''''!'0. Oy (?' frjioppdyYifis ix puoitv^ 
oiirTs TOt^t otfft rayra ^vuKLKVOtf «^Xa (ip.iY.pk 
e-tx^z' oi)oe kg\jTzo^p'j(f>ri^<^ oy(?evi to vri&iv JX^gv, 
aXX' ixratoc c^.rr2.3'v>?<rxov , Jyv i^puxi. ToiTt <?« 
yjOsVtTtxoto-t Suvs'jrtTTTs /UtCV /.«£ TOt XJltOysypOLpLpLi" 
va Travra' sxpevero c?s TOUTiotort, w^ S7rt to Troy-  
Xy, svc?rxaTatO£7t' s rt «^' ot-T« xat suo^^ctoto'i. 



/ 



ll8 EniAHM. J9cd>. A. 

/ 

cd'. n^^i^oc /ixsv ouv r&>v vouon^aruv lyevero* 
ex. ^e Tc5v xa^vovTCiiv a7re3vif}9xov fia^a ftecpa- 
xca, vioe, axjiAa^ovrec^ Xneoc. vTroXeuxo^pdrsC) 

fcx^ xai km TO pd^it^ov jSf^tfiaxoTSs' u^o^u- 
voe, iffx^o?^*®^ T/5ijx^9»ft>vot, TpauXol, o/sytXor 
yuvaexec e?6 ;r^8trat ex tovt«ou toD i icTsoff aTre'- 
^'vriffxov. Ev ^e xvi xara^wet t«uti7 sttI 072|xiit- 
ft)v ^a^e^a TS90'a|9&>v (feeo'ca^ovTO* oiat yip ft ^ci 
^tvwv atiiiopp(x,yr.a(xt, ft xara xu<r«v ou/oa 7ro>>a, 
xai rro^Wv UTTO^-ao-iv xat xaXy}v e/^onTa ek^oC ft 
Kara xotXt'uv T«/Jaxw<fg«, xo^<u<^€« l?rtxae/K»ff' 
ft (^uffsvTS/Jtxa yevotaro. IIo^XoTdi (^^ fuveVcTrrs 



z.ir. I, DK8 £piDiaff. X19 

pbr^^ie ne se d^daroit pas dha le commen- 
cement comme an troisi^me on qnatri^me 
jonr , alors la maladie qni ^toit mod^r^ 
dans le principe , devenott aigue vers le 
septi^me. 

19.11 y eut ainsi un grand nombre de ma- 
ladies , elles deyinrent fnnestes snrtont aux 
adolescents, anx jeunes gens et anx hommes 
dans la Tiguenr deTige : cenx dont la peau 
^toit bien unie , blanche ; qni aToieqt les 
eheyeux cr^pus et les yenx notrs ; les sujets 
qui TiToient dans la moUesse et Toisiyet^ ; 
cenx qui ayoient une yoix olaire , aigue. , 
en fiuisset ; les begues , les hommes col^ri- 
ques et beauconp de femraes de ce tempera- 
ment p^rirent en grand nombre. Dans cet- 
te constitution, la gu^rison dtoit annonc^ 
par qttatre signes principaux : I'hdmorrha-* 
gie nasale tr^s abondante ; un flux d'urine 
ayec un s^iment louable et copieux ; le 
trouble d'entrailles ayec des selles bilieuses 
paroissant en temps conyenable , et la dy« 
senterie. U arrivoit rarement que Ton fAt 
iugd avec un seiil sigue^ mais comm\ui4^ 



lao LIY. I, D£8 ipIDEM. 

ment avec tous : quoique la maladie parut 
plus grave , u^aniuoins to as cenx a qui cela 
arriva dchapp^rent. II en fut a peu pr^s de 
m^me des i'emmes et des filles : celles ea 
qui les signes precedents parurent avec les 
conditions requises , ou dont les menstrnes 
coulerent abondamuient , furent toutes pre- 
servees et jug^es hors de danger : il ne m'est 
pas revenu , qn'aucune de ceU&-la ait peri. 
La filie de Philou avoit eu ' une grande h^- 
morrbagie du nez; mais ayant mange incon- 
sid^renient , au septieme jour, elle moucut. 
30. Le larmoiement involootaire dans les 
fi^vres aigues , et iitieux encore dans les 
ardentes, s'il n'y a pas de signes mortels, 
fait prdvoir rhdiuorrhagie du nez ; niais , si 
les autres signes sont tres-mauvais , au lieu 
de riieiiiorrbagie , c'est un indice de niort. 
Les parotides douloureuses dans les fifevres 
' avec terminaison critique , ne s6 resolvent 
,ni ne suppurent , mais se dissipcnt par un 
flux de ventre bilieux ou la dysenteric ; des 
urines dpaisses, sedimenteuses comnie cbez 
Hcriiiippus le Clazomenien. Nous' -savous 



/ 



finfuVy «^^a ^^^tivM ^ca 7ravra>y roto't TrXecVoi* 
9t* xai ioxinv. fAffv S/Btv o;^XiopoT«p«c* (Jtiaw- 
(ovTO ^ff TTdcvTCc y otcre TavT« Sv/xTrcTrroe. I^uvcci* 
(i (ff xai Tra/ddevoio'c , ^vsVeffTs^sv xai ra utto- 
yeypor^psva 0'>7[itiQca Travra' ^ori ^e S Tourecjv xt 

veil} , ita TOVTiA>y caufovTO* xal Ixpcvs* xac ov» 

ye'vocTO' ^')iwvoc yap rji ^uyarpl ex pivoav ^av« 
pov eppuviy i^Ofied}p ^i iouva i^ciirviifft ffxat* 

vn . Oure sv Truperol^t o^sce ^a^^ov xauo'u- 
^£ffi ) oxoucria ^axpvot vapoLppitt ^ toutcoco'iv 
«jro pcvoiv alpLOppayaiv irpotT^i^saOai,rj'it xai t' 

(^oufff , oxt^ alpLoppayiyiV , aXXa «&o(vaToy v^- 

fMiivsc. Ta irapa tck ura ey ^rypcrrovo'c iirac* 

po|Asva |uict* ocTuv)}; , T^c otfft , sx^eiTrovTO? roO 

irvperou, xpiffifuai ovr* xoTicasTO, ovre ȣǥ 

iruec* TOVTffocot ^tdppQia ^o^^cwv , ^ (h^O'cy- 

6 



\ 



1*9 Enil^HH. /3i^. .k 

itpiaioi^f if ^v noLt 9io(ytyvoi(T)topLiv, i ofioea, i 
cxvoftoia. otQv oc duo a^tkfsoij ol xarmcvro ira*- 
pet TO 5iaerpov ETrc^sveo;, xai qpfoevTO opiov div 

txpcvt ^nj* TM ^i v!f«irt/9u | i^^i}* wirfr/ai- 
^e ajx^orlpoco'i o/xou t^iv aureiQV e!ip>}V; £a{ ^tf- 
Wc iqftepoc TrevTS' ix (?« rijc vKOgpofYtif impi^ 
apLftytipowt bpov to ^pLitav iKxatitM^iMfxai' 
oco*!. Expcvt ^t TOtffft fr^fc^oco'c vifinryi' ^(Ac- 

we «P^O|A»I* ex ^f TWV W7r0?'/905)€WV, fxptVf TTffft- 

irratoivc. ow ^s ixpivs i^^op^owt , .^ceXc- 
irf i^^o^Yj* fx ^e Tnc vjroq)oy^ff jxpeve t/9«t>j. 
otb'c ^« txpcvs iS^opLodowif ^toLkinovrat rnv 
xptTYiv expcvi iS^opLTp. oht 9k txptve ixracoc- 
crc, ^(ffWovTac lxTnV| e^a^^vt Tpcri}. oht 9k 
hkrtTcp^rip, ilapiSoLn xac Ixpcvf itp»xipf olov 



X.IT. I. BSS iPIDiM. 195 

retatiTement aux crises , qu'dles se jugent 
laBtfitt4e la m^ne iaam^e , t«at^t di^rem- 
ment : les deux fr^es qui hd^iitoieiit pr^ 
da ti^lre d^Kpt^nes , iWrent at^aqu^s de In 
fi^vreli IfL ii^dme heiii«: le pkis igptf fbt jug^ 
le siid^d jour , «C ie plus J€une aa septii^e : 
Ms relOBsMreBt et la #e^rre lea repitt toas ' 
deixs k la mtee keure; apc^s cinq foun 
d^intermission, ils lureiit )n^6s enti^meat 
att quatorzitoe de la rechiite. Chez.plu* 
gieors , la crise arriyoit le cinqui^me joar; 
Fiat»v:iissi(»i ^toit de sept jours, et le 
Jagement avoit Ilea au cinqoi^me de la 
rechute. Chez d*aatres , ceia arriyoit la 
septi^iBC : app^s s^ jouvs d'intermission ^ 
k jagement jiyoit lien au Iroisi^me de la.^ 
rechute. Qnelques-^uns^, c^irent sept jours 
de Bhree , trois jours dfintermission eC 
furent jug^ le s^pti^ne. I^autres apr^ 
six jours de 4i^re , six jours d^inter- 
mis^on , retopib^Ht 'le trcMsi^me. <}he2 
qudques-uns , le mal ne discbntiuua 
qu'un jour , seidement , et le jugement 
ayoit lieu d^s te mdrne. jour , comme 

6. 



ia4 LIT. I. DISS iPID^M. 

rdprouYaEyagon , fils d'Aitharsis. D*aatres 
encore, apr^s six jours de fi^yre et sept jcnors 
d'intermission , furent jug^s le quatritoe 
de la rechute , comme la fiJle d'A^^s. 
Dans cette constitation , la plupart des 
maladies suiyirent la marche que je viens 
d^indiquer. Je n'ai pas oonnoissance que 
personne ait gu^ri , sans avoir ^prouy^ de 
rediute tr^fr-remarquable ;]- je ne sache pas 
non plus , qu'aucun de ceux qui en furent 
attaquds soit retomb^. La plupart mou«- 
roient le sixi^me jour , comme Epami- 
non , Sil^qie et Philisque fils d'Anta- 
goras. 

19. Lorsqu'il surrenoit des parotides, le 
jugement avoit lieu au yingti^me jour; 
elles se disstp^rent presque toutes sans yenir 
^ suppuration. L'apostase se faisoit alors 
par les urines. Ges tumeurs suppur^rent 
chez Cratistonacte , qui habitoit chez Hdra- 
clius, et la domestique deScymnus le pdn- 
tre;ils moururent Fun^et I'autre. Qudques-- 
uns ^toient juges au .septi^e jour ; apr^ 
neuf jours d'intermissiou , la fi^yre repa- 



EniAHM. J5e^. A. ia5 

Euayovri ta) ^ouBApaov^' ohi ^t Ixpcvf Ixrii^ 

TfiTccpTij, otov Tji AyW^ou ^y^axfiL Oi /xtv o5v 
gr^c^ot Twv vouffwavT6i>y> sv rn xara^affsi t«w- 
T37,TouTft) Tu rpoTTO) ^icvoOo'iQO'av'xal oxt^iva oTJix 
T»v TreptyevOjXf vcav^ ov Tcva ou;^ vTrvVp^^^v, xa- 
Ta ^oyov ae uTro^po^ai yevopevai. Kai ^cco'dl)- 
^ovTO TrovTSC ot; iyu oUbe , ocori av virocpo- 
^ai y ^ca Tov et^ffoc toutou ycvoeoero* ov^« t&v 

dJa vTro^po^PJiv ^(vopisvuv ttoXiv. KS'vqorxov ^t 
ev rotai vovtrhiMiffi Tcuriottri > oc Tr^cl^oe , ex- 
Tacot* oeov ETra/itvuv, xat Zi^qyoc Ko^t ^t" 

c9'. Otfft 9e TO, irapi ra utk ysvotaro/Jxpco 
vff fASv elxo^aiotffi* xareff^n ^k noivty oto'c oux 
cSeTrvisfffy aW STrtxu^cv rrpctTrgTO. KpaTCC^^" 
yoxre , of Trapa Hpax^ec wxst , xat 2xi>pivou toD 

^ fxpivc e^^opiacoeai} ^Wktjtt' cvvori) uircVpe- 



Ib6 KniAllSL JS(€^. A. 

ft hptvt h Tiic wrtocp&fijc reraproUotat. Ot- 

^pe^^ 9 KftC iSSoiidiotfft tiLpivs* oTov ^avoxpe- 

Tft), oc JMtT^xecTo irapi rvfli5tov« t6 ypoiyet. V irb 

ih ^8tii&va Tttpi ayioyj xpotaf ^etpLSpwat xatfAS* 

^pii hjTniiepiYigyit'apiiievov (lev ol xavcot. xai tcc 

f pgviTixd* xai I«9^v)iarx9v froX^ot. Ai fiivrot xp«* 

veee ^creVeffefv* xat exptvero- TOteri fr^it^octft 

c( fl^px^ itipLirtaiottrC ^ttktitt Ttraprotlotat' 

Xiifig'pe'iffe* ex Ji t^; wto^pofrii j fxptvE 7refA« 

7rr«^oifft. TO (Je ' fu/x7rav reffcapsaxaeJiexar 

Taeotct. Ixptvs (fe Trac^toifft oCItm toI^c irA^*- 

^otcre y arotp xai Trpea^vrspoeere. E^i (^ oiori 

expivs ev(^sxataiotari. vitii^'pefs revfrapt^xai^ 

^exaTY]* ffxptve rsWu^ elxocfi* £( ^s Tivec sTrsp- 

ptyouv Ttepl tiv eixo^iiVy roursocffiexpive tsc- 

ffapyjxo^'^.ETrepp'iT'Ouv ^'oi Ttiet^-otTrepl xpeo'tv 

Tyjv e| ctpyriq* ot -c^* eTrtpptywcravTef if oipx^^ 

Trepi y.pifftVp xat i-v TYifft uTro^po^^o'i apia xpt- 



X.XT. I. DE8 BPID-ixf. lay 

Toissett el la goMsc^n^ areit Ue« tu qva- 
1iri^iB€ de k reehACe. IVaatrea ^oient d'4* 
berd ja^S$ le Hf^^kme yova ; iU aToient 
MX jours d'intemrisftion , ensuile k fi^rrc 
)e» veprenoit et ^ ^toicM to«t-&-fatt 
gmiofi^ a« sepliinM : t^iBOta Pkafiocrile, 
qu deiH€iHPt»t cbc8 k pcniire Gnaton. 
Les fi^yres airdeates eoathm^rSBt pendast 
llkiyer , et le soktiee , jasqit'ii F^qmnoxe. 
Elles se joSgnireiit k la pbr^n^e ; beau- 
Goap en monrurent : alors les crises de- 
YixireDt tr^s-yariables. Chez la plupart , 
dies eurent lieu le cinqui^ine jour , k 
compter de llnyasion. H yayoit unc in- 
termission de quatre )ours , et le jugement 
comptet arriyoit le cinqui^me de la re^ 
cbute : ce qui fait en tont quatorze jours. 
Cda se passa ainsi, principalement cbez 
les enfans et oeux qui ^toient plus dg^s; 
les autres ^toaent )ug^ le onzi^e jour. 
La rechdte s'annoD^oit le qnatorzitoei 
et le jugemeiit dtoit complet au yingti&me. 
Lorsque le frisson suryenoit ce jour Ik , la 
arise alloit au quaranti^me. Plusieurs eu- 



rent des frissons d^ le commehcenutot da* 
lugement. Ceux qui, 4 cette dpoque, ayoient 
en des frissons , en dprouverent dans les 
rechi^tes , et an momcfiit de la crise. II y eut 
peu de frissons auprint^mps , il y en eut da- 
vantage en 6i6; ils furent tres-commnlis en 
automne et domin^rent surtout en hiver ; 
alors les h^morrhagies cesserent. 



SECTION TROISlfeME. 

ill ous parvenons a connoitre les maladies^ 
en etudiant leur nature propre et celle de 
leufs especes ou Taridtes, par Fobservation 
de la maladie et de Fdtat du malade , ainsi 
que des cboses qu il prend , et de ceux qui 
Ids donncnt , Car les maladies deyiennent 
ainsi plus graves ou plus suppor tables. Nous 
puisons encore cette connoissance dans I'en- 
serable de la constitution de I'air, et des 
difFdrentes parties du ciel : dans cbaque 
contrde; dans les babitudes, le r^gimie, le 
genre de vie, Tage du malade , ses discours, 
ses moeurs , son silence , ses iddes, son som- 



\ 



Js ;(C£f&uva ttouXu TrXsc^oc. Ac ^ at/Aop/Saycai 
vTTsXiTy oy . » 



TMHMA TPITON. • 

x*. X A ^c nspi ra vouoiq/xaTa , i ( uv ^tayim 

yyuono^ev ^x^ovrs; ex r^; xocv^; ^uoreoc ccTrav- ' 

Tft)Vy xae r^c t^^l? ixa^ou , ix TOuvovoiq|xaTOc^ 

ex rou vouffgovTOCi ex roiy irpoff^epo/Aevfiav , ex 

Toy ir^ea^epovToc* (eiri rb ^iqcov yap xai X^<^ 

frurepov, ex TOVTea>v*) ex r^c xara^xc^toc oXi7Cf 

xal xara pspea, ruv oupaveeav* xal X^?^^ ^^^* 

^C> ex Tov ei^eo;, ex r^; iicuvn^ , ex twv Ittc- 

Tiji^eufifleTwv, ex t^5 i^W^ic exo^-ow* Xoyocvc, 

6..«« 



» 

yocd'c^ cwirvcofttfi tivi^ xal St« riXftolgi^ xvyio^* 
fAOiaCy ^axpvoKrr (x r&v 7rocpo{ti9p5v* ^ca;^fiik«. 
piQ^acrc ; oupocffc ^ Trrua^oeo-e , i/xeroeffc. Kcu 
oo'at if oewv tic ola (fca(fo;^al Yoouftaruv^ xal 
teTTor^csc int to oXs3'/>(0v xal xplfftfiov i^pi}g^ 
^vfec, /«VOC? pif, TTTap/xot, >V7/^oi, wvev/xara, 

yiai, odiioppot^e^* ex Tovtewv, xai Jffa <fia tov- 
Wctiv^ ffxcTrrsov. 

xa . nuperoc oi fifv 5wvff;^«»f • oi <?* tj^cup^gv 
S';ij6vo't , vuxra ^taXsifTrovji* oc (f« vvxra «;^ov7c , 
iijiipTn-if ^tahlkWfTt, iiinrptvwtot , zptro^ot^ re- 
, TA/9Tacoiy^fifrraUe,i€(^f«a»t,ivaTac0t.£l8i 
#f ofuTarat ftiv, xac fxeyicot, xal x<<W«»TaTai 
vovcroc, xal Qavaroi^it^araty tv tw {uvgp^ei irv- 
psTw. (xtrfakit^arog is 7ravT«av, xai/iicroff, xai 
^axporaro; b feTotptato^' oxt yap pLOuvov avrog 

«y' IwWTOV TCtOVTOC Cf* j oXku XaC V0Vff>3/A(ir*IV 



y 



mail oa ses insomnies, sesr^res, les piootte* 
meats et pmrit8 qu'il ressent; ses l&nnes j k^ 
exacerbations , les ddjections y les urines, let 
crachats. te yomissement. Dans les maladies 
ileonvient aussi dVbserver commenl elles s« 
gnoo^ent ; quels sont )es abc^s critiques et 
ceux qui soat mortels : les soeurs y le fi:t>id, 
leg frissons, la toux, r^ternuemeat ^ le hoo- 
qoet, la retpiratioo, les ¥ents readus par 
baut oa pap bas , avec on sans bruit ; lesii 
h^iBtMrrbagies et les b^inohrroideJB : d'apr^ 
tout cda on jugera de ce qui doit arrcver. 

31 . Parmi les fiin^s, les unes sont coativ 
nues, d'autres durent seulement le jour fit 
quittent la nuit;ou soat diumes, nocturnes. 
fl y a aussi des bemttritdes , des tierces , des 
quartes : quelques-unes ne yiennent que tous 
les cinq^septyOu neuf jours: parmi les fi/^vrei 
continues y il y a des makdies tr^-aiguest 
tr^s-graves et raortdies. La moins Auieste do 
tontes et que Ton su^orte le phis fadlement^ 
est la fi^vre quarte ; roais aussi elle est la 
pins opinilitre. Non seulement elk se mont 
tre toujours telle , mais sa presence ddliYrii 

6 



/" 



de grandes maladies. L'h^mitrit^ , se joiat 
BouTent aux maladies tr^s^ignes , et g^ad- 
ralemeat , die est mortelle. La phthisic et 
toutes les afiections chroniqaes se compli- 
queiit surtout de cette fi^vre. La quoti- 
df^nne nocturne n'est pas mortdle , inais 
longue. La diume Test dayantage, et se 
montre sortout dans la phthisic. L'heb- 
domadaire est longue » mais non mortelle , 
ainsi que celledeneuf jours. La tierce ex- 
qnise, se Juge promptement et sans danger.' 
La quintane est tr^s-mauyaise et mortelle 
dans la phthisic , soit qu'elle se dddare 
ayant ou apr^ cette maladie. 

39. Toutes ces fieyres ont chacunc on 
caract^re propre et des paroxysmes, qui 
les distinguent , tant les continues que 
les intermittentes. II en est qui sont tout de 
suite aigueS; dWtres qui s'accroissent irapi- 
dement, qui tendent aussi*t6t k leur apog^; 
et deyiennent plus grayes k cette ^poque; 
ensuite elles diminuent yers la crise, 
pdur s'y terminer enti^rement. Quelquefois 
rood^r^e dans son commencement , la fi^yre 



ficyaXoiy oXXuv pverat* Ev (f« rfi jg/xcrptrflu^ xa* 
^o/iASvo)) fufAfrtiTTfit ficv xocl o^eoc vouff^fASTa yi- 

Toc. arap xaX ^fm^ie^ y xai oaa oXXot fiaxpi^. 
xepa vQMfrhpMTa, voveovorc , cn-t rovreo) ^Xc^a ' 
youoiovac. NuxTepcvbc ov^X/qv^avaTw^YJC, /ulo- 
xpoc (^^ iq^cpivoc p.Mtp6rtpoq' ei^c ^c ouri pcVf c 
xaicTci TO fBiv&^Sit E^^ofiaXoi p^aTtpoi, ou 5a- 
voTu^nc. EvocToioc fmnpirepo^y xai ou 3ava*- 
Tu^nc* TpcTftioc dxpt^tiqy vx/y%pifftii.oqy xai ou 
5avaTw^i9(* b (fc ye irc^irtaioc. Travruv /acv 
xoxt^o;* xai yap Trpb ^cffto^i xat in^n ^GiveO- 
0t cjrcycvo/Asvoc; xrecvic. 

%P • Eco'i (fc rpoTTOt xat xaTa^offtsc, xai ira- 
po^piol Tour«fli>v fxflc^ou Tuv irupcTuV; bfi0M»( 
' {uv«;^86)v xat ^caXi7r6vTft>y. Avrtxa yap |uve;^( 
(^iVy ourt ap;^opevoc av^^cee xat axpia^ee /laXt- 
Va; xat avayec CTrt t« ;^aX87r&>Tepov* Trspi ^s xpc« 
o-cv y xac apLa xpcVei , airoXcfrrOvsTat. B^t ^' o^ 
crc ap)^«Tat pLaXaxeoc ^ xat, V7ro6pu;^toc erava^c* 
l^ot ^i X9ii Trapolvverat xa9' npispviv axa^i^v' ^repl 



l54 EniAHH. ptSX. A» 

clvt ap;(6/xevoc ic^it^ imMot xai Trapo^uvf* 

;^e xpio'cofy %a.\ irspi xpcarcv. Sv^ircfrrsc ^f rcvjxa. 
yiyvtaBou im nocmht irvprrov , xoi iravro^ vov* 
ff^^aroCf Aa ^t tix ^csCTig^uaTa tfXOTrevptcvov cie 
rovTuv trpoff^spscy. IldXXa ^^ xotioXXx iirucotpae 

fAeviroti yeypavracy ta #i ytjftdB^tcLU H^ i 
iii Jea^oytfo/ixevoy ^ox(|Mt(«cv , xm orxoircM^i, 
revt rovre€oy o|v xai ^avoru^c^ q mjBCffccxov | 
xat T(M irpoffoxTCAv, 4 ov* xaiir^f^ xal irotf'ov, 
xac Ti TO irpofff epo/icvov 2(g^<« 



TM tv apTC)70'C* uv ^^ ot Trapo^ofiM iv Trspio'- 
■cfiffc , xp£ver«i iv iFfpi^flf^ori* E^c JW 9rp«)Ti} xplC- 
ffcfio; Tcjv frcpco^iuy, iv Ti}9< apTty}9c xpcvov* 
ifm, (f, ^\ ii, i. tS^, x\ V. V. /at. ?'. tt'. p'. 



prend une nouyelie force ^ s'accrott chaque 
jour et delate avec la plus grande violence an 
moment de la crise et pendant qu'elle a lieu* 
n en est d'aufres qui commencent par ^tre 
douces , qui vont tou jours en augmentant 
jasqu*aIeurapogde, puis qui secalmentvers 
le temps de la crise et pendant sa durtfe. C&- 
la arriye dgalement dans les fi^yres et autretf 
maladies. II est n^cessaire d'ayoir dgard a 
tout ceei , pour prescrire le regime. On con- 
sid^era aussi tr^s-attentiyement les autres 
signes congdneres , dont il a 4t6 prdcddem- 
ment fait mention , et desquels, il sera porl^ 
ci-^prds. Enfin il importe de pr^yoir par 
le raisonnement quand ane maladie estaigue, 
mortelle ou non mortelle , et s'il faut agir ou 
ne pas agir; a quelle dpoque> et k quelle dose 
doiyent ^tre presents les medicaments. ^ 
a3 . Les fi^yres qui ont leurs redoublemen ts 
hs )pur8 pairs , se jugent les jours pairs « 
ainsi que les paroxjsmes. Quant aux joura. 
pairs, la premiere pdriode critique a lieu 
au 4«, 6e, 8«, ip«, 14«, ace, 3as 34«, 4oe, 
6p% 8o«, et laoe. Four. les jours impair*^ 



i56 i*iv. I. i>£5 iiFiniu* 

\e 1% 3S 5% 7% 9% 11% 17S. 2iS 37% 
3ie. On ne doit pas ignorer que, si le 
Jagement arrive dans d'aulres jours , il 
faut s'attendre a des rechuie^ quelquefoi* 
iDortelles. On doit observer attentivement 
les dpoques critiques, qui annoncent la 
mort ou la gu^rison, et eonnoitre leur 
influence b^nigne ou maligne * consid^rer, 
en outre, iquelles pdriodes se jugent les 
fievres erratiques , les quarles , et les Jievres 
de cinq , sept et neuf jours. 



•W%'V*^ 



QUATORZE MALADES. 

SIALADE PREMICa. 

J^HiLiSQTTE^ qui babitoit prfes du nouvcaif 
juur, s'alita d^s le premier jour desamaladie. 
Alors fievre aigue , sueur, nuit p^ible i tout 
f ut aggrav^ le deuxieme jotir; le soir larve- 
went, dejections faciles; nuit caline. Le' 



SniAHM. jSt^. A« 1S7 

Tuv ^< 8V riiffc irsiseffo^ffi x/9ivov9uv mpti^wt 
KpoiTVi y OL. y-', e. C • '^ • ^« <t • xa .x^ . Xdi; Ect^e- 
vac (f« XP*^ 9 ^^' ^^ aX^a>$vX|9c^«i if^Gi) t&v uiroye* 

xal yevoero -ov oXfJ^pta. Asi (fc ttjooo's;^! (v rbv 
vovvy xat.ce^svac ev toio'C p^povocffc roureoco'e, 
raff xpifftag saofASva; cttI o'oariipcii ^ S oXe^pov* 
^ poita^ iiti TO a^nvov, q rb ;^eepov. frXav)?- 
re; ^6 TTvperoly xai rtr aprotiot , xai TrefATrraioi, 
xai ep^opiaioe, xativvaracoCy cv ^ac Trspioefoeffc 
xpivovrae ^ oxrirrsov, 

APPASTOI TE22APE2 KAI AEKA. 
APPQSTOS nPQT02. 

X(f . ^1AI2K02 ^TUiirapaTO reij^^oq' xaTSx>t^ 

nivb}^ ^syjTspri. Travra 7rapfii)$uv.d)Q. 6^5 ^e dcTrb 
xXva/AaTtov xaXu; ^tnkQg' vuxra ^i' iQ^v;^t>3g. 



i38 Eni&HM. /3t^. A. 

TfHxn if^fAf vof ftfx/^i fti9W niJtififK * t^o^g yp^ 

|yiiT« l9f&To^' ivpiiin^' Y^M99oe #f imfnpsun^ 
TO' |»AaiMc oujuitfif* vmra iv9f^ftK^ •uat Ixoi^ 
/BMo5q* ^avTA 7ratpi%pi^v9$, Trni^, ledbtc ««« 
|M»$uvdn* oSjMc plover voxTK <u^p«>ri|sny* ^ 
pa c^;^ovccpgi. Ht^Tmi, ivtpi ptf^vv if**p)K) 
o-jxixpev airo ptveiif Sr«f f «&epi9roir ffS/Bci lii yroc/- 
m^y Ix^^^ ivcuaip4/uer« cp^TT^^y /ovoti- 
^idt , iwneapiiha* ovx c^pvr^' n/B«r«^</c4v6* ^ 
jSa^vov , 9»ua-6»^6a ffftiitpx ^X^t* 9uxT« iirtir^ 
Kj;' UTTVoc cfiupu' ^6701* Xsipoc* axpsx ?ray- 
to9( ^^poLj xat 0UX ?rc eiravad^p^ivo^sva. 
evpiQffc piXava. 8xoi|iaii3>} o-ficxpa. Trpo; ^/xipijv 
eejvfidvo;. cJjpGiiffC ^v^P^^* axpea. frsXi^va* flepc 
&i piiffovrifjiipTnQ, emxatog int^cfve. Tours6» irvsv- 
pi« ^ca TsXsog , &9Kep avaxoc^ou/xevu , apaiov y 
liiyoL' OTrXjjv C7riQpd>} ittptfspsi xupru/xocTC' Wpw- 
t«ff ^u^jrpoi ^la t Ago;. Oi ffapofvaptoi ev apr/y- 



X.IV. I. DJtS iPIDitt. 1$() 

troisi^me jour, depnis !e mfttm j*udqu*k 
midi; nnllcf appftre&ce de fi^e. Le soir 
fi^re aigaS, sneur aTec soify langae 8^ 
cbe, wriae doivt. Nak pAnible , iAsoimrie , 
d^ir« eoifii|»l^. Le qaatrihne jour, ezatier* 
baiioft de» symptAmes, itrkie noBrtf : nail 
phu calttie; ttrine d'ofid meilletipe coth 
lent. Le ciftquiMyie jo<ii' iret»niidi, dooi»- 
kioesil de quelqttes jjtMittes dc^ sanng du nes, 
urine Tftri^ Ated dee nudges pai' floccoii» 
ipxT^Uis 9 seMlitable^aii ^penoe , et sans d^ 
dhnent. SapposlloM , qm est k peine sarH 
d'^rnption de yen¥«. iVuit pdnible , soinmeii 
i^^. Locpiacitd , d^ire , froid dea exfr^ 
mit^ 1 absence dn retour de ehaleur. Urine 
neire^ an pen de sommeil. Yerale jour, aph<H 
nie , snenr froide ^ enit^mit^B lirides. Le 
sizihne jour k ntidi, niort.Li» respiration Ibl 
toujonrs rare , iltendne et epmme entrecon-* 
p^ : la rate pr^sentoit une tnmenr , arrondie. 
Sneitta frbijes eontinuelles. EooceiiMtiana 
tes jonf 6 pdi^. 



l4o * Zily. I. D£S iPIpBM. 

MALADE DEUXltME. 

diiJBNX > Toisin des fils d'Eualcide ^ 
pr^s de la platte fi>rme, est attaqu^i de 
BkfVTe^ la suite de fatigue, d'exoes dans la 
boissoa et d'exercices pris hors de saisoii; 
Des le comineiicement^ dooleur anx lombes, 
pesanteur de t^te et tension au cou. Le pre* 
mier jour , dejections tr^s-copieuses de bile 
pure , tr^$HX>lorde$ et ^cumeuses. Urine 
noire aVec ^n^or^me d6 U m^me nature/ 
Soif, langue sdche; la nuit, insomnie. Le 
deuxi^me jour , fi^re aigue , dejections en- 
core plus abondantes , t^nues et ecumeuses: 
urine noire; nuit p^nible, l^ger d^lire. Le 
troisi^me jour,exacerbation des sjmptdoies; 
tension de Thypochondre des deux c6tes , 
-f^ j'usqu'4 Tombilic, sans duretd ext^rieure; d^ 

jections t^nuesjuoire^tres. Urine trouble, de 
la m^me couleur. Fendant lanuit, insomnie, 
grande loquacity, rire, ctiaot, violent 
d^lire. Le quatritoe jour, mSme dtat. Le 
cinqui^me, dejections bilieuses sans melan- 
ge , polies , passes. Urine t^nue, limpide; 



EniAHM. /3i6>. a; i4i 

m • 

APPaZTOS AEYTEP02. 

fftov T6)v Ei^a^au^ou;' sx xoTrotv , xac ttotwv , xat 
yv^yoLviaav axaipa>v, irvp ?Xa6f . i^p^aro &k 7ro« 
Vfecv xai d^^vvy x«t xe^aXyjy £i;^< ^oipoi* xat 
rpa;^:Q^ou Sv fuvracrtc* Atto d^ xoe^ciQC, r^ Tr^ci- 
Tii, ^dlii&s.aLy ooLpyixot^ hafpa^ xaraxojdsa rroX"* 
^ ^tijX&s' ovpa ^(XatviQV , ^e^acyy)v ryjv V7r6(7a« 
ffcvl^^ovra. (^i^iS^^c* yXcIio'ara gjrtfiQpoff* vyxtb^ 
oveTev exoepUQ^'y]. AevTspy} , irvpsTOc d^u;' ^<a* 
^^upiQ/xara 7rX££&), XefTTOTSpjc, cTra^pa' ovpa 
fii^ava* vuxra Jii^^dpcu;* aiiupa irapcxpov^ff* 
TptTji , Tcavxa Trapwfuv.^*!* U7ro;i^&v^ptou {yvra^ 
ffi; l| api^oev Trapapinxyi; Trpoc djii^oXov, U7rd«* 
WapOff' ^^ia.'Xoipnfia.TX ^sirra^ UTroficXava. ou* 
pa 3'oXepa^ uTropt Aava* wxtq; ou^ev cxotfi)Q3>i' 
Xoyot TToXXoc, yO^oagj wJw, xaTg^^v ®'^x i^Ju- 
varo. Trraprv}, ^ta twv auruv. UipLnrvif ^£«- 



lit EHlAHM. fit&i. A. 

oZpa\enTOLf J^ca^avea* a^itxpa xortvoee. ixri!, 
ir«/9( xeyo^xiv (ryuupa. em^ptavs' oUpta ^v^^a^ 
ircXn^voc' iro^u^ P'kin^picpLog' ivh noiUiis ovin 

oifwfog' ebtpta oOx Ire a^t^ppLodvtro' ovpq^ 
ev^iv. Oy^ovi t^puffff it oXou ^;^6v. rfixvd^fur 
ra psra e^p&ro; ipyBpa^ ^poyyvika^ ffftix/M, 
ecov fovOoc, icctpiitivi* ovx afrcc«TO. air^ ^i 
xoeXinc ipe9t(fii& O'/xcxpw , xoTr^ava XcTrra ^ oZx 
aiteitxoi, TToX^a ^rijsi ^rra ttovov* ovpti fuxa 
6$vvviQ (faxyea^ea* ax|»fa o'pcxpa avs^eppxrvfro' 
VTTVoe ^STTTQi, xcdjutaTu^ffsc' a^uvoc* ovpa Wrffi 
^ca^avia. Ewfleriiy iw ruv aOr&v* Asxatfj, ffo- 
ra oux iiij(trQ' xtejxserul^ic* ©' ^i wttvoi ^sttto/' 
flCYTO ^f xot^cisc o/xout* oi)p»}flrc oe5p6ov , viroira* 
XV 9 x«(pievov' uTTo^AffCc xpcpivtt^C) ^fvjng* 
axpsot. «ra>cv ^XP^ Ev^exarii , iitiBavt* ii 
atpx^CTOVTtM ^ca TEleoc/TTvtvpta ^^'y^y ap«wV 
vwo^^vJ^^ou 7ra>|:*bff JwveX'^f. H Alexin , «; ff«p» 
rrea eUocrt. 



I.XT. I. DBS iPlBilC. l4S 

tin peu de oonnoissance. Le 6« jour, petite 
sueor aatour dela t^te, extr^mites froides et 
liyides, violenteagitatioa, supressionderuri- 
ne et des selles; fifevre aigue. Le 7® aphonie, 
absence de chalearaiix extrdmitds; point d*u- 
rine.Le 8«, saeur froide gen^rale, avec Erup- 
tion d'eianth^mes rouges sph^riques , sem- 
Llables aux varices et qui se maintenaient sans 
snppuration. Apr^s une lEg^re irritation da 
ventre, dejection tr^s-pEnibled*excr^mens t^ 
nvLSy commede matih'es tout-a-f^itcrues. Uri* 
ne mordicante, accompagn^e dedouleurs, an 
peu de chaleur auxextrEmitEs;]'dger sommeil, 
suivi d'assoupissement comateuxj apbonie r 
urine tdnue, limpide. Le ge m^es symplfi- 
mes. Le lo^, interruption de la boisson, alter- 
natives de sommeil etd'assoupissement;md- 
mes dejections. Urine copieuse, Epaisse, avec 
on s^iment blanchstre, furfuracE; de noU-^ 
veau, froiddes extr^mitds. Le 1 le, mort. De^ 
pais )e commencement, la respiration fut tou- 
jours rare et ddvelopp^, avecpalp^tation con- 
tiQuelle de Thypocliondre. Le malade Etoit 
figE d^environ vingt ans^ 



f44 MT. X.'DS8 ^FIDliadL 

MALADE TROISIEME. 

xXiROFHOKT est pris de fi^yre aigue* 
D'abord , dejections alyines en tr^s-petite 
quantity, rendues ayec t^nesme^ enjsuit^ 
liq'uides y frdquentes , bilieuses ; urine noire ^ 
t^ue^insomnie.Lecinquieme jour au matin^ 
surditdy redoublement g^ndral , gonflement 
douloureux de la rate, tension deVhypochon- 
dre ; d^ections de matieres noires; ddlire. 
l«e sixi^me jour , meme etat : yers.Ia nuit * 
sueur ayec re&oidissement, continuation da 
d^ire. Le septi^me, refroidissement , soif, 
d^lire; des lanuit, retour de la connoissance, 
sommeil. Le huitieme, fi^yre , mais moins 
de gonflement k la rate; exercice plein et en^^ 
tier de la raison, douleur k Paine, qui corres- 
pond a la rate; ehauite la douleur se porte auz 
deux cuisses ;' nuit plus calme; urine d'une 
meilieure couleur ayec sediment rare, blan- 
cli4tre. Leneuyieme, sueur critique , inter- 
mission dela fieyrejquir^cidiyele cinquieme 
jour suiyant ; aussit6t gonflement de la rate^ 



EHIMIM. ^iffX. A. 145 



•%'^>^»^^^ ^ ^^>^^<%^^^i'V>»V»^» 



APPfiZT02 TPIT02. 

cviiffav ovpa {xi^va, Xsirta. HcftTTTy}, irpoie xu- 
ywdt^' jrapwfvv^u Travra* o-irX^jv ejriioe*}' ujro- 
X«»<JjP<ov fwancff' oiro xoiX^^c oXrya, /^sXava 
^iWs' irApeppoMjo-e. Extjj, ilvipst' ig wxt« 
Wpwr ^ugic' Iripog nxpiiisvs. Eff(yof*y}, icepte- 
yvxro- (?e^oS<l>;{* wapexpouffe' ej vsixra xare* 
vosr xarexoepiiQdif]. O'/^ojj, «jrwpe<j(js- rr7r>iv 
«petouTO*xaTfiv6ge jrovra' ilyigae xara jSou^w- 
va. fcappta to Trpwrov dTr^jjvo? xar' e?tv, eirena 
•i jrovOT e^ a/xyoripaff itviitiotg' vuxra evfopwg' 
ovpa sxtxpovt^ipcK vno^afTiv tl^s triiuphv, Xsu- 
xnv. EvvaT>i, ^otoiw- litpcOiQ' (^cAeTre. IlepiTrTjj, 
v»eVps+«' awTix* ^e oTrXiv «7rwpO,j* TrvpeTO^ 



^ 



i46 sniAHM. /3c6X. A. 



<^^>l»»^fc^<^^1^»^^'%l»»»% <»%<»%^»»<^^V»%V<| % %*^^ ^ | 



APPa2T0Z TETAPTOZ. 



m^fEw 



T£xov9'«Vf x«t xara fvoiv x«0«^oc ycyvofuvDCi 
^i o^a xa^ft)c (^to^ouflravy Tecrarcptffxai^cxa- 
T«}v eoOffav ^gra rov roxov , friijo ttka^i [lixa pf 
-^coc- UV/sc <fe a/9;^of«iv)9 x«p J<)}v , xai VTro^^ov- 
^piov ^(feov* Yvvaexr.ta>v ttovoc* xa5apffic fffOEV* 
caro. irpoc^siLevvi ^k , ravra ptv (xou^'ff^* 
XE^sEAvic ^c y xat Tjoax^Xov , xac oaf vo$ irovot 
frapsfisvov* vttvoc oux cvyjaaV axpea ^XP^* 
ii^lMni* xoiXcsg (uvcxau^ , 9pLupa ^Kjist' ovpet 
Xtrtxay axpoa itgn* ccpx^' ExT«iii fc vvxraira* 
pexpowf iro^y xac ircc^v xecrtvoct* £^^of^?f 



Ft^rre ngae, relour de la surdity. Le troi- 
si^me jour aiprhs k rediutey diminutioa du 
.gonflemeiit de la rate etde la surdity, douleor 
aux jambes ; sneur dant la nuit. Le dix-sep- 
ta^mejla nialadie e$t jug^. 11 n'j eut point 
de ddire apres la recimte. 



MALADE QUATRI&ME. 

••7. A TfiAaoSy la ^emrne de Philimis, qui 
idtoit aeeouch^ d*«iie fiUe, est prise d'une 
fi&vre aigae arec frisson ^lequator^eme jour^ 
^NP^lad^iTraxH^; les loctiies dans 1 etat oar 
tardy et da reste sans^ympt6toeS:graYP&.Des 
le d^uty dottleur aa cardia, a I'b^ochozidre 
droit et aux parties de la g^n^ration . Suppres- 
sion des lodbies j ^ouljigeiBei^aamoyend'un 
pessaire. Donieur GoatuaueiUe de la t^e^ dqi 
oon etdes lombes; insomniej froid des extr^ 
mitds , soif ; Tesjtre brAlant , leqiuil ne ren- 
doit que tr^s-peu de matiere; urine t^nue, 
d^olor^ d^ le principe. Le sua^me jouTi 



l48 LIT. X, DS8 iVXDiX. 

vers la nuit, ddlire considerable ayec des iii<- 
tervalles lucides. Le septi^me )our, soif , d^ 
jections, bilieuses tres-color^s Le huiti^e, 
frissoa violent, fievre aigae; spasmes fr^ 
quenU aocompagn^:^ de yiyes douleurs , et 
de yiolent ddlire avec transport. Ud suppo<- 
sitoire fut immddiatement suivi d*un flux 
bilieux ayec insomnie. Le neuyi^ine jour , 
il y eut des spasmes. Le dixieme , an peu 
de connoissance. Le onzi^me , sommeil , 
inti^grit^ de la mdmoire et alternatiy^ment 
d^ire ; des flots abondants d'urine paroi9«* 
soient ayec les conyulsions , mais on en 
dloit rarement ayerti ; 1' urine ^toit dpaisse, 
blanchitre, comme celle qu'on a troublde 
apr^s un long repos et^sans s^'ment; de 
couieur et de consistance pareilles k celle 
des b^tes de somme ; du raoins celle que j*ai 
yue. Le quatorzi^me jour , palpitation nni- 
yerselle ; loquacity ayec des interyalles luci* 
des, suiyis bient6t de d^ire. Le dix-sep« 
Ifiime, aphonieA Le yingti^mei morU 



ehiabv. pt€X. a. 149 

fro^^oe pfTs TTovov* iroXXa iropt^icyf. f{avc« 
C^TO* /SaXavov npoa^eiiivTi y iro^Xa ^inXd'e ftcra 
veptppoov ^o^vi^so^' virvoi oux ffvvig'av. Evvoriiy 
ovacixoi. Aexarvi , tpLtupa xaTCvoee. Ev^exarit| 
cxo(pio9>}* TrbevTuv dtvsiivfuT^ri , ^^X^ ^^ fral^v 
^apivLpoyas. ovpee ^i paza. ffTraerjiAoliv oL^poGV 
TTOu^u, o^fyaxic Ava^cjtivnjO'xcvTCiiV) 7ra;(Uy ).eu« 
xov, oiov yivsTac sx t6)v xaxc^ajtievuv^ OTav 
«vaTa/9a;ir5^ xcc/acvov irovXvv ;^6vov' cu xa9i« 

vfro^vycov TOMtura ovpce^ oZk xayw el^ov. IIspl 
it reffaa/^effxoecJ^exaTiQv covav] , ira^f/oi it oXov 
Tov ffufxttTOc* ^6701 iroX^ot' fffACXjDa xarivoec, 
^la Tax^'^v ^* iro^tv iraphpOMat, Utpl ^i 
iirtoxac^exaTHv foOaa; Sv ayuvoc* Eoco^^y 



7- 



l5o EniAHM. Pf^. ▲, 



AFPAZTOZ nEMDTOZ. 

Apx^y^^^'^i ^«p( roxov S^ iovcoof , fiiyo^ Ha* 
fig tff/yp&g' ovx kOspiiMriy uc As^ov xat r^ 
v^ffpanj TOtaOra. Tpirrt (fc, Ircxc l^nycccipa^ 
xal t' oXXa TrovTa xara ^oyov vik9$. Asmspip ^f- 
Ta TexoV| IhtSe nvperog o{vc* xapJtigc tfovo^, 
xttf yvvaotiQtflav' irpoff^cpivi] ^f , rcivTa jmv cxov* 
5>b5i3* xe^^^c ^c xat rpa/jnkoVy xal offfuoc 
TTovog* VTTvoc ovx cv^ffav. airo ^c xot^oac okiyoL^ 
^o^^ia , ^ffirra (Tcpei^ ax^ijTa* ovpa Xnrra uiro- 
pAavoe. Af»' ?c <^^ e^a^^avs 7rO|»y is vvxra (x« 
Tot/>} napinpowxe. EB^opLip , iravra ira/BCi>$uv9)9' 
aypunvoc* napinpOMvV (Tc^w^jjc* ^iax<bipiifiaxa 
ftivxa/oXoifM^ xaroxopea. dyifoii intppiy^ct 



X4IY. 1 1 DES Apid^m. i5i 



MALADE CINQUIlfeME. 

a8. JL»Afenimed*E^icralescliezArchig&te$, 
6ur lep<Hiit d'accoucher est prise d*un frisson 
tr^Tioient, que Ton <Ut aivoir coatiaud ce 
|our \k et le lendeinain, saai que 1 1 chHleor 
piktse r^tihlir. Le troisieme jour, elle mit 
an monde une fille et parut se trouver gea^ 
salemeut bi&Ok, Le deuxieme jour apr^s Tac- 
oouchemcat , une fi^re aigue se d^clara 
avec douleor au cardia et axix parties de la 
gdadratkm ; un pessaire procura un soulag^ 
ment marqa^. £ftsaite,d9uleur de la tdte , 
du cou et des loiiihes; iosomnie , dejections 
bilieufi^ en petite quaatitd , tdaues et tr^s* 
color^ ; urine crue , noir^tre. Le sixi^e 
jour de Tinyasion de la fi^vre , d^lire vers 
la nnit. Le s^i^me, exaoorbaticm de tons 
les sympt^mes : insomnie , d^re , soif , 
directions enti^rement bilieuses et tr^s-co*- 
lorto. Le huiti^me jour^retaw du frisson; 



i ••• 



l5ft XIV. T, DE8 ipIDiV. 

un pen plus de sommeil. Le neuyibne, 
mdme ^tat. Le dixi^me , yires douleurs anx 
jambes , et altematiyement au cardia , ayec 
pesantcur de t£te, sans d^ire ; sommeil plus 
long y, suppression des selles. Le onzieme , 
urine d^une raeilleure couleur avec un s^d>- 
ment assez copieux ; Idger soulagement. Le 
quatorzieme jour, retour dn frisson, fi^vre 
aS{;ue. Le quinzieme, Tomissement asset 
frequent de bile jaune; suenr, intermis- 
sion de la fi^re : vers la nuit , fi^vre aigue , 
urine ^isse arec un s^iment blanch&tre; 
Le seizieme , exacerbation des sjmpt6mes; 
nuit p^ible, insomnie, d^Iire. Le dix> 
hniti^rae , sdif, langue aride , insomnie , 
d^ire consid^able , douleurs anx jambes. 
Le yingti^me au matin, l^ger frisson , as- 
soupisseroent , sommeil paisible. Vomisse* 
ment de bile noire en petite quantit^; yers la 
nuit surdity. Le yingt et uni^me jour , dou- 
leur grayatiye dans tout le odt^ gauche, pe- 
tite toux ; urine ^paisse, trouble, rougeltre, 
sans s^iment : du reste soulagement « 
ix)int de fiiyre. 



fxotfiq^ nXsia, EvvaTYi 9 <f(a roSy auTuv* 
Aexarvi erxAea «7rt7rov&>c SXysc* mapiiifiQ naktv 
o^uvni* xaptiSapivi' ou napinpo\)<r9' cxocftorr* 
^^>ov* xoc>eq cttctiq. EyJ«xaT«i^ ov/SYiffe cv- 
XpoiirepoLj avj^viiv V7r6^«0'iv «;i^ovTa* ^cijy^ xo\>- 
^T£f}Ov. Te(rffap<ffxat(fsxaT)i y mpplywn' irv- 
peroc o^vc* nevTCxat^sxaT>] , ^fiefff ^(o^u^fori 
$av9a, vn6(rJ)(ya* Wpf^vzy aitopof' if vOxra 

Xevx3Q. Exxai<^exfleT|Q ^ Trapft)^ uv5>} , vvxra, xac 
^vcfopng* oux VTTVciiffs* irapixpoMCi . Oxruxae* 
^sxarijy ^fffOi^Ti^' yXutfffa CTrsxaui^iQ* ou;^ vir* 

ccj^e. Ilf joi <fc eixo^v, tt/do)! trpLupa imppiyoivt'^ 

^ea , o^cya^ pieXsva* ec vvxra xu^uo'cc* flejol ik 
irpoiXfiv xac eixoTviv^ Tr^cupoO ipi^epoit fidpo^ ^t 
oXou fcsr' o^OvDc* 9iiupot iniSviadt, oZpa <ff 
irdtxoc «X®^*> 5o>«p«, \mip<iOpoL* xfcpsvoe oO 
XftOc^aro* tA tf' flEX>« xovyoripwc* owx ajrvpoc* 



•••• 



ft$4 BniARM. pi'^ A. 

kvrh if ipX^ fdpuyya «Trc*Wv»c' fprj^or 

ItvpStie^ 9ta tA«oc irapffteve, n«pi ft ebtortv 
i^^ounv , airupoc* ovpotffi wTro^aaic' ic>8wpov 
^yec. n«pi ft TerapTiQV xal rpcaxociiv , fcOp 

T^ Ti<r(T«p«xoc7 oXtya X®^^««* fXft.^»J* tc* 
>iu( otirvpoc T^ 07^19x01;^. 



iVVaiTOl EKT02. 

xB\ IVAEAKAKTIAHN^ tc x«TfX8(T0 IfroMa TOV 
BpaxWoV| nvp IXa^c irsTrWnftfviuc. rSkyst ft 
xai xe^o^Jiv c$ apX^C y ^*(^ 9r>cvpby c^ic«pov« 
xal Tuv aXXuv trovoe, xofrKuftft rpdrrov. Oc iw* 
peTOi9rapo$uv6fifvoc; a>XoT< «^6i«c 0(TaxT&>(r' 



Z.IT. I^ DJB8 iFXDiU. l55 

Ilfes le principe, rougenr et douleor d« 
la gorge aTec rdtraction de la luette , et 
fluxion oontinaelle tor eet organe , d'une 
biimeur tore , mordicante , salsogineuse. Le 
▼iiigt-sq>ti^iiie jour 9 apyrie : urine s^- 
menteuse , douleur au c6t^/ Le trente* 
qua triune jour , t^dive de la fi^rre » idles 
liquides , iMlieuses. Le quarantit&me , pe* 
tit Tomigsement 'bilieu]^; la nudadie est ju« 
g^. La ^rvre ne eessa eatidvement qu'au 
quatre-ringti^me jour. 

MALADE SIXltME. 

ag. VixiurACTsqui demeuroit au-dessiis du 
tisuple d'Bercule, est <attai^^ d'u^e fi^yre 
qui n*aToit rieu de fixe daxu sa marche.D^s 
le coaunenoement^ c^phalalgie, pleurodynie 
du cotd gauche et douleur eontusive des 
meiBbies ; bisarrerie des acc^s quirevien- 
neat k ^poques rariables , quelquefois des 



(••t* 



l56 Z'lT. I, DI8 it^iBiu. 

sueurs , quelquefbis point du tout ; retour 
des paroYjsmes ordinadrement les joors 
critiques ; froid des mains Ters le vingt- 
qoatri^me jour , et Tomissement assez fr^ 
quent d*une mati^re bilieuse jaune, puis 
tout-^~fiiit Verte ; sniyi d'un entier soida- 
gement. Au trentifeme jonr^oommenoement 
d'unek^morrhagie del'une et Taatre narine; 
mais k des ^poques Tariable^^y et toujours en 
petite quantity jusqu'li la crise ; point d'ayer* 
sion pour les akmena ni de soif , pendant 
tout le cours de la maladie^ ni de r^es 
turbulents; urine claire mais color^. En- 
viron le quaranti^me jour, urine rougeltre 
ayec beaucoup de. sediment de m^me cou- 
ienr , remission des sympt6mes. L'urine 
offre ensuite des variations pour le s^i« 
menty qui manque par interyalles.Le soixan- 
ti^me jour, s^iment copienx,blancetpoIi, 
remission de tous les symptOmes, intermis- 
sion de la fiivre ; urine claire de nouyean , 
mais d*une bonne couleur. Le soixante- 
dixi^me jour, apyretie qui continue pen- 
dant dix joiir8.Le quatre-yingti^e, firissoOi 



EniAHM. |3t^. A. 157 

i^p&rsQ , OTC fiivy OTff ^' oil. Ta fiffv ir^c^a cire- 
fli7/Aoc£vov Of Trapo^o/AOc^ cv xpco'(|uioia'e/xaXXoy* 
Uepi ^k sexo^y TgTa|&T>3v , ^stpoLi a-Apxi e^u- 

oXtyov <^e Icj^sa* Travruy inovfiff^n* Uepi ^k 
r/>eaxo^v sovn, lipioexo aito ptv&v eupLOppof^^ 
yhtv e( apLforipoiVy xai ravra 7rsn'^v>7ftsv«jc 
xar' o^yov fisxP )^(ffeo^* oux anovtxoQ ^, 

cypuTTVOc* oupa ^e XsTTTa, oux oi/^oa, IIspi ^c 
Tff0'ora/)axo;g-i]y ea>u oipn^e uirspv^pa, UTroca- 
ciy TToX^iy , spxiBph'^ t^omx' ixouyior^*]* fAsri 
^6 raOra TTOtxcXfiac Tiroiv oup6>v, ore psv utto- 
^ao'cv el^ey ore ^e^ oif. Ef>3xo<r^ , oupoio't vtto- 
^avig iroykh, xai Xeuxy}, xaDmig* ^uve^uxs rray 
ra* TrupsTol (fiAcTTOv* ovpot ^k iraXev XeTrra /acv 
fw^poa ^e. E^t^opHfjxo^ij , anvpoQ ^tikvm A/a«- 
pa; Jex«. Oy^OYixoc^ii ineppiyoavs' Trvpstbg 



i58 sniAHH. pc^. ▲• 

«{uc Aa^c* c^poDfff iro^' oi!i^o(ot viro^o^K 

APPilZTOZ CBAOMOZ. 

X'. iVlETaifA frO/} TkaSt* oo-^uoc Papoc C7r6- 
^vov. Aturipri y xi^ap movrc uTr^ffu^vov^ airo 
xoc^CK}; xa^u; ^eviX^£. TpiTTpj xs^a^^c Papo;* 
iuL)(tapripLaxa XeTrra, ;^o^Gi><rea , vjcipvSrpoL, Te - 
ra/9Ti>i, 9ravT« irapufuv.d')]* eppun cctto (^e|cov 
fAUXT^po; aljpMc ^ec xaT* o'kir^oy' vvxra ^uo-^opuc* 
dia;^ft)piq/xo(Ta o/xoea TJi Tpk«3* oSpa UTro/iAava 
fT;^« ivaiupviiM uTToptcXav cbv, ^eo'Trao'pievov. 
ovx e^puero. nipTrry}, cppui} Xavpov c( api^epov 
Sapntov Up(>)9%' Upi^t psTOE is Y,piav» , 



xir. t, DBS APXBiM. l59 

tihrre aigiuS, sueor eopieuBe, sediment 
abondant , rougedtre et poli de rurine : ce 
(jui termine la maladie. 



I^»^>»^<V^»^% ^ ^^^'%^^^%%^^<^^»»%^^^^«^ ^ ^^W^ 



MALADE SEPTI&ME. 

So.Jyi ETON est pris d'une fi^yre yiolente 
avec dooleor et pesanteur dans ks lombes. 
Le deuxi^iiie jour, liberty da ventre , en- 
tretenne par une boisson abondaate. Le 
troisibne jour, douleur graTatiye de la tdte, 
d^ections bilieuses , t^ues , roiige4tres. 
Le qnatri^e, exaspifration des symptft- 
mes ; un peu de sang coula k deux reprises 
diffdrentes par la narine droite. La nnit, dtat 
pdnible , d^Sjections pareiUes k celles du troi>- 
si^me jour; urine noitdtre avecdn^r^esde 
la m^e nature, disperse et sans s^iment. 
Le dnqui^e jour, b^orrbagie consid^a- 
Ue de la narilie gaudie: sueur; la maladie 
est jug^.'Apr^ la crise , il y eut des urines 



i6o Xiir. I, sssiPiDJiM^ 

noirfttres , des insomuies et un I^er d^lire 
que des affusions d'eau sur la tSte firent 
cesser y et qui fnrent suivies du sommeilet 
du i-etour de la raison. Le malade n'^prouya 
plus de rdcidiye ; mais , apres la ( rise la 
mdme h^morrhagie du nez , se r^pdta k 
pluiieurs reprises. 



MALADE HUITlfeME, 

Si. lliitASiKTrB , qui demeuroit pres la fosse 
du bouvier^ fut saisi d'une fi^yre tr^s^yio- 
lente , apr^s le souper; ii passa unenuit tris- 
agit^. Le premier jour fut assez calme; 
mais la nuit raauyaise. Le deuxidme jour, 
redoublementg^ndral^ddlire dans lanuit. Le 
troisi^me jour , dtat p^nible,yiolent d^ire. 
L^ quatri^me , le malaise augmenta : pendant 
la nuit , insomnie , r^es , Ipqnacit^ suiyie 
d'un ^tat pir^ydangereux et yiolent : frajeur, 
d^couragement. Le cinquieme jour au ma- 
fia 9 int^grit^ de la oonnaissance et du juge- 









APPnrToi orAooz. 

Xa • XliPA2iN0Ny &C ^)(ss YTopa Bo&>rou X^P^ 
^jpigy^ irup eXaSe p£Ta Jecirvov* vuxra , Tapa;i^&i- 

Jl9C« H/ACpviV TI3V irp6)'n}Vy ^l^QTU^tnC* VUXTflt, 

(ircTTovuc. Aeurspii; Travroe Trapu^uvOyi* «c vvxra 
vapixpwffs, TptTi] ffTrcTroifoiC 7roXXa7ra|3sx/)ou- 
c«. Tsraprv}, ^v^^opcarara* cc ^c t^v vvxroe 
fO^cv 8xoc/iiq5»* cvvTrvca^ xac Xoycarjioc. eirrtcrae 
X^^^9 fteyoeXa^ xac tTrexaepa* ^o^oc, iufTfopin^ 
nifAiTTip^ YTpttc XATnpriQrOy xalxarevoce TrovTa* 



l$2 ' SniAHM. |3t€^« A. 

9rou>v ii frpb /iwov nficpuc 8&f*avn- xatixs" 

oux ^^vvaro- axps* ^XP* vTroireXia" ovpa 

jrvp«Tol eia rOiOi 5wv iifpSTi- itroxov^pca pe- 
T««pa' fuvtacrec fier* 6(^iv^J^. Ovpa (Je fxi^a, 
t^ovra IvaewpiQfXfltTa <^poyy\i>i(x.' oOx Wpueto' 

ou 5li>jv* ffTracfiol ^e iroUoi Jwv i^p»T* irepl ^«» 
vaTOV. 



APPaST02 ENAT02. 

K'. [V.PiTfiNl fv eafffai, trotfbc o^wvij Spgoto 

b/wpij , aTTO <?axTV>ov Tov fiiyakov, opfloc-a- 
d^v TrepttovTf xoTfiX^^ij aw^ijptepov* ypoewJuff , 
«ffw(?UC, ffuixpa wTTofif pfiatvd/*evoc' vuxTot waps- 
fpovmi' AsuTe'py, oHifj|*a ^i oXou rod iroao^ 
xai Trepi o-yupbv wTrepuepov /utsTot ^vraffcoc f >.u- 



LIT. I, BE8 £PTD<U. l65 

ment ; ii midi , violent d^line qu'onnepouToit 
ma! triser; extr^mit^ froidcs et liyides; sup- 
pression d'urine : mort, vers le coudier da 
soleil. La fi^yre Ait toajonrs accompaga^e 
de sueurs , de m^tdorisme et de tension 
donlooreuse de Tlijrpochondre; les urines 
noires ayec des nuages par flocons et sans 
s^iment; les dejections excr^menteuses; 
la soif cootinaelle mais non tr^s-violente ; 
des spasmes fr^uents avec 6es sueurs aa 
moment fatal. 



*^^^«»^%/^%<»<»%'%^^%^^<^» »^» i »<^» '%/m^v^/^ 



MALAD£ NEUVlfeME. 

St. A Th A0Oft, Criton fut saisi en marchant, 
d'ane yiye douleur au gros orteil : ce indme 
)OQr , il s'alita. 11 ^rouya un frisson ayec 
d^oiit et an peu de ft^yre : d^lire dans la 
Unit. Lelendematn, enflare de tout le pied; 
tension et rongeur de la mali^le ayec 
^elques phljct^aes noires ; fi^yre aigue » 



a64 LIT* I, PES :6piDiic. 

violent ddire^ d^iections assez oopieuses de 
bile pure : aa coinineiicement da deaxieme 
jour, mort. 



MALADE DIXIEME. 

33. U K Clazom^nien qui demeuroitpr^ da 
puits de Phrynichide est prts d*une fiei^« 
Tiolente. Dds le commenceiDent, dooleur de 
la tdte, du con et des lombes; aassit6t sur- 
dity, perte de sommeil, fievre aigue, region 
pr^cordiale tum^fi^e sans beaucoup de 
tension, langue aride. Le quatri^me jour, di^ 
lire vers la nuit. Le cinquitoe fut p^nible; 
augmentation de tous les symptdmes, qui 
ne diminu^rent un peu que vers le onzieme 
jour. Dejections abbndantes liquides et to- 
nnes depuis le d^but de la fi^vre jusqa'aa 
quatorzi^me jour, et qui ne fatiguerent point 
le malade ; ensuite suppression de cette ^a- 
cuation : pendant tout ce temps, urine claire, 
mais d'une bonne cQaleur , contenant beau** 



noikai^f cUpnitay /^oka^sXf \h:6<tv^» tiiMt* 

APPnZTOZ AEKATOZ. 
^'« JL ON K>«(o/xsvcoy , hi tatxiiiuro itapa xi 

y^y f rpaj(rikoVf qv^vv i( ^PX^' Aurixa ^e xu^ 
fuae;. VTTvof ovx fv^aocv* iruoerb; 6$vc Ha^s* 

•*((• yloio-o'afiQpiQ. Tizipxrij ii v&tlto. icapefpi* 
ynffe. niiutvp , tircTrovuc ^ xai iravf a fra/i6i(uv 
5)3« nejDt ^ff (v^exflCTnv , fffunpoi sve^uxt. Airi 
^f xoc^«f}c i| ^PX^C '^^ y^TCP^ T£9ffapcarxaiJ!ixaf 

Ttf irf /»( ^Koc;^fllip)}a(v ^i^y<' rirctTa xocXtq ifrc- 



t66 Cni4HM.* jScfX. A. 

fro^v il/t iyat»/)i)iAgt vxro^uoiravfAsvov , oux 

o^yu ira^repa^ A/s aftexpiiv viroc^o'cv* ixoii- 
y<98 oXcyu* xzrsvoe< ^a^ov. Eirraicxcdkxarjf 
^fy iraXtv Xejrrft* iropa ^c ra ovxra a^^orfpoci 
ffini|!i9ii $uv odvvii. virvoc oux svqo'flev* irapt^« 
pet* TTspt ^ff TA 9tAsa «ir«i»^uv«>c £t;(f . Eixo^jiy 
wrupo^ y ht^iSfn* ov» SJ'puo't' irayrse xaTcvocff* 

^ ra( ovxrs oure »o»rfiC'«TO| oSre f&irvec , 19X- 
7«f d'i. flspc ^ff rnv irpMngv xai T/ttaxoniv ^ 4ucp- 

«vp« 3ra;i^iz ovpce* xxrcct Tjk ffopa t« Sitcu 
n«pc d)v TJiv T«ff^;(nixo^y, ofAoe^pov SiSm 



LIV. I, OSS iPlDJ^M. 167 ^ 

coup d'^n^r^mes, ayec quelques flocmift dta- 
sdmin^s et sans sediment. Le seizi^me jour , 
urine UD pen plas ^paisse arec s^iment ,et 
d^s lors soulagement et moias d'^garement 
de la r^ison. Le dix-septieme , urine claire 
de nouveau et Eruption douloureuse des 
parotides de Tun et I'autre edt^; point de 
sommeil , d^re , douleurs aux jainbes. L0 
vingti^me , point de fi^yre r la maladie est 
jug^e ; point de sueurs , exercice jJein et 
entier de ila raison. Vers le vingt-septi^ 
me^ doulear trfes-yiolente de sciatique du 
c6t6 droit, etqui dbparott aussitdt : les paro- 
tides ne diminuent ni ne sappurent , mais 
sent acoompagn^es de doul^urs. Le trente et 
uniime jour , diarrh^ , dejections abondsoi- 
tes, aqueuses y pareilles 4 la djssenterie; 
urines ^paisses , les parotides s'afiaissent. 
Ters le quarantifeme jour, douleur a Todl 
droit, trouble de Ja Tue , cbnyalesGeaoe. 



>' 



l68 LIT. X, D^ iPSDi^M. 

MALADE ONZlilMK 

S4. JLja femmedeDromeade , nouyellement 
accoucb^e d'uDe GXle , et dont F^tat ^toit 
g^D^ralement bon , le deuxi^me jour de sa 
ddivrance , ^prouva ua frisson violent ayec 
vne fi^vre aigue.Des le premier jour,douleur 
de rhypocbondre^ d^gout,frissons,anxi^t^s; 
insomnie, qui conliuue les jours suiyants; 
irespiration rare , ^tendue et tout de suite 
entre-coup^e. Le deuxi^me jour, aprfes le 
frisson , dejections faciles excr^menteuses , 
urine ^paisse , blanche , trouble comme 
celle qu^on a remu^e apres un long repos , 
et sans s^imept; la nult, insomnie. Le trol- 
sidme jour vers midi , frisson violent, fievre 
aiguS , urine de la m^me nature , douleur 
de rhypochondre , dugout; nuit penible, 
point de sommeil , sueur g^n^rale , froide , 
suivie d'un prompt retour de chaleur. Le 
quatri^rae jour, diminution de Ja douleur 
de rhypochondre; pesanteurdouloureusede 
tfete y asfioupissemeat j ^coulement de quel- 



"X 



EniAHtf. Piffk. A. u6,7 






APPa2T02 ENAEKAT02. 

^^'. X HN Apo/Asa^M> yirvatxa, ^riyaripK Tt« 
xoOffav , xai tuv o^cov vravrei^y yevo/ASVfiJV xara 
Wyov, ^i\jrspaivnf eouaav, ^t'yoc «Xa§s* iruperoc 
ofvj. ^p^aro (fff 9rovi£cv t>3V TrpwTiQv Trtpi wtto- 

f;^o/ievac oux VTrvuo'e* Trveu^a apatov, psya^ 
auTixa avso-TraffjiASvoy. ^tynipipfOat^iiippiywFSj 
4Lno xoikirig xaXcilg xoTrpava Ji^X^e. oup« 
jta^ia^ ^suxa, ^oXspa oloe yeverat ix tSv xa- 
Bi^otpLivaVf orav avaTapa;^5p xsiftsva p^povov 
frou^uV ou xaTc'c^TO. vuxra oux fxoc|uiiq5)j. Tpc- 
Ti?, irepi /AeVov Tiiiipn^f iirsppiynvV TrwpsTog 
o$uc* ou/»a o|i«<a. yfro;^ovJJ|9eou ttovoc* a^u^ij;* 
wxra d'uo'fopeacy ovx exot/x^Q^vi* ij|9«>0'( ^coXou 

T|2^ irspc fAev.viro;^6vJ)pe9( o-ficxpa ixov^eV^ia' x«« 
focX^; ji j3a/)og per' o^uvjj^* V9rsxapu3i3* Icoc^c 

8 



i6d- EniAHtf. pt€L A. 

ov^iv. 9r6/>i (^ff /iieffov rifjiipviQ^ itcXka. napiy^powrSf 

xpOT^O's* ExT)] ^ TTpfiai SKsppiyoivs , Ta;^u (^e J^cs- 
Oeppah^n* t^^p(ti(fi ^l li\o\t' ay.pea.-fni^di, KOLpi" 
xpoufff TTvgupa /xeya , apacov* fAez* oXtyov 
9ira7fA0i oe/rb xe^aXij; SpSavro* Ta;^v a7rc5a« 
ye. 



APPftSTOS AaiiEKATOS. 



xv. A 



N0PQno2 5epftacv6fASVoc IJ'ctjrvwe, 
xflw liwe.7rXio>' nf^sfffi Travra vvxtoj' nvpexo^ 

Xotrxpo; ex tow ectfw fAe'peo^' vux«» ^Vfif^. 



qttttgouttes de samg dunez; langaes^chc, 
soif , lirine titiue ' huilease; \4ger sommeiL 
fie cinquifeme joUr , alt6tktioh , ddgoAt ; m^ 
me ^lat de rtirine; pcrint de selles. Vers midi 
violent d^Krt, etbiaitdt aprS*', retour d^ la 
coflnaiSsance suiVi d'assoupi^isement , l^er 
rtfroidisseirieftt; k liuit, somnidl et d^irc. 
Le ski6me;iour au matin , IVisson ayec un 
prompt retotif de chaleur; sueur unirer- ' 
seHe, froid'dcs etttimitis , ddHre, respira- 
tion nreet d^vebpp^e; pea aprts, spasmcs- 
qtii commencent par la l^e , et auxqttelt^ 
•ttccede unc mort prompte. 



MALADE' DOUZlfeME. 

36. tJ N horame ; ayant bien chaiitd, sotf^ 
et but amplepient; il romit pendant la^' 
nuit tout ce qu*il av6it pds ; alors fiferre 
aiguej, douleur k rhypochondre droit avec 
inflammation interne , sans durel^ ex« 
t^ieure; uuit mauvaise. D^s le principe, 

8. 



N 



urine ^paissc, rouge&tre , sans s^mcnt; 

langue s^be ct soif Ug^re. Le qualriimje 

jour, fi^vre aigue, douleurs uniyerseUes. Le 

cinguieme , urine grasse huileuse trfes-abon- 

dante; fi^retoujours intense.; Lesiri^me, 

ver8le8oir,d^lire;lanuit,insomnie.Iie sep- 

tifeme,redoublement gdndral, urine de la 

rotoe nature j loquacity , qu'on ne pouvoit 

contenir. Aprbs une irriution du ventre, d^- 

jections alvines,liquides,trouble8, m^l^es de 

vers; nuitlaborieuseoommelespr^c^entes. 

I^ buiti^me jour au matin , frisson suivi 

d'l^ne fievre aigue et d'une sueur cbaude ; 

puis cessationapparente dela fifevre,sommeil 

l^er : au r^vefl, sentiment de froid, expecto- 

rationde mati^limpide ; versle soir, d^lire 

considdrable; pen apr^s, vomissement en 

petite quantity de matib^s heires bilieuses. 

Le neuvitoe jour,rcfroidissement, violent 

d^lire; insomnie. Le dixieme , douleur aux 

j^mbes; d^ire, augmentation des accidens, 

Jje omKi^me » mort. 



#c^ifsiC. TrrapTV}, irvpftbc o{uf * TrovocTravrMV. 

^c If vuxTflc cxocfA^Q^n* ]&€^6fiyi , irtcvra nrapw 

iqJvvttTO. afro ^c xoi^igc IptBiayu^ , vypa rap at* 
X^i^eoL ^v}>5ffy fxcra c>fi2v^v« vuxr« b/ioMi»<y 
Cir«7r6v«>c« Uptit ^i ipplywTV mjpiroQ o{uc* t^poi* 
fft ^ipfi^' oirvpoc c^oj*! ycviodae. oviro>v cxoi« 
fiq5)}* cfuTrvou, ^(cci irrua>t9fioc. ^ffOligciroXXa 
icapiiipovas, fAcr' 6>iyov ^kjifiivi fielava , 6>^ 
ya , x®^^''^* ^vv«rii 1 ^fc;* napsy^ptt 7roX>a* 
ovx vjrvoM'C. ^fxaryi, «rxc>ca C3r6>d^Mi)c' iravra 
ffapc^vv^. napiXitpgs, ^vJitxaT«i| ini^ofyv 



17^ EniABBI. ^t^. A. 



i^^^^^t^^/^m 



APPftSTOJ TP1XKAIAEKAT02. 

>^*, X TNAiKA, 9i xarsxccTO h ckxt^, rpiyn^ov 
^pfato TTOvieiv Offfwv. Tptxii, frovoc tpax^^QV , 

iuxa CTTraffpioO, Trapajr^nxTexov rponov' ivaps* 
Inpee Travra* wxra ^vvfoptag* oux sxocpr^^dtj. 
xo£>t?j iroLpiy^i ^o>w(fe<«, «k/>4to<9C., «^ 

Tcav auT6>v* Tcovoe Travj^v tco^k^svov* xara ujtg* 
^Mptov iWap/ita fuv ©<?uv>i' ovx sxwfAaTO* 7r«- 
piiipo\j(re Travra* xoi>iV.Tapa^a>(?>jc* oupa^STrray 
OVA £v;;^poa. neu7rT>2. ttvostoc dqrjq* v7ro;^ov- 
Jjatou TTovcc* irapexpoufff Travra* ^ta;i^&>/Jv/xaTa 
;fo>w<yea* I? vuxra ecJ/JWcrs, airvpog, Ext»?, xo- 
Tevose' TravTWv exouytc^w* ?rgpt (Tc x^yjt^a apt- 
^sphvf irovoc noipipLevt* ^nfw^jjc* ov/)a XeTrra* 



X.IT. I, DB8 £pIDiU. 175 



MALADE 'fREIZltME. 

56 \J HB femniQgrosse de trois mbis, ^ni cTe* 
fneorait pr^ da tivage, ^prouya niie fiiyre 
▼iolatite, et fot prise aiisstt6t de doulears des 
loH^bes. Le treisifenie jour, douletar an cou^ a 
la t^le^ ht la daricole etkbi main droite; pea 
apr^s , ]a bdigiie ne pbuToit phn erticuler 
Les sons ; paralysie -de la main droite avec 
oonyidsion , comme dans la paraplegic ; d^- 
itre oomplet^miit pdnible, itisomnie, trouMe 
da ventre , selles bilieuses , en petite quan- 
tity et tres-color^es. Le quatrieme ]our , 
aphonie par la paralysie de la langue, con- 
tinaation des spaAnes et des doulears ; gen- 
flement doalonreuz de Fhypothcnidte ; in- 
somnie , d^lire oomplet , trouble du ventre ; 
urine t^nue d'c^e mauvaise oouleur. Le 
dnquieme jour, fi^vre aigue, douleur de 
rbypocbondre , d^lire complet ; dejections 
bilieuses ; vers la nuit , s«ear , intermis- 
sion de la fi^vre. Le sixieme jour^ retour de 
la oonnoissance, soulagement gdn^ral ; don- 

Ota* 



174 tTT: r, DBS £fid£m. 

lenr h la clavicule gauche ; soif, urine t^nue , 
insomnie. Le srplieme jour, tremblement^ 
assoupi^ semen t ; un peu de d^lire, don- 
Icur^la clayiculeet au bras gauche ^mais 
du reste soulagement ; plein ezercice de la 
Taison. La ii^Tre cessa jasqu'li trois fois. 
Le onzieme jour, rechute ayec frisson et 
r^cidive de la fi^yre. Vers le quatorzi^e , 
Tomissemenl assez frequent de bile jaone; 
sneor qui termine la fi^yre. 



MALADE QUATORZliME. 

87. iVxEiiiDiz, qui demeurait pr^s da 
temple de Junon, oommen^a par ^prouver 
une yiolente douleur k la t^te^ au cou et k la 
poitrine'; ce qui fut aussitdt suiyi de fi^yre 
aigue ayec uu Idger ^coulement des r^es , 
et de donleurs continues. Le sixi^e jour, 
iissoupissement , l^er '^frisson , rougenr 
des )oues, un peu de d^ire. Le septi^me, 
vueur , intermission de la fi^e qui repandt 



xai Ppa)(i<ivoL ipi^sphv Trapsftsva* ra ^ fie>^ 
Jux«u3»to-e* Travra xarevots. rpic ^kj^tsXins oTru- 
pfiC* £y(^sxaTV2^ vTrsVpe^s* insppiywre' nvp 
Tka6s. Uspt ^i riavepscFxdt^suLOLxnv f Sjxco'c x^* 

Ixpii&u* 



APPa2T02 TESZAPEZKAI^EKATOZ. 

^if« JyiEAiMH, ft xarexciTO irapa to Tnc Hpijc 
Uphv, ^pfaro xcyaX^Cy xat rpax^^^^^ x^*' rt* 
5to$) irovoc l9;(vp6c* ourexa ^c Truperbc o^vc 
Ha^s. yvvacxiQta ^f ffjxtxpa iTre^oiveTO' frovoc 
TOVTtfljv iravTttv Ivvc^esc* Ext>}; xttijAaro) Jijc ^ 
«V(il>^ , ^pexa>(fi7C* ipv^pta eTrt 7v«.^oi}V* ff/Af 
xpoc TrapexpovcrCf E^Jo/aij^ eJ'pooffs* Truperbc ^(e« 



S76 EniAEM. ptlSX, A. . 



r&hSa TOT BIBAIOY A. 



1.1 T. I, i>«a ^fiBiil. §77 

le m^me jour ; continuation des douleurs ; 
l^ger spmmeii; mine constamment colo- 
re , maistdnue; ddjections Lilieuses, en 
tres-petite quantity, mordicaates noires, et 
fetides. Urine arec nn «ddiment poli^blan- 
cMtre. Sueur suivie de termiaaison de la 
maladie, qui est jug^e enti^rement le onzi^- 
me jour. 



WIV DU LiyE£ I. 



8 



••••■ 



9M^nM^ M tMmiit^Mtim^^^ nmm /iini¥ y tMit w ^ M W¥ ^ y^ u w¥^ 



EpidEmies 

D'HIPPOCRATE. 



LIVRELTROISIEME. 



SECTION pr£mi£:re. 

MALADE PaZlIIEft. 

1. X YTHION, qui demeurait an yoisinage du 
temple de Terre, fut d'abord saisi d'un trem* 
blement des mains. Le premier jour, fi^vre 
aigue, d^lire.Le lendemain, exacerbation des 
sympt6mes. Le troisieme jour, m^e ^taf^ 
Le quatri^me, d^cbuns bilieuses en petite 
quantity et tr^s-color^s. Le cinqai^me, re- 
doublement g^a^ral, sommeill^er, suppresr 



^<**WI<M<l<iai<l^Mtl<l% M <M»t<»»W»M<l<»%»M«l»WM<l<»l» 



innOKPATOY2 



EniAHMiriN 



• , 



BIBAION TPITON. 



THHMA nparoN. 

APPQ2T0Z nPOTOZ. 

«. llreifiN , oc uxec vrapa f^c cepov , y$p$xro 

ftVTa. TeraptiQ, aTTO xot^uic oXeya, 0exp)9ra^;^o« 
^Jsa (^i^X^;. IIcfATrtyi ^ fravra iropoijuv^* Ott* 
vol Wtoi* xo<>tio fc>l.ExT>}, iTTUfiXa 7r«cx^^ 



oupot ^ff xar' ap;(a; fACv , xai fti/pc riic oy^onc, 

xarji, i(^|»ei)7<' TrrvsXa VTroTrefidKa* sxpi^* xai 
eup« uiro^sTTTa ttsoc xpio'cv. Ms ra ^f xpio'cv, rev* 

xat ^payyoMpMni iyivtxo aTro^aercf. II. n. 
O. r. M. Y. 



APPQZT02 AETTEPOZ. 



P'.E> 



iPHOKPATHN, o; xarexteTO Traj^a to x«e- 
vov Tec;i^oc^ ira|» sXa^c. Spfxro ^e alyseiv x^- 

poQ* yXu9'9« ^e apj((ipLiv(a Itrtxttii^n' X6[>^tfic 
cevttxfit* utrvcc ovx fvis^'av. ^c^J^c o{i ^tiQv. oJ* 
pa noL^sap ipytBpa ^ xiipLtvx ov nxxi^avTO, oath 



iiiy. Ill J ]>js« ipiD^M. 1^1 

Mon des seUes.Le sixi^ine^crachats yaridspTou 
gedtres.Le septi^meydistorsion de labouche. 
JLe huiti^me , exacerbation dessymptdmes; 
otmlimiatioii da tremblement.Depuis le com- 
Aieiicement jusqu'au huiti^me }our , uiine 
tdo u€y d^oolor^^avec un nuage suspendu au 
nalieu. Le dixl^me, sueur , et expectoration 
ie israchats Ir^s^peu cuits : la maladie €St 
jug^. Urine eacore t^nue au moment de la 
oise. Apr^scette dpoque^pass^ lequarantii- 
me Jour, suppuration du si^e, sui vie d'apos* 
lase surle$ voie^ urinaireay et de atrangurie. 

 

MALADE DEUXI&ME. 

s. Jtls|i3C0CiUTX,<{uihabitoit anpr^s du non- 
vean mur^ fut attaqud d'une fi^yre violente. 
D^s le oonunencementfdoulenr k la t^leet aux 
jombes; tension deFhypochondre droit, sans 
duret^ extdrieiu%;s^eresse de la langue.D^ 
le premier jour, surdity, insonmie, soif md- 
diocre; nrine rouge^ dpaisse, sans s^iment . 



\ 



i8s liiT. Ill, D£8 itisiiyts 

dejections abondantes de matiires s^he9« 
Le cinqui^me , urine t^nue sans d^pdt ayec 
vn nuage suspendu au milieu ; Vers la nuit', 
d^lire.Le sixi^me jour, ict^, redoublemeht 
gi^n^al , ^arement de la raison. Le septi^ 
me, augmentation des syroptdmes, urine td- 
nue comme auparayant; m^me ^tat les]ours 
suirants. Vers le onzi^me, diminution appar 
rente des sympt6me» *. assoupissement , urine 
^paisse rougelitre, t^ue a la partie inferieu* 
re, sans sediment; esprit assez calme. Le 
quatorzidme., cessation de la fi^vre sanii 
Bueur, so/nmeil, plein'exercice de la raison; 
m^e ^t de I'urine.Le dix-septi^me, retour 
de la fi^Tre ayec chaleur. Les jours sui^ants, 
fi^rre aigue , urine t^nue. Le vingtieme , 
nouTelle intermission de lafievre; point de 
sueur : pendant tout ce temps, dugout ; ^ir 
ne connoissance , mais sans aucun diseours 
suiyi. Sdcheresse de la langue , soif ^nuUe ; 
somnolence et assoupissement. Vers le 
yingt-quatri^me , retour de la chaleur fi^bri- 
le ; d^ections alyines , copieuses liquides 
t% tdnues : les jours suiyantS; fi^yre aiguei 



EniAHM. /5t5>. r. i85 

Stijpvro* c; vvXT« ^apixpovcfs, Exriiy Ixripcu- 

iraj9dl7r^)90'eGi)^. nspi ^s 8v<fc/.ar>iv sovre, Trovra 
ffi^o|i5 xou^iar.^^vai* x£>^a S/sfaro' ovpa ira;^- 
Tc/>a unipvBpa , xotrw ^eTrra j ^v xaTi^aro* io^i- 
;^^ xaTSvose* Tea ffe/9earxa(^6xaT]Q ^ OTrvpoc' ovx 
cd'puo'e* ixot|ui^3)i* xarsyocs Travra' oS/9a ira- 
patr^LiQO'ca. IIf|Dt iTrraxat^sxarifiv i ovrt ^ xjire^pi" 
^* iOeppLdv^Tfi* Ta; cfropcva^, 9ru|»STb; ofuc*. 
ovpa ^STTTa* TTO^ev ^ff clxo^^ , supi^ aftMpo^' 
oux l^poive, airomrof irotpx Trceyra rbv ;^p6vov* 
xarevoec* (fcoeXeysff^at ovx f ^uvaro* y^uo'ca CTrif- 
(ijpoc* oux s^e^a* xarsxoi/iaro ffftexpaiXtia/iaTu* 
JV}^. Il£pi ^tf clxocviv xatTsra/dTuVj intBtpiMit" 
Bn* xoikiti xiyph, TroX^otfft, ^jrro tat peo vara. Kal 
rac iicopi.iva^y irvpsroc o|^(* yXbio'O'ae $vvf xaT$.^yi« 
"EBiopLTp xoCt eixo^^, OKeQcns, Tovrs^ xu^om'cc 
#ta re^co^ iraptf^svc* ovpa frot;(ca, xat gprj^pig 



i84 EniAHM. ^i^. t, 

A. K. z. e. 



AP PAST OS T PIT OX 
7'. O KATAIUEIMENOS IV Tw i^eo^xouc x^*«, 

AipiiT^v ippVYi at^oL. ocTTO ^e xoc^c'nc VLOTrpocva 

l^aTa c;(ovra opLiY.pky otov ^uptiivoiy yovosi^icL' 
Tplrri, mjpsxoq ojus* ^ta^oipripLcczoi, fisXavatj 
XsTTTflt , tirafpQL' VTto^OLViQ TTc^t^v^j SiOLyjapiipA- 
aV vTrexapouTO' i^vtrfopst irepi rag avot^icriac' 
ovpoio't vTro^actc trs^t^vi, vTroy^tff^oc. Terap- 

70V iu^ea. £f upt^eptv oXeyov £xpnTOV c^/vn' 



Z.IT. Ill, J>X8 iviBiBC. l85 

Jangne ikohe, Le vingt-septi^ine , mmrt, 
Surdi(e pendant toat le cours de la makdie, 
nnn^ ^poisse 9 rouge , sans s^ment , on 
tdfiued^color^,aTec suspension an miliea. 
Le maladeavoit une aTjOrsioa eoostante pour 
tons fcs alwiwf. 



WAUIDE TROIZIEME. 

%. vJELin qui oecnpoit le jardtn de D^alodi 
^roavait depnis long-t^nps une pesafiiteur 
de t^e aTec doideur a la tempe droite. fl est 
pris de -fi^hrre k la suite d^ctne cause asses \^ 
j^re , ct oblige de s'aliter. he deuxi^e jour, 
tonlement deqaclques gouttes de sang tr^»» 
TOiige par la uarine gauche; d^ecl ions faciles 
excrdmentitielles ; urines tonnes, vari^, 
contenaut de petits nuages , ou ^ne^or^es 
comme dn son , et seniblables an sperme. 
Le troisieme jour , fi^vre aigue ; d^ections 
noires , t^nues , ^ameuses avec un ddpot li- 
Tide; assoupisseraentet malaise au r^veil : 
urine dont le sediment est ybqueozi liyide. 



\ 



)B6 LIT. Ill, BS8 itinifi. 

Le quatri^me jour, Tomissement de bile ysai* 
ne en petite quantity, etpea apr^, tout k fait' 
Terte;^coi]lerient de quelques gouttes de sang 
tr^s-rouge par la narine gancbe. M^me ^tat 
des d^ections et de I'orine.jSaeur autour dela 
tSte et auz clavicules; gonflement de la rate, 
et douleur de la cuisse da m^me c6t6. Ten- 
sion de Tbypocbondre droit , sans duret^ 
ext^eure; ]a nuit insomnie, |(^ger d^ire. Le 
cinqui^me jour^ d^ections plus abondantes , 
noires et dcumenses , ayec un d^p6t de la 
m^me nature; insomnie pendant la nuit el 
d^ire. Le sixi^me jour, dejections noireSi 
grasses, Tisqueuses, f^tides; sommeil, unpea 
plus de presence d'esprit. Le septi^me, lan- 
gue s^be, alteration, insomnie, ddlire, urine 
t^nue d'une mauvaise couleur. Lebuiti^me, 
selles noires, petites, compactes; sonunei]; 
retour de la connaissance , soif mediocre. Le 
neuyi^me jour, frisson , fi^yre aigue, sueur 
arec refroidissement, ddlire, atrabisme de 
I'oeil droit ; s^cberesse de la langue, soif , in* 
sorajiie. Le dixihne jour, m^me dtat. Le on«> 
zihmej exercice plein et entier de la raison. 



hoLxeapriiiaxa ofAOta* oZpa. ojioca* iirl^piivt ntpk 

XttTrapoc. vvxTOCy ovx ixoi^q^vi* 7ra/>«x/9ovac 

ffWa^pa* UTTocaffic ficXatva ^txy^priiix^t, vuxxet 
oux vTrvfiaffs^ Trapsxpowe. Ext«i, ^ix/jupriiAOLXai 
fiiXarjaf \titapkf T^^^TCP^i Ju^u^ea* u/rvuffs' 
xarrvoce ^XXov. E^^o^jii yX&Tora sirc^^poc* (fc- 
^(Tn;' ouK txoj/xq^n' vapixpwfft' oupoe X(^ 
irray ovx euypoa. Oy^oiii Jca^^&ipnfAaTa fxAava, 
oXiya, ^uvspixora* uirv&>98* xarevocs* ^(^tt^y}C 
ou Xciqv.lfvva'nj^ iKsppiyuvi^nvpiroq 6^q* t^pta* 
fxV ^|c;' Trapexpouvs* ^f^t^^ stXXaevs* yXuavoe 
hrSlripo^ 9v^ii9yi^y aypMinto^. Asxarif , 7r«pl ra 
auTa«EvJ5xar»}; xocTSvoes H oXou Travra* ccttu- 
poc' Ci^puo-s* oSpx XsTrra^ Trcpi xpivtv. Auo Jes- 
lorsy ocTTvpoc' xnti^pvps Tca'a'speo%ac(fcxar>i» 
AvT(x« J< vuxTft oux tMip-n^rij iravxx Traps- 
xpoifffc. ntvrcxae^exari}, ovpov 5oXspbv, oiov 
fxrwv »Ji9c^xdT»vy£yMT0U|OTay eotaxxpoix^^ 



i8S cni^Hx. ^c^. r. 

^m' yowfata xai xvnfAac iirftiJbva el;^ry* axrb (ff 
xoA6}< , Poikscjc/y np^v^t^Jw^, lukoLva itpirpanai 
&iiikB8, Exxai^ffxariiy ovf»'Xmxay eij^t #e tvcuu* 
pTOfLX ei:wifi\ov' Tro^ex|9ovo's. ETrraxat^exaTi} , 
irp6>( axpex ^XP^ Trepts^eX^ro* frvpsrb^ o^^i' 
S^pftwe <^( bX«u' cxo^'^t7^1|.' xaxev^sc ^^Xcv oux 

yoe. fiCTrb ^e xoeXinc-x^Trodivde ^ctsX^^, prr* 6Xe/ov 
(ftf ^Xgcva, oAcyay Xsirm* oupa XsTrra^ oOx e^f- 
}^oa* OxTb>xac^<xarii^ ou xarsvoes* xoi^ru* 
^ff. 'E weaxx<<^exari}^ ^mtuv ctittH^ ov^k Xt- 
9rra. Elxo^^vtrvwo^' xorsv^e ftd^Wtt' ^ocMVy. 
oirupoc' oOx i^e^n* «u/>a ^£ XcTrra* Ebeo^ Trpoi- 
Tij, ffftcxpaTrapexpouje* {jitiSiypTi' V7ro;^ov^ptou 
irovoc , xol ns/ii op^x/bv iraXpb^ ^ue rsXf oc« 
Bi»o$^ TCTdepTi}| Qu^ocffi ufro^«9«ff* x«rcyMf 



X.IT. Ill, DBS ipiD^M. 189 

Intermission de la fi^yre ; sueur ; yers le ju- 
gement , urine tdaue. La fieyre cessa pen* 
daiit deux )our$, puis reyint le quatorzieme : 
aassit6t insomnie et d^ire pendant la nuit. 
Le qniozieme , urine trouble comme celle 
qui a dtd remu^ apr^s un long repos. Fieyre 
aigue^ augmentation du ddire, insomnie, 
douleur aux genoux et aux cuisses. Un snp« 
positoire fit rendre des excrdmens noirs* 
Le seizi^me jour, urine tdnueayec diidor^- 
mes, d^lire. Le dix-siepti^me an matin, froid 
de^axlr^it^ ; le maMe s'eiryeloppoit sous 
la couyerture. Fievre aigue, sueur gdn^rale 
suiyie cle souiagement ; moins d'^arement 
de la raison. Continuation de la fieyre 
ayecsoify yomissement de bile jaune ea 
petite quantit^^, dejections d'excrdments ^ 
puis de quelques matieres ndires tenues; 
urine crue d'une mauyaise cooleur. Le dix<« 
huiti^ue jour^ perte totalede la connois* 
sance^ assoupissement* Le dix^neuyiejue, 
ni^me dtat; urine t^aue.Le yingti^me, som<f 
meil; plein exercice de la raison; sueur, inter* 
mission de la fieyre; absence de soil'i urino 



1^0 z^iT. Ill, Dsa £pid£u. 

t^nue. Le yingt et uni^me, l^ger d^re, sotf 
mediocre , doalear de Thypochondre ayec 
palpitation contmnellederombilio.LeTmgU 
quatri^me jour^ urine s^imenteuse ; intd- 
grit^ du jagement. Le vingt-septieme, dou* 
leur de sciatique du c6t^ droit, urine t^noe 
avec s^iraent, soulagement g^ndral. Le 
Tingt<-neuyi^ine,douleur2iroeil droit, urine 
tdnue. Le quaranti^rae y dejection blancbe 
pitniteuse ; sueur abondante , uniTerselle , 
qui termine la maladie. 

SECTION DEUXIJIME. 

MALADZ QVATRIEME. 

4. J HiLiSTES,malade k Tbasos, se plai- 
gnoit depnis quelque temps de douleur k la 
t^te ; il dtoit assonpi et fut contraint de 
s'aliter ; la douleur augmenta ayec fi^vre 
continue k la suite d'exc^ dans la boisson. 
La nuit, il ^prouva d^abord, un peu de 
cbaleurfArile. Le premier jour^-Yomisse- 



vaanoL* Ecxoc^ i6i6fivif w^fov ^f{cov oAivHi 
j^inresate'cura. IJepl Ji sbtopav ivv^v, oy^aX- 



TMHMA AETTEPON. 
APPOZTOS TETAPTOZ. 

irov^vv' xa( iroTS xou viroxapei>$tW, xorcxX^. 
Ex ik TTOTuv , TTvperuv (vvs;^e6}v ycvo^svuv , 
« fTovoc irapu^uv^^i* vuxroc fireOcpfMvd)} t9 



67ro;^ovJjji6v "(^lltov 'JuveTO^Vj' ippiiti eg roc 
fcfl»' oupa >6ffta, ^oCfAvitZf ii%t ivitw- 
p>?pia yovofii^es, fffiwpov ifsfxc^vu, fl-sjpt p/<ro» 
iiliipTiq. TpixYi , ij<T<jp6poiq' TfettxpTij , flPiraCfxoi* 
Trapw^yy^u Travra. n«fA7rT>j, irpwt aTre^ave. W . 
*. A. E. 0. K. K* 



APPaiTOS nEMHTOS. 

£', yS.AiPiQNA, oc /.arUuro noipa. A>}p!Zev/T<u 

i-^ TTOTOu TTvp eXa^fi* auTtza (?e xgyaX«^ ^xpo; 
67rw(^vvoV oux exotptaro* xoi^i>3 rxpax^in^ , 

itf^aXnc Tp6f*<ic, piXeca ^fe x«^*®« ^®^ **^**' 
|«t' o^iyov <y«, plyoff, (rnauTftoi' rcuvxa itapi- 
xpovtre' vwxia ^u<rf>6p«c. Texipxti , (?c' >iffwx^^* 



tir. III. BBS iMD^M. 199 

meat en petite quantity de bik jaune, puis 
tout-4-£ait verte , et plus abondante; dejec- 
tions alvines escr^mentitielles ; nuit p^ni- 
hie. Ledeuxieme jour, surdity, fi^reaigue; 
tension qui s't^tend int^rieurement dans 
tout rhypochondre droit ; urine l^nue, lim- 
pWe, avec des petits nuages par flocons, 
semblables au spermc : k midi , violent d^ 
lir«. Le Ifoisi^e jour, ^attres p^niWe. Le 
quatri^me, ecmyulsions ; redoubleinent g^ 
n^ral. Le otuquiime au matin , mort. 

MAJLADE CINQUlilME* 

5. VjH^fiRioir chep D^maBn^tus est pris de 
fiferre k la suite d'excfes dans la boisson. 
Aussitdt pesanteuf douloureuse de t^te 
uwomnie; trouble du ventre, diJjections de 
mati^res Idnues^bilieuses.Le troisi^me jour, 
fifineaigueitremblementde la tite, et st^. 
toutdela levre infericure; peu apr^' frisson 

v*olent,convul«ioii3,d^lireconsid^ble;nuil 



1^4 LIT. III. ~D£S XPId£m. 

p^nible. Lequatrieme jour, ^tat assez calme, 
Uger sommeil; d^lire. Le cinquibue jour 
fut p^nible; redooblement g^n^ral , d^lire , 
nuit agit^e y point do sommeil. Le sixi^e 
jour, m^me dtat.Lesepti^me, frissonyiolent, 
fi^we aigue, sueor g^ndrale et critique. Les 
dejections furent toujours bilieases,en petite 
quantity et sans melange; les urines t^naes 
color^es, ayec des nuages tr^s-l^ers. Vers 
le huiti^nie jour, nrine d'one meiUeure 
couleur, avec un sediment rare, blancMtre; 
retour de la connoissance, intermission de 
la fievre, qui reparaft le neuvi^me jour. 
Au quatorzitoe , fi^yre aigue , sueur. Le 
seizifeme, yomissement assez frequent de 
bile jaune. Le dix-septieme , frisson, fi^rre 
aigue , suenr , intermission de la fi^yre qui 
est jug^. Les urines apr^s la mse chan- 
gerent fayorablement pour la couleur et le 
s^iment; le d^lire ne se manifesta point 
pendant la recbute. Le dix-buiti^me jour, 
u^peu de fi^yre et d'alt^ration ; arine noire , 
t^nue ayec des noages tr^s-l^ers; d^lire pea 
tOQsiddrable. Le dix-neuyitoe jour , ceas9- 



jotyuo'f ' irvptToc ofuc* c^jSttO'c ^1' oXov* cxpi^n.' 

cvflU6>|9yjpa (TrtVE^sXov ?;^ovTa. IIcpc oy^onv , 

x^y, oliyviV xaTevoee* aTrupsrocy J'ciXcTre. Evvct- 
tipf xmi^pi^i* Uepi ^k riVGFtpstnuu^tyLdvnyf f 
irupcToc 0&g» cJjpttffff* Exxai^cxatvi ^ ^^aivc ^0* 
Xtt^fty ^xy5a:, V7r6au;(va. Eirraxai^fxarii ^ 
lneppiyoi98' irjpsxoQ ofw^' i^pon^s' airjpo^ p 
fxpi3>i. oSpa ^sra vn'o^po^qv xac xo(ff(V| tu- 
Xpo^epa, VTTO^afftv l^ovra* ov^c napinpo^" 
9t iv ryi itvo^pof^, Oxrft>X0u<^8xarf} , c9«p^at* 
ycTO ff^ixpa* firsJit^a* ou/^aXcirTa^ cvaiwpyifAa 
iirive^sXov* c^cxpsc itapiiipovvu Uspl cvvsaxae- 

9- 



19^ tfniAHH. jSi^. r. 

ovpceat uTTo^ao-t^. TeXsAu^ cx^n etxo?|i« R* 

X, n. A. or. X. Y. 



APPllZTOS EKT02. 
^'. X HN EupuavaxTOj Ouyargpa, 7rapfisvov,w5/) 

itpiiTsi^ MsTa (fs v,piavj f eS^opixivi fovffa,spjoi- 
ywo-r (T^t^pa. em^sppiiv^ri' t^p^as. Meri ^s 
x|9eVtv kyd.oLVft couffa ihpiyGnat o\i ttoi^ka: ur«" 
pov (?e oi'Apsvi J^\ij(pa auL Usp^. (JsxaTJjy, j»et« 
TOv i$p5ixcL Tov yevo^vo^'^, rtoLpixpovsi' xaiff*" 
Xiv Ta;^y xarevoce , l^syov ^e yfivcra|*6>uv p6- 



XIT. III. BES J^VIDiSff. ]9f 

Iran de la ii^Yre ; douleur mbI cou , ariti« 
t^imenteuse. Tevminsisoii complettt de b 



MAX.ADE SIXlfeME- 

6. LiA fille d'Euryanacte est prise d*une Tior 
lente fie-yre cons tam men t sans soif et ayec 
dtfgoilt. D'abord , elle rend it des selles pei\ 
CQpieuses et des urines t^nues rares ^ d'uae 
mavLYais^ cooleur. Au cojaxneacfsment de la 
fefre, douleur vers lesi^ge.Lesixifeme jour, 
apprie, point de sueurs^ la fievre est jugde. A 
cette^paque j une l^gfere suppuration se ma- 
nifesta au fondement » avec ecpuleiiient de 
pus. he septi^me jour, apr^s la crise^ frisson 
avec nn peu de fi^vre et sueur. Lehuiti^me 
jour, linger retour du frisson ^ mais ensuite 
froid conidttu^ des ex^rei^t^. Le dixieme 
)^our apres la sueur, d^lireay^c des interviilles 
lucides. On disioit que la maliadie proyenoit 



19^ XIT. III. BBS fPISiM. 

de Tusage mconsid^d de raisins* Donat 
jours enTiron s'^tant Moulds sans fihrce, i\ 
J eut de nouTean da ddiire et des petites 
selles bilieuses pures , tdnues, mordicantes, 
et frdquentes. La mort arrira le septiems 
jour & compter de la demi^re inyasion da 
ddlire. D^s le d^ut de la maladie , la gorge 
ful constamment rouge , douloureuse avec 
retraction de la luette , et fluxion yiolente 
d'une humeurt^ue, &cre et mordicante. 
n survint nne tonx sans aucuns sigaes 
de coction ni expectoration. On remarqaa, 
pendant tout le temps de la maladie, uni 
ayersion constante des alimens , sans nulle 
enyie de rien ; toujours absence de soif ou 
usage presque nul de la boisson; taeitomit^ 
non interrompue; d^couragement jusqu't 
la fin. n y ayoit une disposition originaire 

k la phthisie. 

*  *  

^fiiLAIXE SEPTlfeME. 

7. U Kx. femme cbez Ar^tion esi attaqo^ 
de cynanche , qui comment par la langue » 



r^voc? roOra 7ra5«ecv* AeaWoOffa ^f (I'vttxac- 
^exaTYiv, TraXiv TroXXa TraptXiQpss. xoeXeiQ Ira- 
pijfiti ;(oXu^so'c, oXcyotffc, xai axjSiQTOKrc, ^tt- 
Tolo'c, Jaxvw^co-t* Tfuxva ave^aro. amt' rg ^h 
Trapexpovo'c to v^spov, ani^avs i^^ofiri. Au« 
T*}, ap/ii{iivo\i .ToO. votwiiQ^aTOj, JXycff ^a|»uyya| 
xai ^ta zekeog ips^do^ elj^s* xai yctpyaptir» aveff* 
Traffftsvoc* peitpLaTa TroXXa, ff^txpa, XcTrrai 
dpi^sor. liSii^as' VsVova ou<^ev av^ye. afroo'tTOC 
iravTcov^ Trapa fravra tov ;(/96v6v, outf* Cfr«96- 
fiqve ou^ivoc* a^e^oc 9 ou J' IWcvf out^cv a^iov 

avgXTrtVo? au.^K eixsv. Sv Js Tt xai guyyevt- 
xov^ ^cvciic^eCv^* ^' ^- ^' ^' £E. 4>. 



APFX12T02 EBAOMOS. 
C\ JlLrNArxiKH, ^ irapa tov A/sktiwvoc 5v, trp»- 

9- 



!•••• 



6£/9^av.9>}. TptTY}, pcyoc; Trvpiro; ofuc* oi^nfia 
{nzipvBpov, tntXnpov Tpa)^qXou, xac tirlc>9^0( 
ff{ «/Af otspa»v* axjsca ^^XP^y ircXc^va* irvtOfioc 
|ftfTifli>p«y. irOTOv Jca pcv&v i^^isro* xarairivfi* 

Tsrapri}, Travra frapfiafuv^y). Ilff^TrT)} ^ aTrs^avr 
way^ixh' H. AI. £« E. 8. 

APPaSTOX OrA002. 

19. X o fAfi/aaxiov^ & xarexsero eTrc Viu^iwt 
ayop^f Ttvp tfXaSt ix xoircjv, xac irovuv, xac 
#jp6/A«i)v frajoa to l5o(« Tvi Trpuri} y xoc^cd ro/soe- 
;^c(>^«}(y ;i^o^^e9c ^cirroco'Ci iroXkoiau Ovp« 
^inr«| virofts^a* ovx v^rvftwc* ^c^^. Ann 



I 

I 

I 



-\ 



a.iir. III. nes. irioitf. m^ 

tTec rongeur » s^e&ereaie de eel organe tt 
extmction de k tout. Le prcmiec }oar, &isr 
4l»n, chaleur fi&rile.Le troisifeisc jinur, fvisaon 
Tuaieftl, fi^yreaiga^ QnettBUQenr •emdiiifefiti 
Ml eoa^ avec durettf et rougeur , s'elendant  
'des deux e6t^s )us<^u'ii la partie supdrienre 
lie ia pcdtrine. Extr^it^ ft'oides et liTides; 
respiratioiLiunite ou sublime : g^Deexoes- 
lire de la d^glaftitio», ^ui forcQ, les bois- 
SODS k se £iire passage par le- oez; suf^rei- 
sion des urines et des selles. Le quatri^me 
jour, exasperation de tons les symptdmes. 

Le cinqai^e , mcirt. Esqpinameie* 
MALADE HUITlfeME. 

I 

8. M9 jeanehooiiiiue ie la place des MeoteuFS 
est prU d'uoe (i^vre i^ioleate 4 U suite de 
lati|pie, de pfraviiux: lat decQur^ea inacoqu- 
imn4e&. X^e. prenuev jopr, d^jeciipus €o- 
pteuseSy liquides et t^ues^ nrine crueetDoi" 
rku^i 9oif , insomnie. l^deuidu^ne yovkK^ 



!••«•• 



I 



^Ofl X.iT. III. VS8 iPIBlX.' 

redonblementg^n^ral, d^ectionseneorephii 
abondantes et moinfi fiiTorables; insoamie, 
^garement, de la raison, petite soeur. Le 
troisifeme jour, ^tat p^nible; soif , d^oAt, 
anxi^t^s , Tiolente agitation , d<ilire , froid 
des extr^mit^s, qui ^toient liyides ; tension 
de rhypochondre de cfaaque c6t^ , iilais sans 
duret^ ext^rieure. Le qnatri^iiie jour, in- 
aomnie; le mal empire. Le septitoe, mort. 
Le malade ^toit i^6 d'enyiron yiiigt ans. 



MALADE NEUVIEME. 

9. U NE femme chezTysam^e est attacpi^ 
d'un mis^r^rd ou toIyuIus tris-yiolent : 
TomissemeDt considerable qu^on ne pouYoit 
arrdter; douleur des hjpochondres etaul)asr 
Yentre , tranches continuelles . soif m^ 
diocre, fi^Yre l^gh'e; conStammentyrefroi- 
dissementdes extr^mit^, d^go&t, insonmie, 
urine rare et tdnue ; d^ections alyines en 
petite quantity, crues et tdnues. Tous 1« 
secours ^tant inutiles^ la malade meurt. 



J 



sniAHM. fiiSX, r. 40.5 

itapiitpovGe' a%pea. ireXt^va^'Ttat "^Xpdi' utt^- 

Teraprij, oux VTrvoxje* sttI to ;^eIpov. E^(J6- 
|i>2, oLTciJ^avs. vikmvij itepi Irsa sixoaiv. 11. S. 

z. e. 



^'^'^'^'^^^>%^>V^^v%<»»^'' 



APPn£T02 ENNAT02. 

$', Jl Trapa Tco'a^evov yvvij xarsxeiro , J ra 

fi^eu^ea ^rjcrfoptog Sippitive' f^erot ttoX^oc* to 
TTOToy xaTff;^6iv oux f^^uvaro* irovoc nspi vtto- 
^ov^pta' xai sv toco'C xaTU xaTot xoe^iijv, ttovoc* 
^p6 f 01 fvvs^isc'ou XeDv^e^&>(?i9C*<7rs9s|9pa(veTO* 
axp£a ^;(pa '^(zrs]l£a>C* dff^i^Ti^ ^ . a'/pMnvof' 
oupa o^cya, Xsirra. (fta^^upiq^Tay u/xa, ^f- 
jrroEy 6>eya* u^eXcfcv bvx Itc v^uvaro. aTreda- 

w. n. p. E. e. 



io4 cni&HM. fitffk, r. 

APPnZTOZ ABKATOI.K 
c'.-i- Y!VAIRA; (f dnrofOopnc vn^r/ov^ tAv m ju 

mfiTpoc* ^(^^nCy a9(il>^>}Cy er/pUTrvoc' zmIoi 

.9» A. Y. A. 

APPaZTas EHAEKATO}. 
*a!, SL TEPziN , t$ asrft^o|)])C ir<pt iccvTOfAvvov^ 



X.IV. III.DSB iviDiic. so9 

MALADE DIXliME. 

lo. UKsdes'suiYanteadePaiitiinklesTeiiBit 
d^acooocherd'un enfimt ayant terme; d^ Ic 
premier jour de sa d^irranc^, fi^Tre tr^s-t&* 
tense ayec s^dheresse de la langiie^alt^ratioiiy 
d^ikty insomnie ; trouble du yentre el de- 
jections abondantes de mati^es craes el 
t^ues. Le deuzi^me jour , frisson soiyi de 
fi&yre aigue; tfvacaations alvines tr^»-copiei|« 
ses ; insomnie. Le troisihne jour, adouci8»< 
sement g^nd^al. Le qoatribne , d^Hre. Le 
septiime , mort. Depais le premier jour , 
flax de Tcntre continuel ayec des d^ections 
oopienseft, liqudes et ernes; wine rare el 
t^flue. 



MALADE ONZlfeME. 

II. Unb antre femme, apr^ nne finisse 
eenehe de cinq moity ^t prise dfcme fi^rte 



8o6 Lrr. III. DBS iPIDilL 

violente. Aa ddbat, assoupissement ^ et 
altemativement iasomnie; doulear grava* 
tiye de la t^te et des lombes. Le deuxifeme 
jour , trouble du yentre ; d^ections ea 
petite quantity de mati^res crues, d'abord 
•ans m^nge ; puis ' abondantes , et encore 
plus mauyaises le troisiiiue jour*; la.nuit, 
insofiiiiie. Le quatri^me , d^Iire ; firajeor ; 
d^coaragement , strabisiue de Foeil droit f 
petite sueur froide autour de la t^te , froid 
des'extr^mit^s. Le cinqui^me jour ,' exaspe- 
ration des symptdmes ; beaacoup de d^lire 
ayec des interyalles lucides; point de soif, in- 
somnie ; dejections. copieuses constamment 
defayorables; urines rares,' tenues, noirlitres; • 
Iroid y et l^gere liyidit^ des extr^imtes. Le 
sizi^me jour, m^nie ^tat. Le septi^me, la 
malade meurt dans la phr^n^sie. 



'V^^V '^■^/^^/%/*/%^^%/%/^' 



MALADE DOUZIJIME. 

13. JLiA femme de la place des Mentenrs, 
apr^s' un accoucbement 'laborieux , donna 
les^oor k^'ua enfiuit mAle. EUeest prise de 



Em ABM. jSi^. r. io7 

iypuTTitog frfl{>(v* o^^uoc o^W}^ xc^o^^C jSopoc* 

91, cht|Bqroi9c TO Trpurov. Tpirri , ir^&j , X''/^* 
vuxT.oc oux exocfAiq^u. TeTa/iTY}, nafihipo\JC€. 
yo^o;,' ^vsOMyLin' it^m IX>aevs* Ztfpuo'f , Trepc 
xf^9iVy «^y^ ^)^p^) ax|»ca ^XP«* II^/a* 
mi , Wovra itap^i^v^* iroXXce irap Acye , xai 
iraXev Ta;^u xarsvoec ' a^t^oc, Sypxnryoi, xoiXcij 
irovXXoWiy oxAipot^c JkaT«Aeoi>c* ovpa oXcya, 
Wrot y viropsXaeva* dtx^coc ^XP^ > virofr Ai^Va. 
Sxrvi , 9ut, ruv ovruv. ]£^(fofA>i «frs5otvf ^ ptvc 

Tcoio^ n. a.^. A. z. e. 

APPa2T02 AHAEKATOZ. 

tS'. JL TNAI&A irriC xarfxeiTO itci Wiyj^iwf 

iyop^ , Tore rexovo'avirf wto)» (7rcir6y6>c «^tf«v, 



lot sniABM. fi£L r. 

4ni ; Ttap^biv vpi^yn* yluaaa sjciiinp^i* ^toiUn 
kntxaipdjfin f "UnxowLf oXtyocoi* ovh vifvAtfff« 

Upa TTf^t HSfOkkinV l^p(iH9€ ^u^pw. ^p^J^i ^^ 

flap J i^cp^yMfffi. ir^TO« q{v«*^ ^t^ vftvM* 

vcTO* xac iroXiv c^ vuxra sntppiyt^t' £»psa 
ovx ave9?^|:Aacvovro* ovx VTrvuers* citvtpa tra- 
pixpovatf xoi TToXev Ta;^u xarevM. Oy^oii, 
irspc ^sVov lipLipnif aveBippLoiv^' ^ti^^ni) 

vno^dv^cL* vuxTa <h>fff 6|»Qt>(* ovx 5x01^1961}* oif- 
#1996 jrovlv Oi^poovy oux <c(fvca. Evvani; {vvi- 



I 



I 



I*TY. III. DSS iPID^M. '909 

iikwre ; amsMt^l efie ^preara de la seif , da 
d^oAt avec cardtalgie; s^cberesse de la laii- 
gae. trouUe du ^fentre, d^ections KquideSy 
tiouea , ea petite quantity ; insonmie. Le 
deoxidise jovr, ^ct frissoo niiTi de fi^tre 
aigue; petite sneiir finoide autour de k t^te. 
Le troisi^me iour, d^ectkms p^ibles, cmes^ 
t^ues et trfes-abondantes. Le quatridme 
jour, noiiTeaa frisson arec nn redouble* 
ment g^n^al , et insomnie. Le cinquifeme 
lat p^ible. Le sixi^e, m^ine 4taLt; ^Ta- 
cuations aWiiies oopieuses etliquides. Le 
•eptiime , retonr d«i fnsson , fi^rre aigud ^ 
soif coBsid^able, violente agitation; ren 
k soir, stieor froide nniyeMelk , suvrie 4» 
tefradissemetit ^hiirs^ et papticidi^tvmeHl 
des extr^mit<$3, qu'on ne poavort plus^haul^ 
fer. La nuit , ntHiveau frisson ,* ks extr^mi- 
Us toujours froides ; point de sommeil , 
kger d^ire arec des intervalies lucides trds- 
rapprocb^s. Le Huiti^me jour ii midi , chs^ 
kur fi^brik, soif, aiisoopisseinent, d(Sgo6ty 
voinissenient de bile iaone en petite qoan* 
tit^; nuit p^nible^ insomnie; urine invo- 



JIO X.IY. III. DSa iPIDiM. 

lontaire et tr^s-abondante. Le neuTiim^ 
jour , r&nission des symptdmes ; assoupis* 
semeat : le soir , l^er frisson et Tomissement 
d^ua pen de bile. Le dixitoe jour , frisson 
violent , exacerbation de la fiivre , in- 
sonmie opioidtre : au matin , urine tr^ 
oc^euse sans s^iment ; la chaleur revient 
aux extr^mit^. Le onsi&me jour , Tomis- 
sement de bile verddtre: pen apr^s , frisson 
-violent, et de nouYeau,froid des extr^mit^; 
rers le soir, sneur, frisson , Tomissement 
tr^-fr^uent , nuit p^nible. Le douzieme 
)our, le Tomissement augmenta et 0t rendi« 
beauooup de malices noires fiftides ; il fut 
•uiTi de bo<{uet fr^uent et d'une soif tr^s- 
intense. Le treizi^me jour , Tomissement 
tr^s-abondant de matins noires f^^tides^ 
auqnel succ^e im frisson Tiolent ; k roidi , 
aphonie. Le quatorzitoe jour , ^oulement 
de sang du nez; ce qui est suiTi de la mort. 
Les seUes farent constamment liquides , 
accompagn^es de frissons continuels. La 
midade dtoit Ag^ d'enTiiwn dix-sept ans. « 



^6)xe fravra* K&»^aTb)(^]C< ^poc JsAigv, er/icxpac 
hsppiytutrs' SfACffs trutxpaf ^^oXu^ea. Acxsiriiy 
ptyo;* TTuperb^ Trapoj^uvO)). oux UTrvoiffe ovcfev 
irpcat, ovpiQo-e iroi»^u^ uTroc^O'tv owx l^®''* «xp«* 
di»s9ipfta,v^yi* Evc^cxorii} , qfuvev ludSr a , ;i^oX»* 
Jea* ijtppiytMrs «u fAera ttouXu, xal TraXcv 
Kxpsa ^v;^poc. s; ^eikinVj i^poiQ^ plyof' S/xeffe 
irc^Xa* vvxra^ eircvroyedc* AoiJ^fxari}^ S/xicrff 
iroXXa^ pieXava, ^yMroa^ear Xuypio; TrovXvc* ^t« 
ipoc e7re7rov6>c. Tpeo'xat(fsxaTyi , fAcXava^ ^O'u* 
Jsa^ TTOuXXa i[itvs' plyo^' mpi^i psffov q^c- 
pv}?, ot]»&>vo;. Teo'erepeo'xai(fexaTy} 9 atpia ^ul 
ptvuv* aTTSi^ave. Tavrv} (^ea reXsoc xoiXeif] 
vypiQ* ^pcx&>^Y}c. HXixi)!, irepl srect sTrraxac- 
<^sxa* T. A. d. I. d, O. A. I« e. 



lit Eni^uM. pilSX, r. 



TMHMA AEYTEPON. 
E.ATAZTAZIZ AOIMfiAHZ. 

cy'. JLjTOZ voTiov , liro^^pov* OTrvoia ^la te- 
Xeo;* av^^uv ^t y«yoprv6>v roue L^froTcpoorOev 
^povouc ctt' cvcaT^TOv.' (V voxiotfftf Ktpi A^- 
XT0u/9Gv^ uf^ara irovX^a* ^ivoYrupov, o-xifi^JeCf 
tirtye^e^oV u^aruv rckii^eoi* ;^6cpift>v vorto^; 
uypbc; fAa).axoc* Msra Ji' iQ^ioirrpOTrac v?(pov 

xai iin irepi lai}|xfptviy popigcai ^eovaxTsa^ 
ou TTOv^uv ;^6voy. Sp TraXiv voreov , cT/rvoov. 
y^oLXx TTO^^a ^ta tAsoc l^expt Kuvof. &spO(f 
att^peov, ^sp^ov Trvcyea ^eya^z. E'HQffcai 7c 
O'^cxpa y (fieo-Traa-psvfiiic ^Trvsuvav* Tra^iv ^f Tre^l 
ApxTOvpov ev Popititoiat v^axa Tro^Xa. Fsvojuii- 



IsXT. III. DI3 iPIDifcK. %lS 

DEUXIEME SECTION. 

CONSTITUTION PESTILSNTIE LI«E. 

x5, Lj'ANN^EyConstamment domin^epar les 
vents m^idioaaux, fut tres-pluyieuseet Fair 
presque toujours caline. Apr^s de grandes 
s^heresses^ui avoientprdc^d^rann^e, vers 
l^leyerd'arctureyles v^nts du midi r^n^rent 
de nouyeau avec de grandes piuies. Durant 
rantoume^le ciel fat couVert et n^buleux; il 
tomba beaucoup de pluie. L'hiver fut doux, 
hoviideet souffle par les v^its du midi.Long- 
temps apr^s le solstice et aax approcbes de 
r^quinoxe, le froid, quoique tardif, fut tres- 
ipre; les vents du nords'dlev^rent; il toinba 
de la neige,; mais , cela dura peu. Le prin- 
temps , les vents furent mdridionaux , et 
i'air calme::]'! plut beauooup et constaninient 
jusqu'a lat^antcule. Uet6 fut serein et chaud; 
il y eat des ebaleurs dtou£&ntes , les vents 
dt^siens souffldrent pen et par interyallesXes 
piuies recomnienc^rent vers le lever d'arctu« 
re, par les vents dunord.Conune cette ann^ 



• l4 LIT. HI. DSS iPIDiK. 

fut chaude, humide, tr^s^ouoe, et doming 
par ies yents m^idionaux , il n'y eut pres- 
que point de maladies en hiyer , except^ Ies 
phthisies , dont nous parlerons bientdt. 

1 4. Mais avant le printemps, et lorsque Ies 

froids commenc^rent, ily eut beancoupd'^ 

rysip^les , Ies uns occasionli^ par quelques 

accidents, et Ies autres sans cause apparente. 

Us ^toient de mauyais caract^, et fnnestes 

au plus graud uombre. Les mauji^ de gorge 

furent fr^uents; il y eut des enrouemens^des 

ii^yres ardent^s, des phrdndsies, des aphthes 

de la Louche , des tumeurs aux parties g^i- 

tales, des ophthalmies, des anthrax et des 

flux de yentre. Les malades ^rouyoient da 

ddgodt pour les alimens;les uns ^toientavee 

soif etles autres sans soif. Les urines ^toieat 

troubles,^pais8es etj^nauyaises.Onremarqua 

de longs assoupissemens et des insomnies 

. dans les interyaUes :ily ayoitpeu de jngemens 
et encore ^toient-ils trfes-difficiles.D y eutdes 
hydropisies etbeaucoup de phthisies. Telles 
dtoient en g^n^alles maladies r^gnantes, et 
Ies especes de chacune d'elles, telles que noui 

le§ ayons ddcrites.Ilp^itbeauooupdemoadet 



i 



Gaxov , ^axoL pev tov ^sc/xuva , ^myov uyetjpcaCi 



Trpof oo'to; ^ Toto't (T ou* xxxoigdea* fro^AoiKc 
Ixreiyav. IIo^ol fap\jyyae STrovvio-av* ^Aivot 
xaxov/xevac. xavcoe, fps^ntxoL co/xaTa ap9w- 
^eou al(^otoco:c fit^jiSKxa' OfQoLkiiioLU av5pax€;. 

fi5V| ot & ou* otipa rapap^bxTca , TTOv^^a , xaxa' 
xujxarw^eec si^^ ttouXu, xoc Tra^cv aypvirvoC 
aKpuFiaat irov^^sei' ^uerxpiTa* v(ljp&>7rsc* f^cvAi- 
^eec TTOuX^oi. Ta juiev £ire^i3|xno'ocvra vovo^/uia* 
ra^ ravra* cxde^ov ^k tuv VTroysypap^uv 
si^iav J Sffav oe xa^xvovTe; , xac f5viQ7xov ttoX- 

to 



*i6 EniAHM. pi€X. r. 

UoWolfTt iikv TO ipyjtrinelai jxera Trpo^acreoc 
£7rlTotac Tvj^oOort , xaiTravv stti ouexpclo-t xpaa- 
^artotcrc, «7r' o).w rw ffeo/xari* fAckli^a. &e Totdi 
Trept il^x&vra rrea' wepi Xc^a/viv , si xai c/xi- 
xpbv aue>r«9£cv2. Ilo).^0(0't ^e xal tv S'spxini^tn 
iovcpt, yLsyd^oLt y^eyjXOvaiiytyvovTO'xai to ipv- 

VCTTfi^a;, TTOAU TSr^^U iraVT0.d6V CTTevS^TO. TocffI 

aev ouv 7r^fi^oc7t auTrov a7ro<7aaee? Eg s^ttviq- 
paTa ^uven-iTTTOV aapxuv, xai vevpcjy, xai 
o^ewv gXTTTwo'ee? |:xsya).ae. 'Hv 3e xal to psu- 
ua TO Juve^fltuEvov ou 7ru<y txe)ov^ oDiOc <7>j- 
9re<^ft>y tis a/^>j, xac psvftx 7rcu),u, xai jrotxt- 
Xoy. Otffc pLffv ovv TTspi x£^x^Y]v Tour£G)v re ^fi- 
iriTTTOt ^C7vso"0at, pa'^iffi-j r* oXijc Ty;c xsya/^c 
eyiyvovTOjXai toO ygvritou* xa'i 6-ffwv i^AwjiJta- 
ra , xat ex7rT'i)fftes , xat Tro^^a psupiaTa. iv ttu- 
psTOto't TS TavTa, xai avgv TrypsTwv* 5v (Js 
rauTa ^o^epwTepx , >7 xaxtcj. Oto-i yap ig 
. f^7r'>}}pta b Twv toiovtcuv arrtxocTO Tttitotxiuiog ^ 

oi TT^it^Ot TOVTs'wV SffwfoVTO. OlCTt ^6 3Q ^«V 

^^ey^ovn^ xa'i to ep\j^intkxg davi'xBoif Tocauriiy 



I.IV. III. DX8 B^IDiM. 217 

Hies ddbuterent la p1upart-de la m^ini^re 
suivanle: souventij surveuoitdes erysipeles 
occasionn^s par des accidents Idgers, te Is que 
de tres-peliles blessures dans quelques par- 
ties dii corps : les blessures de la t^te, pour 
peuqii'onlesnegligeat,ydonnoientlieu,sur- 
toutchez les sexagenaires. Plusicurs, dans 
le traitemenl, devinrent sujets a de gran- 
des inflammations, et T^rysipeled^voroit en 
pen d'instants tout ce qu'il touclioit. 11 en 
r^suhoit pour Tordinaire des abces saivis 
de grandes suppurations , qui consunioient 
les chairs et les nerfs, et qui tntrainoient la 
chute des os. L'hutncur amaisde ne ressem- 
hloit pas au pus ,mais k une sanit* putride 
tres-varide qui couloit a flols. Ccux dont 
l*erjsipfele se jetoit sur la tete, perdoient 
la barbe et les claveuv, Les os se dcinu- 
doient ct se detachoieut avec un flux al:on- 
danl de niatierc : I in lot il y avoit de la fievre, 
tanttit il n'y en avoit pa-». Ges inaux dtoicnt 
g^neralement plus efiVayans que fuuestes. 
Ccux dont les abces p\rvinrcnt a une coc-. 
tion leviable , dchapperent gdndraltjnent ; 

10. 



SiB LTV. III. D£S iPIDiM. 

mais ceiix dont rinflanimatioa etF^ysipMe 
yenoient a disparoitre, sans former de d6~ 
pdt , pdrisjsoient pottr I'ordiiiaire. U en ^toit 
de ra^me quelque fut la partie du corps oU 
ftVtoIt port^ Tdrysipele. Plusieurs perdirent 
le bras et Tayant-bras : les uns ayoient tout 
le c6td attaqud , taat6t la partie ant^rieure, 
tant6t la partie postdrieare : qaelqaes-uns 
eurent toate la cuisse , et d'autres toute la 
janibe et tout le pied a d^couyert. Mais le 
pire ^toit lorsque I'erysipcle attaquoit^e pu- 
bis et les parties gdaitales. Teis ^toient les 
ulceres occasionnes par les drysipefes. H 
suryint d'ailleurs a beaucoup de malades , 
dans les fleyres ou mSnie ayant quVUes $e 
ddclarassept , ou apr^s, des ^rysipeles. Dan^ 
tous ces diff^ens cas , les abces qui suppu- 
roient, oule flux de yentre, ou des urines 
louables , niettoient les malades bors de 
danger. Mais lorsque rien de cela n'arriyoit , 
et que Tdrysipele disparoissoit sans cause , 
la raort etoit certaine. La plupart des ^ry^ 
sipMes parurent au printemps : il y en eut 
aussi durant Yet6 , et jusques en autonme. 
On obsenra cbez quelqucs-uns beaucoup de 



EniAHM. pti\. V, •!«) 

it ocno^atoiv fiYiiey-irtV itothaKiro^ tovtcwv 

aTTO^XvVTO TTOuXXcC. 0|UL&(&>C ik 'JtOLi OTTOt oXX)] 

ToO ffw/xaroc 7rXav>}5ii , (vvtVcTrrc TavTa» 

vtpuppCvi' oiji ^ ciri ra ;rXfu/9^ xaitxx cxoe* 
xoOroy i T&v SftnpoaBiy xt i roav orca^fv" 
olac (^^ oXoff b fU9/9b(y i xa Trspi. xvrj|uti}v t^* 
AovTO, xai irouc oXoc. ^Hv (ff irav;edv x*^** 
frcdTarov toy TOtovruv , 1^ , tc ntfk fj^nv xal 
ai^ola ycvo/aro. xac ra fACv frtpi fXxcs ^ xxl 
/tiTflc TTpo^oeo'toc Tocavra. DoXXolffi ^c , cv nu* 
psTOiffi, xai frpb Trvperov, x«l im frvpsToX^i 
(uvcTrmTe. 5v (J« xak rovxiuv btra ^fv ajroccc* 
ffiv frocQO'cKiro ^e^x tou exTru^ac, i naxk 
xoiliiQv xapaxii rtf eirtxafpoc, S XP*JC«v oupwv 
^ia^09cc> 7<voiTO , (fca rovrcGiiy XeXuo^ae' oZItc 

it /AH^CV TOVTttV |uplirt9rT0ly «ffl9/Aft>C ^s a^x* 

yi{opt5VMv,^avaT»Jlta yiyveoOac.IIouXu /xcv ovv 
tocffi ir>ct^oc9i {vvsVcTrre xa ittpt to cpuacirs- 
^C I Tov %po(* TrapecTrrro ^t xac ^la roO .^s- 
peoc, xai uirb ^devo;rft>pGV. Ilo^yi Jf xoLpa)(ii 
ti9C| xal ra Trept tov fdp^ya f^iiatxa, Xflci 

10*. 



990 EniAHM. jSl^. A. 

fk-y tiovsu yXtaT^vii y Ttcd rot Trap' ocfovrac a^ro- 

xaxou/iivai , xat x«TaTtXXovaai' frpoi>Tov ftcv 
fOtubi^hat dp/^ofihot'7tf izap xai Toiai xav- 
vii^sdtj xai ToZo't ^^pcvirixocatv. 

Spec, XXI ra <I>|9sveTexa) fACra rayevousya ^u- 
jfsa* xai TrXst^ot TijvtxauTx cftsvoovjaav ofia 
^r TOUTeoecc xai 5xi;aTu^«at fuviTriwrs. ''Hv ^k 
i xaTo^affef twv ytvoiihbiv Kav76jv i-^e' ap- 

|[;iou;, \r,^t\ ^ xat alfzcriif xat a^'ViVtY]. et-Apioi 
re TOUTs'o£(7iv aht /xsv yp\f/poT-px iroc^wv xat 
^eep-wv , TTou/v ^f ttsoi touj Trapofvorpouc ptst- 
Xc^a' irflcXiv re ^^.liiisug , xai ou xaXcii>$ avc9»p- 



I.iy. XII D£S. ^FID^M. 23Ll 

troubles , des tumeurs aux enyirons de la 
gorge, des inflarnnintions de la laiiguo, et 
des abres autour des dent^. Chez plusieurs, 
la ir>aladie s^antioii^oit par renroaeincnt et 
IVictinclion de la voix, surtout dans les 
pl^thisies commen^antes, aiusi qae dans le« 
fievres ardentes et phr^oetiques. 

i5.Les fievres ardentes etles phr^nc^^ies 
cotnmcncfereut avant 1e printeiDps, a la suite 
des fioids. lieanconp alors en fureiit atta- 
qu^s; elles dtoientaiguesetdevinrent tr6s- 
fanes tea. Les ardentes de cette con stitu lion 
suivoient la raarche que Toici : Les mala- 
des ^toicnt assonpis d^s le principe , ayec 
anxiet^s , frissons, fievre aigue ; peu de soif ^ 
et sans d^lire^ il couloit seulement quclques 
gouttes de sang du uez. Les redoublemens 
arriToient ordinairement les jours pairs : 
lis ^toieht marques par Foubli, la ddfail- 
lance et Textinction de la Toix. Les extr^ 
mit^s dtoient conlinuellement froides , 
surtout les mains et les pieds , mais plus 
encore dans les redoublements : la chaleur 
lie reTenoit que lentement et imparfailement; 

lo... 



321 XIY. Ill DSS telBfilf. 

dfi rn^me que la connoissauce et la parole. B 
y aYoit un assoapissement continiiel , sans 
nn Trai sommeil ou des insomnies laborien^ 
$68. La plupart aToient iin flax dliumeiiFS 
crues et t^nues, avec des dejections frdqucD* 
tes. Les urines ^toient abondantes et t^ 
nues, mais n'ayoient rien de critique, ni 
d'ayantageux : on n'obseryoit point alorsde 
signes s^cr^toires , ni d'hteorrhagie conye- 
n^le , ni d'abc^s critiques ; comme cela k 
li^u d'ordiaaire. La mort arriyoit k jours 
incertains; assez sonyent yers le temps de la 
crise; tant6t aprfes une* apbonie de longne 
dar^, tant<^t apr^s de grandes saeurs. Ceci 
se remarqna cl^ez les sujets qui ^toient 
le plus dangereusement attaques. Les phr^ 
ndsies ayoient beaucoup de ressemblance 
ayec les fi^yres ardentes; point de soif; le 
delire n'^toit pas furieux comme dans toute 
autre pbr^^sie : les sujets mouroient dans 
une stupeur oomateuse. 11 y ayoit encore 
-d'autres espeoes de fifeyres ; nous en parle- 
rons bient6t. 

i6. Les aphtbes et les ulo^es de la bouche 
fureut t]:^s-KX>mmttns« Les parties g^nitaln 



fcatvovro* xai naliv xarevoeov y xat 9u\iywxo, 
KoLTsij^e $k i to x&)^a fvvs;(^<c, oux vTrvaMfe^ ' J 
furairovcav aypuirvoe.KoiXtdci Tapa^^ce^froX- 

^irroco-e, rroX^oto'i. oupa re froXXcey Xcttto;, 

itpiatfiov ou^ev roco'c ouTug Ixov^e iysvero. 
OUTS yap Tifioppayss xaXft>c 9 0^^ t(c 0(X^>l ^^v 
el9'ca-|xs'vc(>v aTro^-acts iyivsTO xp£a-e^oc. ?3viq- 
ffxov Tc sxas"oj , «c Tu;^oi TreTr^vn/xsvb)^ T^ 
iroXXa^ TTSpc xa; xpco-ca^. ex tto^XoO ^i Ttvec 
oipciiyoc. ((fpuvreg ttov^Xoc. Toiffc fASv ouv oXs- 
6pia>c i/^owrty ^viireTrre raOra. napafi^^ffcoc 
^c xai Toco'c ^evtrcxocffi* a^c^ot (f)£ Traw outoc 

rir' a»ot(7t* aX>' aklri Ttvt xarafjopij x«x5) 
vtiBpvi jSape&ic aTruXXuvro. Ho'av ^£ xai aX),ot 
wperol^ TTspt wv ysypd^jtsxau 



t^\ Zr^pora TToXXotffc dt^^M^say eXxuj'ede* 

io.«»« 



A24 EniAHM. /9(^. r. 

ptvfJixroL irtpi T« ai^oix iroX).a* cX/.w/iAarai 
fit ficnx , e(fti9«v , i'zuQe'if , ra irspt |3ou6u^ 
vo;. Op9a)/xiac v'/^at^ ^2xpxt, p^povcac, fcara 
TTOvwv* eTTtyuTer^ p^cyap'..v tc&>9iv, sO'uOev y 
iro'A)&)y y^-'toovTEg Tag O'^wj*. a 2vx« gTrovo- 
fia^cv7i. E^ucTo ii xa'c iTrc tuv oXXvjv Axsuv 
fro)«^,*x0(l a'.'^ycor^c. Av0paxec iroA^ot xaxa 
bipt^y xai o/Xa^ a Sv]*^ xa^eerac^ sxdu^ara 
pfyflc).«' ipnrtX e noi'kGiat payTikot, Ta ^e x«t« 
xoe)ii7V TTcXXoiffi 7roX)a , xac p\oi€spa ^vvi- 
^oecva* TrpwTGv |utcv , T£cvc(r|uioi iroXXocO't iirt- 
trovojc* TrXet^oiac ^iTf Trac^tocfft* xak iraffiv, offot 
Trpo ^jSr;?* xcsi a7ro*).XyvTO Ta ir^lfc^-a TOwrAwt 
'Aetsvreptxoc TroXXot , (^vffsvrsptxot* ©u <? outot 
)iriv g;r£7rovft>f* ra <Je ;^o).(uf?ea , xai Wapoty 
xal X.'TTTa, u(^aTa>o£a. no/Xcco-t pi£v aurb to 
vouai] ua ic touto xaTsVxn^sv , aveu ts Trupe- 
TfiaVy xai sv TrvpsTOio-c* pt£Ta Trovcuv ^po^otj 
Xat avreXiQO'ce(xaxon3ficc'TGi)V7ro)iX6)>v evovTCdyTS 
xai i7rc7;^^VTCiiv ^'^o^oi* ra rc^ufcovra; ?ro- 



LtV. III. DBS iPIDE3r. 3a5 

^toient aussi sujettes aux ulcercs ainsi que 
les aines; il s'y formoit des tumeurs internes 
et externes. 11 r^gna aussi des opluhalniies 
humides , tr^s-opiniatres et douloureuses : 
il se manifestoit taut au dedans qu au de- 
hors des paupieres, des petites exci oissauces 
on "v^gdt itions appeldes figuea , qui occa- 
sionnoient souyent la «dcit^. En g^n^ral, les 
ulcferes poussoient bcaucoup de chairs fon- 
gueuses, surtout aux parties de la geodra- 
tion. DurantTeld, il y eut uu ^j-and noiubre 
d'antlirax, et de grandes pustules appelees 
aeps ou putride$; de grandes tumours; beau- 
coup de dartres tr^s-conslddrables. Le yentre 
(5toit aussi le si^ge de maux multiplies et 
trfes-graves: on vit des tdncsnies douloureux, 
surtout chezles enfants et ceux qui n'avoieut 
pas encore atleint Tdge de pubertd; et beau- 
conp en raouroicnt. il y eut aussi des liente' 
rieset des dysenteries en grand noiubre;ellcs 
^toient sans douleur, quoique yiolentes. Les 
dejections dtoient bilieuses, grasses, tcnue^ 
et aqueuses. La maladie prenoit souyent 
cette yoie, taut d^ns les fieyres que lorsqu il 

10 



-t'- 



i2G LIT. III. 0X8 ]gpID£ir. 

n^j en ayoit pas; il y eut aussi des trancli^es 
tres-douloureuses, et des affections iliaques 
tr^s-graye». Les nialades ^acuoient des 
mati^es qui ^toient retenues depais long- 
temps , sans que les douleurs cessassent; 
celies-ci ne cddoient que tres-difficitement i 
Faction des rem^des, et ordinairement les 
purgations aggravoient le mal. La plnpart 
de ceux qui ^toient ainsi affect^s mouroient 
proraptement; d'autres r^sistoient plus long 
temps. £n g^^ral , dans les maladies , soit 
longues, soit aiguSs, les sujets pdrissoient 
par des flux de ventre ; et , pour ainsi dire ^ 
personne n^^happa. Le dugout s&manifestoit 
dans loutes , et surtout dans celles accom- 
pagn^es des sympt6mes que nous ayons d^ 
crits ; en aorte qu'il ne se trouva presqu'aa* 
cun des malades que je yis qui en fut exempt, 
tant dans les cas graves que dans ceux qui ne 
r^toient pas.Les uns avoient de la soif, et les 
autres dtoient sans soif,oune buvoient pas 
trop.Dans ces fi^vres et les autres maladies , il 
^toit facile de r^ler la quantity de boissoo r 
les urines ^oient tr^s-abondantes et hors de 
proportion avec cette demise; mais leur 



>ouff ou ^uovra»Toc7i ^s Trpoaf^ffpo^evotort ^u^o- 

^C uTrazouovTa* xat yap ac xaOapo'iec touj ttXsi- 

rovc Trpoffi^iajTTOv. Twv (J^i ovtu; e;^6vTwir,- 

iroXXot fikv o^iotq aitiXkwto' iroXkolvi ^i xai 

fcaxpoTfpa ^in)>e. lie <^ <v xe^a)iae&> elpTfiaBai , 

sravTc^ xoei oi ra ftatupot vovo-sovtec, xai ocra 

o|sa , tx T»v xara xoi^cifjv airs.^)ioieov pia^e^* 

Travia^ yap, xoc^iig ^vvaTngvsyxsv. XTroaCTM 

w iravTff; pev cyevovro xai iirl Traffi rocffc Trpo-' 

ytypafifieiKitert , ourt eyi» ou^enot iron emtv** 

^ov* iroXXoi ^f fiakt^a ovroi^ xoti oc Ix tocou* 

Tccav* xai- ex taSv aXXuv Je| ol xai okeBpiM^ 

t/ouv, Ac^oxfse^, oi fjiev, ol ^ ou* tAv svytu- 

pcTolffc, xai TOto-c oX^oto'i* ou^sic oMtipug j 

«^^ Sv xara iroron i^iatroiv , «^ S<^eX«c. Oupa. 

<fe TToX^ /xsv Ta ^u^iovrx Sv, o^x ix tuv 

vpoafipofiivcav iroTcav, aX^a ttoXXov uirsp^aX- 

Xovra. noXXv) ^£ tic xai rcav. oupuv xaxomc 

«y ruv aTTiovTuv* ovre yap 7ra;^ocy ovrs ircirov- 

fAou;^ oure xadapo'cac )^pn?ac s^X'* B'^'t^oX-. 

loiat yap od xara xv^» xaUdpvu^ XP^^^*" 7^^ 



\ 



«j8 EniATTM. |3e^. r. 

voero. ^ece ttxvtoc ^e Toeot Tr^kse^ot^i , J jSxpu 
xu^x TrapficirsTO I 4 afAtxpoti; xat Xsjrrovc 



i('* Ilo^^a ^e xal cOXa iruperuv krcs^tiivnfjx* 

ve^eoiv , yLSLy.pa>yf TrSTt^xvajtAivuv , ao-tuJiciiv, 

tytyvovTo Tapap^yj^. KoiXtaire yap Tolffi 7r/«- 
^0171 TapoLyjbtrhsQ* (ppv/,ii^ssi' i^porsq ou xpc- 
aeptot* xac Ta twv oSowv, w; xfjvoyiypoLnrat* 
Maxpa (^s roio't TrXsi^oiffi TOvreotVy ou^< yap ^> 



/ 



LIT. III. DX8 ipisinc. 929 

qaalit^ ^oit maiivaise, n'ayant ni consi^- 
tance, ni apparence de coctioa^ ni separa- 
tion favorable. En. efftt , quoique la de- 
puration qui se flit paries urines, quand 
elle est d^une bonne nature, soit toujours 
d'un bon augure, ici, au contraire, la pinpart 
des inalades rendoient des urines qui ne signi*- 
fioient que colliquation , trouble, ^tnt labo- 
rieux ct defaut de crise. II y avoit de I'assou* 
pissement, et surtout chez les pbrdn^tiques. 
et dans les fifeyres ardentes. II y en aToit 
aussi dans toutes les grandes m iladies, ac- 
compagn^es de fifevre ; et en gdndral c'dtait 
ou un assoapissen.ent profond, ou un som- 
meil court et l^ger. 

17.11 y eut encore plusieurs autres esp^ces 
de fievres dpid^miques ; des tierces, des 
quartes, des nocturnes, des continues, des 
chroniques, des irr^gulieres , des fievres 
avec anxri^t^, et d'^utres qui dtoient in- 
constantes. Toutes s^accompcignoient d'un 
grand trouble; il survenoit des flux de ven- 
tre, des frissons, des sueurs non critiques, 
et des urines HbWes que nous les avosis d^- 
crites. Ges fievres ^toient de longae dur^; 



a5o tiV. III. t)«s ^fiD^Bl. 

les apostases qui suryenoientn'^toient point 
critiques comme dans les autres affections. 
Toutes ces maladies se jageoient dificile- 
ment, ou ne se jugeoicnt point, on deve- 
noient chroniques. Quelques-uns furent 
jugds au quatre-yingtieine jour; alors, la 
fi^yre cessoit d'elle-mSme ; d*aatres, mais 
en petit nombre, mourarent d*hydropisie 
dans la conyalescence. Plusienrs furent at- 
taquds d^^oed^mes, m^e dans les autres 
maladies, etsurtout lesphthisiques. 

18.D6 toutes les maladies la phtbisie fut )a 
plus yiolente et la plus funeste ; elle com- 
nenga d^s Fhiyer. Beaucoup en furent at- 
taqu^s; les uns ^toient alit^s, et les autres 
ne r^toient pas. Les premiers succorab^rent 
g^n^alement ayant le printemps; les autres 
continuereat d'ayoir la toux , qui se calma 
nn peu pendant Y^t6; mais en automne, tous 
s^alit^rent sans exception ; et il en pdrit on 
tr^s-grandnombre : plusieurs languirent pen- 
dant long-temps. Gommun^ent cette mala* 
die ddbutoit tout-a-coup ayec des symptdmes 
grayes : les malades ^prouyoieht des frissons 
fr<^uens et presque toujours une fi^yve 



EniAHM. jSt^. r« 95i 

ycvopcvai rovTsocac iito^affUi sstpcvov, Stnrtp 
firi raiifft aXkotat. Auflrxpcra jmv iroo't iravtoE 

h^a rouTsocffC. Expivc (Tf Toureuv 6\iyoi9if 

)rc, (Ig^CTrt. li^viQO'XOV ^i tovtswv o^'yoc uiro 
v^jpfttiroc , opOo^di^riv, Uoiloivt $i xai im rot- 

iroXu ^t ^aXe^a T0t9c ^cvuJcffu 

119. Mfye^ov ^c xal ^^aXeiratrocTOv ^ xat irXsi* 
70V( ffXTSivc TO $0tv£>J^8(. noXXoi yap Ttvcc 
fitplauevoc^scaTa ;i^ei^&>va^ ttoXXqi ^iv xarexH- 
^O'ftv* 01 (^' oevTsuv QpOo^ac^ijv urre^cpov. To 
jcpcA ^k Tov Spoc, ff.d'jfYio'xov oc ttXsc^oi tuv xa« 
ToxXc^cvretiv* tuv J< oXXcav, sSeXcirov /icv at 
P^X'^^ ov^svi , v^ceo-av ^k xora ^ipo^, Ytto ^c 
TO f divo7r6»pov, xaTCxXc5i}9-av TrovrsC} xat irovX« 
)ot c.^if}orxov* l^ooLpA ^k tovtaiv ot irXct^oi ^u« 
yoo-sov. Hpjaro ^iv ovy Toto-e n^ti^OMt tou- 

T6UV i^Ot^VIC ex TOUTCUV XaXOOo^flCt^ fpiKOi^Si^ 



«Sa EniAHM. |Bt6^. r. 

voc. KocXiai 7rocKA&>c STre^a^-vae , xal TraXiy 
rayif xafivyoaevopcvat* xat r&iv trjpt Tr^suuova 
7ra>T«ov, 'Jta^oar';xaTW. ri)»yi5-ff ovpwv, ou ;f/3>j« 
^&iv fuvTjjfee^ v.oL^'x.i. at §1 P^>X^ svijaav afiv 
^toL^TsXsoQ TToX^ae, xat 7ro*iA).a avayouo'ac 7r« 
irova xai uypa* .uira rovwv/J' ou Xii^v. A^Vct 
xac xjK-iroveov , Travu rzpnitag nittv h xa^aoff^c 
iQ a;rb fr^ju^t/ovoc iyiyvtvo' fifiMyyeq ou XtJjv 

pevTOt 7^tTy^oa , xai 'XixjyA , xak uypi , xat if pat" 
&toL Tzok^.a ccTO xf^a^q; xarr.ee. riouV!; ^s /:«£- 
yt^ov xaxov nxpeimro xorc rouroto'c xai rot^i 

yiypxTTTai. ou^e ya/) ttot'/iv ji/gta rpoy^f ^'fioi^ 
A)^0Vj aM Travu (Jt/jyov i^ipu;, Bipo; o-&>pa« 
to; Xfit>^uaT'i)(^£?ff' Totdt 7r).siV «^* auT£(u» 



LIV. III. OE8 EPIP^M. aSS 

eontinoe aigue , des-sueurs incommodes, 
intempestiTes et toujours froiHes. Le refroi- 
dissement i^toit Ires-grand, et la chaleur rc- 
Tenoit difiRcilement. Le ventre dtoit resserr^ 
ct tout-4-coup devenoit ires-relach^ : les 
humeurs se pr^cipitoieot du poumon ver» 
les Yoies infericnres. Les urines dtoient 
aboodantes , mais de mauvaise qualitd , el 
les coq)s s*ext^naoient. La toax. dtoit con- 
tin uelle , les crachats murs , copieiix, liqni- 
des , et saus beaacoap de doulcar : Texpec- 
toration ^toit quelquefois difficile ; d'autres 
fois, ellese faisoitsaas peine. Le malde gorgQ 
<toit moderi^y et point aggrav^ par uiie acri-» 
monie salsugineuse de Thumeur qui cuuloit 
abondarament de la t^te ; elle^loit visqueu- 
se, blanche , liquide , dcumeuse. L'aver.iion 
pour les alimeas dtoit le sigue le plus per- 
nicieux dans les phthisies , ainsi que d!ins 
les autres maLidies, comroeil a dtJ dit pr^ 
G^demment. Les m^dades ne prenoient pis 
\plon tiers de Li Loisson avec les alimens , 
etils etoient absolu.)>ent sans soif, loiirds, 
assoupis ; ct hcaiicoup devenoient en^U et 
bydropiques. U suivenoitdes frissolas et dvL 



I 
I 
I 

tfS4 I.1V. III. DE8 BPijy&U. 

ddlire auz approches de la morl. 

19. Les phthisiques ayoient ane figure 
gl&bre et blanche ou an peu rouge; ils Stolen! 
surcharges de pituite, et leurs omoplates 
^toient saillantes , comme des ailes ^ tani 
chez les hommes que chez les femmes. Les 
atrabilaires et les sanguins furent sujets aux 
fi^vres ardentes et phr^ndtiques , et k la 
dysenteric; les jeunes gens eurent des t^ 
nesnies; les pituiteuxdelongues diarrh^es; 
et les bilienx, des dejections 4cres et grasses. 
Le printemps fut la saison la plus fiicheusCy 
et ceUe dans laquelle il mourut le plus grand 
nombre de malades; V6t6 fut la plus fayoni- 
ble et la moins meurtrifere; mais en automne 
et au lever des pMades, les (i^yres quartes 
firent p^rir de rechef beaucoup de mohde. 

90. ,Or V6t6 me paroit avoir corrig^ le vice 
deoette constitution; car I'biver fait cesser les 
maladies d'dtd, etreciproquementFete chan- 
ge les maladies d'hiver. Quoique V6t6 ne f&t 
pas tr^-r^ulier', et devint subitement tres- 
chaud et suffoquant avec des pluies, nean- 
moins il fut tr^s-utile par les grands chan- 
gemens quiil occasiona dans Tatmosphere. 



cniAHM. /3c^. r. aSS 

TO VTTO^iUXOV, TO ^OCyii)(^iC> TO /apOTTOV, ^ni* 
XO^^f y^OT^af, TTTSpu^U^CS;, X«C yVVXlXC; OUTtt* 

TO ^e^a7;^oXexoy xSy xai UTracpov* oe xxOvoCi 
xat Ta ^pevirixa , xai Ta ^wsinspUi^ea. tou- 
Tscjv ^TTTiTO* Tsiveo'^oi vcoto-f f XcyfiaT&K^eo't 
«t paxpzc ^lippoixi* xac Ta ^pipisa ^ta^upq- 
^ra, xat XtTrapa 9rtxpo;^oXoiffi. ^Hv ^f iroai 
Toco't 'uTToyeypa^^ivoco'c , ^aXfTrcGraTOv /aiv ^ 
TO S/>, xak TrXei^ovc aTrcxTSivi* to ^f 5spo« 
pqr^ov f yal 8Xa;^icoi obr^XXuvTO* tou it fBf 
voirupov^ xai v)rb nX>]£a^ay sroXev {dvnoxov 
oi TToXXot TerapTflctoi* 

X, Aoxioc ^i pioi Ttpovoifikyiffeit xaT« X070V 
TO yevo/xcvov 3spoc* Ta; ^ap ^gpiva^ vou^ouc 
)^ecpiA>v cir^yevQjuLfvo; Xus; , x^ci riq yitpLtptvof 
^itpoc mysv^pevov fAiTCTiqffc. Ka^Toc auToyc 
im icaurov to ysvo/uKvov ^ipo^y oux su^a^s; 
syivsTO^oXX s$a(^viic .^cpfiby, xai voTiov, xai 
«firvoov* aXV o/x6»g, irpbc Tiiv oX^v xaTa^aorcv 
|>i8TaXXaSav , o^3»A)Qaff. 



s56 sniAHM. |3c6^. r. 

TO (Tu^acOai erxoTrsjiv xat Trepl twv yeypatiui-' 
Vfijv op5w5' b yapyvouc, ««♦ XP-®/**"**®* '^^^" 
receo^t, oux av uot iJoxeoi ^s'ya o^a».ea9ac ev nj 
tiyvTi- A«t Off x3tT«fiav^aveiv axpt^c'to^ xijv xa- 
Tac«<y''>' ftiv upsuv gxa^nfiv, xa'c to yoijtnj^a' 
etygr^Gv o , ti xoivov ev Tn Ttaxa^acreij S e» tii 
voOff^* y.axov o , ti xotvov sv tn ^txxx^aurei , l| 
fv tyj vovirW paxpbv 0| ti vou^tj^x , xal 3ava- 
ffc/xov* piffX|obv , Tt, xai 7r«(&eaS-r,x6s" o^u , o , 
re 5avaof.|UL0v, 6$w, o, Tt Trrpts^zo^* Taftv t«v 
x^oco- |:z&>v. Ex TOWTfwv oxOTreio-Oac, xai 7rf*oXi^ 
ysiv exTCT^T wv gvtrop-'eTat. scrfore wspt toutsw^ 
fi^iv st^evac , ou{ , xai ot2 ^ xal uq c^st (?catTav. 



£KKAIA£KA APPaZTOL 
nPQTOZ. 

x6', X--«N ©acw Tov T0& na|9^fii>yo;, oq xarc- 



♦' 



I.IT. III. DE8 iPIB^M. aij 

9 1 . Je cousidere comme iin objet essentiel 
de I'art, de bien observer et pouToir jnger 
avec justesse ce qui a 6i6 dcrit. £n efiet, celui 
qui en est instroit et qui sait en faire usage ne 
me parol t pas devoir commettre de srandes 
fautes dans la pratique de Tart. II faut ^tndier 
exactcmeiit chaque constitution des saisons, 
et la lualadie elle-m^me; remarquer cequ'il y 
a de bon , et les rapports de Tun et de l*autre : 
et, r^ciproquement, ce qu'il y a de mauvais 
dans la maladie et dans la constitution de 
la saison. Four la maladie , juger si elle doit 
etre loogue, mortelle on non mortt'Ue ; aigue 
mortelleou sans danger. II faut aussi Windier 
I'ordre des jours critiques ; car de Tobsei^ 
vation de ceux-ci r^salte Tart de pr^dirc 
Tavenir. Outre cela, il faut avoir connois- 
sance du r^me, et de la raaniere dont oa 
doit nourrir les malades. 

SEIZE MALADES. 

MALADE PREMIER. 

a a. A. Tliasos,le fils de Parion, qui demett- 
roit au-dessus.du Temple de Diane , est pris 



b38 lit. III. DES iPID^H. 

d'une fi^re aigue, ardente, continue. D^ 
le premier )our, soif, assoupissement , in- 
somnie, trouble du ventre, et urines blan- 
chitres. Le sixi^me jour, urine huileuse; d^ 
lire. Le septi^me , redoublement ^iuinl ; 
point de sommeil ; urine de la m^e nature; 
ddlire ; dejections alvines liquidos , bilieoses 
et grasses. Le buitifeme jour, ^coulement 
de quelques gouttes de sang du nez ; petit 
Tomissement bilieux yerdatre ; sommeil \6- 
ger. Leneuyi^me, m^me dtat. Le dixi^nMT/ 
remission g^n^rale des sympt6mes. Le on- 
si^me, s^eur partielle; refroidissement suiri 
d'un prompt retour de cbaleur. Le douzii- 
me, fiibyre aigue, dejections bilieuses td- 
nues tr^sKx>pieuse8 ; urine avec un Idger 
nuage ou ^n^or^me; d^lire. Le dix-septi^me 
fut p^nible; insomnie, fifeyre plus intense. 
Le yingtifeme, sueur gdn^rale, insomnie, 
dejections bilieuses , ddgodt , assoupisse- 
ment. Le yingt-quatrifeme , r^cidiye de la 
fi^yre , suiyie d'intermission. Le trent^* 
quatrihne, apyrie, reUcbep^eatfhi yentre,et 
aussit6t cbaleur febrile. Le qaarahti^me , 
Gessatioa de la fi^yre. Leg^e interruption 



ov|9i}9S t^aeu^K* nctpiitp^WTi, ^^^opii}, 9ra- 
pftifuvJ^ fravra« ou^fv cxoe^iq3>i* o^X* o5j9a re 
opota y xat ra r^c yvitiiviq rapaj^ii^sx* octto ^c 
xoc^C f x^^^^^ ) Xe7r«oa ^<ii).9f . Eiroe rji 
67^019 , cr^txpbv dnh pevciv fV^fs' Sttto'S iu* 

^Ky okiyOL' ^pLUpOt, BXOC/ilQ.^. EvvoTiii, ^la TWV 

OEUTuv. AexflcTiiy iravrx fuvi^uxc* Ev^sxari}^ 

^toL^cipilpLxrx )(^(i\M^sa J XsTrra, froXXdc' ovpoc- 
«rc, cyacuSpnua' Trapcxpouae. EiTrraxae^exart} , 
firiirov6»c' ovTC yap VTrvoc, o, rt Trvpsrb^ m- 
Tccvc* Elxocvi r^p&Kre ^c bXou* Sypvirvoq' ^ca- 
^oipqpara ;^4XA>#ea ^ aTro^eroCy xuparot^iQC* 
£2x0^ xai Trrapr)f}y xtni^pt^s, Tpeaxo^^ xal 
rrraprvj, ofnipo;, xotXc)} ov fuvtVo^ro'xaliraXty 
flcvsOfp/x^vdi}. TsaffffpiQXOT^ I empo^' xoikai 



II 



a4o EniAHBi. fii€h r« 

a7ru|»0Cy T« (xacv, tos ^' cv, Ei yap roe Jca^cciroi 
XM ^laxovfMVCs. 7r«Xiv vrric^fi^c Zcropiocffi 
X* TrouX^oI^i , xoi ^ovXotot irp0(nxp^t9. vnvot 
xaxol TTcpl ra? vno^^i^mQ' iraj^xjoovffc. Oupa 

^fa ^i y xal 770v«]pa« xat xara xoiXivjy ^vvc^ft* 
^va f xat Tra^v ^ia^v6/x$va, IIupsTta ^vs;^ca* 
^«a;(6>/}q/:Aara wp^^a, ^eTrta, ev <r« r^ excero- 
^. xfiii etxo^ ^^6|&)} , iniOoLiiu Toureoik xot^tn 

xai cttrcirrourc. cupci (^(4 tAso? xaxa' xca^a- 
Tw^ca TOt 7rX«ic« f*6Ta ttovwV aypvTcvoq , aw o- 
0XTOS' ^vvs^^f '^P^VCPff' t?!l • <^f i^ r. P* IC 6. 



LIT. III. DES SpiD^BT. all 

'du flux de ventre ; ce qui est suivi de d^goAt 
et de fievre, a des ^poques variables, tonjours 
sans type rdgulier, et quelquefois d'apyrexie 
con^plette. Qae s'ily a qaelque intermission 
dela fievre, elle estaassifc6t^sttivie de rechu* 
te; joignez a c^a Fusage d^ua mauvais regi- 
me et d^alimens malsains ; le sommeil cons« 
tamment ddfavorable apr^s la rechute , avec 
du d^iire; les urines des le cominencenient 
troubles et raaavaises .; alternativement 
constipation €t relachement du ventre ? 
line petite fievre contiauelle , €l des^djec- 
tions abondantes et crues i la mort arriva le 
<Jent-vingtieme jour. Depois le J>reniier jour 
ily euthabituellement reMcbementdu ven- 
tre et des di^jections copieuses, liquides, bi- 
lieuses , ou constipation suiviede selles de 
ffiati^res s^ches, et cnies; les urines furent 
constaminent de niaavaise nature; un assou- 
pssement,ordinairenient tr^s-pcnible; des 
iusomntes , du ddgoiitj et uue E^vre c<hi» 
tmat ardente. 



IX. 



Sl4s I.IT. III. DBS iPIDix. 

MILADE DEUXliME. 

93. A Thasos f prfes de la Fontaine froide , 
une femrae qui ^toit accouche d'nne fille, 
maisdont les lochies a'aroient point paru^est 
attaqn^y d^s Ic troisi^mejoor, d'one fieyre 
aigue . aocorapagh^ de frisson. Quelque 
temps avant Faccouchement, on mouyement 
fi^brile s'^toit ddja manifest^ avec da ddgoijit, 
et ayoit contraint la malade 4 s^aliter : apr^s 
an frisson violent , la Hhyre deyint continue 
aigue, toujonrs accompagn^ de frisson. Le 
huitiferoe jour et lessuiyans, beauooup de 
d^ire., avec des intervalles lucides tr^s«-rap- 
prochds; trouble du ventre, d^ections liqui- 
des, aqueuses^jn^^s de bile, et trfes-<»pieii- 
ses ; absence de soif. Le onzi^me jour, intd* 
gritd de la connoissance , assoupissement ; 
luine abondante , tdnue , noirltre ; insomo 
nie. Le yingti^n^e jour, Idger r6froidisse- 
ment, suiyi d'un prompt r^tour de cha« 
leur; Idger d<$Hre, insomnie ; m£me ^tat du 
ventre : urine aqueose, tr^5-abo9dante. L9 



EniAHM. j9t€X. r. 24S 

APPaiTOZ AEYTEPOZ. 

^Xpo^y fx ToO Toxov ^Myaripa rcxouaaVy 

^uc, xpirahiv TkaSi, Ex ;|fp6vGv ^c iro^^ou itpo 
Tou TOXOV , 7n#^STu^>3c ^v xaTax^cvvjc » aTroffe* 
!•€• itixoL (Tf TO ysvojiivov fiyo^' ^vt/^itg 
iqisif fpcxw^eSf 0( TTvpeTOt. oy^oriy iro^a 7ra« 
pexpoucs, xai ra^ c^opevaci ^^'t Ta;(t; Tra^iv 
xarevoeff. xoAc)} TxpoL^on^rig , Trov^.otffc, ^<7r- 
Tolfft, u^aTo;(6^o(ffC* a^t^oc. Ev^ffxaTj?^ xoe- 
revoc€* xw/AaT(u^i}C ^< Sv* o5/>a ttovX^, ^toe^ 
xac |:ie'}l0eya' aypuirvoc* Ecxoc^ , ^pcxpa Trcpti- 
^|( , xac fo^X^ itakiv avc9cppcv6ii* aiiupa ira* 
pelfyc , aypvTTVoc* Ta xaTft> x^c^tuc ^t^' Toiv 
auTwv' oupa v^aTca^sa, irov^^a. E^^o/xyi xal 
etxo(;ii , dwrvpoc* xoi^tri fvve^. ou tto^Xu ^k 



II 



^44 EniAHM. pt§>. r. 

^ovu v^epov^ c^X''®^ Js^cov o^uviq lr^\jpiiy. 
Xpoyov jrov^vV irvpcTOiiroXcv iroepcifrovTO , xat 

oi>|9a u(^aTu^£a» Tf aff£/9Dxocii ^ tc /aiv Trepl to 

•troXXetc. xotXt)] fuvc7>i' ^koo'ctoc^ G«]9a eiriTtfv 
cevTGJv. oe ^f nvpeTot^ to ^ev o^ov g{>x exXtt- 
irovrs;^ itsi:\<xMr,^h(iiq ^k vocpo^vvofievot, ta 
^sv , TO. ^' ov. EfiQXO^i ^ai n'ev |3^X^^ aoi^fiAi; 
eJAtTTOv" ovTff yap TiQ^xvahav nzvxG^hgiyi' 

•/wv (Tff , 1^ ix 7WV STri ^s^ta. , xaTSffTrairOiQ* xw* 
fAXTOi^m* Trapi'Xiys naliv y <otai rap^y xarcvoffs* 

fftayliv 118V errav^xe* 19 xoc)cv ^6» p^oXw^fot 
9pux.px ^iJiuxe* iirKf peeve o|urej06>;* f>pexal»^ 
^>?C* xai raff 6;^o|:A6va; a^vog' xae TraXtv xars* 
vose, xal otsXiyero, Kat oyc^oifjxo^ ^ a7re',3av<. 
TauTp Ta Tuv oupeav ^crz Ti).eof ^vpieXava, xxi 



tir. III. DEs iPiD^M. a45 

l^iugt^sepfi^me iouf , intemiission de la 
fifevre; iBtcrrtiption du flux de "ventre; peu 
apr^s, doulem' de sciatiqne tr^s-violente da 
t&U dvok , et tr^s^pinMtre ; continuation 
de la fi^yre; urine toujours aqueuse. Le qua- 
rantine jour , douleur de sciatique moin- 
dre ; toux continueile , humide , et tr^s* 
frdquente. 'Suppressidn des selles , dugout , 
urine de la radme nature : jamais d'apyrexie 
compktte; des acc^s ftbiiles irr^guliers, qui 
quelquefois manquoient par inter valles. Le 
soixanti^e jour , cessation de la toax sans 
cause manifeste ; point de crachats cuits , ni 
aucune autre apostase ordinaire a ce genre 
d'a£fection. Spasme avec ddplacement de la 
machoire du cc^td droit , assoupissoment et 
r^cidive du ddire joint k des intervalles 
lucides , mais sans le moindre jngement du 
gout des alimens ; T^tablissement de la mi» 
choire.D^jectionsen petite quantity de mati^ 
res bilieuses; fievre plus aigue ayec frisson; 
aphonic qui continue les^ours sniyims^et par 
intervalles retoar dela cotinoissance et de la 
parole. Le quatre-vingti^e joor, mott, he$ 

II... 



a46 X.IT. III. Dxa ApibAm. 

nrines furent loujonrs noireSyt^nueSyaqaeiH 
ses} il y eut constammcnt de rassoupisse* 
ihent et da d^go^t; d^Scooragemenl, et de 
violens emportemens de cuAite. La malade 
^toit port^ k la m^lancholie. 

MALADE TROISlilME. 

94. 1 TTHioir qui demenroit k Thasos, acH 
dessns da temple d'Hercale ^ est saisi d'an 
frisson yiolent et de fidrre aigue^ la suite de 
travauxyde fatigues et d'<^carts de regime. An 
d^but,laDgues^che, soif, et teintegendrale de 
bile; insomnie, urines noiratres ayec unl^ger 
nuage ou dn^r^me, et sans s^iment.Le deu- 
xi^e jour, yers midi , froid des extrdmit^s, 
surtout aux mains et k la tete; perte de la pa- 
role et dela Toix; respiration accdl^rde. Re- 
tour lent de lachaleur; soif,nuit paisible,pe* 
tite sueur atitour de la t^te. Le calme se rdta- 
Uit le troisi^me jour; sur le soir, au coucher 
dasoleil, leger refroidissement , suiyi de 
trouble; nuit p^nible; point de sommeil. 
Selles de quelques mati^res dures, com- 



hitfaj xai xtSaxii^ea. xal xu^a napsiitsro, 
««TOj, a5u^0C| iypvftvog' opyoiiy ^\jfffOpuu* 
Ta 7r«pt T»v ymftnv ^gkafXJiikiitaL, II, A. A. 

E. n. e. 

APPilZTOZ TPITOX. 

tS\ HiN ©ocw, TXMtAvoLy %Q xarneetTO urre- 
/>avw Tov Hpax^nlov, «x ttovwv, xai xottwv, xal 
Jtatnjff ysvo/xev)?; a|:xs>oCc, plyof f*«7«> xal 
ffvpsTog ©Si'C e>a^c. y'kuffaa, MSfipog^ (Tt^wJ'^ff, 
^o^(^f]g* oux VTTvuo'S^ oupa vTro^s^ava, evacu* 
pilfAa /xsrecjpov , ovx ISpyjxo, AeuTe/»fi, Trep'^ 
fieVov riyiipn^ y •^u^iq axps&>v ^ ra, nspi xetpac 
xac x2^aXv]v ^X>ov* avarj^og, Sfdiii/oiy Ppcf." 
j^Ottvouj. IttI ;(p6vov ttovXuv a.veQepiia.vBvi* Sipct' 
vuxTa ^i :Q9up^iy]c* ISpoi^t irepi xe^oXv^v (jawpd. 

ff^if, V7rs^;^G)3 o'pexpa* roLpoLyjhy vwxTO^ff eTriTro- 

II.... 



a48 EniAHM. (StO. r. 

fuVi^yjjtoTae xoTrpovx (^efi^^s. T«TaoT>j , rrpwi ^i' 
;6ffi»;(t>;g , TTSOt rJi iiiao'^ ^af'pvjc » iravta Trapw- 
{uv3^>j* "^5'»' ovauJog, aij»(»vcc. siri to ;f£i,ooV 
ave0spiia',f6Yi psra ;^povov, ovfjr,<TS iiOoMy 
ivxtiiprifjict. e^ovTa* vuxra tJi' ijf<rv;^ti3f , ezotfiii.^. 
HeexTTTifj , ff^ojf xou^effOfiVaf xara ^e xoAtijv^ 
^apog pSTa* ttovov* ^lyf^^Tog' vvxzx gTrtjcovw;. 
]fxT>j , 7r/3«» ^iv ^i' iiavyjYi; , ^cAr^g (?«' oi 7:6vot 
ueeCouc* 7rapa)fuv3">3* etTro (Je 'AotXl^^q otfts x).u- 
ffjixaTtu xa^cj; ^cfAd« "^ vvxtoc^ sxoe/x^Ov}. E^(?o/x]7, 

ixot/xaxo. oytJ^n, Tcpwt /xjv, iix.ot^n^ fffiupi* 
Ta;(w ^t, *J*wJtc, fltywviiQ, ItfTrrbx 7rv€u^a x«i 
^tvM^oii^ii, o^s (^ff I TraXiv mtsBepiiiy^Yi' jcaps- 
TtpQ^iffs, i^Tn ^k fcpoQ hiiepviVf vpnTLpoi Uovf orBii* 
iia)(<apriiiata a^pura, vpLtupa, ^oXtu^ea, eW* 
Tij| xtt^u2Tfa>^c* oLV&^m, oTff ^teyeipotro* w 



11 r. 111. D£S ipID^M. 2*9 

pacles. Le quatri^rae jour an matin , ^tat 
assez calme ; k midi , exacerbation de» 
6ympt6mes; refroidissement, anaudie, aplio- 
DJe;le mal empire; retour lent de la cha- 
leur; urine noire avec encor^rae , nuit 
tranquille, sommeil. Le cinqui^me jour, 
soulagement apparent , et sentiment pdnible 
de pesanteur au has YCntre : soif; ftuit labo^ 
rieuse. Le sixieme jour au matin , r^tablis-' 
setnent du calme ; dans I'apres-midi , mal- 
aise plus considerable , Ctacefbation dcs 
syropt6mes : lesoir, ktcment qui proenra 
la liberty du Tentre ; Is nuit , sommeil. Le 
iepti^me jour , d^goAt, l^r malaise, urine 
hoileuse;naitaccompagneed'un grand trou-^ 
ble; d^ire, point de sommeil. Le huiti^me 
joorau matin, l^ger sommeil, bieril6t suivj 
de refroidissement : apbonie; respiration pe- 
tite et insewsible : sui' le soir , la cbaleur se 
Htablit , il y euf du d^ire ; vers le jour , 
l^cr soulagement, d^ectiousrbilieuses sans 
m^ange , et en tr^s-pctite quatntifd. Le nei*- 
Tieme jour , adsoupissemcnt et eu'^ie de 
Tomir au r^yeil ; soif raddiocre : vers le 

II 



95o I.iy« III. BBS iPIDEM 

coucher du soleil, l^er malaise; d^ire, nuit 
mauvaise.Le dixieme jour au matin ,aphonie, 
refroidisst meut g6n6ra\ , fidvre aigue, sueor 
abondante qui est sniyie de la mort. Les re- 
doublemens ayoientlieu les jours pairs. 



<»<^%^/%> 



MALADE QUATRIEME. 

25. U N phr^n^tique, sHiti dhs le premier 
)Our de sa maladie,TOiiiitbeaucoup de mati^ 
res liquides verddtres. Aassit6t fi^yre aigue 
accoropagn^e de frisson; sueur abondaute , 
oontinuelle et uniyerselle; douleurgrayatiye 
de la tSte et du cou«; urine t^nue ayec un 
Idger nuage tres-diyis^ , suspendu au milieu 
et sans s^iment; ^yacuations ^ vines excr^- 
mentitielles assez abondantes ; ddlire , in- 
somnie. Le second jour au matin, perte de 
la yoix; fieyre aigue; sueurs continuelles ; 
palpitations uniyerselles ; la nuit , con- 
vulsions. Le troisieme, tous les sympt6mes 
iiireAtaggrayds; morty le quatri^me jour. 



vcv. E'v ofniviat oi irovot Tourtut II. 1. 11. A. 6. 



^ «>%%^'% »%/%/%»^'% »V%»%>»%^«V%»^^^ *.i%i^ ^/*/*. i»%^^^^^^^^ 



Xt 



APPn2T02 TETAPT02, 

f. \J «PENITIK02 , rii irpiiTvi xarax^tOslc i , 
ifccffs cu^ca^ rroAot, XsTrra* Trvpetoc ^pcx(k>- 

3iai Tpa;(iQXou jSccpoc , fAcV o^uvijc* oupa XeTrxa , 
cvacujOiQuaTa ffitvjtpa , ^leffTrcEffftcva , oux impu- 
te* aff-o (^e xo(Xty]( e^sxoTrpio'S oBpooi. noklot 
irapsxpovae' ov^cv VTrvoiO'S. Acvrepyi^ irpui, 
fltp^voc } iruperbc ofv^ , l^p^ivt f ov ^eeXiTrc* iraX- 
fAoi ^i' oXov Tou (rw/xaroc* vuxrog , arra^pioc. 
^p(T)i y irap6>{uv.&i3 iravTa« TcTCcpTii ^ ocTrs^avc. 
T. I, 2. e. 



45a EnuttM. ^i^. r. 



. «««%<%>«<* ^^^-^^v^^^^t' 



APPniTOZ nEMHTOS. 

 

•assise. TJ7 itpoixr^y irvps'soq o£u;, xauau^ij;. 
dxps^itt}^ etyt' oe (fi ttovoc TrapctTrovro. AcU* 
T«jD|9, ToO fimpov pev vTr/ecav ot tt&voi^ b Ji 
TTupgTOff «7reTfi«ve* vns^^fffopss' oux exotuaro' 
axjisa "^v^^pa* oupft>v--7r^^,^og ^tiQ«t ov '^prt^avr 

pxxoTTT] ^s TYi^yviiiiriq , v.airapaj(7i , xatTrou^u^ 
ffkYi^pKTpLog, TsToiprviy nepi piiaov iitiipyiq^ 
t^avs ofuTfltTwj. Tr r. A. 0, 11. 1. A. B.T. A.0, 

APPft2T0Z EK.T02, 
x(. x!iN k^^npotcti , Uipu^^ia voOaoc rXa^f 



LIT. IIJ. D£& ^piDiac. s5$ 

MALADE CINQUIEME. 

36. /I Labisse, un homme chaiiTe ^rouTs 
tout a coup uae douleur de sciatiqne tpes- 
Tiolentedu c6t^ droits saas aucan soola- 
gement. Le premier Jour , fieyre aigue , ar- 
deote; d'aill^urs saos symptomes graces, et 
aecompagitiie de vivas doaieurs. Le deu» 
xiemejour, diminutioa de la douleur de 
sciatique ; iievre plus intense y Hger mal- 
aise, point de sonuueil : froid des extr^i« 
^; urines ahondantes et mauvaises. Le 
troisieme jour,disparition enti^re de la dou- 
leur de sciatique; ce qui est aussitot suiyi 
d'egarement de la raisou et d'un grand trou- 
ble ayec une violente agitation JLe quatrieme 
jour a midi , mort tr^s-aigue. 



^■*^V*-*'' 



MALADE SIXIEMK . 

27.1: iRXpii^s a Abd^eegt pris d'une fi^re 
sigtte , c^HitiBue , avec sentiment g^dral de 
sooffirance. soif vive^ naus^y vomisseusent 



l54 LIT. III. DE8 iPIDiM. 

de la boisson; donleur rapport^ & la rate, 
pesanteur de tete.Le premier joarfh^morrha- 
gie copiense de la narine gauche; fi^re plus 
yiye; urine abondante, trouble, blanchfttre, 
sans s^iment. Le deuxi^ine ]our ^ tous les 
symptdmes furent a^ray^s : urine ^paisse , 
S(klinienteuse ; diminution du d^goil^t, som- 
meil. Le troisi^me jour , rtoission de la fi^ 
Tre ; urine copieuse ayec des signes de 
coction, etun s^imentabondant; nuit cal- 
me. Le quatri^me jour , vers midi , sueur 
abondante cbaude, uniyerselle; terminaison 
de la fi^yre qui est jug^ : point de r^diye; 
la maladie ^toit aigue. 

MALADE SEPTlilME. 

98. U NX fieyre ardente, aigue, ayec soif, et 
insomnie , attaqua k Abd^re une jeune fille 
qui demeuroit pr^s de la yoie Sacr^; eile ent 
aussitdt ses rdgles. Le deuxi^me )our , beau- 
coup de d^out ; rongeur du yisage, frissons 
t aiui^t^s. Le septi^me jour , mdme ^tat 9 



En I ASM. pt€L r. 3^5 

9r6Tov xaTf;^«v oux ^JuvaTO* 5v ^« U7r6o'7rX>]v^C 

ill apt^pov TTovXu' b psvToe Truperbc^ fTrcTcr- 
v«. Guano's TTOv^v, ^'oXspbv, Xsuxov* xsc'/xsvov 
ou 'jLoLricoLro. ^ivriprif nivra iratpsd^v^, ra 
pevToe oSpse^ 9ca;^eflc fAsv ^v, i^pvptivat, ^k pLxX* 
Xov* xai T« irept tijv etTijv exou^eve* (xot|:/iQ5y}* 
Tpirifi^ nvpezhg ipio^i)fivi* ou^oojv ttX^.S'oc, 7re^ 

;^c)}C* Terapri?, Trepi ^sorov yipiipng^ Ifpatrs kqW^ 
^eppiM , ^t' oXov* airvpoi , «xpe3>i* oux vni^ps' 
^e. ofu. T. A. lA. r. HA. ;^. I. I. B. A. T, 



APPaZTOS EBAOMOZ» 

xq. XL/N AS^vipotfft T^v 9ra/»dJvov^ 3 xorexeiTO 
iffi T^ff i>jpnff b(?ow^ jrupeToc xacwffoSj^iff JXa^t. 
Sv ^e ^typbi^vig y xac aiypxmvoq, rtaxiSin ^i roe 
7uyacxi9£<x frpcarov aurij. Exr>i, atm 7ro\»]^lj], 
tpgvOog' fpiTtii^rig^ a^uouo'a. £6<^6^]Qy d'cdcTCftV 



t56 cm^HM. §1^ r. 

q|uC* aypUTTVOC, OffbX^I};, ^^ptXAxTn^* XaT^VOeej 

ovpa o]uiota. £vyar>i , (fca tuv avTuv, xat roc 

dnipsTO{ (uvi^caxe. EffToxaf Jsxarij ^la reiy jbV 
V6>v sppvn'novXu" sa xai^uo'^ tr/xupsc |uvgJWE' 
xaiTs; 87r.o/x.sv0(^, aa>}' x«jj)6t>3$ Mvy xoiTrx- 
pakTopo^, £h:o^^, Trodiiiuv 6^uv»7^ X6>^oT)];|}r0e' 
palTipo^ anO^iKS' i^poppaynj^s ffpn/.pa. ^ik pt- 
VfciV WpoiivSf anvpoq, Eixo^^ ^e TeTapxji, o 
TrvpsToc vni^ps^i' xcS^fltiffic TraXtv' iro^wv 0!?u* 
v)3* nof.pipLSivt trapaxoTra. Elxo^ xxe i6^6p:yif 
i^ptacrs TToHa* dcTupo^ :q xcG^uo-c; s^sIcttc. 9 

• fxpi0u. n. o. K. z. r. 

APPftZTOS OrA002. 

x9', "N k^^iipcimj Av«f/a>va, ^c •/.oerixJfTO 
irfltpi T«f ®p>jtViag TrvXaj, Trupsibc o?^5 iix&. 



tiv. III. DEa sFiD^M. aS? 

urioet^]iae,mais coloree;pointde trouble du 
venire. Le huitieme jour , surdity, fievre ai- 
gue, insomnie, d^goiit^ frissomiemens; int^- 
grit^ de la connoissance^ m^me etat de I'uri" 
ne. Le neuvieme jour et les saiyants, conti- 
nuatioii des m^iues symptomes et de la sur- 
dity. Le qHS^tor2ui&me, inoohereuce desid^es ; 
sdmission de la fievre. Le dix-septifeme , h^ 
morrhagie ab<mdante du nez; diminution 
de la surdity, qui reparok les jours suiyans^ 
ayecdu d^oiit et ddire, Le yingtieme jour^ 
douleur aux pieds^surdit^, absence duddire^ 
l^g^rebemorrbagiedu nez;sneursuiyie d'in- 
termissionde la fievre^ayec rdcidive le vingl- 
quatrieme Jour : continuation de la surdity.; 
douleur aux pieds et delire. Le vingt-septie- 
me , sueur abondanle suivie de cessation de 
la fieyre et de la surdite; la douleur aux pied& 
continue; mai^du reste^ terininaison de la 
maladie. 

MALADE HUITIEME. 

ag. iV NAXION qui d«meuroitpresdesporte«. 
4e Thrace^a Thasos, fut attaqu^ de lieyf« 



S5^ I.iy. III. BBS iYIBEM. 

aigne avec doulenr continue an c6ii droit 
et toux s^e; point d*expectfMration les 
premiers jonrs: soif, insomnie, urine colorde, 
t^nae et tr^s-eopieose. ILe sixi^me jour, d^ 
lire,aul8oulageinent par les ibmentations.Le 
septieme jour fut p^nible; augmentation de 
la fi^vre ; continuation de la doulenr pleur^ 
tique ; toux fatigante , respiration g^n^. Le 
huitieme jour, saign^ du bras; le sai^ oouk 
largement^ comme il le falloit : diminution 
de la doulenr de c6t^ , toux toujonrs s^che. 
Le onzieme jour, remission dela fieyre; 
petite sueur autour de la t^te; toux, expecto- 
ration un pen plus abondante. Le seizieme 
)our,c6mmenceme<itde coction des crachats; 
soulagement. Le yingli^me, sueur, inter- 
mission de la fi^Tre: P^tat d'am^lioration se 
soutint apr^s la crise ; mais il y ayoit de la 
soif, et Texpectoration n'^toit point encore 
tout4i-&it louable.Leyingt-septi^me jour, rd- 
cidiye dela fieyre ; toux qui amena beaucoup 
de crachats cuits; urine ayec beaucoup da 
s^iraent blancbStre; absence de soif, respi- 
ration facile. Le trente-quatri^me jonr, sueur 
uniyerselle ; point dc Eeyrc; tout est }uge. 



ou^ lirrru* rac Trpwrac* ^c^tt^n;, a'^puirvo;. 
oupa ev;{^poa , irouXXs , Isitxoi, Extij , fra/oa- 

MipOi' Ttpog ^e TOL^SpfJLoifTllOLTCtf ou^cv (VC^C^OU* 

EWfiij , 57ri7r6v6>c' b yajj impsToc sircrecvs ^ 
oiTS TTovoe ow fyye^i9o(TXVy ours P^X'^^ ^v«- 
;(^eov, (yuo-TTv 00^ Ts 5v. oy^iij, ayxfijva cra/xov* 
CjOjoO)} TTO^^bv , oiov (^sc. ^uvi^uxav p£v oe tto- 

xar>7, (uvse^uxay oc Truperoe* vfAtupa nep\ 

fcovoc vypoxsfa. EfrraxaK^cxarY?, Sploero vpe* 
xpa, ^rsirovxy frrueev* exov^taJ^i?. Ecxo^^ , 
2J'p6i>9S, air\jpog* pLsra, (fc xpcVcv ixo^i^^T^n* 
^t^^viC ^i 5v, xai Twv «7rb Tr>«u|xovoc ou xpn- 
^•al cti xofOdp<rtei. Elxo^^ I^^o/ajj , b TrupeToc 
w:i(^ps^€' t6Tn<T9e y avijye TreTrova TrouX^a* 
ovpoeo'i V7r6<r«0'tc TToXXi}, XguxiQ* a^t{fO( eysve- 
TOj^tujrvooc. Tpewo?^ TgTapT>j, eJ^pu^e ^c' bXov, 
mrvpo;' cxpc5i3 fravra. !!• Ilf A. A. A* 



96o iehi^hm. ptSX. r. 



APPn2T02 ENNAT02. 

}J* J^y AS^ipotai HpinuBo^ xe^aXJiv op0o^ 

xarex^t^* 'w/.es 7r).>7Grtov t^c av«j ayoayni, 
Uxtpizhs tXa:€s xauowJ'yjj , ofuj* ejpieToe-, to xot* 

fopin. oupa XcTTToc, /xAsfva, eva(&>p>]^a pLsritf 

pOV 0T8 ^uev, OTc ^' OU. VUXT« STTtTTOVW^' TTVpS- 

araxTfia;. ne/3i c?5 T£0"ff€/380"/.a£(?s/.aT>3V , xwpu- 
ffiC* oc Trvperoi ifiTscvov* GU^a (^ea tuv aOruv. 
£uo^ , TToXXa Tra^osxpovo'Sy xai fa; SKopJvag* 
TefforapaxocT^j ^ca pcvcjv puoppayigo-e irouXi;, 
xocl xaTivosepia^Xov* ly xoi/j^gjjcc sv^vpLSv^ ^qa-o'ov 
^e' 01 TrVjOiTot Jwic^wxav* tlpoppayse ra; cttq* 
|jievac^ TTUxva , xat xar' oXtyov. Ilepi ^e ttj* 
i^«3Xo^>]v , ai ptsv aiuoop'xyioLi oLirsKOLrjfrocno* 
<o-^tou ^e (^s^iov o^yvvi ixr^vph ^ xat oi nvpixol 



I/IT. lit. D£S iPIpBM. 26% 

MALADE NEUYliME. 

3o. Jlf BOPiTHB, a-Abdere , ^proavoit une 
doaleur de t^te, qui cependant ne Temp^ 
dhoit pas de vaquer a ses occupatioBS ; quel- 
que temps apr^s il s'alita; je parle de celui qui 
demearoitpr^s dela place haute : il est saisi 
(i*ime fi^yreardente, aigue. Au d^but,vomis- 
sementabondant de matidresbilieuses; soif, 
bcaucoup d'anxi^tds , urine t^nue, noirs^trei 
avec un nuage leger, ou encoreme qui man- 
quoTt par intervalles : nuit penible : fifevre 
avec redoublemens'a des ^poques variables, 
ordinairement sans tjpe r^gulier. Vers le 
qattorzieme jour, surdity, augmentation de 
lafifevre; m^inc-^tderurine.Le vingtieme, 
violent d^re, qui continue les jours suivans. 
Le^aranti^me, bdraorrhagie abondante du 
nez, et d^s4ors moins d'^garement de la" 
raison j continuation de la surdity , raais 
moins yiolente : ri^mission de la fievre.L'b^- 
morrhagie se r^it^re frdquemment et tou- 
joars en petite quantity jusqu'au soixantieme 



«6l XiXT. III. D£8 fiPID^lC. 

jouFy oil elle cessa entitlement. A celte ^po- 
que , douleur de sciatique tr^s-yiolente da 
c6i6 droit , fi^yre plus intense,, et quelque 
temps apreSjdouleursaux parties infi^rieures: 
alors la fi^yre augmenta sucoessivemeat , 
ainsi que la surdity, ou s'il y ayoit du reU- 
che et un soulagement marqu^ , aussitdt la 
douleur sciatique et des parties infi^rieures 
augmentoit d'intensit^.Cgpendant au quj|tre- 
yingti^me jour^ il y eut une remission g^4- 
rale des symptdmes, quoique sans une tei^ 
minaison complette. Les urines ^toient plus 
abondantes ^ s^menteuses et d*une meil- 
leure couleur; le ddlire moindre. Enyironle 
centi^me jour^ trouble du ventre, dejections 
alyines bilieuses, liquides et tr^s-copieuses, 
qui continu^rent pendant quelque temps et 
furent suiyies de selles dysentdriques ayec 
douleur : dds lors soulagemeot g^/dral , la 
fi^yre cessa entidrement ainsi que la snr- 
ditd« Terminaison Complette de la fiirr^ 
aide&te le cent-yingti^e jour. 



ffrfrnvov* ov iroXXw Je XP^voi v^epov | irovoi 
T«» xarw frovrftiv. SuvwrtTrre ^ ft tou^ irvpe- 
r»vff civacpt^ov;^ xac tijv x&»3Mi>0'iv frou^Xiqv* 
8 ravra /i«v vTruvat xai xou^^i^ecv ^ ruv ^t xarv^ 
Ircpl iff;i^ /xec^ovc <^V0C< ^ovc frovouc. H^ ^e 
irepl T>jv 6y^o)}xoc^v, {uvsJiuxs |;a«v iravra^ 
?uv/Xtjrff (T oOcfiv. oupa t« ^ap fx^^poa , x«t 
jr^eiou; itno^iaioLQ t/oYxa ^ariSauvfy oc 7r«- 
f£kyipoi TS'fitioyji ^vav. ncpc ^t ixaro^v^ 
xo(^tY2 7ro)Xoio'c ;^oX&)^fi<rc inexapij^Ori' xoec ^ee 
^ovov Oux' oXtyov iroXXa rotaOra* xpcl TraXiv 
^evreptu^ea /xcra ttovou, tuv ^ oXXuv ^a* 
f uvifi. TO ^e fuvoXov , oe rs irv/serot cJAcTrsv 
xac i xedfciM-tc CTrxu^aTO. £v ixaro^ ((xo?^, 
t/ki^g s^pij^ri. xav^og* 11. X* At K. K^ 1*. 



11 



a6^ EniAHK. fiiCk. r. 

APPnSTOX AEKATOZ. 

Xa. JtliN A^^igpocffi Kcxo^v^ov , If at^po^uptwy 
xac froT«5v , Trvp 2Xa?e. 6bpj(0fiiV9^ iT nv offw* 
^9;Cy xaixoep^eal7</.0(^ ^i^ii^ti^' yX&iaffa f iri« 
nav^i}* ovpa Xfirra, ^AcXava, Ae\Jtripi/i f^ b iru- 

fxocfiiQdy}* SfccffC x^^^^^^j $av9a* ovp« If/ our 
wwxTa ^i* iffw^^iij {• UTrvwo-f, Tpirip , vtt^xc irm'- 
ra , pa^iivn ^ nv, ircpl iikUv ^vs^a; , YraXcv 
UTTK^vff^opsf. vuxroc CTTiTrovu^. TeTapT)}| jocyof, 
frvpsToc TTOvXuc, irovoi iravreav* evpoc Xcirra, 

If f 

IvaiupyjfAa. Ext)Q| frapcx/sovffi fro^d. E^^ofciff 
pa^uvn. dy^OY] y t' oXXa $uve^&ix« iravra. Ae» 
xaTjQ, xoi' rac ergoftivoLif cvjicocv pifv «c ir^ 
vocy ^ffffov ^ff iravTtC* Oc ^i frapofv^/iiot, xal 
«t TTovoc Tovrco) ^la rs'^eoc iv iprhifft n^^cv 
uaXXov. Elxo^ii , oupiso'e , Xeuxbv , ira;^oc (I%f f 



LIT. III. DE8 iPIDJnt. 9(65 

MALADE DIXifeME. 

3i. J[NiC0D3i3CE,aAl>d^,estprisdefi^vre 
k la suite d'exc^ dans la boissonet d'actes 
T^ii<SirieBS r^it^^s. D^ le commencement , 
d^o^^t^ cardialgie, soif , ariditif de la langue; 
urine t^nue noir4tre. Le deuxieme jour, exa- 
cerbation de la fieyre; frisson, ddgodt, in- 
somnie; Tomissement de bile jaune ; urines 
de la m^me nature : nuit cahne , sommeiL 
Le troisi^me jour, remission, des sympt6mes 
«Tec un soulagement marqu^ ; Idger malaise 
vers le coucher du soleil ; nuit p^nible. Le 
quatri^me jour , frisson violent, fievre tr^s- 
intense, douleurs g^ndrales , urines tdnues 
avec en^or^me. Le sixi^me jour , beaucoup 
de ddire. Lesepti^me, soulagement! Le bui* 
ti^me, remission de tons les sjmpt6mes. Le 
dtxi^me et les suivans , continuation des 
douleurs , mais 4 un degr^ moins- violent; 
les paroxysmes et les douleurs se faisoient 
remarquer dayantage les jours pairs. Le 
vingtieme, urine blanche, ^paisse, sans s^ 



a66 X.ir. III. DZ5 iFlDiif* 

diment; sueur copieuse : cessation appt^ 
rente de la fi^yre. Le soir, retoor de la 
dialeur fi^rile et des dooleors; frisson 
«Tec soif , l^ger d^ire. he yingt-qaatri^m^ 
jour , urine oopense , blanchitre , oontenan( 
beauooup de s^iinent, sneur chaude oni- 
Terselle (jui termini la fi^yre, 



MALADE pNZlfeME. 

3^. U KE femme dont I'esprit ^toit aigri 
par le chagrin , avoit perdu le sommeil et 
Fappdtit , mais n'^toit point alitde : elle 
(^prouYoit de la soif et du d^odt. Sa de- 
meure dtoit&Thasps sur laplatte-forme pr^ 
du fils de Pylade. Le premier jour, au com- 
mencement de la nuit , frayeur , grande lo- 
quacity, d^couragement , fi^rre Idg^re; au 
matin , frdquentes conynlsions^ et dans les 
interyalles , ddire , paroles obscenes ; dou- 
leurs g^n^rales, Tiolentes et continuelles. 
lye deuxieme jour, m^me dtat; perte de 
spmmeil, fievre plus aigue. Le troisito^ 
jour, cessation des spasmes; ^soupissemenl * 



kat 01 flcvrot frovot ^ ^pcxv} ^ ^ipa , afACxpa iroi- 

xov^ 7roXXj]v xmo^affiv fxov* c^joeoo'e ttoXXg) i^ep. 
f(^ (fc' oXov* air\jpo(f cxpi^. n«X. A. I. K. A. Y. 

APPAZTO^ EKAEKAT02. 

X^'. xLn Soo*^, yvvh ^vaiivtoif «x Xvmic fierce 
tpofdfftOQ J op^q^oihy iyivivo aypvTrvoc TC 
xai oTtroc* xat ^t^f^i>^r|^ riv , xai a^uJific' ^3t^< 
it 9rX«}9coy Tov IlvXa^ov ^ ini t6u Av^t^u. T$ 

Xoi| ^\j<T^(ilri^ iruprrcov Xcirriv, Trpoji , 97ra« 
fffioc iro^Xoc* 0T« ^8 iiaXiiroisv oi o^ao'/xol oc 
iro^ot, icotpikgyiv^ •^rrxpopi^^si* reoTlot 9rovof| 
luyakoi J Suv9;^e(c« AsvrspYi , ^ta r&v ovruv* 

|uv cr}r0W^or«7re%?roV| x»>fue J» xac xara^opvi, 



»68 cniABM. fii€k, r. 

vato , irapAe^t rroXXa* TfUiwtog ofuc» «C vwxtai 
^e roLvrriv i^pafrt iroX^u ^tpii& &t* o^ou* enru- 
f>oc* VTTv&to'C I TravTa xarevoee^ expiBrt. TLtpk S^k 
T7IV rpirriv r,yLipYiV^ oZpoi jxAavocy ^sirra , svac»- 

^ff xp^^cvj yvvaix^iiK irov^a xarc^q. II. !• A* 

E. r. r. 



APPnSTOZ AaAEKATOZ* 

Xy, jLiN AapitfO'ifi, tIapGfvov icvptxog Th€i 

leywu^n; ; f*2p^* ovpa ev;irpoa |uv , Xeirrsi ^c* 
AsvTff/Mi| i?r«7P0V6)c* ovx virvoive. t^itii^ froXXoi 
d^^ ciro xo:^^^; v^aro;(pOff« X9C to; iiro« ; 
Hiv6Li hiiet mwiirot tvfoptog, Terecpry}^ oojmvf 
^LftTTibv^ 0X/70V' ct^^cv cv«(&>/u]pa fisxioipov p oux 



tiv. til. D£$ ivmi^. iS^ 

proibiid et Carotiqae ; att r^yeil , efforU 
Tiolents qu'on ne pouvoit r^primer ; d^lire 
considerable, fi^yre aigue. La nuit, sueur 
copxeuse, chaade et aniverselle^ cessation de 
la fi^^re; sonuneil, exercice plein et entier de 
la raison : la maladie est jug^. Le troisi^me 
jour, urine t^ue noir&tre, ayec beauconp 
de petits images par flocons et sans s^^ 
metit ; et ^o^lement abondaat des regies 
au moment de la crise. 



MALADE DOUZlfeME. 

35. Alt JLiLi 8 SJL, une jeune fille est.saisie 
d'une fi^vre aigue, ^rdente, avec insoranie^ 
8oi£ vive , lapgue brundtre , s^cbe; urine 
coloree mail tenue. Le deuxi^me jour fut 
p^nible,. point de somraeil. Le troisieme, 
dejections copieuses,liquides et aqueuses, 
qui contii^uerent les jours suivans aVec 
un soulagement marqud. Le quatrieme » 
urine limpide, en petite quantity , avec un 
l^ger DUage etsans sediment; delire vers la 

111... . 



.^ 



370 xiT. tti. nui ipil>]£Kff. 

uuit. Le sizieme jourylidmorrliagie copiea^i 
du nez ,. et apr^ nn l^ger frisson , soeitr 
chaude, universelle, saiyie d'apyrie; la mat- 
ladie estjug^e. Pendaut le coots de la fi^vre 
•et apr^s la crise^ la mexistruation se d^lara 
pour la premiere fois chez cette tr^s-jeune 
£Ue.£ile eprouya constammettt du d4goM et 
des frissons ayec rongeur dayisage, douleur 
des yeux et c^phalalgie. H n'y eat point de 
T^cidiye apr^s la crise; les exacerbations 
ayoient lieu aux jours pairs. 



MALADE TREIZIEME* 

54. A. Abd]&rx, Apollomus , depuis long^* 
temps d'une sant^ yaldtudioaire, avoit la 
rate gonflde, et une douleur habituelle an 
foie, q[uifut suiyie d'ict^re. II dtoit sa|et aux 
flatuositds ; et d'une coulear blafarde. Apr^ 
ayoir mang^ dela chair de boeof et bu inooa- 
sid^rement ,il ^prouyad'abord un peu de c&ft« 
leur f(£briledont il fut alit^. L'usage'in^(ldc)ii 
de lait cuit et cru de ch^yre et de brebis , et 
vn mauyais regime^ furent ensuite causede 



5e/>/^ (^i* 5XoW d&rv/>ac, txpt^ij. Ev ^« toi« 
itvpetoiffi, xalS^Y] xirxpcpevuv, yuMRxiica xoe* 
T65>1 t6t« TTpwTOV noLpOivog yap 5v. H% <fe tfii 

, OfAfA^rwv o<?vvyi* X(xp>2&aptxq. Tawrij «vx wrrt* 
^ptypSj a>X' fxpc^ii. Ol ttovo* ev apxivi^i, 11. M* 

r. I. z. e. 



APPaZT02 TPI2KAIAEKAT0S. 

>^« AnoAJiQmoty h AS^vipotaiy opBo^d"^ 
fnv ins^ipSTO )^6v6v ttOuXvv. H% ^k /leyaXo- 
«fr^7;^vo(* xaitrspcr[?rocp {vv^5)ic o^vvixfiivov 
irov>uy iraptiititOj xal J^ii rirs xal cxrepox^; 
iyhsxo' fUffw<^3ff, xpotijff T^f v7ro>guxoy. <I>ay w^ 
^« poiQeoVy xat 7rtci>v axacpoTspu;; i^eppLoivl^ 
Vffcxpoc Torrp&itoyi xecTCX^'9y}' yoXo^c ^t x^'l^cc* 



^)}^irfoi9c , xac ^teunp xaxjS , ?rdevT6t)V at fkaSsa 
Iteyakai. Orrc yap fruperoi 9rap&>$uv3'i}9ay| xot- 

>oyQU* oupde re X«7rTa , xai o^cya ^sC virvoi ou)C 
lv>37av* iiifUTHlt'Ot, xaxov , ttovXu ^c^c^' xcj^O" 

«xpc0e 7ravro<^fv v;r6^;^a' aiittpa vapiXeys' 
Xh^ Ttdyxwvj Oy T< ^701' trap«fcp«TO.. Ilfipl 
^f Tetr^rpfjxac^ExanQV, aTr* ^( ptyuffoc aTrc- 
$tpitoiv3in J xari xXt^^i , xac tSsfiavi}* poai , to* 
pa^ y ^oyoc iro^Xoi , xai ira>cv S^pwic' xac to 
TiStpLa, rnvtytavra itpovnkBi, Mera ^ ravrdty 
xoi^iq Tapx;^a>^);c9 fro^l^oio'i, )^o);fli»^eff c , axpn* 
T0t9Ci o/xoc^t* oupa pii^va, ciaxpa,' ^CTrra' 
rov/^ji ^uvfopivi, ra r&>v ^(a;^Ci>pi9jxar6>v (^uy- 
)rocxA&>c* 3 yap pLikxvx y xai cpLVULpa , xai l&x^cai 
J "kiTtxpot^ xai (^^a, xa( (^axvw(^£a , xora ^ ;^o« 
vovc ecToxes xat yxXaanTon^soL Movau Ttepi 9k 
tlxortv TSTfltpTJjv, <fta itapriyophif ta [ift 
Sklx CTTc Tuv auToiv* cpLtxpoL $k xorryonov 
( tg ou #f xarcx>td>i , ev^cvo^ IfAvn?;^' ) irokv 



IIT. III. DSS iPIDiit. 97S 

(pramdi) d^sordres; car la fi^vre augmenU 
tttis^ae pom* arinsi d^e ie ventre se relachlit, 
Des «et instant, iu>ine rare et t^nue; perte de 
sommaliil yaroit iinesorte deboaffissure 
€tt emphjs^e d^mauyais caract^e, soif tI- 
te, assoapissement, gonflement doulonreax 
de rhypodiondre droit; firpid gia^rsl des 
exb^mitds , l^g^re loquacity sans le nioindre 
souvenir ni suite de6 id^; dtfire. Lequator- 
zi^me jour k compter da frisson ayec {U^vrc, 
le malade s'alita de nouveau et fut pris d'un 
d^ire furieux : alors, cris , agitation , beau'< 
coup de d^raisonnemens , suivis de calme 
et d'assloupissement. Trouble du ventre^ de- 
jections bilieuseSySansmeljinge, abondantes 
et ernes; urine noirdtre, rare et t^nue, vio- 
lentes anxi^t^s. Les ddjectioi^s etoient tr^»* 
Tari^es: tantot des selles noires, petites, ^ru* 
gineuses; tant6t des selles grasses, crues et 
mordicantes : pendant tout ce temps, les ma- 
ti^res ftembloient 6tre tout4-fait cas^uses.En* 
Tiron k vingt-quatri^mejour, soulagement; 
m^me <dtat des d^ectioiis, l^ger retour de la 
oonBoiMaaoe. Depai$ le jour qu'il J eat 



^74 1«IT. III. DBS iriDiM. 

n4oe»»iii d- ^tre alit^ , perte totale de la m^ 
moire, d^lire; et tout empira. Le trenti^iiie 
jour 9 fi^Tre aigue , d^ections oopi^oses t^ 
nues , ddire , froid des extr^mitds « apbonie. 
Le trenteKjuatri^nie], mort. D^s I'instant ok 
je ris ce malade , ]e remarquai constainment 
an flux de yentre ayec des urines ^noires et 
t^ues : de I'assonpisseineat, des insomnies^ 
refioidissement des extr&nit^ et un ddire 
continael ayec plir^^ie. 



MALADE QUATORZliME. 

i4. U KB femme qui demeuroit k O^siquei 
apr^s unaccoudiementlaborieuxdejumeaux 
ayec difficult^ des lodiies, est prise d'une 
fi^re aigue, accompagn^ de frisson, ayec 
douleur grayatiye de la tite et du cou. Des 
le commencement, insomnie et taciturnity, 
caract^re aigre qu on ne pouyoit r^rimer. 
Urine t^nue ddcolor^e, yiolente illtdratiott, 
dugout; altematiyement (rouble du yentre, 
et constipfition a des ^ques yariables. Le 



H ra)(y KoptitoW &pinnTO ircevra M to X'^P^f* 
Itcpi^CTpinxoTnVyfrvpcTOc o$uc* ^cax^P^f^''^' 

I'd;. Tpnjxoc^ Terapry} , dviBavt, TovWu (fca( 
tAcoc; c| ou xac syu oT^a; xoi^/i} toLpoLXJ^^^i f 



APPaSTOS TEZZAPE2RAIAEKAT02. 

^s* Cj^ Ku^exu, Fuvaixi ^uyaTcpotf rsxov^ 
. A^v^ouCy xac ^1170x1990(07} 9 xat ou Travu xa6ap« 
^(7)}y TO fAev frpArov iTriiXOf mi/TCTbc fpunin^n^f 
ofwc* xe^o^^j xalrpaxiQ^ou ^oipoif /xst 0(^u« 
vi};. AypuTTvoc efaepx^c, o'lya^^a W, xai ffxu- 
5/)Ci)7r)i, xat ou Trstdo/xsvv]' oSpse XcfrTa, xou 
a^l^oa* ^tf/at^Tiiy ao'ai^ijc to irou^u* xoiiU)] ir^ 

£xTii, €( yvxra irpXXa irapslfyc* ov^cv cxoc« 



t76 cniAHM. pi€X. r. 

flriroctf^ot jro)At2^ dcxpsa ^XP^' ou^cv Iri xa- 
Tfvosf* ovpoL ini^, £xr>} xai ^xoEti} ^ £^vo(. 
ETrraxat^exars}; ccTre'^avr. fpevirig. 



APPnZTOS nENTEKAIAEKAtOZ. 

>7 . HiN 9aatf>) l^eo^xovc ytwalxA, ft xcertxtc- 
TO cirl TOW Atjtov, Truperbf fpt%iih( , o^W; ^^ 
^luTTij; fXaSc. E*? «px^^ ^* icepiece^Wo* x«i 



XIT. lit. BU iFID^M. 97f 

•ndeme jour, vets la nttitibeaueoupde d^ai* 
scHnnements , msonmie. Le on^i^iue, d^ire 
furieux Bvdri d*iaterralles luoides; urine 
noire, thiae^ htiileuse, et qti^Hefois sup-* 
pression oomplette 7 d^ections oopieuses^ 
t^ues , aceompagnto de Irooble. Le qoar* 
tor^i^e jour , couTtdsioiis tr^s-frdqaeateSf 
froid das exMmit^ ; d^re continuel ; sup* 
pression d'urine. Le seizi^me jour, a|ilK»ife* 
Le dix-septiteie^ mort. II 7 ayoit eli pitrd* 
B^ie. 



MALADE QUINZI&ME. 

55. LdAfemme de'D4dldks,k'thkios,yrksde 
la platte-forme , fut attaqu^e de fi^rre aiga^ 
ayec frisson k la suite de chagrins profonds. 
B^s le commencement, et )usqu'& la fin, elk 
s'enveloppa soub la couTertiire du lit, et 
resta toujours tacitume. Elle palpoit, pin-* 
(oit, grattoit, ramassoit des flocons, rdpan- 
doit des larmes, puis elle poussoit degrand» 
<clat^ de lire, sans pouyoir sommeiUer* 



■y 



t78 Z.IT. III. SE8 i^IDilC. 

On irritoit en rain les intestms, elle ne pott* 
Toit rien ^Taciier« Elle buyoit pea, et seule* 
ment par Une instigation ^trang^ ; rurine 
^toit t^nue^ en petite qoantitd, et la fietre 
pen sensible au tactj les extiiimit^s todjoors 
froides. Le neaTi^e)ourybeaaooap de d^ 
raisonnemenfs , suiyis de tacitomit^. Le 
qoatorzi^me , respiration rare et ^tendae 
pendant long-temps , puis d'nne obnrte 
dur^. Le dix*-8eptiime^ ^rdthisme bruyant 
des intestins : la boisson prise k I'int^eiir 
•embloit ne cdder qu'4 son propre poids et 
ne point s'arrdter ; insensibility gdndrale , 
pean siche et tendue. Le vingti^me , lantdt 
propos ddlirans, tant6t taciturnity ; perte 
de la YoiXy accddration de la respiration. 
Le yingt et uni^me , mort. Pendant tout 
le cours de la maladie , respiration rare et 
d^yelopp^; perte de la sensibility; habi- 
tude de s'enydopper sous la couyertnre : 
altematiye d'une sorte de garrulity et d^un 
^Ut tadtume josqu'A la fin. y ayoit ea 
pbr^a^ie. 



Wra, ffitt:itpai* irvperot itpi^ X'¥^ ^S7rroC| 
vxpeuv ^ufcfff £vvaT)9} iroX^ Trap Asye^ xal ira* 
^(v iJpvvdi} o'tyuo'ac. T(90'<ps9'xou^exaT>iy irvsv*' 
fueapaiov, ptrya, ^ca ;^ovov, xatTro^cv j9p0C^ 
XVffvoC ^7rTa)ia(^6xaT)j , ano xoiVi}; epe^£«« 
o/cW Tdcpgexco^c' hstxoL aura ra Trora ^eyisc , 
Mev fuvi^aro* ecvaev^iQT&ic s^X^ TravrwV 9ip^ 

irov^L^ol, 3cac irccXcv i^pvvd'i]* dooavo^, ^?*70^^ 
ffvoc. EUo^ irpuTT} , aTTs'i^avs. ^Hv rauT)] Jei 
TsXso; , n-vsv/xa apaebv , ii.iycC o(.)txi(j^xt^ 
jravTwv el;^6' aUi 7r«pte<rs^^ffT0* 3 X6yoe ttovX- 



APPnSTOZ EKKAIAEKATO:. 

mfph^urioiv ieokX&'j ir^Xi/v ;^6vov 5^/»|xoev9etCy 

9ro^^a xoTrpova ^t/i^t^ (uv iteptppQta sro^^* 
xdd Ta; STTO^cva;, v^ar6;(o^a tto)^ (^(i9(c; Ov- 
poL "ktrvraj oXi^ya, f^oa' ttveO^qc a^Mceov puyx 

arpsfAtft)? , xoo'/xcoc ts , xai icn^x^^' ^ipitot, ULap* 
fa^sov, xat TreptTsrafxIvov* ^ta;^<api^^aTa ttoV 
^a, xal^STrrai t;^o^(»^fiay XtTrapa. Tecraepsc" 
xae^exarijy Travra 7rap&)fyv9>j' 7rajO£xpouffO« , 

C^xoig' oyfJev oupsg' fffiinpa. Troxa xaTSt;i^eTOtTj 

cixo^ TSTapT>} ansBxvs, 

TEAOZ Tor BIBAIOr r« 



LIT. III. DX8 iPlDiSf. %$1 



MALADE SEIZliME. 

S6. /x MiLiBiSy un Jeune homme adonn^ 
oepais long-temps auxboissoiis et aax plai^ 
sirs de Vdnus, fut ensuite forc^ de s'aliter. II 
seplaignoxt de frisson,de d^goi!^t,d'insomme, 
avec abs^ce de soif. Le premier jour , ddjeo- 
tions excrdmentitlelles, suivies d*un flax de 
ventre tr^s-abondant avec des sellesliquides 
m^Mes de bile, qui continu^rent les jours sui- 
Tans; urine t^nue ,rare , d^color^ ; respira- 
tion rare et -^tendue k de long» interralles; 
tension de Tbypochondre de cbaquec6t^y 
Sdns duret^ extdrieure ; palpitation de cceur 
continuelle ; urine huileuse , Idger d^lire , 
sans trouble ni agitation , peau s^he et tea* 
due ; dejections copieuses , tennes , bilieus6s 
ctgrasses.Le quatorzi^me jour, exasperation 
de tous les sympt6mes , delire ; grande lo^ 
qnacite. Le vingtieme , ddlire furieux , agi- 
tation excessive, suppresion d*urine, deglu- 
tition difficile de la boisson. Le yingt-qua- 
tribne, jour , mort 

Fin DU Liyas iii. 



»f»»A»»»MmM m»m» m Ammmmmmm ^a^a^^^^^ i ^i^^ymil^ll^l^j^^^^ 



3U11 LES CRISES, 



JCiA COPTION, 



ET L'OBIGUm DE LA CONTAGION. 



N II4SSATONS cle determiner quelles sont 

leg y^ritables causes des fi^vres ad jna- 

naiqaes, et de faire connoitre leurs com* 

plicatioDS. Ce point.de doctrine nous 

conduira k admettre successivement la 

cpction et les crises , d'apres les divers 

genres d'alt^ration de nos humeurs. L'^- 

tat inllammatoire peut-il avoir lieu dans 

}es fievres adynamiques et ataxiques. H 

}XJ a pas le moindre doute a avoir sur 

XLette question; mais on observe toujours 

^e I'inilammation est born^e a an ou 



a84 SVB LES CRISES 

plttsieors organet esseotiels k la vie. Id ^ 
c'est en quelque sorte un congestioD des 
forces viules vers un organe aux ddpens 
de toute T^onomie animale. Ainsi la 
prostration n'est souvent qu'un dtat nd- 
gatif y mais non reel , des forces vitalef 
concentrdes dans telle on telle partie ; 
comme le prouvent les hdmorrhagies 
tris-abondantes dans les fievres adjna- 
miques, ou la saignde seroit mortelle. Aa 
contraire , les topiques , les saigndes Ipca* 
leSy surtout les vdsicatoires , qui agissent 
particulierement sur le systeme nervenx 
activent les propridtds vitales, et font 
cesser I'dtat de spasme. Get effet ne pent 
avoir lieu qu*en consequence de la 
reaction des vaisseaux sanguins ^ lesquels 
sont toujours accompagnds des nerfs, 
dont ib re9oivent toutesles impressions. 
Mais si Ton suppose une tension gdnd- 
rale des vaisseaux , comme dans les fie- 
vres inflammatoires, la saigQ^e est ^vi* 



^etument appropriate k ce genre d'affec- 
tioii puisqu'elle diminue la pl^thore et 
relache en m^me temps les vaisseaux. 
Voiiat pourquoi elle est si ndcessaire dans 
toutes le's phlegmasies^ surtout celle da 
poumoQ 9 d'oii depend en grande par tie 
le libre exercice de la circulatioD. 

Les h^morrhagies ^ ^es le debut des 
maladies 4 quand il y a exuberance des 
forces , sout suivies des m^mes effets qu« 
la saignde : si elies arrivent tard dans les 
ijevres adynamiques, on ne doit proba-* 
blement I'attribuer qu'k la prostration 
desforces^qui ne permet pas aussi promp* 
tement unc reaction gdn^ale des vais« 
seaux. Mais nous disons que la sai-» 
gBde dans I'exemple citd, loin d'etre 
utile ^ devient constaimment morteBe, 
parcequ'elle empecbe cette reaction vi* 
tale , sans laquelle il ne pent y avoir ni 
crise ni coction. Outre lal^iondes forces, 
il ikat bien epcore aupposer daos^le cas 



^86 S17R XZS CRISES 

■de contagion, une alteration particuliero 
des humeurs, puisque celles-ci^ pour en« 
trer en voie de coction^ doivent ^tre soa« 
mises au travail prdalable de la maladie. 
Or, les fievres adynamiques, que Tonne 
pent guerir par la saignee, guerissent tres* 
bien d*elles-m^mes par des Evacuations 
critiques, c'est-a-4ire par des selles dyscn- 
tdriques, bilieuses, des parotides^ des vo- 
missements,de8 hdmorrhagtesk Ainsi, on 
yoit tous les jours des fluxbilieux et mu- 
queux terminer sans retour des inflam- 
mations int^rieures, desabces puFulents, 
des fievres aigues ; e t cela arrive quand les 
Evacuations sont jaunitres, non aqueu- 
ses, d'une odeur supportable^ ou mdlees 
de vers lombrics : il n'en est pas de 
fn^me des dejections tres-tEnues pure- 
xtijcnt bilieuses y Ecumeuses, graisseuses, 
0t dont I'odeur fEtide est trop exaltde : 
i&Ues sont toutes tres-mauvaises; et il 
faut, : encore .rai|ger dans cette dasse, 



KT LA GOCTIOir. ^Qn 

celles q^i sont sanguines s^ns ^tre criti. 
quesj celles qui se font avec epreiate, 
et ceUes dont Fabondance est extreme. 
C'est uu mauvais sigQe que de voir les 
excrements sortir k Tinsu des malades. 
Cen est encore un plus mauyais si 
les matieres sont noires, livides, et si les 
forces sont tris-abattues; carle plus sou- 
vent la mort suivient dh le lendemain. 
Des urines douces d une bonne cou- 
leur, oi Ton ne voit ni matiire flottante 
xii dep6t, sont vraiment des urines bieu 
cuites, puisqu'elles sont telles dans Tetat 
de sant^. Une alternative de coction et 
de cruditd indique une affection longue 
et difficile. C'est une. preuve non equi- 
voque de maladie difficile , que de voir 
flotter dans les urines des corpuscules 
^cailleux, farineux, ou bien desmaMeres 
noires, livides, ou ressemblant a du son • 
et I'on forme aussi un prognostic fdcheux 
lorsqu'on distingue a la surface de Tu- 

i3 



^8S STTR L^S GltIS£9 

rise lOke p^Hicdle jgraissevse «t t^xme 
50tts1& f<Nrttie Ae ^e d*a«iiigti^. Cette 
sabetiMKiis adipeose arrach^^ 4 IVcono- 
nde asbiuidejces c«rt>Q5ci:Aes farhieifx^ 
d^moati'er&t i|fie tkalewr escesm'e ^ 
tolli^ative, etees psir^ctifes ecafllense^ 

paitties solide^ Vtrntxe la phis p^mi- 
ci6u6e pooT les ddluhes est la tioite , et 
pour tes enfaxrts t'est I'aquense, piarrce 
que cette 4eriMire ttietiace de 'convul^ 
«ioBs. Eofin^ toutes lesfois tjtte Ttime s^ 
jBupprifii^ toot k&k^ anisi queues selles, 
«u qti'tffie coTule a I'insu des tnalades , 3 
J a hh tri^-grand -danger. AuctAie de ceis 
«ircon6taBoes ii^^st onnise dans les detit 
dernier^ paragraphes des Pt^ncftioiifi de 
Cos, de.ptus k li® 575 pl$qtI'k^549. X»c» 
uriaes noires ^euibleroient ou moirfs 
prouvcr ttn l^et relAchemenx de& 
Vftisseatt^ fle^Tciiis^^iron tie veat ad- 
me^^tre ^(jtt'H y a sdtdration di^s ptio- 



XT L.A CQCTiaif. oSg 

cipes iifl^mentairea *da sang , par des 
agens mtfflcnes oii« externes , tels que 
\e& miafemes coixlagiea:]c.y les gaz ddl^* 
teres y ;]tes ialiments malsasns , iet ^lutres 
causes -semblaUes. Par exemj^le, il est 
prouv^ par les expeiienoes chiimques 
^e le caillot'Y)a la partieiieage est sus- 
ceptible d'etre decompose ^ par le gaz 
hydizogeiie cai^m^ sulfard , 'ftrnmoDk'- 
que, et aeide oairbomque : ainsi cette d^- 
■oompositioii.siii&roit poar rendre raison 
j&a pea decMXsistaacedu caiMot chezles 
sujetS'Sttaqa^ de scorbut et de fii^vre 
.adynauniqiie* La fibriae qui forme la 
'jaaajeuare parde du sang, lav^e et dess^- 
•ch^e J est iS6iKii»le.k'ri^lectriQti^. Ce prin- 
.cipe <pi\i peHdaat Ja vie met en jeu 
rtous lesoirganessoninift a la circulation, 
;se reconnoit iml«ie apresla inert par 

rioiluence qu'il eserce encore sur rirri- 
: tabilitd , laquelle reside essentieUement 

Sam les muscles. Mais le mourement 

i3. 



y 



200 8ir& LE8. CRISES 

i 

excessif et continuely qui con^me le& 
forces, detruit rirritabiiit^^ pir Tespeca 
da fusion de la fibrine; et radjBanue 
est toujours en proportion directe avec 
le ddfaut d'irritabilit^. Les nerfs essen« 
tiellement douds de la sefisibiliie ^ ac- 
compagnent toujours les vaisseaux san-* 
guins au inoyen desquels s'aecdmule 
en quelque sorte sur les muscles ^ Tir- 
rital^ilit^* G'est ainsi que surviennent 
les spasmesy les convulsions et le teta** 
nos. De I'irritation des nerfs qoi oni 
une communication directe avec le 
cervQau naissent tous les accidens de 
rinflammation j soit •qu'elle provienne 
d'une cause externe,.ou de I'l^panche-* 
ment des huiheurs dans quelque cayit^, 
ou de leur. ttefluK, dans. la circulation: 
c'est ainsi qoD la bile, I'urine, Thumeur 
deslocbies^le lait et.le pus produisent 
des abces, la suppuration et la gangrene* 
C'est en vain qu'on nie la possibility de 



V 



XT LA crOCPrTOlf. SSQf 

te reflux en admettant que les vaisseaux 
capillaires repousseut ces fluides deg^^ 
nerds. Le tissu ceilulaire fournit a Fab- 
sorption, et jpeut-^tre n'esl-il lui-m^me 
qu'un tissu de vaisseaux absorbans^ 
copinie semblent le prouyer les progres' 
rapides et funestes du cancer. Quant aux 
agens extemes, commeles gaz del^ teres 
et les notiasmes contagieux qui agissent 
particulierenient sur la circulation y ils 
d^dmposent la fibrine , et dteignent 
plus ou moins direct ement rirritabilitd^ 
dont la perte absolue entraine la ces- 
sation d.Q la circulation. Ainsi, quelques- 
pc^tes t;uent . presqu^en' meme temps' 
]fis sujets qu'elles attaqiient ; leurs effets 
pardissent dtre ceux des gaz d^ldteres.Si 
nos organes grossiers ne nous permettent 
pas de remarquer ce qui se passe k I'lntd- 
rieur, npus pouvons du moins en juger 
par Fext^ri^ur, c^ coiiclure par analogic 
de'U similitude des causes morbifiques : 

i3«* 



9ffh 8VR I.B« CILI8C9 

par exemple^ si la bile^ auliea de ara^ 
lev libiement dsm$ les intestum, reflae 
dans le foie, puis vers la peait, il eiff 
rdsalte Tictere. QoeTqaefois cela aKetr 
par ttn efiet sympathiqae de Foigane 
catani^ avec les viscferes' gastriqaes^ 
Ij'autopsie cadavdricpie ne notiife d<$moii-* 
tre rien de positif ^ st ce u'est les Idsionf 
organiques' des visceres ; car le» htt-> 
meurs sont trop sujettes k s'alt^er im« 
mddiatement apres la mort . La diimie ntf 
nonsdi^couvre rien depositif siir la bile: 
elle exbte bien rdellement daits le san^^ 
des ict^iques-^ coimne le prouve te 
aeule comparaisoct da st^riinx ayec let 
urines; Tioiiniersion d'nn linge dlins ce» 
deux, liqueurs lai ' donne ube cotllenif 
jaune. Gela a lieu de m^me pour le» 
sueurs ; done, il y a ea absorption. Dans 
la suppuration du foie, I'odenr sligrfe f^-^ 
tide des sueuis coinmde avec celle dies 
Qrachats. Ceux-ci se monti^ent dan6 Its 



Itt LA GOCTIOir. ^ng^ 

€!Kcr4itteBU, at g^n^ralemenl toutcs lei 
humeurs easont infect^; enfia iafievre 
orineuse se maaifeste vislblemeat dam 
la suppression (TuriQe , et Todear de la 
transplrauoa est analogue k cette hu-^ 
mear excrdmenlitieUe* Les ^rysipelet 
gangrdneux ^ dans le cas d'alteration de 
la bile, sont des affections trc^ comma* 
nes pour qu'il soit besoin de leur assi- 
gaer une autre cause; oa d^pendeni-ils 
^eulement d'e£fets sympathiques ? 

Le£roiddes extr^JOftil^ peutbien pro* 
venir du spasme d^un viscire devenn 
\fi foyer de concei^tration des forces vita* 
les; et peut-^tre pourroit-on iOicore lai 
attribuer la liyidit^ , eo, supposant que 
les ef£et» du froid sur le systeme des 
vaisseaux cutan^ se r^petent id par 
fiympatbie. Le spasme n'est autre chose 
que la contraction partieile qu g^n^rale 
des diffdrents ti3sus. Pourquoi daos cer- 
laines Sevres bilieuses, si on nie rabsorb- 



1^4 3^^ ^^^ CRISZ9 

tion ie la bile , la couleur )aiuie se mani- 
feste«t-eUela premiere et a la fois snr un 
grand nombre de surfiaices y comme aux 
mains , aax cuisses et aax genoux , k la 
poitrine et au dos, tandis que la lividitd 
lui succede rapidement, etla mort? Doit- 
on attribaer k une aotre cause qu'a la 
mdtastase^les effets subits et d^l^ teres, 
produits par la^ suppression des lochies? 
Chez les femmes en couche^ une yio- 
lente tension a raine, dont la peau pa* 
roit blanche y luisante^ tres-tendue^ tan-^ 
dis que rioflainmsation se communique 
rapidement k la jambe et au pied, an* 
nonce cet ^iphenomene dangereux. 
Une ou plusieurs petites taches livides 
superficielles, qui se changent en phlyc- 
tenes hoires, dont les progret se propa- 
gent d'une maniere effrayante sur tout^ 
r^conomie^soxit immedialement suivies' 
de la mort, avec lous les symp tomes 
d'une fiey re pernicieuse : comment^ dii^ 



BT LA COCTIOir. OgS 

]b ex]>liquera-t-an ces effets , sans avoir 
l-ecours k I'absorption ? puriDflammatioa 
n'est-elle. encore primitivement que sym* 
pathiqae de Tutdrus? Lalangue noire 
est'seulement le r^sultat de la suppres- 
sion de rexhalation orale , puisque cette 
couleur disparait k mesure que la mala* 
die gu|^rit. Les principes contagieiix af- 
fectent sp^cialemeut Tirritabilit^ et le 
^Sterne sanguin* Us detruisent et alte-* 
rent la fibrine^^ comme le mouvement 
excessif etles longs voyages occasionnent^ 
les charbons et ies fievres adynamiques 
essentielles. C'est ainsi qu'a la suite de 
longues marcbes et de fatigues exces- 
sives , les bpznmes et les animaux con* 
tractent ces maladies, qui ensuite de- 
viennent contagieuses. L'absorption est 
id la prindpale source de communica-' 
tion y rien de plus prompt que les effets 
pernicieux d^un fluide ou de gaz delate- 
tei introduits sous. la peau. On a vu des 



39$ ftrt LES CltlSES 

piqilres tre^-ygeres par des instrumefita 
knbib^ de pus on de sanie proyenant 
d'abces gangr^kieux ou de cadavres , £tre 
sniyts d'uite mart presqoe subite. De 
h^geres tfcorchures, k la faveur desquelletf 
86 sont iatrodnk^, 9oit la suenr on d'aii* 
tres fltiides infeefc^ de gangrene , otf 
d'alti^ration semblaMe dans les^ fievres 
pernicieuse», ont eules m^mes r^snltats. 
L'absorption , d^s qu*e(!e a liea , ang* 
mente raciivit^ des raisseanY , da mmnt 
k en juger par ce^qni se passe dans Pino^ 
eulation. De cette cofnimmication rapi- 
defy H r^ulteime action directe entre les 
syst^es cntand et sangnin ; c'est ainsr 
quelaiRrresed'rfvcilojjpe par la T^ccine. 
Led effets sont d^autant plus pnmipts , 
safv^ant le dcgr^ d'^ergie de rtiumeur 
inocult^e. Done on ne pent nier ni IVcrf- 
hionie, ni I'lnfection des humenrs ; car 
le fluide gangrdnettx , introdait sons la 
peau , donue rapidement la mort; ce qui 



ET LA €OGTIOir. ^97 

B'anive pas de m^me dans la vaccine, 
ni dans le mal v^n^en , et le virus 
rabieux. Cependant ces maladies se 
comffioniquent par rinocttlation. DanS 
h gangrene , si la mort n'a pas tou- 
}ouE9 Ueu^ c'est en raison de la force 
de Vige <M» da* temperament de Findi- 
vida ddQ^ d*uiie grande irritability* 
Aiosi la donleiir et la fievre sont les 
deoK agjents que la nature emploie 
pour se garantir des causes internes et 
externeft qui tendenc a kii nuire. Pour en 
doniter un esetnple , je dterai nn fait qui 
m'est psrtioslier: comme ]« d<$couvrois 
nne pkie gangr^euse , une l^ere ^cor* 
drave que favois k fextr^mit^ do doigC 
indei: de la main gauche , faiMit me de- 
veniv &tale , pour ne pas m'^tre aper^ 
de Tdflre indiscrile que Ton me 6t d^un 
iioge ncnlessivdy qm avott servi an pan« 
lement de la plaie. D^abord r^cordiure 
devint doulourease, puis tres-rouge ; la 

i3< 



398 SUA L£S GRIS£5 

douleur fut plus violeBbtedans la. nuit et 
m'ota le sommeil. £ient6t j'^prouvai k 
I'endroit de r^cerchure ud Idger frmd^ 
qui du doigt iadex se commuuiqua sa«> 
perficiellemeut k la moitie environ dd 
dos de la main; k la surface e^Kterne de 
Tavant-bras^ au bras^.k la clavicale, et 
jusque dansla poiuine, av'ec des palpita* 
tions de coeur^ et une prostration si ex- 
cessive , que deux minutes de plus, e'en 
etoit fait de ma vie. M. le professeur 
Lecler est mort presque subitement 
pour avoir palpe sans precaution un 
malade attaqud d'une sueurfetide, la* 
quelle s'introduisit dgalement par une 
^corchure qu'il portoit au doigt index, 
n a dudprouver les meme$ efiets cites; 
mais comvue il etoit d'une assez foible 
complexion et Age de plus de cinquante 
ans , U a succomb^. Au contraire, par la 
force de mon temperament, et a la 
fleur de r4gc , }'ai dvit^ la mort. On peut 



ET LA GOCTIOlf. 399. 

aonc>€oncliire| par analogic y queles fii- 

Tres contagieuses , ainsi. que la peste y nq 

deviennent si promptement mortelles 

qu'en d^truisant rirritabilit^. Le sys** 

teme nei*veux ne parott pas susceptible 

de retenir Timpression ; il ne fait que la 

comiQuniquer au systexne sanguin. Des 

qu'une cause quelconque affecte ddsa* 

greablement reconomie tout-k-coup , on 

en est averti par le spasme. Ilpeut ^tre 

partiel ou universel, d^pendre de la 

sympatbie des organes, ou se d^velop- 

per par toute autre cause. Le froid et 

la chaleur peuvent dominer alternative* 

meut^ mais en gdn^ral ^ le froid accompa« 

gae le spasme; la cbaleur peut se concen*x 

trer au dedans comme danslafievre lipy* 

rique,ou sefixer kl'ext^rieur comme dan9. 

le pblegmon. Si des causes morbifiquest 

agissent directement sur la. circulation^^ 

il est naturel que le froid se communique. 

par le spasme k toivte T^conon^ie. II y a 



3oO BVa LES C&ISEt 

cctte diffl^rcnce cntrc le froid Mgcr tt« 

perfidei des fievrcs perriideitfW ct le 

frisson violfiwt des fierres quartes , que 

le premier taA connotue le d^iu do 

r^actkn des^foroBS vitalcs ; tandis qoe I0 

fecond d^montiiB pr^cis^ment le oob^ 

traire^ puisqixe to«joiMr*la chakwr es* 

en raison du freiA Maw I'cxcis de coi** 

cenlratioa de la chaleiw pent devenir 

B»)rtel:; et cdlc-d pcut ^tte d^tniiM 

^alesient par des catises^ ^WtJrcs, qui 

^teignent rirpitabilit^. Dans le prcBMer 

cas il y a d^£sut de xidactiMi des forces 

vitales^mais non pas privation al>soltte, 

Le spasme seul devient mortel; pent- 

*tre encore parce qu'nne Irop violcnte 

reaction des forces vi^lea , lorsqu'elle a 

lieu, tenda di^rnircPirritabilit^.Cepen* 

dant cetie explication eemblerait insnfiS- 

sante pour r^pondrc k la longanimil^ 

des fierres quartes. Alavdrit^, presqne 

t^ajouvs ceQes^ci se joignent k Taffection 



«T 11 cocrt4>K» 9ot 

lies Vi5cires. Les^dpaitdemeirts^ PinflanH 
mation^ ksidiTerses especesd'hydropH 
^^ pn>yieiiaiei]t«eU6» exduaiveBiGnt da 
spasnie, eommela sonice des obatmc*^ 
tioQst tea sdcp^ ions e t es^credons son t sns^ 
pendnds; (ie& engorgements se d»c)arent; 
ii sefefni9 des s^mes; rinifammadooi 
les fait d^6n4vet en cancer. Si le sang, scr 
d^mpose danale somJkvt, etleii hdmor^t 
^hagies pasaives^potiyqiMi^par ei;enipley 
parson ^pctissenr etsa plasticity, netlon*^ 
nerait-i^ ptfS liei»kit-in4aieaFax engorge^ 
Inents ? Les davtres^, les nicipes^, ks 6ry^ 
sipeks) leg pl|legBM>iis, ne seraient*ik pa» 
dus anssi kla presence de la* bile dans )* 
circulation, et i^son d^pl^sttr les pavtiee 
oh eUe ei^ite I'iofliaknmftf ion ? Poufquci 
les drysipika seni-rts plus eoD!iman& en 
^^7 La (Vevre de suppiiration dao«^ la* 
phthisie d^pend^elle senlement d'ua 
trarail plus actif de Forgane devenn le 
^dge de tft snppuration, ou n^Tient*eUe> 



3o^ SV& LES G&XSES 

pas plul6t de I'absorption du pus ? Danft: 
]e cancer y ensnjpposant qu'ii n'di^iepar: 
aucun virus particttlier^ mais qu'il est 
seale]nentd4 aux absbrbans^dont ra'C** 
tion est si exalti^e, quUls detruisent les 
parties au fur elk mesure-qu'iis se ddve- 
loppent aux d^pens du tissu cellul^ire ; 
pourquoi la Bevre ne survient-eUe pas' 
toujoiirs? Ija couteur ter reuse de la peau 
et'Fexir^me ikiaigreur, dam le cancer 
des seins , et gi^ndralement dans toute 
espece d'ulceres rongeauts, ne depend- 
-«Ile pointy comnie dans Tulcere du foie 
et dupoumon, du defaut de peHection 
du chyle? 11 faut doncici sUpposer en- 
core qu'il y a eU absorption : ceta est vi- 
sible pour l^s maladies coutagieuses. Les 
gaz ddl^teres, tels que Tacide carbonique, 
et hydrogene sulfur^, <dtqigneut Tirrita- 
bilit^. Peut-i^tre ces gaz donnent-ils nais- 
sance aux fievres pernicieuses des pia- 
rais;- mais dans l^s asphyxies par les 



ET LA G0CTIO9. 9o3 

odeursy la sensibility paroit ^tre seule af- 
fectde. Quand one cause d^l^tere agit 
partiellement sur une partie , elle en 
detruit directement rirritabilite : void 
un fait qui le ^rouve. Je soignai quel- 
qu'un attaqu^ d'une plaie gaugr^neuse . 
k la jambe et au pied, pendant pres da 
deux mois; chaque pansement durcdt 
au moins une demi-heure. .Ii'odeur> 
putride cadav^reuse qui s'exbaloit de 
la plaie m'avoit frappd au point que 
I'organe de la digestion ne faisoit plus • 
qu'imparfaitement ses fonctions. Lf 
canal intestinal perdit de meme: son 
action* Des borborygnies fatigants cir* . 
culoient dans. tout le trajet des intestins^ 
toutle temps de la seconde digestion, 
etm'otoient le sommeil, jusqu'k ce que 
les aliments eussent francbi la valvule 
du coecum; ce qui avoit lieu, ordinaire- 
ment fers le n^ilieu de la nuit. Les ali-^ 
ments dans I'estoinac n'y ^rouvoient 



3o4^ >V» LBS CEt8S» 

p«Rit ttae coctioa eatiire, pmsqae )e ne 
cessois pas d'avoir le godl des mcts e€ 
des assaisQimeaKenU lofs- de ladigestioii 
slemacale, comms si j'^lois eDcofe^ ta* 
Ue« Le nmnMire dcs iEite8tms>^lak tou t- 
a-foit s^oablable au kr uit de Teatu eu 
^Nilbtion dans «n yase arcc qaelqae 
iubsunce qui d<S^ge beaacoap d'^ir, 
CAiniae les l^gasoes. Uae autre personne 
qui avait pris soia de la blessure^ etq^ai 
r^gtdierement assistoit aa pansement, 
^reoiva aossi les mAmes effets. Je ne 
p«is doDC douter qae ce ne soil la toni- 
qua mnsculaire des iatesiins qa*, a ^t^ 
fjpapp^e de parafysie, tandis que Fair 
ddgagd des aliments , ne trouvaDt pkis* 
d^obstadeyCirciitois en bant et en bas dans 
lesuitestins. Get effel devoit cesser k la 
valvule du ccecum, car alors je pr^ 
same que l*odeur p«tride' on les niias- 
mes eichal^ dela plaie oni dft s'arr^ier h. 
ce point de d^iBarcatkm. Les seOes 



avoientiieu toujours k^petipt'cfsHlenii^ey 
efc jis reiMiofe tris^u dte v«tttfr; je n*^ 
proirvois aueutt dtfgoAf; d^ou jecanchis 
qae le» eSeu* Kpae j-'ai rapport^ sont 
flii» en^i^fpemeiit a* 1^ p^fe« de t^ondes 
ftres de \to tumque ^usettlaircp dii ca* 
Bai aiiixiejitaire. Mld» comme elfe est 
reeott^e^iUe Ae h tunique viUeose et 
maqfoease, il fauc encore adiaetire td 
^absorption; on doit-on supposer que 
k d^&mc d» s^cv^don i€ la bile seroit 
k settle caose de dette ktdkposition 7 
Ob sait qmf la liile par; sea asliertuiney 
sttrtout ceUe qtti provfent du eanal cy$«* 
dijue, non-sealemcHt serf a Ik dbsolo^ 
tkm de8^ ftlittcntt , msk cneore k leirt 
expulsion, en stimulant Ie» fibres mnscu- 
taires da canal intestinal, en mdme temps 
qu'eliie*' opere an mtime melange de la 
pite aliment^re/et s*oppose an d^gage* 
fttent des vent». La ebuleur blandie de^ 
exctdmenls aimoBce le d^Emt ^ Bicr^ 



3o6 ' sva .i#E$, cat SES 

tioQ dela bile. Je n*ai poiatk»b^rv^ 
cette couleur dUns mes A€\&(^Xfxo&^ si ce 
n'estsurlafin de mon jodispositiom 

Qam qu'il ea sent, d'apr^s les faits que 
J'ai cites , on ne peut, nier que nos ha- 
mears sont suscepiibles d'ette alterdetf 
par des^principeis ammpni^uK^^t meihe 
d^compos^es par des causes puissanlea 
de contagion et les gaz del^t^res* Or , si 
cela n'est pas une supposition ^ il faut 
de toute necessite admettre la coction 
pour eliminer de la circulation les hu- 
meurs nuisibles ; 4'aiU^tits nova en'avons 
la preuve devtant les yeux , par les d^ 
pots et les di-verses Eruptions . que la 
nature produit d*elle-meni.e a la peau; 
telles sont les difiereutes especes d'exan- 
theniesy les cbctrbons, les furoudes, lesi 
abceSy les dartres^ les ulceres, et les dif* 
ferentes especes de phlegmoiis. lies b^ 
morrhagies dans les fievres ptltridet 
u'pnt pa3 d'autrejs^: ^^i^ses; ca¥, elles s# 



maoifesleoi conMamineDt yerg. le .1,4% 
&Q.*' et 25^ jour; ce qui u^aniyeroit pas 
aussi x^ulier^m^Dt ^ si €]ki provenoient 
de la plethora, {a effet, il seroit plus 
naturel qu'elles se manifestassent d^s le 
coumeBcement de la maladie, comme 
dans les fijevres^inflammatoires: dans ^e^ 
deux exen^ples, les pcincipes da sang 
&e parpiss^nt point les m^mes, il s'en 
&ut de b^avUfOUp ; ou il est tres^ rouge ^ 
ayj^.ime-coueiiue dpai^se, blanche , ou 
flest-entiejnenaent noir>et comme decern- 
99siJ)6 quelqu^ ]4linie9;e que pela arriy e, 
tout CQ qui e$t conU?aire k la drculatiou 
^cite ua ,trx>uble .da^us Tdconomie. U 
£mt xmceirtatn tcinps pour que Tor^^ 
tt>it r^tablif et.k Fexceptipn des mala- 
dies ' eiitierement ^aspipdiques j on 
voit toujoiiiFft suGceder des Evacuations. 
Gelles-ci sont diffdrentes de I'dtat naturel: 
donCy si leur suppression ou interruption 
soffisoit pour thft^ger ieurcompositipu 



3of8 «t7R VM^*cknn% 

il «n n^suhero jt ^que 4Mf s 'ftStat ^k^saxit^ ^ 
les pefstmnes^^piBs^asiifp^es^rdieBi 
c^es €oiit les-'dMjectbiis <piinStroieitt 
ies plus At6t^,-e\ ^Mv^h^'e-estttatle 
i:6ntraire; X.a i^m^tmi ^Sevient done no 
argtmrettt iiTi^sMlble' en fiivenr ^ la 
trise , ^uhqtie le» hu m e m ' s ^wtfeciees 'Ott 
flMr^es, ttepcrcrTampIiiis^eirietilex' 1^[^- 
iaeni, tmt besoin ^d^ftrei exptilsi^ par 
les ^ers ^immct^ardisv «eik ^fir les 
iies y^es steHes , le ^MM4«A6lit , l#s 
chats^ tes apo9tasies> te6 Mmondurgies ,^ 
fes aibces ^Riqties. fS^idlire m^me ttt 
Clevieiit ciitit[iie Hfoe ptfr-ia -m^tasUBe^ 
i^ui^'daMe^e poiriekWp«ian}les4iry«i«> 
^les lie 2«Gfoiittp^<Mt'pi»:d^aiiiDe:Oii- 
gine, e^h ali^ aussi dsuuleftfi^rreslii 
imrviefkit^fttts les end^dts les plas ^bi^ 
gni^sdalieu ntfliade, des>d^p4tspatooDr 
gestion^^ c'est^k^dire des abeesciitiqaefr, 
"qmij^'ont^t^'pr^ei^i^s d'aucmiemflam*- 
liiaftfoocip^f^d^Ue/iudcmleiKr: c'est aimi 



XT LA Ct>CTt01f. 3<y9 

^ueles parotides deviennent quelque- 
feis criiiqueB dabs )es fievre» adynamic 
ques y et que les abces du fondement et 
des aisselles ont ^1^ suivis de gudrison 
dans les affectioxis da fine oudu poumon. 
Ce rdsum^y fondd sur une sdrie de faits 
de pratique^ doit nous «id&re pour x6* 
pondre aux objections de ceux qui nient 
i'existence des crises et de la coctioo. 
ainsi que Paltdration et racrimonie des 
humeurs-^ sous un mode quelcouque ; 
eafin^ dans les maladies contagieuses , 
rirritabilitd musculaire et la fibrin^ du 
ian|^sont ^p^daleBaeat alGectdest - 



^MiiMyyyyyvi^/ytit t ^fiMi/iMmfi i ywi M iywyiM^^miwyiM» 



innOKPATOT2 



\ 



HEPI 



KPlSinN. 



«. Uepi xpeffieav ^wrofjuav m to ocfASivov^ xi 

&, i^p&Ui yap ape^oi eeo'Ci xal ra;(t^ 
irvprrbv fravovrsc^ oc f v tjivc xpcffcfitsffi :qai- 
p>}9( 7tv6|xevoc^ xal rf^eu; tov Trvprrov airoX* 

^ao'O'ovTfc* 

y', Ayo^oi ^f xgu ooroe Jit*" OTravro; rov ff«- 
fiatTOC yevo/xtvoc, evTrsTS^tpoj; to vovonfia f'* 
pccv TTOtiQcrMcri. ol ^ av tovt^mv tc pin ipyiffWf' 
rac, ou ^vo'iTffXeouffe yevojuievoc. 

^', lloLj((fvtaQcu it ^n TO ita^o^piiiui , irpof 



^f^f^fV^MIVWVWVW^ntVWnniknMbltAMttkiiMUktiy^^^/y/^f^^^ 



DES CRISES 



D'HIPPOCRATE. 



1. LiEB sigaes des crises qui tendent 
promptement a la gue'rison , sont k peu pres 
ceux qui indiquent Tdtat de sant^. 

2, £n effet, les sueurs sont alors tr^s-fa- 
Yorables : elles arrdtent promptement la 
fi^vre, arriyentles jours critiques, et font 
cesser enti^rement la maladie. 

S. Elles sont bonnes aussi lorsqu'elles ne 
«ont point partielles , et rendent la maladie 
plus supportable; mais celles qui ne pro- 
duisent point cet ^ffet sont dd&yorables. 

4. Lorsque la maladie est pr4te k se juger^ 

4 



Sta OEs GUISES. 

les dejections doivent ayoir plus de consis* 
tance, ^tre j^iaiiatres et point tropfetides. 

^ 5. n es^ utile aussi , vers le moment de la 
crise, de rendre des vers lombrics avec 
les excrements. 

6 '. Les urines les plus favorables sont celles 
qui d^posent un sddiment tres-blanc , lisse ^ 
^gal, sans interruption, jusqu'a ce que la 
maladie soit enti^rement jugee: c'est un 
signe qu'bUe sera courte et sans danger. 

7. Lorsque la maladie cesse par Teffel 
des sueurs^ si T urine paroit un peu rouge 
avec un sediment blancbdtre, la flevre 
revient le mSme jour, mais $e juge sans 
danger, le cinqui^me jour, d^finitivement. 

8. Quand la guerison est tr^procbaine, 
les signes sont alors tr^-manifestes ; car 
les malades sont constainment exenapts 
de douleurs, dorment les uuits, et pri-* 
«entent tous les sigaes les plus -salutaires. 

9. Dans une fievre non mortelle, la dou- 
leur de t^e , r^unie a quelque autre signe | 



nEPi KPiziQir. 5iS 

i, EntXTQ^iitov ik xai tkpi.Lv9aq i^tivcct izph^ 

T' OZpQv (?« ee/se^ov i^tv, o av t^-n 'ysrj^o- 
xaxov uTTOipJfta > >tat ^lotov, xal o|ia>bv , na.pot 
ffficvra Tov ^/^ovov, s«c av xptGij to voOo'Tj^a. 
9)}/xaevs( yap aT^aXea, xae oXeyo;^pov()3y tiiv 

? . Hv, i^p&Toz eyysvoyiiv^xfy vi vov^o; sx^e- 
icifi, xat TO oupov TTuppov 5s&)py]9^ , Xeuxviv utto- 
ravcv r^ov ^ TOUTSdeorc au5>7|xepov uTro^po^j) 
ToO wjpexoit yiyvsxtu, outo; xal ev frs'vTS axev- 
^vvo); XiOcvsTae. 

•h, Tolo't fiXa;^tcw XPo^w /xfXXovo'e xjyii^ 
ieoOatj piiyi^OL o'>]|X)Qtsc afrav yeverae* airovwr^* 
pot yap ^eaTeXiou^e, xae axtv^voe^ xai rac 
vvxrarc xoc/izeovTac, xal ra oXXa ffY}/uiiiea^po^jti. 
vouffc atff otlta. 

$'. OlfTt sv TTvpeTu //Y] ^sevaTu^ee, xe^aX^ 

.4. 



5l4 HEPI &PI2IQN. 

c. Olo't av ojplvirac b ttovo; rjiffi Trpwrn^e 
riiiBpYi^if TsrctpTaioi re ^MXkov , xal 7re(injaiQt 
ittsieiiVTM, Si ^k rijv ipi^iinv dewa^LXao-o-ovTai 
Tpu 7rup«T0u. -:- 

li. Oc ^8 TTuperoc Xjoc^ovrae h TeitTt «u« 
Te>}0'e vifjiipvitTt rbv ape9/xov , e| wv aTroXXwrou 
0( av9p&)770c , xat sS cSv irspiyivovrai, 

to . Oire yap ev>)5sVaT0i twv trupST«v, xal 
Itti 9>}^>2te6v off^aXecaraiv ^ TSTaproetoe Travov- 
rac, i 7rp6o^£v, otr« ^ovtxuTaroe^ xal ctti otj- 
^)]iei)v J'fi{voTaTCi)v yiyv6pi.svotf reraprouoi xrec* 
yovp't, J Trpoo'dsv* 

ey'. H fAffv ovv 7rpwT>j «^0(?o( ovroc xeXeyjra. 
>7 ^' sripv} f Ig ffTrra Treptflcyec. 19 ^i rpin/i , e; 
TV]v fvJ'cxariQV. ]q (?e TSTocpT)], i; rhv retrirofr 
ptwMu^sy.ariny' i ^s mpiimn , Ic ttiv eTrraxopc-' 
^exariQV, 37 ^« ixT>j, ig t»jv sUo7«v. 

cd'. Aurat /xev ovv em rwv o^vtoctuv ^12 
rs^ca/suv sc TKC elxoffi Trpoa^^Vf 1;. ou (^uvarac 



DBS CRISES. 5i5 

point funeste, indiquela prddomioance de 
la bile. 

10. Ceux qui souflfrent beaucoup des les 
premiers jours, et dontle mal augmente sur- 
tout aux quatri^me et cinqui^me jours ; sont ' ' 
d^livrds de la fi^vre le septieme. 

11. Les fi^Tres se jugent num^riquement 
les m^nes jours, soit que les nialade$ 
meurent ou gaerissent. 

12. Les plus benigncs , ayec les signes les 
plus salutaires cessentau quatrieme jour, ou 
auparavant. Les plus dangereuses , ayec les 
signes les plus formidables , sont mortelles 
le quatrieme jour ou luSme auparavant. 

i5. Cest akisi que se terminela premiere . 
p^riode des fievres; la deuxi^me se pro- 
longe au septieme jour ; la troisi^me au on- 
zieme; la quatrieme au quatorzidme; la 
cinquieme au dix-septieme , et la sixieme au 
vingtiferae. 

i4. Or les p^ripdes des maladies les plus 
aigues se terminent d'apres une addition 
successive de quatre jours au vingtieme. 
Mais on ne peut compter ici exactement par 

i4** 



/ 



Sl6 k)ES CRISES. 

des jours en tiers ; car Tannde ctles mois ne 
se comptcnt pas ordiaairement par des 
jours pleins et absolament fixes. 

i5. dans les fievres ardentes, les meil-> 
leurs signes sont ceux qui out ^t^ ddcrits , 
relativement a T^tat de sant^ : lorsqu ils soat 
moins bons , la remission est pour le troi- 
fii^me jour; et le lendemain, si les digues 
sont ea plus grand nombreet le joiir m^me 
s'ils se rdunissent tous. 

16. Dans les fieyres ardentes > rict^reqoi 
survient pass^ le septieme jour, est un in— 
dice de sueurs; en e£fet ces maladies n'ont 
de leur nature aucune tendance ni aux 
sueurs , ni k aucune autre excretion , mais 
gu^rissent d'elles-m^es. 

17. La chaleur exteme dks quelle vi^t 
^ cesser, n^cessairement se concentre, 
attire a elle toute Thumidit^ , et deyient la 
crise de la ii^vre. Il se fait des dyacuations 
par les urines , les selles et Thdmorragie da 
nez ; et en raison de Texcessiye humiditd , 
il suryient un flux d'urineoudes sueurs oa 



HEPI KPIXIQN. 5l7 

azpeni^q* ov^^ yap x>i svtovrot re^ xal /x^vec 



yvo/xeva, olx ^v trivt uytstvoco'i yeypaTrrac. 
peeova juiev sovra , I; rpirinv avso'iv ^^ot. 7ra-> 
^urepa ^f avpeov iravv. 7ra;(ea ^e axi^iiepov. 



fTreysvnrott TxTepoff , ^r))kOv i^pwrog. xi yap 



»_t 



c(' kvayyuLoi, rov .9e/>/xou afriovroc err 
IcavTO TO vypov (^xu^avTOc , r& n\jper& x^iVei^ 
yevs^ac. xal ra oZpx ra a7ro;(&)|9eovTa , i xac 
T« ^ca/&>/>iq|jiara xotXcYi; , i alpi.arog ix Tfli>y 



5l8 HEPI 1LPI2IQVF. 

< c^X^P^^ i^p&ra 9 i l]ueTOv. yvvatxc ^k xac sttc- 

pjjvcuv 0^6 V. pLokt^a /x£v oSv raura Trotesc xpt- 
rtv , S , Tt ay Tovreuv eyyvc 7e7veTa(. Tioceet 

Z^epov 6v xauGTfii), xai ^w^epniTp artakov izoXkoiJ 
ano^iipriati , evrs rolat xavcbxTEae TzxtpeTOici , 
xal Toco't oD^owtf iv yLTfi^svog tovtcuv tuv aq- 
ji)}(ei>v yevo^evuv, am)] OTTjpexhgf avayKcdri 
TOia^tTs lipicFtaQ avti toutsuv ys^hS^oUy ij ^v« 
fAarcav peyo^uv airo^aacv. >? oc^tiva; cg';^upa; 

lO', Uplmeg ^k xat ct^^sVeec T4>v xauffov oii- 
1 jiiacvo vTcov, pLOxpoxipa, i voOao;. ruv Jc cax^j^uv, 

daVffTOC &)( ETTl TO TTOU^V. OC ^S ^OeTTOC ivfO.' 

lesg TravovTae xavvoc; sfi^opLxioi ^ ri TSO'O'apea'- 
xauTExarotoe. 

x'. 4>t^eee ^e xat eg ^CTrvpcigv 7rcpara5ae^ xal 



DBS CEI8E8. S19 

des Tomissemens; les femmes ont de plus 
la Yoie des regies. Tout ceci et ce qui en 
approche le plus sont des crises. II y en 
a encore d'autres , mais bien moins impor- 
tantes. 

18. liorsque Picture dans une fi^yre ar- 
dente suryient le septi^me jour ou plus 
tard y avec des cracKats copieux expector^s 
difficUement , non-seulement' dans cette 
fi^yre, mais encol^e dans toutes les autres , si 
la rdmission de la fiibyre ne s'annonce par 
aucun signe, n^cessairement au lieii des 
crises pr^it^sy il y aura suppuration d'une 
grosse tumeur, ou de yiolentes douleurs 
caus^es par Tabc^s , ou de longs flux colli* 
quatifs produits par la cbaleur. 

1 9. Les crises et les remissions dans la 
fi^yre ardente annonce qu'feUe sera longue. 
Si la maladie est tr^s-yiolente , elle deyient 
ordinairement mortelle ; mais les autres 
fifeyres ardentes se terminent sans danger le 
septi^me jour ou le quatri^me. 

20. n est aussi de la nature de la fii^yre 



3ao DSS GRI8B8. 

ardente de se changer en lip^riquef eUe diir6 
ordinairement quatante jonrs, et deyient 
fifeyre dpiale. La fi^rre lipyrique quitte et 
reprend plusieurs . fois le rndme jour, et 
e'accoiopagne de douleurs de t^te. Si elle ne 
diange pas dans les'quarante jours , et si au 
contraire elle paroit se prolonger beaucoup 
avec des douleurs de t^te et du d^lire, 
purgez le makde. 

21. Mais de quelque mani^re que finisse 
la iieyre ardente , si Tict^re ise declare , il 
n'est pas ordinaire qu'elie tende aux sueurs, 
ni a auciine autre excretion ; car ordinai- 
rement elle gudrit d'elle-ra^me. 

aa. La fievre tierce ^e juge en sept acces 
au plus. 

'23. Uans les fievres tr^s-aigues, rictfcrc 
qui suryicnt le septi^me jour , le neuyierae, 
ou le quatorzi^nie , est de bon augure , si 
toutefois il n y a pas de duret^ k I'hypo- 
chondre droit : autrement ce signe est dou« 
teux. 

s4. Les maladies aigues se jugent en 
quatorze jours au plus. 



nEFl KPIZIQIf. 5ai 

Xa^^ovsi T« , xai /xe^iiio't. 717 vsxat ^e xat t^ 

Kef 0t^«7C o^uvij. sav ^s pn perils auTov 19 Xegru<- 

ita$Yipoy avTov. 



xa. A1Q70VTOC ^e xawffov, av eTn7SVY3Tat 
cxT£|Doc , ou fewest Ire i^poxjv , ou^ o^X)] aTrc'coe* 

« 

x6^. TjSCTalo; xpcverai cv ftrra irepeo^oeorc ^ 

c^^opjQ, >7 T^ svvaT>i, J r8fJvapscr*.cft^f:<XTYi 
tanpot ytyvovtai, aya^ov , sav |xy) to is^iov 
VTTO^ov^piQtt ffxX?3obv yivifjTat. £i ^e fih > evc^oia* 

x^. T« d5e« vouffTieAaTa xoevcrat sv rsovft- 
peaxarJ^ex0c iiLspyitrij &>; stti to trovXu. 

i4*« 



tt«a 



$22 n£Pl KPIZION. 

xc. l(fp&>Te^ 7rv|98TaevovTt iv yivoivrai rpt* 

fwaratotvc , xai MtnLOLTcdouri , xal Te90'a|9eo'- 
xac<^6xaTaioiO'C ^ xai p>} xai ecxocacoio-e xat 
Tpmxo^aioco'i 9 ovTOi 01 iS'p&rsi vov^ouc xp£* 
vovort. oc ^f fAV] ovrojc ^(vopievoi , ttovovc o^^ai- 

VOUffC. 

X7 . At TTSTravo'efc tuv oupuv xara ffaexpov 
lx7re7raivo/xevat, h toIo-c XjOio'ipoiffi , eav frs- 
9rav9cJ7£V, Xuou7t T>]y vouaov. 

x(. Uxpdf^eiyyict (?ei tuv ovpuv ra Elxsa 
uroiisTOa'. rate yap eXxea , jjv |:<ey ovaxaOaijOir 
rat TTvw X«vxa) , Ta;i^>iiiQv <9'epa9n(7U}v (^ijXoi. eav 
^e pcTaPaX).)) i^ tou( c;^(U|9a(, xaxoiQ^ ycverai* 
Tov dcurov ^6 xpoizov xat ra oZpa er3}fiaivsu 

xiq. Eav ex ttovov XeirTa yevi^rac, affo r^; 
vpofd(Tto^ ^ii Xoyt^SffOat , ftv rb vouo-i^pa ?ra- 
peyivexo , xat rauTiQv bjoyiv eTrsi Trauerac. u; 
raurr,; 67reXe<7ro|:isv>};, ruv aXXo>v ayj^ijteuv stti- 
7evof<ev&>v , oc<uv ^ei , ovx ecvcci afroXXayiiy r^ 
vouo'u obrrm. 



BBS C11X8X8. 3a$ 

s5. Dans les (ievres , les saeurs qui 'Sur* 
yiennent le troisieme, cinqui^me, septi^me, 
neuvi^me , onzi^me , quatorzifeme , vingt- 
uni^iDe et trenti^me jour jugent ces ma- 
ladies. Les sueurs qui ne s^annoncent pas 
ainsi indiquent des suites p^oibles. 

36. Les urines qui acqui^rent peu a peu 
de la coction , et qui paroissent totalement 
caites , les jours critiques , terminent les 
maladies. 

37. Comparez les urines avec les ulcferes ; 
car ceux qai se raondifient promptenienl 
au raoyen d*un pus blanc, indiquent une 
prompte gu^risou : ceui^^au contra ire dont 
la suppuration se change en ichor ou sa- 
me, sont les plus dangereuy:. Les urine^ se 
jugent dc la m^me mani^re. 

38. Si, apr^s le travail de la crise, les 
urines deyiennent tenues , il faut s^^clairer 
sur la cause de la maladie et voir quand elle 
doit cesser; car, jusqu"^ ce que cela ait 
lieu, quoiqu'avec les signes les meilleurs, 
ne crojez k aucun changement de U malar 
die. 



3i4 DBS CRISES. 

39. Si la ii^yre survient dans une Tiolente 
douleur de tSte , et qu'elle continue sans la 
faire cesser , la Bhyre n'est point critique. 

3o. Les sigaes d'une crise lente, mais 
salutaire , sont k peu pr^s les mSmes que 
dans r^ta t de sant^« 

3i. Les tumeurs mollesdes hypodiondres 
sans douleur, etqui cedent facilement au 
tact , rendent la crise longue, mais sont 
moins dangereuses que celles qui parois- 
sent avec des caract^res opposds. II en est 
ainsi des tumeurs dans les autres r^ions 
du yentre. 

? 3 . Si d*abord les urines sont claires , pui s 
d^posent une mati^re blanche et lisse , la 
crise est plus longue et moins certaine 
qu'avec des urines tout-i-fait louables. 

33. L'urine tr^s-rouge, avec un sediment 
de la m^ine coii]eur el lisse , indique uae 
crise plus lente , mais tout-a-fait salutaire. 

54. Les attaques de goutte se dissip^t 
par d^tumescence en quarante jours. 



nspr &PiziaN« 5^5 

x6^. Eov akyiyi i xefMi, xac dnro roursov 
fnjpsrog imyhrrtoitf toutcow ^vi xaran-av^n* 

X'. K|>co'f6)C |A>xp«( frc eirt to &futv%¥ ^ 
fcXel^a tovt' set 9 ^ ^* r«VTe«>v , airfp ec 



vyiqv sovra. 



xa, xai avw^uva^ xal vTreexovra^ firci Btyyd.yvi( 
aureou, ^^ovc&irepac f^ev rac xpc^coc iroisec. 
jaffov ^6 fopspag TWV cvavTccov toutcoco-c ^v- 
porciiv. io7aur«i>c JiM^;^ei xac vrcpi r»v Iv rji «X* 
Xvi xoiXevi ^Vjuaruv. 

X^. Ovpftiv ^s, J9V rb fAkv d'j^Oiv itoAaphv 
3>j , TO «f U7r67»3|:ta Xguxov t« , xat X^Qtov gj^ij , 
^(ioifuaripm i xpcTt;, 8 xai J(rffOv acyaXeg toO 

Xy. Hv (TiTTOTS V^ioU^pOV OUpOV, xal to UTTO- 

^aa UTTcpu^oov^ xai X^cov ttouXu ;^poveuTepov 
fASv ToOro Tou TrpoTspou/ccoT^^ptov ^5 xapra. 
X-^ . Oxocra ^e Tro^ayptxa vouffig aara yiy verae, 
ravra ev Tf79cpiQ}Coy9' 9%/Aipai^ a^Xs/fMCTa xa- 
TiVavTOi. 



Ss6 nBPi KPizioir. 

x«. K/>e^3e^ /xocxpoc circ ro ajticivov circ roii* 
Wa)y TOE ir>:e^a s^c* cmep iq ^'avarov, cv :%fA<« 
pfl xat vuxTi xpcvcTac. afrsp do'.^svs&io'soc o-i|* 
fA]gea, otov ^^appoxoTroo'cyiC} xotViv; vxTapo^to); 
xal avu xsi xflcru | atrvi; , xxi tuv aXX<uv ruv 
Toiovrifijv. Jv fUv ouv aTroeXXdb'ffiirac tovtuv ta 
9TiiiihiXf cv Q/AspiQ xai vuxTC. u ^i fuij .^ava- 
TM^n voptecv elvac ^ 



re , xac ir8|9i tov ait^ivx ysvopisvoc. ouroc yap 
3avaroi»C; xac /uiiixoc vou^uv 9rpo9ii|ia(vov9c« 

X9 • Ta TTOexc^a v7ro;(0i>piQpara y ^ovtatrspx 
juiey T6>v pisXflevftiVy xoi tuv oX^uv ^avaot^uv 
VTTopi^fiaptgpxruv^ ovJrv ^k ^o'O'oy dX5«S'pia. f^c 

9rpao'oei(^eie , /lAsXava, xat tots fikv o^iou Travra 
ita/oapi-tf tots Jf xara /xspoc Ixa^ov. 

Xq. Oupov ^c cav totc /xev xoi^apov ovpn^Vf 



DE5 CRISES. 3^7 

55. Les signes sont alors presque tons 
ceux d*une crise lente et fayorable. Lors- 
qu'au contraire la maladie est mortelle , elle 
se juge en vingt-quatre heures , ayec tous 
les signes d*une extreme foiblesse , comme 
apres une purgation. II survient an yio* 
lent trouble d'entrailles ayec des dejec- 
tions par haut et par bas ; des anxi^i^s , et 
d^autres s jmptdmes serablables ; on cenx-ci 
se dissipent dans les yingt--qiiatre heures; 
aatreihent on doit les regarder comme mor- 
tels. 

36. Les sueurs froides, qui paroissent 
seolement autour du cou , sont les plus per- 
nicieases ; car elles font pr^sager la mort ou 
la longueur de la maladie. 

37. Les dejections yariees peuyent, ^la 
Tdrite, durer plUs long-temps que les noires 
et autres plus mortelles ; mais elles ne sont 
pas moins funestes : telles sont celles qui 
entrainentde petits grumeaux de chair, les 
bilieuses , sanguinolentes , porrac^es et noi- 
res ; soit toutes ensemble , soit sdpardment. 

38. Si Turine est claire, et que d'autres fois 



328 DXS CRIftXS. 

elle depose une mati^re blanche et Hsse > 
la crise se prolonge et inspire moins de 
confiauce qu'nne urine tout-a-fait louable. 

59. L^urine long- temps rouge et tenue 
donne lieu de craindre que le malade ne 
puisse aller jusqu^au terme de la coction ; 
fi'il J a des signes de gu^rison , on doit s'at- 
lendre k quelque abces yers les parties si-* 
tu^es au-dessous du diapbragme. 

4o. Dans les fi^yres, les urines qui yarient, 
indiquent des longueiirs , et ntksessairemeat 
un changemenj; yers un dtat pire , et qucl^ 
quefois Tun et Fautre. . 

4i.. Si les urines ne paroissent pas telles 
qu*au commencement ; si dtant t^nues elles 
deyiennent ^paisses, puis tout-^a-feit claires ^ 
elles annoncent une crise difficile et incer- 
taine. 

4a Les suenrs froides, dans unefi^re 
ftigue , 6ont mortelles ; dans une fi^yre plus 
douce, elles annoncent la longueur de la 
mfiladie. 

45. Dans toule partie oil il y a tant6t da 
froid tantdt de la cl^aleor , la est le si^ge de 



HEPI KP1ZIQN. S39 

Tore ^s^iito^jia «x®^? ^eyx6v w, xatt Wov, 
^povtiiTepa xai Jco-ov a^^a^^ rauT* i^i Tov 
jSe^rtVov oupov. 

' X5'. j^ov mjppo)f , xdcl ^tTTT^y ?»? ri ovpov trd- 
Xuv ;^6vov^ xev^voc fAvi ov (Tvvfirdte (^ex|9xso'«i 
b av^ptimog , ccjc Sv Tr£7rav5^ to ov/90v , xac 

roureoto-e aTrocot^tv 9r|do7C90/:Aivi3V t; ta xktm 

fi. . Ev TOto-£ TTvpsroId'iy sav ^era^oXa; t/ri 
TO ov|iovy XP^^^^ '^^ 0i2|i«tvfff y xac devccyx>i Tea 
ao'^sviovTC fisra^a^st^ f tax ijri tgc X^^^f ^^* 
fTTt ^arepoc. 

. pa. Uv ap/pfisvK oZpx fih ojioift l«i ^ x^Xas 
yevY}Tae 9ra;|r]Qea sxXs7rTa)y, xatfravTeXciyc Xttrrai 
^vaxpcTA xac a^i^aca Ta Tocaura* 

/*€'. Vu;(poc c(^pa>rsC) fwv |:tffv ofle 7ru/>er&& , , 
J^avao-xpoc. fvv ^e izpnUxipf^ , fA^x^c oiQ/Aatvov- 
91 Tqc vouffov. 

fiy . SLac oxou toO vitpiOLTOi 5s/}pov, S >pu- 
;^ovy OTTOU TOuro evt^ evrau^z n voOoro;* xai 






35o nEPI KPIZIDN* 

ycyvovToc* 

fi^'. Kai qv TO fr&ita ^u^tfrac^ i? au^f; ^ip» 
fixivriXMy 9 TO Xi°»fA9c IrfjBov s^ ixipoM picTa- 
]3aH)}Tae , fAyixo^ youcou o'ljjxaivovere. 

fxs. RSv TTvpsV^ovTi cJ^p6>c iTrcysvvjraCy p>i 
ixkeiiroyxog roxt nvptrov j xaxov. ^ijxvvet yap 
iQ vouo'Og , xac vypao'iiQv 9vi[jLa,ivei, 

fA7 . IIupgo'ffovTi ^"XP®* i'^pwTfic eTTtyevofis- 
voe y fiaxjobv tov TrupsTOy o'>ifAa(vouo'e« 

p( . ItTpuc TTOu^u; axpiTucyeyvo^gvo;, uyiat* 
v&vTC V0V90V oi9jxacye(, ^iptog /xev fteio)* ^u|soc 

fiii. Eg TO auTO ^^peovTa, eav iaxrrii fu^^- 
vac, uTTt^aTae bxoioy ^uff^ara^ ^v o^cya^ o^cyvi 
q vouo'o; , qv TroXXa^ tto^iq. TOUTioto*! ^MpLfspn 
TTjy xot^i>]y EiTCx^u^ecy. 

fi5. Oxoo'otffe ^8 ey t^ xaru xinoj^tapn^i 



DES CRI8£S. S3l 

la maladie. II en est ainsi des changemens 
rapides snr toute I'habitude du corps. 

44. Les altematiyes de froid et de chaad 
et le changement de oouleur annoncent la 
longueur de la maladie. 

45. Si la stieor surrient sans faire cesser 
la iieyre, c^est un mauvais signe; car, ou 
la maladie se prolonge, on cela indique un 
surcroit d'humiditd. 

46. Les sueurs froides qui suryiennent 
dans la fievre indiquent qu'elle sera loague. 

47. Une sueur oopieuse sans cause dans 
1 ^tat de sant^ est le presage de quelque 
maladie; moindre en 6t6 et plus forte en 
hiver. 

48. Quant aux dejections, si tous les 
laissez sans les troubler, et qu'elles ddposent 
comme des raclures; s'il y en a peu, le mal 
est l^ger ; s'il y en a beancoup , il est tres- 
grand : alors purgez le ventre . 

49. Lorsque les dejections entrainent de 
la bile noire, plus il y en a, plus le mal est 
grand; et moindre au contraire ayec moins 
<|*atrabile. 



23a DX8 cuisis. 

5o. Lorsqne lea yeines battent furtement, 
que le y isage est tres-^uiimcS , ies hypochon- 
dres ^ley^s , poiat souples^ cela annonce que 
la maladie sera kmgae, ek ne fiaira pas sans 
convulsions ou une grande h^morragie du 
nezy ou de violentes douleurs. 

5i. Les soubresaults dans Ies poignets 
8ont des indices d*une longne fi^vre, ou 
d'une crise prochaine qui tend k un ^tal 
pire et souyent mortel. 

59. Les signes qui font pr^yoir une mort 

prompte, sont surtout tr^manifestes d^s 

\\e commencement: les nialades respirent 

difiicilement, ne dorraent pas, et presentent 

les signes les plus dangereux. 

55. Dans une ii^yre continue y lorsqu'on 
sonfiPre dayantage le quatriime et septieme 
jours, sans ^tre jug^ le oazi^me, ordinai** 
rement la maladie est mortelle. 

54. Ceux qui sont pris de t^tanos p^ 
rissent en quatre jours ; s'ils passent ce terme 
ik gu^rissent. 

55. Dans une li^re ardente , Fictere ao- 
compagn^ du hocquet le cinqui^nie jour est 
mortel. 



OEPI KPIXIQNt 533 

v., Bav at fUSfi 9^u(ti»aey xal vh irpoaoi^ 

oveu anrofffiou oO Wraty i at/A«TOc irolXcucx 

ITTI TO XaXtOV y YM tlTl TOUT&IV Ta TT^St^tt , flCTTSp 

ic ^avarov. 

vo . Totffi Aa^iVw XP^*y fiA^ouffC aTroX- 
ivc^at, ^iyif^cf. ovi^YiioL dr: «/>X^^ yiyvirxt. 
^V(T7rvoy2TOC yap ceo'c } xat ou» xocpeovTae rac 
vuxTo^y xat ra ^ispvi'a rr/sofiacvouffi mxivc^Tiva. 

vy'. Siryex^oc ^« TruprroO ixv rsrapxouoi 

ratoc y oXi^pcoc &>; roe ttoXXcc. 

v^. Offot UTTO TSTfltvoTi ocXto'xovTae , ev xri^i 
tsVcaptrt n^ipYi^t aTroXXuvrae, $v ^e ravToec 
aTTo^uyeovcv , CyeeV; yeyvovrac. 

vs. Ev TouTt xauo'oeo't eav sTriyevjfjrai tx- 
tf poc , xai Au^ 7rspi9rT«t^ sovn , 3avQeT<u^ec . 



534 HE PI KPIZIfiN. 

pixoKft ytvoiivMtaty aypyrmlai tpp^fiivxt Trpoff- 

xai offocffc av ot Trvpsroi Trav^uvrai^ piQre vn- 
p)}Ui)v yevojxevwv XuT)}pca)Vy pi^r' iv TifLspipitt 

v('. Kai eov^ 8x).e^oe7r6roc toO Tni^ssTOu , xal 
iJjawTOg eTrtyevo/Aevou , rmppov ovpov ovpiiavif 

viro^^sofYSV TTupsTOu av5y]p£p6v. ouTae ^c xoi 
imo^pofoix J TTEpiirTaiae xptvovrat axtv^vvoc* 

viQ. Kal ijv xpio'co; Ixysvojiivvjc y oSpov epv- 
5pbv oupigois uTToiraa'tv l]^ov ep\j^phyf ^ xocc rov- 
T£OCffi uTTO^po^ ytyveTac tov Trupsrou oOi^Q/Af-' 
pbv^ xat o^cyoc ex ravT^c ffu^ovrat. 

v9 Orav vTro^pe^i} b x'auffoc , ra iro^^a xat 
i^tJpot. xat Sv yipiippLi Xa^)] vno^pfpocgf oo'cr; 
rb Trpcarov, vTrorpoTrca^ee (Ts xal rpc; TrvpsTo;; 
8v |:&v} TTSp t^fffj ]i/Asp>} af ^ xmoxpoiztoiaoLg. 

_ __ 

{ T« rroX^oc; eotv oTreTrrttv i ovruv rwv ov- 



DE9 C11I8E8. 335 

56. Les recbutes attaquent surtout ceux 
qui, apr^s la fi^vre, ont des insomnies 
opiniatres , un sommeil troubld , les forces 
abattuefl et des douleurs vagues. Cela a lieu 
de mSine quand les (ieyres cessent sans au*- 
ctuis sigaes d^crdtoires et dans des jours non 
critiques. « 

57. Quand les fi^yres s*arrdtent parTeflet 
des sueurs, si T urine est rousse avec une hy- 
postase blancbe, il faut s'attendre a one 
r^idiye lem^me jour; mais alors la fieyre 
se juge sans danger le cinqui^me jour de hi 
rechute. 

58. Lorsqu'apr^s la crise , T urine en 
sortant est rouge ayec un sediment de 
m^e cottlenr, la iievre reyient ce mSmo, 
jour, et alors pen de malades ^cbappent. 

59. La fieyre ardente suiyie de recbute , 
Vannonce ordinairement par les sueurs, 
surtout si elle doit durer autant de jours 
que la premiere fois. Elle r^cidiye ordinai- 
rement au bout de trois jours, a moins 
qji'elle ne cesse dans un jou^^critique. 

60. Lorsqu'il y a difknt de coction des 

i5 " 



536 »*8 CRISES. 

urines etd'autres srgnes $emb]ables,la fievre 
rerient le jour critique suivant; maisquel- 
quefois lorsque ces signes out totaiement 
disparu , on voit encore r^idiver la fi^rre 
dans un ]our critique. 

6 1 . Lorsque vers le temps de la crise , il 
gurvient des parotides sans la suppuration , 
si elles s*affaissent, la makdie r^cidive- en 
proportion des rcchutes. On peut aossi esp^ 
rer suivant les raSmes periodea quelque ab- 
c^s aux articulations. 

Gd.SiVurineest^paisseetbkndiecomme 

au quatrieme jour des fievres, avec lassitude 
p^niWe, elle d^livre de Tabcfes. 

65. Qaelquefois il survient ttne h&nop- 
rhagie dv iie»; n^iis cellc-ci ne termine 
point les fievres quartes, ni les maladies 
qui se gu^rissent par suj^pnsatioa . 

64. Les h^morrboides sont d'lin augurefa- 
vorable dans la phrdn^ieiet la mdlancbolie. 

65. Ccux dont la garrison spontanfiC 
est suivie de manie , smt d^ivr^s par dfc 
vives douleurs aux pieds , ou a la poitrine , 
ou par one toux violente; nwis s'il n'arrivs 



nEPI KPIZIQN. SS7 

iroTs ^f xal v9roc/9/<pei cv xpt^cjuii) vfAtpm rou- 
Tcuv xaraXecTTOfAivflav rocoureuv. 

fa. Tee irap ou; olrc a/if i xpc^tv ysv6[it)fa fm 
ixrjq9iiy TOuriMy* ccTra^Xao'O'O^vMv , uYro^po- 
fk ytMTfltt xaroe X^yov ruv vTro^po^&Vi b/xoii} 
TrtjDcocV) -ffirl rovriocffc cXytW tc fy^pci aire* 

{6^. ffv oupov ira;^u , otov to Xsvxbv , tiri 
Tot9c xoircM^fft rrraprcuoi^c , pvsxat xng dbro- 

(y Enotffi ^8 TOVTfwVi xat oeifAOppatytac 
ytyvovrae tx ruv piviuv. ^rtc reroLpxaiotvi od 
XvTtXQ. x«i rolfft irOa airo^^upcovTfli vyca{<c you- 

if. TotffA fAcXa7;(oXae«Zare /uttrtx fptviTc^uy 
•;^Ofievoio-c^ aipLoppotigg c yysvopsvffe , cyoc^oy. 

(f . Offoc paivovrac ^ S arn'Ofcarot flbroXXoa- 
ffojuiivoc ffx TMv vouffftiv , TOVTCocffc Txiv pev^iy^ 

•^vv>2 ec Touc TTo^oc etorsX^ovora , ft ic TV^og $ 
ip^^iffX^P^ ytvo/avqXvM. gav Tovrcftiy pncTiv 

i5. 



958 n£Pi KPiziQN. 

9f^aXuo\t yiyvsrai, . 

f ^ • Oxotf ot ev Tyi '^Xuo'O')] 7ra^^(ouo-t , ruv 

J^nuoi yj-yvovTat. 

5?'. Tijv 6^uv>jv t(j)^p>}V Iv Tolce xar&> ;jm- 

ptvibiv p\)iy, 

^ H ^avcv} Toy jxeya^ou vouoi^^aroc, c9 
t5ee ysvc^evov , ^071;. 

55 • Oyoto't sv TolfTt y.ocuvoKTt lo'j^twv o^u- 

4JV ol^iQO'se^y J TCT0&>v xpaiif xauaov Xvcc, q 
xai aeixaroc ex ptvitav puat^, 

0. Ev xauQr&» cav smXa^ii P^^^y ftkiet c^c* 
^pouv. 

o«. Ytto xavffov i^opLSvu , piyeoi CTrcyevo- 

oC Oo'oia'c cv TOtQ-i xauerocffc TppyLOi cyyc- 
yvovTac, TrapaxoTTTi Xusi. 

oy . Offotac av ev roecyt Trvperoio-i ra wta 
p((a^6)9^ , TOVTeoect piyj ^udevrof toy Truperoi 



D£9 dRIfiSS, 5^9 

hVn de semblable , la maaie se termine paf 
la excite . 

66. Ceux qui ont de la peine a articuler 
et ne sont pas maitres du inouTenient des 
levres , si cet ^tat vient k cesser , ils devien* 
nent sujets ^ la suppuration interne. 

67. Les yiolentes douiear$ aux parties 
mferieures , cessent par la surdity ou une ' 
grande h^inorrhagie du nez. 

68. LMpilepsie ddg^n^r^e en habitude se 
termine par la manie. 

69. Quant aux fieyres ardentes , ellet 
56 terminent par les douleurs des handles, 
le strabisme, la cdcit^^Fenflure des testi-, 
cules , le gonflement des mamelles, et Th^- 
morrhagie du nez. 

70. Le rigor dans la fi^vre ardente; , ordi- 
nairement de vient cause de sueurs. 

71. Un violent frisson dans la fievre ar- 
dente en est la gu^rison. 

73. Dai^ la fievre ardente le d^lire dissipe 
le tfejnblement. 

75. Si la surdity survient dans la fieyre 
sans la faire cesser, ndces^airement le ddlire 

i5*. 



540 V^» CRISBS. 

est prodiain; mais il se dissipe par Th^- 
morrhagie du nes , le flux de Tentre 
bilienx, ou des douleurs aaxhanches et 
aux genoux. 

74. Un violent frisson dans la fiirre la 
lait cesser. 

75. Geux qui lout k coup sont pris de 
Tires soufirances, dont Thjpochoadre est 
retir^ en haul , et qui ont des docdeurs yen 
les fatisses cdtes ou aux jambes, gu<Srissent 
par la saign^e et la purgation : car une fierre 
Tiolente ne pent subsister dans des parties 
tr^s-ai&iblies. 

76. Quand on est attaqud dliydropisie, 
si les eaux passent des yeines dans la vessi^ 
et les intestins, la gu^rison a lieu. 

77. Une diarrh^e tr^s-forte dans la l^uco- 
phlegmatie termine la maladie. 

78. Ceux qui , depuis long-temps , sont 
sujets k la diarrhde et k la toux , ne s'en d^ 
livrent pas , h moins qu'il neleur suryxenns 
de viyes douleurs aux pieds. 

79. Si la maladie e^t pr^te a changer de 
caract^re, et que Ik diarrhde soit sur le point 



nEPi EPiziJQN. 54i 

TttV. 

oe. Offoto't oJuvac ytyvovrai efawivyjc > to 
vTro)^6v(?|p(ov iinipxat avw, xai eav 7r«pi Tflv 

TOUTSoio'e ^vrec fXt^oxofiin , xat xde^oepffcc xi- 
TM. ov y«p >d^A0avfc m^prrbc cor;^vp^; a(^;ya- 

o(. Hv vfrb XtvxoD f^jutocroc ip^o/iAsvA}, 

oiQ. Offot UTTO ^loLppdn^ TTOulvv )rpovov ^ot^- 

fAJ] o^uvac w'/y^poti cv rolffi iroffi cpTrso'ueri. 

•6' Uv pov^ifTac ^lafpofv] yijve^ai fXKfiOi, 

1 5... 



34a niiPi kpiziov. 

»rpog Traffav Xa^>j, CTreytyvovrac yap ^uo'at efw- 
«9'ev ouaat. > <^y]^ov tocvuv oux Ixoutri oucfrv 
vypov , S)<^e npovfipsiv el^naii ra ao-^a^Ecj; tu 

TT . EtXeou eTTtyevopsvov y oivov ^ujfpoj» ^t- 
(?ou TTivscv TTCvXuvy axp>3T0v , xar' o^t'yov £wc 
WTTVOc , 5 ffxe^^cav 6(^uv>] ytvSTai. Xuei t^e xat 

TTuperb;, h ^MaeyTipvn, 

ira. Ke^a^yjv TrspKa^vviovzi^ xai vouaeovrc, 
fruou psovro; 17 xaToc ra wra, S xotxa, rag pi-- 
vac, ^v£« TO vovdr^aa. 

irS', Oxoeroto't uyiaevooo't e^ontivrig o^yvxi 
fyycvovrai sv T>3fir« Xs^a)iiio"t , xat 7rapa;^o>i|*a' 
a^fijvot yiyvovrctiy xal ]oeyxcu(7t^ a7r6^).uyTac sv 
iTTTa •hpLEpYiaij icof piij TrvpSTOc eni^aprf * 

9ry^ Ks^^a^v ?r£pt6)^DveovTe, , re av ruv 
ava> ;^cape6)v 7rovi^7)ii , a(xu>}V TrpoffjBaXs. Xusi 
o^^v>i £c '^X^^7 xai-yovvara) xai cKxr^^otf o, 
Tt «V TOVTSWV ytvriTW. 



D28 CRISES. S45 

de s^arr^ter,pnn'^prouTe plus quedefausses 
envies d'aller. En eSel , les vents une fois 
expuls^s ^ il est manifeste que toute rhumi- 
dit^ est tarie; alors on pent avec sdcuritdao 
^order des alimens. 

So. Dans Tildas, faites boire beaucoup de 
Tin pur et peu a pea jusqu*a ce que vous 
procuriez le sommeil. Les douleurs anx 
jambes , ainsi que la iievre et la dysenteric , 
sont aussi des voies de guerison. 

81. Dans les maux violens et douleurs 
de t^te, r^coulement de pus de Toreille ou 
de sang du nes termine la maladie^. 

8a. Une violente douleur de t^te qui sur- 
vient tout k coup aux personnes en santd , 
qui s'accompagne de la mutit^ et d*une res- 
piration stertoreuse, donne la mort le sept- 
titoe jour, a moins que la fievre ne|se declare , 

So. Dans les vives douleurs a la t^te et aux 
parties sup^rieures , appliquez des ventou. 
ses. S'il survient des douleurs a Fischion ou 
aux genoux, ou une gdne dans la respiration; 
quelle que soil Tone de ces crises> elle est la 
|[udrison. 



S44 DES CRISES. 

84. II est utile d'toe pris de la diarrh^ 
dans Fopbthalmie. 

85. La fi^rre qui sunrient dans le t^nos 
ou dans les spasmes , en est la terminaison. 

86. Les convulsions arretent la fi^yrele 
jour m^me oil elles paroissent, ou le lende- 
main ou le troisiinie jour. 



fflN Dir LIVRE DBS GR15X6. 



DEPl KPI21Qlf. - %46 

Tre. Ttto cnroifffioy i Tetavov i^oiih^ trujBt- 
TOf s;reycv6/Asyo^ J ^uec to voufftijxcc. 

ir^'« T»ri TTUjBeToO £;(0|xev6> (nrxviiof 5v Xa- 

jBaijJ , 8 TJJ T/9IT13* 



TOT HEPI UPIZIQN TSAOX. 



i5*f*** 



vvvkivv¥uvvvyui/¥kMy¥yiMyyy¥¥tMvwmMyvv¥y¥%nM¥¥mm 



innOKPATOYS 



HEPI 



KPISIMilN 



a. iVlErA fAepO{ vjyioiiou t^c Te;^vi9c eivac, 
TO iuvavOat xara^OTrseadac nspi twv yeypoLfn^ 
jutev&>v opOuc* yap yvouc xai ^rpeo^evoc tou- 
xiotfft J ovx av /Aoe (^oxEse fAsya fff stX^ficr^ai 
xaToc Tijv Te;^v]QV. ^ei Jir xara/iav^avscv tviv 
ULazdqavtv twv upcuv axpe^efiac^ xai twv vou^oiy 
ffxapiv. 0, Ti vovffiQjxa oyaObv, xai o^ ri xcv- 
ivvSi^eg, i i"* TTp xaTa^a^AC , S iv r^ voitffa. 
^laTftpovj 0^ Ti vovaii/Aa xai ^avao-cftov. fiaxp^y. 



mmMivvt r AntyV¥yyyvvytnMt/ u tMyin/yttwiy¥vv¥y*^¥»0¥ymf 



DBS 



JOURS CRITIQUES 

D'HIPPOCRATE. 



1 . J B considire comme tine partie essen* 
tielle de Tart , de savoir bien obsenrer ^ 
d'apres les Merits qui nous ont ^td transmis. 
Car celui qui en est instruit, et qui sait en 
faire usage , ne me paroit pas devoir com* 
mettre de grandes faules dans Tart. Or, il est 
ndcessaire d^ayoir une connoissance exacte 
de la constitution des saisons et des mala* 
dies ; de sayoir en particulier , quelles 
sont les afiEcctions d'une nature b^nigne ou 
dangereuse, qui tiennent soit au caract^re 
de la saison , soit k celui de la maladie ^ 
quelle affection est longue et mortelle , 



548 DZ8 lOtTES CRITIQUES. 

quelle autre est longue et salutaire , aiguS 
et uon mortelle. D'apres cette cooaoissance 
on p^n^treradans Tayenir, et oih-poorra faci- 
lement pr^voir Fordre des jours criticpies; 
on connoitra en outre quel r^me il faut 
prescrire aux malades , et les regies d'apres 
lesquelles il doit ^tre observe. 

3. Or, le signe le mellleur et qui indique 
que le malade surri-vra, c'est lorsqne la fi^yre 
ardente n*est point d^une yiolence contre 
nature : et il en est de mdme des autres ma- 
bdies; car oe qui est selon I'ordre naturel 
n'est ni dangereux ni mortel. Secondement, 
si la saison elle-mdme ne lutte pas de concert 
avec la maladie ; car , la nature de rhomnie 
est trop foible pour pouYoir Temporter sur 
les causes physiques. 

S. Observes ensuite lerisage, s'il parolt 
dessech^^; puis les veines des mains, et 
aux angles des yeux et au dessus des sonrcib, 
si elks paroissenl en repos, taodis qa'aupa- 
rayant elle^ ne V^toient pas ; 

4. Obseryez de m^me si Ta yoix est plus 
faible et plus donee ; si la respiration est loor 



HE PI K^IZIMQN. S49 

If u ittpu^vAov* 6({/, Oy Ti 5avaai^ov. ofv 
Oy T< mpu^txQv, To^ev r&>v npiaifKav sx tov* 
Tfuv axoTTfco'daei xae to npoXiy^v int. rovreeiiv 
ffUTTopi crac. cri ^s a^o toutsoiv 2V< y oug ^ ore , 
xa( u; ^ec ^lair^v. 

6'. lifyi^ovrotvvvcivixqcoy ev rei9f /AA^ot>* 
n t6v xofivovroy j3tb>«-c9Rc , eov fij} ir«fi« 
f/orcv li}^ x«v90c. xac t* a).>a ^r vt^atifiarat 

70!^ ZTti TO frfiv).u ou vixa n TOV ay^pokfrov ^v9i( 

7'. £ir€ita ^f iy ta ircpi X9 irpoVftwrov la- 
^^vaiyy^raty xoi at f^s^cc a^ fv rija'c X*f ^^ ) ^^'^ 
(V Toc^t noLvQu'tai , xoi €7ri t^o^i o^pvo-t, 19W- 
^iTfiv €^(bivij TrpoTcpoy ^ij iQ9v;(a(ovaau. 

^. Toureoi ^ ^y ^ feayvj S a(r9ey<r^pi9y xac 
^coripv} yitttatj xai to irycv^a fMcy^Tipoy^ 



S50 tlEPl ]lt>I2lMaN. 

xeu "keirroTipov ^ s^ r^v CTrcovo'av qfAcpisv avc^tc 

trig vouffOVa 

leai el to Trocpa to eftxpovv t^c ^^utdj; ^otts^ 
ffiAu Xeuxu e7ra^ee^£Tac^ xae cv oncpi] t^ y^mttii 
TavTO touto ysyiviixatf ^fforov ^s* cl ^ev ouv 
ffftcxpa TavTa ec^^ e; tJjv t/)it>3V ovso'c; tijc 
V0U90V. aiv ^e tc 7ra;^uTepovy aupiov, qv ^e tc 

^ . ToOro ^i y oxoTav t&v o^da^/xfsjv Ta ^eu 
ta £v apx^ fAsy Tiic vouffdvi avayxaty} ^s^acvg* 
J^oety sov co';^^!'! ^ voOo'o;. TaOra ouv xa^api 
yiy v^^sva , TeX>jt>jir uyijtjjv ^riXot, drpsiioi [ih ^ 
ppx^VTspov. (Tfo^px ^h ycyv6fA8vov , ^xffo'Oy. 

^, Ta (^« ofea Twy yOuo"»}fjtaTwv ytvetat aff^ 
X®^*j* , bxirav im to jTrap lirtpp^jirt , xal ec 
Tijy Xsya^yjv xxra7>i. ri^s o2y 7ra5";fsi. to Jirap 
•C(fs6c, xac ayaTTTVO'O'STai Trpb; Ta$ fpivxg vis9 
Tou ol(^]g|xaTOC. xat sv^hg ic ^viv xe^a^isv o^uvn 



DBS JOURS GRIYIQUES. 55l 

gne et point dley^; la maladie se termi-' 
nerale jour suivant. 

5. On remarquera attentivement tous les 
signes qai ont rapport aux crises, et si la 
ligne longitudinale de la laogue est enduite 
dWe saliye blanche , ainsi que sa pointe : 
lorsque ces signes fayorables sont pea 
sensibles ^ le changement en mieux u'arri- 
Tera que le troisieme jour; s'ils sont bien 
scnsibles , c'est pour le lendeinain : s*iU 
le sont davaiitage, c'est pour le jour m^me. * 

6. Le blanc de I'oeil se ternit n^essai-* 
rement des le commencement de la maladie, 
qaaud elle est violente. Si done les yeux 
conservent tout leur ^dat , cela iadique une 
promple gudrison; elle est lente au con- 
traire si cela arrive plus lentement : le.reste' 
est ^ proportion de Tacuitd des symptftmes.' 

7. Les maladies aigues proviennent de 
la bile qui se precipite vers le foie, et se 
porte k la lete. Voici done ce qu dprouvent 
les nialades. Le foicse gonfle et s'appliqueau 
diapbragnie : eta cause de son augmenta- 
tion de volume, les douleurs surviennent 



35s DES 10VR8 CniTIQI7£8, 

ht la tite, el sartont aux tenipes; Tom 
diminue, et soayent la Tue s'obsonrcU; le 
friaaon et la fi^rre ae d^clarent. Ce aonf ]k 
lea aympt^mes qa'on remarque aa oommeii^ 
oement, et qai sont plaa on moins aensil^, 
a proportion qne les |our5 a'^oulent et qae 
le travail de la maladie anginente; les pm- 
selles 'errent et s'obacnrcissent : si tous 
pr^entex Textr^it^ du doigt an deyant 
de la Tue, le malade ne le distingue pas, 
parce qu*il n*y Toit plas. Yous le reconnoi* 
Ires a ce qu'il ne dignote point Foeil k 
Fapproche dn doigt. Si tontdbis il Toit, il 
arrache des floooos des couyertnres, les 
prenant poor des insectea. 

8. A mesure que le ibie s'appliquedaYan- 
tage au diaphragme, le malade tonibe lout 
k fait dans le d^ire. II croit voir des serpens 
et toutes esp^s debates fdrooes; des soldats 
arm^s , et se battre avec enx : il tient les 
memes propos que 6*il les voyoit r^e- 
ment; il veut sortir, il menace ceux qui 
Ten ehip^hent^ s'il se \kv% y il ne peut 
aoulerer ses jambes , et il retorabe aassit6t. 



nEPI KPIZIMQN. 553 

ffc T£ uffly oux 6$u ftxouffc. TTo^^axtc ^i ^^t 
TOtffi o^a^/xocffc ovx opji. XjOct ^pcxv, xat irupc- 
TOf ff7r<^9Efi^ee. raura (lev ouv x«t' ap^^i'f tov 
vouoiQjutaToc aurift) yivtrae (fca^tjifravovTa , ro* 
re nhf cfo^pa , rorc ^e xfcrffov* bx^o-o) ^ av o 
Xpoyoq T^j v^ffou irpotp , o , t« ttovoc Tr^te'ftiv 
cv T(u ffu/xarc, xac ai xopac vxe'i^vavTae ruv 
e^^a^jxAv , xai vxcauyeec , xat $v itpovfiptiQ 
xov ^axTv)>ov trpb; rov; 6^.&a^|xou( , oux at* 
tf^aerac ^ta to ji^iii bpyjv* touto o^'av yvotujc on 
ovx bjO^A ov yap ffxap^aj^vao-ec irpoo'^epouivou 
Tov (^axTv^Ov. xai ra; xpoxi^a; airaipcei aire 
Twv i/AareiMy , vvrrcp ecJ")}. ^oxea>v fQeipotg sivau 
•h, Kal bxdrav rb S^rap fcaXXov «va7rrv;^6^ 
rrpb; Tocc fpi'^ot^.f napafpoviet. xai Trpo^pu'vs- 
ff^ffc oe ^oxeecTrpb r&v 6^5aXp&)y, epTrsTa, xai 
SXXa 7ravTO(J'a7ra Binpix , xai OTrXcTac fia/^opLg" 
vov( , xat auTOc avTolo't ^oxssi pap^effSat. xai 
ToeaOra \iyet b>g bpsoiv, xat s^eppi^sraty xat 
iivsikiei , Jv /lAy^Tt^ ouuxhv ewjg »?£gft£vai. xat Jv 
ava^^ 9 ov ^OvaTat atpeev rdc o-xe'Xsa , aXXa irt^ 



$5^ nEl>i KPiiiuart. 

icrtC oiTTO^fc ^hyiyvovtat aUi yjfv^poi. xal^oxo« 
toy xa5cv^y] avacdvse otto rov vttvou , xxi cvu-* 
ffvia bp^ yo^gpa. toOto Je ycyvwo'/.o/ASVy ort dcTrb 
ivuTrvicav avatorast, xdci fo^israt, otov evvoo^ 
ycyviTae. ayTj^esrat yap ra ivu2rvta ToiaOra, 
bxoia xal r&> o-upaTC STroue tc , xai T«i Y^uerjii 
Tkiyz. rauTa psv ow wc^s Kiier-/€i. e^i ^' ore 
xat aifOiivoQ yevsrac, b^i^v rf^v naipviVf xai vvx- 
Ta avaTTviftiV 7rQi»).t>, o^poov yrveu/xa. orav ^c 
irawff«Tat Trapaypovft'tov , £u9u^ evvoo; ytvarat, 
xat >3V spcara tcc avTOv, opGco; anoytptvircuj 
xat ytyvwdxet Travret ri ^SYO^sva. elra 9ra).tv 

0^(yo> US-epOV, ev TOtO-t OLliTOltTl O&YSOrt XSE- 

tat. auT>) "h vovgoc jrpoorTrtTTTSC pia^i^a ev «jro- 
^upc'y] , xat Jv TTVJ epiiiJLiiy bcJov ^x^iaTp. ^a^^a- 
vet (Te xstt o^Vji);. 

6'. TsTavot ^uo, S Tpet(* Sv p.ev eirt rpu^ft- 
Tt yevijTat, 7raff;^££ Toci^e. at yvo^oi mQ^vuvrflUi 
a>(77rsp ^^a, xai to ^opia avotystv ou ^uvarat. 
xat ot 6fOaku:ot dV.xpuouo'i .^ajxiva) xat iXxouv- 
Tat. xat rb /xsraypevov nirTinys. xat ra axelsa 
•u ^vvavrat fvyxa^Trrecv^ ov^c ra; p^eipa^^xoi 



DUa JOtTES CRITIQUES. 555 

II a tou jours les pietls froids; quand il dort 
il s'agite, et voit dans ses songes des objets 
qui le remplissent d*effroi. Nous le savins , 
par ce qu'il se reveille en sursaut, et dpou- 
vant^. Quand il revient a lui , il raconte ses 
songes , qui sent analogues a ce que nous 
lui voyons faire et lui entendons dire. Telle 
estsa position : il perd quelquefois la parole 
pndantvingt-quatreheures : la respiration 
est haute et frdquente ; il y a des passages 
subits de d^lire k la raison; si quclqu'un 
Tinterroge, il r^pond juste a tout ce qu^oa 
lui dit, et il retombe bicnt6t dans les monies 
accidens. Ceci arrive surtout dans les ma- 
ladies a la suite de longs voyages , ou quand 
on a traverse les deserts, et aussi par 
d*aatres causes. 

9. n y a deux ou trois especes de t^tanos. 
Quand il provient d'une blessure, les mi- 
choires se serrent et deviennent dures 
cominedubois.On ne pent ouvrir la bouche, 
les larmes coulent abondamment, ou bien les 
yeux se retirent en dedans, le dos est ro^de; 



A 



55€ DSS JOUES CRITIQUES. 

On ne p«at fl^cbir les jambes , ni les bras, iii 
le dos; et si la maladie est mortellc, k 
boissonetles hlimens reviennentpar le iiez. 

10. L'oplsthotonos, ou spasme des parties 
post^nenres , prodnit la plupart de ces 
mdmes accidens. II surrientr^uand les ten* 
dons post^rieurs du cou sont attaqu^s de roi- 
deur soit ii la suite d'esquinancie, de maladie 
de la luette et de suppuration de la gorge. 

Le spasme sur^ient aussi dans les fi^Trei 
qui attaquent la*tlte : celui qui provient de 
blessures , comme Topistbotonos , se porte 
aux parties post^ieures. Celles^ sont forte 
ment distendues par la douleur : le dos, 
particuli^rement , est roide , et pli^ en arc; 
la poitrine est violemment tiraill^^ et fait 
entendre des gdmissemens ; les conTulsioas 
sont si violentes , qu'on pent k peine con- 
tenir le malade et empdeber qa'il ne tombe 
dn lit. 

1 1 . L'antre t^tanos est moins jnortel que 
les deux esp^oes pr^o^entes. II s'annonoe 
dela mtoe mam^e, et tout le corps est a^ 
taqnd de spasnoe , eomme au^rayant. 



QEPI KP12tMfilf. SS? 

rviv />a;^v. bxorav ik 5aMeT&>^«>{ ffi}^ to irotbv, 

to; /}ivaf ivioTS <jp;^irsu. 

ir^viOo; ra aura. y/vsTac ^ ^ bxoTov rou; ev r&» 
at>;^evc Tevovra; Toi/f oirtv^sv vouffiQ^y}. vouvcst 
<flr >7 airb ^^Jvdy/riQf i axo ^afvkn^y i rcav 
avT£/3|»ay;^i&iv e^truttv yiyo^/vAtv. cvtourc (Te xac 
cnrb xf^a^^c mipfruv Irriyeyevyi^cvMy ^ mcav 
[Lti^ ineyivsrat. ri^ri fh xat utto Tpu/xarcav outoc 
Doi-srat eU rouTrtflrdcv , xat utto t^c o(fuv«ic to 
^STOfpivov mimyt , xai toe ^9ea oc/Mi»(sc. ou- 
toc CTTraTOt fffo^pu , ttcc ^oXtc xare^^cTai utto 
TCdv irajoeovTuy ^ pvi ix rise x^tviQC exTrcirTCiv. 

Me. d f( trroevoc Wov ^waxMn^ tw* 
irpoo^v. ^iviTot ^f oirb tmv auT€oiy , smc 9li«r- 
Ta« airtev T^ 9»/»« bf«oi*ic. x«v90f ^ Tei#« 



$58 HEPI KPI21MQK. 

npoii^fiivotfft owx opoiwj yhsrai. <pv(roLt yap 
ana^'y wc rivayKdfrOat nitptdvoLtrBM. ^i^vi ^sv 
ouv icok'Xh e^^t Tov oV^pw^pv, xai Tnyperof 

xat Jy/p»3 yiv^tat. xal to x,°«^/^« auTijg, Tapv 
TrpwTov, w^/^ov e^t, owv TrgjO st(aOe, tt/jocovto; 
^« ToO ^povcv , pLeyaivezau xal Jv ^ev 6v ap" 
^tiCi pLzlaivoiTO , 3affffov^ cet xpitrug ewev. ?v 
^c VS-jpov, ;(poviwT6pai. 

«o • Ia;(i«c^g^ ^ ctTTO ruvj!? potXc^a ytvovrac 

Toifft TTo^^oio'e, iv eXOjfj ev Yn'kiM wot/ki/v ;^ovoyy 
xai Tot to-^^ta ^ta9spiJLA\iBYi , xai to wypbv «««• 
fj7pav0>3, TO fvebv rolat ap5powc, uxrb ToO 
xav/AaTo;. ca; ^' ava^npacvsrae , xai irhywrxif 
To^e /jteya TsxjxiQpeov' b yxp vovaiuv , iv5*peye- 
cGae xat xivesev ra ap.^pa ov ^vvarae, vito t^c 
ic^7>j^6vo€ Tfil^v oipQpbiv , xai -v ou fuptTrnnjyivai 
Tovc CTTOv^u^ovc. alyiu $e piaX)ov tijv oj^uv^ 
)c«i tov; (TTrov^v^oug^ tov; sx tov TT^oycov TUV 



DEB JOTTBS CETTIQtrKS. SSg 

La il^re ardente ne nait pas des monies 
>€auiies dontnoas ayons ddja parld; car il est 
^e SSL nature 'qu'uae fois d^daree, elle ex- 
dte violemment lachaleur^la soif tourmente 
le malade; la fi^re est violente; la langue 
se gerce, devient lipre et^^che : sa coulenr, 
•psde d'abord, comme il est ordiDaire, de* 
^ent noire dans un temps plus avancd de 
la maiadie^ mais si elle noircit des le com* 
mencenient, lacriseseraprompte; etlente, 
'au contcaire si cela arrive pias tard. 

la. Les sciatiqnes sont sortout produites 
^e la mani^re suivante dans la plupart des 
sajets. Lorsqu*on s*est exposd long-temps 
k I'ardear du solei}, les cuisses ^tant tres- 
^haufi^es, Thumeur des articulations est 
-dessdcMe  par la chaleur. Or, le dess^cbe* 
ment et T extreme Toideur sont des signes 
d'un grand poids pour juger cette aflfection. 
Car, par les yiyes donleurs des articulations, 
le maiade ne peut se toumer ni (Idchir les 
membres , et les vertysres sont afiect^es 
xl'une extreme roideur. La douleur est plus 
forte vers les lombes et les vert^bres, surtout 

i6 



i^)0 . DES JOURS CRITIQtTEl, 

. k rischion , et auK genoux. EUe se fixe I9 

plus souvent aux ain^s et aux cuisses : elle 

est aigue ardente. Si Ton essaye de soule. 

ver le malade ou dele changer de sitaation, 

on lui arraehe des cris par la violence des 

.douleurs; quelquefois Jl tombe dans les 

> convulsions, he ffisson se declare avee la 

' ii^vre ; celle>ci yient de la bile mSlee k la pL- 

• tuite , et quelquefois au sang. Au reste les 

. douleurs sont les m^es que dans les autres 

maladies; quelquefois il n*y a qu'un l^ger 

frisson et une fietre mediocre, 

1 5. H y a UB ictere aigil , promptement 
' mortel : toute la peau paroit de couleur d'e- 
corce de grenade, eta tone teinte vertc, 
comrae les lizards verts ; le sediment, des 
urines est de coiileur d*orobe; le frisson 
et la fievre soiit mod^r^s: quelquefois le 
malade ne pent supporter aucune couver- 
ture. Le matin, lorsqu'il est^jeun, iyprouve 
des pincemens et des picottemens dans les 
entrailles, avec un mumure continuel. Lors- 
l|!&*on veut le lever, ou lui parler , ilne petit 



nEPI KPIZIMQIC. ,56l 

iv Tolffi lo'p^ioeo'e) o^yitiQ xat xaupara>c^>}^. xai 
^v T<c Rurbv avt^j oO ^raxcvesrac. ot^GJ^sc 

Tai. ivtors ^e xai ff^oco'ptb; sirtyevsroct., x«lpc- 
70c, xai TTvpexog. yiverai ^« aTrb X^^^^> ''■*' 
fyiyyiSLToq. ytverat ^fi xat aTrb aejuarog. xat d^u- 
v«i nxpxiiktimoi arrb TravTwv twv vou9^)]uaT«Jv* 
xai jDiyog, xat 7ru/}srbg cvtors ^e iirtka^^ckvei 



I » 



ty . IxTSjOOj ^i e^tv ofuj , xat Ta;^£cos ajro- 
xretvuv. ii xpo'*? ^* o^*? o-tc^eoetcyjgf, afpo^po; is 
8?t )^^«poT£p>i 7 xara xai oi aaOpot 01 ;^Xwpd- 
Tspot. Trajod/xoiOf ^e ot XP°^S* ^^'' ^^ ^^ oup&i 
UTTi^arat otov dp6^tov7ru/3/56v. xatTruperbf, xat 
j»^tX77 py^yiXP^ fJC*'* svt'oTS (?e xai to t/xarcov 
ovx ave;^STat e;^a>v ^ a).^a .(Taxvsrat , xat f uerae 
r^ s^i^iyoij ao'tTo; ewv ra Mq^sv, Jketra fiv^ei 

16. . 



5(Ja IlEPl KPllIMQW, 

Ta trnkay-j^a. wc srrtTOTrovXt;, xttl oxord^v av((7)| 
T«c aOrov , S TcpodrhakiyTjTM , *vx avsj^sraj, 

1^'. H (^e frs/»e7r>eu|*iovoi , rotoi&e vrothi, Trv-w 
jMT^S r8'lffy^|3l>C IrX^^t ^*^ )rvsu/xa Woxvov , 
yat Sripfihv avccTtv/sc* y.ai aTrbpu} , ULcn a^uvx- 
^e«] 'f;^^^) xac pticrxifiUi» xcu Q^uvac irepi t>iv 
w,a.o;r).aT7jv , xat rijv x^igtt^a , xai rbv tit^ov , 
xai Papoj sv TOici ^^fiQ^i , xal notpoifpo^vxu 
c^t QTS xai ay&>ODV0( e(^t , 8<ag av apfr^rai 
ph^iTifJ. 'i:o\i\\j)fpoviUTipTn (^s exetvigg xat ;^a^f 
TconTipYi, TQ (?s ffteXov ^syxbv , xai oifpSi^es ktvh 
TO TT^wtov. n <?e yXoiiTT.x $av9iQ, TrpoiovTOff/tT* 
ToO ;(povou ps^psivsrat. >lv usv o'jv'iv «pxf' /*** 
^atvdiTO f^Gla(TQ\Jq at aTralXayoe* ^v (?6 vr^pov, 
ffp^o^c^tTepaj, ts^svT'wTt (?g xai pnyvvratJ^ yXwc- 
aa , xjjv 7rpoff5aj rcfv (?axTv^Ov , e;^2To^«. t>}v ^« 

fjTTSp x«t ev lYi 7r)>ffVj*iTi(?t b^xotw^. raOra <fl 



l)lE5 iOttRd CRlTl^tTES.. S6l 

le soutenir. Ordinaireinent il p^rit en qua- 
torzejours. Pass^ ce ternie, la gudrison a lleu» 

i4. liia p&apueumonieproduilles s^^mptd^ 
mes qu^ Yoici : la flevrc e&t violeate, la res- 
piration chaude et frdquente; il j a des au<» 
xi^t^s , de la foiblesse et de Tagitation ; de9 
douleurs ^trs les omoplates, et aux cla- 
vicules, ainsi qu'aux mamelles; un sentif 
ment de pesanteur dalis la poitrine, et dd- 
lire. II arrive quelquefois qu*on n'dprour^ 
pas de douleur jusqu'a ce que la toux se 
declare; mais alorsla maladie est plus longue 
(t plus dangereose. Dans les premiers jours, 
on cracbeune salive blanclie, ^umeuse ; la 
langueest jaune, puis se noircit : si elle es( 
noire des le commencement, le cliangemeat 
de la maladie sera prompt; et lent au con- 
traire si cela arriye plus ^ard. A la fiu, la lanp 
gue $e gerce, et si vousy appliquez 1q doigt^ 
il y adhk'e. Les changemens sont annonc^ 
dans la pdripneumonie, par Tdtat de la 
langue, cooune daas la plieur^sic. La jpala^i* 



564 UES JOtTRS CRITIQUES. 

diire au moins quatorze Jours , et au plu» 
TiDgt-un. Peadant tout ce temps la toux est 
Tiolente, et Ton rend du sang pur; les Ci*a- 
chats sont d'ahof d copieux et dcumeux. Les 
seplieme et huiti^me jours , lorsque la fievre 
est dans toute sa force, la pdripneuraonie 
cesse d'etre seche; les crachats deviennent 
plus ^pais ; ou du moins , aux neuTierae et 
dixi^mc' jours , ils paroissent verdatres et 
m^l^s d'l^ peu de sang. Depnis le douzieme 
jour ius(|u'a.u quatorzi^me , ils sont abqn- 
dans et semBlablesau pus. Chez les sujets 
qui ont un tiempe'ramenl humide , la ma- 
ladie est violcnte ; et moddrde au contraire 
lorsquMIe estd'une nature seche, ainsi que 
la constitution, 

1 5. J'ai ddja ^it mention des fours cri» 
tiques; Les fietres se jugent Ic quatrieme 
jour, k septitoe, le onzieme, k qnator* 
zieihe, le dix-septi^me, et le Tingt et uni^me. 
Jl y a des makdies aigues qui vont an tren- 
tifeme et SQixanti^me;raais quand la fievre 
passe ce terme , la maladie est chronique^ 

Vim DES JOURS CRlTIQtJEi. 



tt^y toy )^ovov ofo^poi, xal xa5a(/}SToc« al^« 

iriekov. e€^6[iYi ^k , xal 6y^6>7 ^ orav o TrupsTOC 
ocxiid^yi , xai uy/oi f >i :& ?r£|at7r>eupov£>j , 7ra;^ue- 
T€^ov , 8v (?e ^»} , ov • ivvaTY} Si , xat (^sxaryj , 
wzo/^bipov xat VTTOstpov. ^ei)(?ex«T>} Skfiiypi rrig 
Teffcapgo-xat^exaT^JC J . ttov^u xai TruwcTes. wv 
{t^pacelffc a£ ^vffixal ita^treig toO o'cS^arog^ 
X5t« iQ vcuaof t<xx^P'^* ^^ ^^ ^f^ yvffiff, xac k 
^idiq Tf/C vouo-ou fyiprk y ?<rffov oiJto«. 

x«l npoa^sv ^Aexrae. xptvovrac <?« oi Trvpfirpe, 
rsTaj9Taioi , iSSofiouot , svJ'gxaTacoe , recffa- 
p£9xae(f£xaTatoe , eTTTOXaec^sxaTatoi , scxo^^ 
npog T« /i£>j. ex Sk toutswv twv oJs'wv , Tptaxo- 
Ca«oe , stra sfvjxocatoe. orav (?e tovtou^ Tovg 
apidnobg uTrs/o^a»>3, XP®^*'' ?^'» yiverat » 
xara^ace? t&v Truperuv. 

TEA02 TON KPI2IMQlf. 

i6... 



COMMENTAIRES 

- SVR LE PREMIER 1. 1 V R E 

DES EPIDEMIES. 



C 



MALADE PREMIER. 



•ETTE obs.ervation s'accorde avec ua 
passage de la troisieme Constitution oil. , 

Ton trouvea.peu pres d^critslesmemes 
symptomes: les fie v res ar denies^ dil Hip- 
pocrate, qui devoient etre mortelles, 
s'anuOD^oieot des le commencement par 
les symptomes sui vans: « Fie v re aigue ac- 
}> compa^ee de frissons; insomnies^ soif , 
» nauseeSy anxietes^ petites sueurs au 
» front et aux clavicules; jamais de 
» sueursgene rales, du delire, desfraj'eurs, 
» du decouragement; les extremitds 
» toujcturs froides, les mains encore: 






368 COMMENT AIRE 5 

9 plus que les pieds; les paroxjsme? 
» aiTivaient les jours pairs. La maladie 
» empiroit ordinairemeiit le quatrieme 
» jour : il y avoit des sueurs froide's el 
» refroidissemeut ccmtinuel des extre- 
9 mites, sans pouvoir les ^chauffer; 
» elles ^toient livides : point de soif; les 
V urines noires, rares et tenues ^ suppres- 
» sion des selles; point d'hemorrhagie na- 
» zale^ seulement quelques gouttes de 
» sang du uez t aucun n'eprouva de re- 
p chute; la mort arrivcnt le sixieme jour 
9 dans les sueurs* » 

La Gouleur noire de la langue est 
not^e dans lesPr^notibns de Cos, n^. 229 1 
au nombredes signes des maladiesgraves 
et souvent mortelles. Les fievres adyna^ 
iniques et ataxiques sont en general 
rcconnoissahles dee leur invasion k ce 
6j,mpt6me caract^ristique, qui appar- 
lient aux fievres les plus aigues, et meme 
aux pUegmasies^ comme la ga&trite et 



I 



I 



ST7K LE X*' LIV. DES E>IDEM. 869 

la phren^sie ; mais , on ne pourroit', 
d'apres ce seal signe, ddterminer le genre 
de la maladie. - 

Les urines noires, le delire, Ics in- 
Bomnies, la suppression dcs sellts, les 
extremite's froides et livides , Taphonie , 
tout annouce une extreme prnsUation 
des forces , et selon toute apparence , une 
fievre pernicieuse. La respiration entre- 
coupee, rare et grande, accompagne le 
ddire et les convulsions^ et est un signe 
precurseur de phrenesie. Le retour cons- 
tant des paroxysmes, les jours pairs, re'- 
gulierement vers nlidi, denote une fievre 
au moins rdmitlente double- tierce. Les 
sueurs froides, avec une fievre aigue, 
sont mortelles; le sommeil penible des 
le d^but des maladies est un signe mor- 

tel : dans cette afifection tout faisoit done 

I. 

pr^sumer une fin fatale j celle-ci arriva 
le sixieme jour, k cause de la violence 
de la maladie, Les urines ^toient noires , 



370 GOMllElVTAltlSS 

les extremitds livides, les sueuFS toujour^ 
froides; ily eutdes insomnies, da ddlire; 
la fievre devint tou jours plus aigue. On 
recomioit ici tous les caracteres du ty« 
plius: dtoit-il coutagieux? Nous verronsla 
majeure partie des malades trait^s par 
Hippocrate ^prouver en general les 
m^iues symptomes; ce qui prouye que 
cette maladie ^toit epiddmique. 

La rate pr^sentoit une tumeur arron^ 
die J probablement inflanimatoire ^ nean- 
moins, sans que ccla soit design^ specia« 
lemeutparla tension de rhypochondrej 
mais la violence de la fievre et des aatres 
symptomes doit nous le faire pr^sumer. 
U^coulcnient de quclques gou'tte^ de 
saDg du nez est une crise imparfaite: si 
riiemorrhagie eut ^te abondante, elle 
auroit pu completement terminer \sl 
maladie, probablement en faisant cesser 
Tetat inflammatoire. Cela n'eut point 
lieU; et la mort s'en est suivie. 



8UR LE 1*' LIV. DiS EPIDEIl. 87 f 

L'observatioD n*. 3 pr^sente les 
memes phenomenes que la precedente ; 
mais il semble ici que les caracteres de 
malignite soieut plu& prononcds : cette 
variety da typhus contagieux se-rap- 
proche davantage du genre ataxique : 
en efTet, la fievre prend k la suite de 
fatigues, d*exces dans la boissen, et de 
travaux inaccoutum^s. Dis le commen- 
cement, douleur gravative de la tete et 
des lombes, tension au ecu. Le premier 
jour, seOes tres-copieuses; urines noires 
avec un sediment noir; soif, langue 
aride; insomnie. Le troisieme jour , ten- 
sion de I'hjpochondre y dejections noi« 
rdtreSy d^Iire, loquacity, Eclats de rire 
qu'on ne pouvoit arrdter. Meme ^tat 
le quatrieme jour; le sixict^e et sep- 
tieme, suppression d'urinej fievre aigue. 
Le huitieme , sueur froide gdli^rale ^ 
Eruption de taches violettes k la peau, 
comme de pelils exanthemes ( Ae» 



37^ COHHENTAIRKS 

p^techies ) : assoupissement, aphonie * 
Urine ^paisse blanche ^ semblable a du 
son; interception de la boisson, froid 
des extr^mit^s : mort le onzieme jour. 
Depuis le commencement ^ la respiration 
iut toujours rare et grande^ avec palpi- 
tation continuelle de I'hypochondre. Le 
makde dtoit ^ge d'enyiron vingt ans. 

Gette observation est tellement claire 
et precise, qu'elle exclut tout commen- 
taire : ce seroit d'ailleurs repdter ce qui 
a etd dit precddemment. 

N« III. 

L'oBSERVAtioN tt** III, est aussi un 
exemple de fievre ardente phr^uetique 
ou du typhus. Des le commencement, 
fievre aigue; dejections avec tenesme, 
ensuite biiieiises , copieuses tdnues ; in- 
somnie, urine noire; surdite le cin- 
quieme jour: exacerbation universelle; 
tension des hypochondres, gonflement 



SUR Lt 1*** LtV. DES E^tDEM. 3']3 

de la rate , d^lire le sixieme jour. L^ 

huitieme, diminution du gonilement de 

la rate, douleura Taine, puis aux deux 

jambes; urine d'une meilleure couleur^ 

Sueur; le neuvieme jour, intermission 

de lafievre, qui est jugee: cinq jours apres, 

ou le quatorzieme , gonflemcntde la rate^ 

fievre aigue , surdity. Trois jours apres , 

oule dix-septieme, surdite moindre, dou* 

leur aux jambes^ sueur dans la nuit; plus 

de ddire. 
^ Le sommeil se manifesta le septieme 

jour : le huitieme, la connoissanqe etoit 
parfaite; les urines d'une bonne couleur, 
qui deposoient un peu. La nuit fut tran-' 
quille. 11 y eut des sueurs^ le neuvieme 
jour y et intermission de la fievre : tout 
faisoit done prdsager une fin heureuse. 
Qnoique la fievre /ait reparu le qua- 
torzieme jour, qu'il y ait eu de nouveau 
gonflement de la rate^ la diminution de 
la surdity , suivie de douleurs aux jambes 



^74 COMMENTAIRES 

et les sueurs , annonQoit une lermi- 
naison favorable de la maladie, qui fut 
jug^e entierement le dix-septieme jour. ' 
Dans toute fievre continue, la remission, 
mais surtout rintermittence des acces ou 
paroxysmes, k des intervalles non r^glds, 
sont des indices certains de guerisou. 
Au conti-aire, la fievre intermittent^, 
qui devient continue, avec des paro- 
xysmes de double tierce, est presque 
toujours pernicieusej et revet ordiuai. 
rement le caractere adynamique ou 
ataxique, que la fievre soit ou non 
contagieuse. Cette observation est attes* 
tee par un grand nombre de faits de pra- 
tique; et presque tous les exemples don« 
nes par Hippocrate confirment la v^rite 
de cetle remarque. 

L'observation n**. 4 ®-'* encore un 
exemple de typbus sous la denomination 
de fievre ardente pbrdndtique. Au qua- 
iorzieme jour de I'accoucbement , se 



StJR 1* t^ MV. DBS Wtiiu, 3^5 

ji^are tine fievre ardente avec fris-> 
ftOB, cardtalgiey douleur de rhypocbpp* 
dre droit et des parties, sexuelks; $v.pr>. 
pression des locbieg^ ardeur brulante du 
Tentre. Desle commeacement, douleur 
de la tete^ dur cou et des lombes; iioA 
des extremit^s, soif, uiines tenues d^*. 
colordes. Le sixieme jour, d^Kre suivi 
de calme. Le septieme, ddjectiafis bi*> 
Keuses colorides. Le buitieme, &is5oiij^ 
fievre aigue, coaviilsioiiis accoioipaga^eft 
de douleurs, ddire, efforts pour so 
lever, d^cctions de biie par un suppo-. 
sitoire^ insomnie. Le neuvieme, convul* 
sions. Le dixieme, un peu de connois-^ 
eance. Le onzieme, sommeil; etbientd% 
alternative de delire et de calme; con-* 
vufeions, urine involontaire, trouble^ 
blanche comnie celle qii'on a agitee 
fortemenl apres an long repos, sau* 
sc^diment, el jumentease. Le qua tor* 
zieme^ palpitaUon univcrseBe (soubre^ 



^7^ tOUMtlfTAlAES 

sauts cies' tendons); loquacitd suivie dicT 
calme; aphonic le dtx-septieme jiourj 
mort le vingtieme. 

Certes, dans I'diatactuelde nos con-* 
noissances y il seroit difficile de donnei' 
une observation plus citconstanciee 
dWe fievre perniciease k la suite de 
couches. La suppression deslochies paroit 
^tre ici la cause des convulsions^ et il est 
probable que par Tefiet de la fluxion qui 
se fit vers la t^le, la maladie devintmor^' 
telle. Un tel efifet depend-il seulement de 
la plethore par sappressioil des lochies^ 
y a-t-il eu mdtastase vers la tete? ou la 
phrdn^sie provenoit-elle seulement de la 
violence de la fievre ? Les epanchemens 
que Ton a trouvds dans le cerveau et dans 
le ventre , a Fa suite des fievres puerp^- 
rales de venues mortelles, out ete re- 
gardes long* temps comtne un produit 
des lochies. Mais les expdiiences Chimi' 
^ues ne nous permettent pas^ k ce que Uba 



iVfi Lt I*' LIV. DES EPIDEK. 3']'] 

dit, de nous arreter k cette dernier e opH 
tiion* Malgr^ I'apparence dTiomogdneild 
du lait ay ec les lochies , la nature de cei 
deux liqueurs esl absolument differ ente. 
En cas de suppression de I'une ou I'autref 
de ces Evacuations, a la verite, on trouve^ 
des dpanchemens apres la mort; mait 
ceux ci sont la suite de Texhalalion aug^ 
mentde des membranes sereuses, teller 
que la plevre, le pEritoine et Tarra- 
chnoide^ aitaques d^indammation. 

En un mot, par les rdactifs chimi* 
quesy on ne d<5cou vre aucuns des Siemens, 
ni du laft, ni des lochies^ dans ces sortes 
de fluides epanchds : compares cliez le$ 
indivldus, de lexe dilFe'rent, ils out paru . 
absolament avoir la m^me nature. Mais 
Ibrsqu'il y a suppression des lochies, 
pourquoi dans certains cas , voit-on se 
manifester presque suLitement ou Ta- 
poplexie ou la gangrene ?. Ceci ne peirt 



3f}^ COBi&tClfTAl&ZS 

5'e:^pUquer dans la, pratiq^ue, k moiti$ 
qu'on ne suppose preci&emeDt un re^ 
flux quelconque, enfiu une mdtastas0 
vers IjEi tete ou vers un organe at* 
t,aqu^ d'inflaHLmatian. Est-il biea cer* 
Uiod'ailleurs quele fluide st^prlni^ ne 
subit pas les lois de ia circulation? S'il 
u^en ^toit pas aiiisi> pourquoi, par 
exemple, la suppression des lochies 
u'occasionneroit-elle pas constamment 
riuflammatipn de Vuterus et du ventre^ 
de preference aux parties supdrieures ; 
cependant on voit arriver le contraire. 
EufiD , si Ton ne concoit pas un reflux 
direct dans la circulation, quand il y 
a Oppression d'une evacuation ^ il faut 
au moins admeltrelapossibilite de cere* 
flux par la voie du tissu cellulaire et des ab* 
sorbans; ce qui est avouerla m^tastase. 

Or, suivantles lois de la circulation , 
rhomogendite des fluides est le princi- 
pal rdsultal de la coction. Ne seroit'-ce 



«UK LE l*"" Liy. BES^EPIDEH. 3^9 

^as aiiisi que Ton pourroit expliquer , 
pourqtioi l^s epanchemens se ressem- 
blent , k \ti suite des diverses inflamma- 
tions^ soft qu'ily alt eu ou non suppres- 
sion d'une dvacuafion. Telles sont les 
bbservatious que ]e soumets aiix 
Medecins , qui inierrogent plut6t la 
oature que les experiences chimiques* 

La femtoe d'E^lcrates, chez Archigi^ 
tes, est prise d*un frisson violent sans 
pouvok s'echaiifiFer . Trois jours apres elle 
accoucha tl'uile.fille.lje deuxieme jour do 
sa d^livrance, quoique son ^tat fdt gend* 
ralement boDy les loohies^ coulantbien , 
elle ^prouva de la cardialgie et des dou* 
leulrs aux parties sexuelles ; una fievrc 

. li%ue av€C msoiimie ; un st^ositoire fut 
suivi'>de soulagementf d^jeetions Be bile 

. piires't^Bues, en petite qmmtite; tirines 
-ppiidtresf douleurs det^te^ dii con.«t des 



38*% COMMCNTilAEf 

^eme par le vomissement de bile, les 
Vuears et rtnternrission de la fievre avec 
nn d^potblanichS^lredes urines. Leddlire; 
qui avoitparule sixil&meet septicme jour, 
n^^toit que symptomatique. La cardial" 
gie, jointe a la pcsanteur de t^te, le di* 
ziime , indiquoit le vomissement de 
bile, qui survlnl vers le quinzieme. 
'Des doulenrs'aux jaiAbes s*etoient ega- 
lement manifestdes le dixieme jour; 
elles reparorrent le vingti^me. La sur- 
dity, i cctte <$poque, loin d'etre nuisible^ 
^toit un sigtie salutaire/L'e vingl-unieme, 
la pesantent dans le cot^ ganche avec 
douleur et une petite toux^ tandis que 
les urines tie d^posoient rien, poU'- 
-yoit faire eraindre une ioflamxnation 
suivie de ddp6t ; I'urine dpaisse , trou* 
•ble, rouge^tre, qtloiqae sans Pediment, 
'prdvint cctte terminatson filcheuse: dJs 
lors il y eut ^ fnieux, quoiqtie avec de 
la iievrc. La fitixion catarrhale de la 



StTR IJS I^' UV. D£S EPID£M. -383 

gorge ^stun ^iph^nometue qui pouvoit 
deveoif daiigereux»par la metastase de 
la fluxion sur le poumon. Gelle-ci eut 6i6 
suiyie de la phthisie^ ea.raison de la lon- 
gueur de la maladie. Mais rintermission 
de la fievre le ringt-septieme jour ^ k une 
^poque critique , quoiqu'avec rdcidive 
le vingt-qualrieme; le& ddjectioas bi- 
Ileuses et le vomissement de bile, au qua- 
rantieme^ sont des signes d videos de la 
crise qui se fit par ces evacuations. Jua 
gu^rison ne fut complete qu'au quatre- 
yingtieme jour^ probablement k cause 
des anomalies qui survinrent k la suite 
de I'accouchemenl. Celte fievre etoit bi« 
Hease : les frissons avec cardialgie se sont 
d^clards d^s le debut de la maladie : la 
fievre commenga par 6tre rdmittente 
sous le type de tierce; elle devint ensuite 
intermittente, ptti$ erratique^ et cessa 
tout-k-fait par des Evacuations critiques^ 
noiaflxment par des dejections; dee vo- 

17 • 



V 



d 



384 COMMENTAIRES 

missemens de bile^ et des sueurs,. qui 
ordinairement termineat les fievres coq« 
tinues aigues. 

Observation 6 : ( CUanucte ) citee 
dans la Nosographie de M. le professeur 
Pinel. Ordre 3% k Tarticle des Mu- 
queuses ou AddnO'm^ning^e^, 

N° VII. 

(Meton ) fievre ardente , bilieuse , 
inflammatoire ( causus des anciens ) , 
dtee dans la I^osographie de M. le 
professeur Pinel. Ordre a% k Tarticle 
des mdningO'gastriques J ou bilieuses. 

»• VIII. 

Erasinvs^ apte6 avoir soup^, estsaisi 
de fievre ardente. II p^issa una nuit 
mauvaise^ ainsi que tout ce premier 



sua LE I*' LIV. DES EFIDEtf. 385 

jour. Ledeuxieme, exacerbation ^ dclire* 
Le troisieme, ^tat pdnible^ le delire 
augmenta. Le quatrieme fut tres-agit^ ' 
point de sommeil; les symp tomes s'ag. 
grav€frentd'une maniere efifrayante avec 
decouragement. Le cinquieme^ adou- 
cissement) retour de la connoissance : 
vers midiy delire extreme j urine crue, 
extr^mitds livides; mort au coucher du 
soleil. 

Cette fievre ^tpit tr^s-violente , 
toujours accompagn^e de sueurs , et 
faisait craindre la phr^ndsie. Les hy- 
pochondres dtoient ^lev^s, les urines 
noires, avec des nuagesfloconneux, sans 
sediment; les selles stercoreuses; la soif 
supportable ; les convulsions survinrent 
au moment falal avec de^ sueurs. La 
fievre n'est de venue si promptement 
mortelle , que parcequ'^lc a ete suivie 
immddiatement de phrdne'sie , qui a 
amen^ les convulsions, 

• 17. 



386 GOlfMEirTlIlLBS 

On a lieu de douter si la phrdndsie 
etoit primitive ou iymptomatique : le 
m^teorisme et la tension douloureuse de 
de rhypochondre , joints aux progres 
rapides de la maladie . semblent ddsi* 
gner ici une inflammation de Pestomac 
ou du foie; et la fievre ne seroit par con- 
sequent que le causus ou fi^vre ardente, 
avec cette complication : je ne seroic 
done pas ^loignd de croire que la sai- 
ga^e auroit pu ^tre ici tres-utile. 

N- IX. 

Critok fut pris, en marchant^ d'une 
douleur tres violente au gros orteil. Le 
premier jour, il s'alita , eut des frissons, 
du ddgout, et ^prouva un pen de 
chaleur febrile : la nuit^ le d^ire se d^- 
clara. Le deuxieme Jour, une ti;Lmeur 
rouge accompaguee de tension, se ma- 
nifesta^ur tout le pied, jusqu'au talon; 
il suryint des pustules noiies (ou phlyc«- 



SVK L£ 1*'' IIV. DBS £]PID£M. 887 

tenes}, une fievre aigue, du ddlire, et des 
dejections de bile pure^ tres-abon- 
dantes. Mort au commencement du 
deuxieme jour. 

L'extreme rapidity de Finflammation 
m.ais surtoiit la violence • de la douleur 
de Torteily la rongeur et la tension du 
pied y jusqu'au (aloii , ne laissent aucuns 
doutes.sur la presence d*un ^rysipele, 
qui d^gen^ra promptement en gan. 
grene : les pustules noire s^ ou phlyC" 
fines en sont la preuve. Doit-on suppo- 
ser- ici une pustule .gangre'neuse ? 1^ 
douleur dtoit intolerable; d^nslsL pustule 
mafignpf ^u contrair^, qu eprouve plu- 
t6t une dLemangeaison ou prurit, qu'une 
T.iolente douleur. dependant la mort, 
arrivee presque subitement le deuxieme 
Jeur, feroit encore douter, s'ii ne.faut 
pas I'attribu^er k letpustule malignes. IVfaif 
sous aucun rapport on ne peut compairer 
cette affection k une attaque de goutte. 

17.. 



388 COMUEKTAltlEt 

Clazohene, cit^ dans la Nosographie 
de M. le professear Pinel. Ordre iy% 
g/enre desadjnamiques ou piUndes, 

N« XL 

La Cemme de Dromeade , qui ^toil 
accouch^e d'ane fille, et dont Tdtat 
paroissoit gdn^ralement bon , le second 
jour de sa d^ivrance, est prise d'un 
frisson violent; et de fiJvre aigue. Aus- 
sitAt dbuleur de Fhypochondre avec 
dugout, fri sons ^ anxiet^s I et insomnie 
qui continre les jours suivans ; respi* 
ration rar et grande, entrecbup^e et 
haute ou sublime. Le denxieme jour, 
depuis le frisson, dejections alvihes, 
iftciles , urines blancMtres, troubles 
comme cellcs qu*on a agit^es apres mi 
long repos , et sans sediment. La nuit 



St7ft L£ *!''*' LIV. D£S EPIDEM. SSq 

point de lommeil. Le troisieme jour, 
vet's midiy fievre aigae accompagnee de 
frisson , m^me dtat des urines j^ douleur 
de Thypochondre ^ d^go&t, nuit pdnible^ 
insomnie ; sueur froide , universelle y 
soivie d'un prompt retour de chaleur. Le 
quatrieme , diminution de la douleur de 
rhypochondre ; pesanteur douloureuse 
de t^te, avec assoupissement^ quelques 
gouttes de sang du nez; langue aride, 
soif, ujines tdnues, liuileuses^ un peu 
d^.sommeih Le cinquieme, alteration ^ 
dugout, m^me ^tat des urines; point 
de dejections; vers midi, beaucoup de 
deiire, promptement suivi du retour 
de la connoissance ; efforts pour se lever 
et assoupissement comateux , Idger re- 
froidissement; ia nuit, sommeil; ddlire. 
Le sixieme jour, au matin, frisson, auquel 
succ ede promptement la^chaleur; sueur 
gdndrale, froid des extremitds; d^^lire, 
respiration rare et grande; peu apres^ 

17... 



3gO ,COXM£NTAIR£S 

convukions qiii commencent k la tete^ et 
auxqudles succide une mort prompte. 

Cette ma]a<iie est une fi^vre ardente 
*phrenetique da genre adynamique ou 
typhus. On. doit ^tre surpris qu'il ne 
$oit pas fait mention de la suppression 
des lochies : au contraire, il est dit que . 
tout aUoit bien ; ce qui ne pent m^me 
faire pre'sumer lenr interruption. Ija 
douleur dc Thypochondre^ ie d^goAt^ 
les anxi^tes , la fievre accompagn^e de 
frisson^ quoique avec rdmittence des 
acces y peuVoient avoir rapport k Fin* 
fl^tmmation des organes gastriques* Le 
' quatrieme joar, la douleur diminua; 
alors survint une pesanteur douloureuse 
de t^te : dans les fievfes aigues , c*est or- 
dinairement un presage tie convukions : 
dies se manifeslerent le sixiime jour, 
et furent suivies de la mort. 

Des le coinm^cementy la respiration 
rare et grande, entreooup^e , le ddlire 



ixta Ls I*' Liy., ses iefidbm. 891 

tvec insomnie, annon^oient un grand 
trouble dans Id genre nerveux/et fai- 
soient craindre la phr^ndsie; la fievre 
qui ^toit tres-aiguoy en devint une 
cause directe* On ne dil pas ^uel,- etoit 
r^tat du pouls , mais tout fait pr^sumer 
que la fievre n'etoit pas sans complica- 
tion ^ il y eat seulement quelques gout- 
tes de sangdu nez^ probablement k cause 
de la plethpre; alors une hdiuorrhagie 
abondante devenoit la crise de la mala- 
die. L'engorgement du cerveau a ^%6 
immediatemeht suivi' de la phrendsie. 
£n telle circonstance ^.en supposant que 
Fecoulement des locbies ne fdt pa^ r^- 
.gulier, 1^, saign^e n'etoit p6ut*<^tre pas 
iiid^ude ; mais les sangsues ^ la yuly e, le. 
v&icatoires %ux jambes^Vipdcacuanhae t 
les antispasmodiques nous paroitroient 
au}ourd'hui iudispen^ables. 



17 



•••• 



3gt2 COMMENTAIKES 

N° XI L 

ExEMPLE d*an hepatite aigue^ cit^ 
dans la Nosographie de M. le prtfesseur 
Pinel J k Tarticle des phlegmasies. 

Dans cette observation ^ la fieyre se 
d^clara seulement le quatrieme jour : 
clle fut precddee de vomissement de bile, 
de fie Y re aigue et d'inllammation avec 
tension de Thypochondre droit; les urines 
rouges, epaisses, sans sediment; la soif 
mediocre. Le cinquieme jour , urine bui- 
leuse , tres-copieuse j continuation de la 
fievre. Le sixi^me au soir, beaucoup 
de delire; la nuit insomi\ie. Tout fut 
aggrav^j le septieme jpur^meme dtat 
des urines; loquacite, avec une violente 
agitation. Une legere irritation du ven- 
tre fut 'suivie d'^vacuations liquides , 
troubles melees de vers' lombrics ; nuit 
pdnible. Le matin apres un frisson vio- 
lent y fievre aigue; sueurscopieuses arec 



/ 



SVK LE I*' LIT. DES EPIDEM. SqS 

mtermission appatente Ae la fieyre : 
msomniey et des alternatives de som- 
meil : au r^yeil , refroidissement et ^pu* 
tation; le soir ddlire; pen apres, romisse- 
ment de bile noire en petite quantity. Le 
neuvieme joiir, refroidissement : violent 
d^lire^ insomnie. Le dixieme, douleurs 
aux jambes ; exacerbation des syniptd- 
mes; ddlire : mort.le onzieme jour. 

On voit enpore ici , Texemple d'une 
fievre ardente bilieuse , t:ompliqude 
d'inflammation. Les paroxysmcs sont 
visibles les cinquieme , septieme , neu- 
vieihe, dixieme et onzieme jours. Le 
Tomissement qui survint au commen- 
cement et qui se r<5pdta le neuvieme 
jour ^ annohc^ une affection aigue du 
foie. Apoltonius d'Aiddre , n* XII, a* 
sect. 5' liv.^ est un example ide la in^me 
affection devenue chroniqtre. On s'a- 
pergoit dgalement ^e rinflammatidn dc 
i'eston^ac dans I'bbservation n"* XIII. 



394 COHJHEMT AIEES 

3* liv. Phiiistesy mal. IV* du ^^melivre 
prrfseute tous lessjmp tomes du typhus et 
meurt phrenetique^Enfin nous avousTob- 
servation d'une fierre continue biiieuscy 
compliqu^e de pleurdsie dans Tbistoire 
d'AiJaxion^ malade YIII* du 3* liv. 

Je puis ayancer j je ccois, sans crainte 

de me tromper , qa'Hippocrate ayant 

sans cesse dev ant les yeuxson plan didacti- 

.que, s'est propose sp^datement pour par- 

vcnir k ce but, dans les i^' et 3*livresde5 

e'piddmies, d*offrir ^ la meditation des 

medecins^les exemples les mieux eboisis^ 

de fievres bilieuses infiammatoires , reu- 

nies a divers genres de complications, no- 

tamment a Taffection des visceres avec 

les types particullers de plusieurs genres 

de fiey res. U est f^e de remarquer, com- 

hien sont jbtiles et erroni^es les objections 

de ceux qui ont reprpcbe a notre auteur 

4e n'avpir pat sii prdserrer de la mort 

la majeure partie des malades qu'll a 



tnit^s* tandisque nous voyoos tous I^s 
jours deyenir funestes les m^mes malar- 
dies, patcequ^elles sont en eiTe t les plus 
dangereuses par leurs complications. 
Communement une .fievre ne devient 
mortelle que parcequ'elle attaque an 
organe esscntielk la vie : c'est justement 
ce qu'a voulu faire lentir Hippocrate. 
Onremarque dans la a^ constitution du 
1"' livrc, que les.fievres bili^uses Wmi- 
trit^SyOu r^mit^ntes du genre des dou- 
bles tiei-ces , ont regnd ayec des sjmp- 
tomes plus ou moias pernicieux; on ne 
pouvoit done attendre d'Hippocrate 
qu'il guerit ^ous les malades; surtout 
. dans nne dpid^mie. On doit lui savoir 
gr^ au conUaire , d'ayoir si bien cho^ 
ses exemples pour les r&Uacbe]: a I'eU" 
selgnement d'apres sa .m^tbode didacf 

tique. • . .' 

N- XIII. 

Vke fievre aigi^e^ pernicieuse, qu'on 



396 <:OM:MENTArRES 

pourroit nommer apoplectique, caract^' 
rise robservation ci-fointcCettemaladie 
attaqua une femme grosse dTenviron 
trois moisrfiussitot il survint des douleurs 
au coa, k la clavicule et klamain droite^ 
avec perte de la voix ct paralysic de la 
main gauche; il y ent dn d^lire r la nuit fnl 
xnauvaise avec insomnie; trouble d'en- 
trailles , et dejections de bile pure , te- 
nuis. Le quatriemc jour, aphonie, dou- 
leurs g^nerales .-tumefaction doulourcu- 
se de rhypochondre, insomnie, deiire; 
relies liquides, urines t^nues, d'une mau« 
vaise couleur. Lecinquieme jour , a peu 
pres de meme; remission de lafievre.Le 
sixieme, e'tat^sain des fonctions intellcc- 
tuelles , soulagement general ; retour 
de la connoissance ; intermission de la 
fievre pbndant trois' jours. Le onziemC; 
elle reparoit et devicnt aigue, apres un 
frisson violent. Le quatorzieme, vomis- 
tiemeut de bile assez copieux, sueur. 



SVK LE 1*' LIV. DES EPIDEM. 397 

plus de fievre ^ quoiqu'il y eAt encore 
des douleurs; la maladie est jug^e. 

On est dlonniS, dans cette observa- 
t!on^ qa'il ne soit pas fait mention d'nne 
fausse couche; tout sembloit la fkire 
prdsnmer : )a fievre aigue et la violence 
des douleurs en iStoient des indices a 
peupres certains. La paralysie de la main 
gauche , tandisque des douleurs se ma- 
nifestoient du m^me cot^, n'annon^oit 
pas qu'elle ddt avoir des suites bien 
longues y quoique d'ailleurs ce {dt uu 
symptome tres-dangereux : elle s'est 
termio^e par ,des sueurs. Le septieme 
jour, un tremblement suivi d'un Idger 
coma et de ddlire^ mena^oit eh quel* 
que sorte de phr^n^sre ; cependant la 
maladie quoique tres-Violente ne de- 
viiit pas mortelle. Les dejections et 
le vomissement de bile , le quatriime 
jour, avec les sueurs , ^toient critiques. 
Si I'^dtat de pl^thore sanguine se fut joint 



3^8 COMIiEEirTAlft£S 

k la bile, on auroit Fexemple d'une de^nf 
ardente, bilieuse inflammatoire^ mail, 
dans cette obtervatioB^ les ftymptomes 
les plus graves^ tels cpie rapbonie, ia 
paralysie de la maia.et ler convulsioDs^ 
annon^oient cette fievre comme perni- 
cieuse. Cepend^ni elle s'est ten&inee 
par les lueurs : et celles-ci deyienDent 
critiques dans Tapoplexie l^gere. La 
saign^e, en pareil cas, eut ete niorteUe; 
les vesicatoires aux jambes paroissoient 
mieux indiquds. Le ventre tres-l&che, 
et les selles bilieuses, liquides, ne sem- 
blent laisser aucons doutes sur I'abscence 
de la plethore sanguine. Nous ensaions 
employ d ayec succes le quinquina; mais 
surtoutrip^cacuanha et les vqsicatoires: 
tdU sont du moins, eD.pareille eircons' 
tance les moyei^s tlierapeutiques les 
plus usitds. 



SUA LE I*' LIV. DES EYIDElC. 3q^ 

. • N° XIV. 

Melidie eprouva des doulcurs k la 
tSte, an cou et a la ppitrine; aussit6t 
elle fut prise de fiivre aigue , et la mens^ 
tniations'annon^a avec des doaleurs g^- 
nerales, continuelles. Le sixieme jour, 
assoupissement, degodt^ avec frisson et 
rougeur des joues;'^l^er d^lire. Le 
septieme jour, sueur, intermissio'n de 
la fievre; continaation de» doukars; 
recidive de la fievre; sommeil interrom* 
pa; urines toufours d'une bonne ecu* 
leur, maist^nues. Dejections bilieuges, 
t^nuesy xnordicantes , en tres - petite 
quantity, ensuite noires, fi^tides; dep6t 
blanchitre des urines; sueurs : la ma- 
ladie est jug^e entierement an onzieme 
jour* 

Dans cet exemple, on reconnoit le 
causus des anciens , on fievre ardente 
inflammatoire; xnais la maJadie denude 



s. 



de toute complication oujoflammatioir 
int^rieure des visceres^ devoit ^tre livrde 
St la nature. Au commence ment, la men- 
struation ^ avec rougeur des pommettes, 
annonce ^videmment la pldthore ; quoi" 
qu'il ne soil pas fait mention si les re- 
gies ont 4te abondantesy on ne pouvoit 
employer la saignee qu'en cas de sup- 
pression. Les donleurs g^n^rales y avec 
des urines t^nues ^ d'une bonne cou- 
leur semblent ^tre favorables k la sai- 
gn^e .: cependant fes dejections bilieo- 
ses, Acres., mordicantes^ noires et fdtK 
des, et les sueurs, devinrent la gu^risoD 
naturelle de la fievre et par cons^cpient 
la crise de la maladie. 



riN DSS COM VB5T AIRES DU I*'' LI VAC 



»»^»»»^<l>Wi< W ^<M>WM<IM»V^M/V%^>VWWIM<%/VI/l)»%^W 



COMMENTAIRES 



SUR LE TROISlfeME LITRE 



DES tPIDfeMIES. 



L 



iK8 manuscrits m^m<Et les pla$ com** 
plets varient au sujet des caractires 
ajoutds a la fin des Observations y tant 
pour la 6gure de ces caracteres, que 
pour leur nombr^. Je passerai rapide- 
ment sur ces deux articles; mais je 
ni'arr^terai de preference sur le sens 
qu'on doit aitacher k chacune des lettres 
finales apres chaque Observation; parce 
qu'evidemment ces lettres tiennent lieu 
de plusieurs phrases ; elles servent de 
t TLie aux pbenomenes'principaux rap* 



4oi COWElfTAlRES 

port^s dans Thistoire des maladies, et 
particolierement de leurs terminaisons. 
Tandis que dans le premier livre , Hip- 
pocrate a soin de joindre, k la fin des ob- 
servations J une recapitulation succincte 
de la maladie; dans le troisieme livre ^ il 
s'est servi seulement de caracteres alge- 
briquesy peut-etre pour mettre de la 
diversity dans son r^cit; ou mieux en- 
core , ces caracteres sont-ils les signes 
primitifs qu'Hippocrate aurait traces 
pour se rappeler ses observations, et 
pour faire uaitre Tidee de suivre une 
marche semblable ? Je crois devoir at- 
tribuer ,k Fintpntion delicate de Tecri- 
vain^ cet iugdnieux moyen de repro- 
duire sous une forme nouvelle , une 
recapitulation ^ qui souvent rdpet^e 
n*eut 6x6 que fastidieuse. Quoi qu'il 
en soit, chaque caractere porte avec 
lui une signification determin^e : par 
exemple, chez les Grecs, le B et<»t 1^ 



•iTR LE in* Lir. x>ts &n)EM. 4o3 

«igne repr^sentatif de tarrStfaUd. $avi- 
Tov , la more. L't au contraire est tou- 
joarsprlspourryuq;, A*Xy%ioc santdy gu^ 
rison. On peut done d^k conclure de 
ces observations, que toutes les kistoires 
de maladies k la fin desquelles se trouve 
dte Ic 0, pr^senteniun tableau de symp- 
tomes pWou moins funestes; tandis que 
celles dont les caracteres* algebriques 
iinissent par Tt, sont accompagnees 
des signes ordinairement les plusJavO" 
rabies* De m^me le n , comme lettre 
initiate*, soit ITE rcnvers^, soit leT, qui 
ju'^en sont que des vari^ds dans les ma*- 
nuscrits (du moins pour ce qui con- 
oerne les caracteres cit^ a la fin des ob- 
servations), le n , au commencement, se 
traduit toujours par Trcdavov e^c. II est 
probable; avec les autres lettres^ tant6t 
il d^signe le nombre^ n 80 tant6t il si- 
gnifie la quantUd^ tt^tiOoc, lihMi : il en 
iest de meme du K poi^r le uombre ao, 



4o4 C0MX£Z<CTA11L£S 

x{' 2^^ \»f 4<>« ^^9 ^ traduit par oupov^ A, 
par ^Mc;(6i/9)3fucTfiav ^ e^ia^^o/^ouvrcav y ce <^ui 
est ^acud, dejection. £ est aussi pour 
le nombre 5 ; ou , il exprime le mot 
entier , inutx'^^^'^'^^^ supprimees , soil les 
evacuations du ventre ou de la vessie. Ail- 
leurs f Vx avec les aulres lettres se rend 
par vT:6^Mtg,hjpostase,d^p6t, abcesysedi- 
ment. On se decide pour le choix^ d'apres 
Fhistoire meme de la maladie. S se tra* 
duit par i^iovToiv sortant et se rapporle 
aux evacuations'^ quelquefoislalettre I se 
prend pour iivTw^fJauneSjCtlemot bileJ^, 
est pourle nombre 7; ca^ 1 1, u^' i4* ^^3o. c^ 
sans accent se traduit par (J/kutcav, ^ueurs, 
X. xo^uc^cuv, bilieusesj les dejections et 
les urines : /suacf , Jlux* le ^ . a la fin des 
lettres, se traduit par ^^^io't; phthisic. 
cette espece de def^doit sufBre pour nous 
faire juger du sens le plus probable at- 
tache' aux caracteres alg^briques ajoutes 
a la fin des observations. Une cbose beau- 



6X7fl LE III* LIV« D£9 EPIDEM. 4<^5 

coup plus importante doit nous occupier; 
c'est do faire conuoitre le genre particu« 
lier des mabdies, par la vole de Tana* 
iyse> ainsi que nous eu avons donne 
des exemples dans le premier livre. 

N' I. 

Cette premiere observation desi- 
gne ici une fievre ardente phrdneti* 
que oa typhus. On suppose d*apres les 
lettres finales que le sujet a gueri par la 
quantite des urines; etenmeme tempsy 
on a lu auparavant , qu'il lui est surve- 
nu au fondement un abces critique , avec 
strangurie : qupique les urines ne cessas- 
sent pas d'etre tenues ou de pre'senter de 
lagers nuages.Pour nous eclairer sur cette 
maladie y nous sommes obliges dig met-* 
tre sous les yeux I'observation entiire : 
PythioUy qui habitoit aupres du tern* 
pie de terre , ^prouva d'abord un trem- 
blement des mains , et fut pris de fievre 
aigue et de delire des le premier joufr 



4o6 COMSlSlfTAlRES 

Le deuxieme, tout fut aggray^. L^ troi« 
siime a pea pris m^me ^tat. Le quatrie-* 
me, d^ections de bile pure, mais en tres- 
petite quantity. Le cinquieme, exacerba« 
tiou des symptdmesy somxneil interrom- 
pu, suppression des selles. Le sixieme, 
crachats varies, rouge4tres.Le septieme, 
distorsion de la bouche. Le hoitieme , re* 
doublement g^n^ral^ continuation du 
tremblement. Depiiis le commencement, 
urines t^nues^ dtfcolor^es avecdesnuages 
suspendus au milieu :le soir, sucur, era* 
chats un peu cuits ; la n^aladie est jugee. 
Mais k cette dpoque, passd le quarantie- 
me jour apreslacrise, une suppuration 
se manifestasur les voies urinaires et au 
fondement,' et il y eat apostase avec 
strangurie. Doit-on supposer deux- de- 
pots, Tun au fondement, et Fautre k 
la vessie ? La iddnomination de cp^yov 
pUi^ng ano^aotgy annonce-t-elie des uri- 
nes purulentes rendues^ avec douleur? 



sua LE HI*' LIV. D£S, EPlDEM. 4^7 

Dbiis la deuxieme constitulion des epi- 
d^mies , on lit le passage suivant : a Le 
» seal signe favorable^ celui atiquel 
» la plupart des malades durent leur 
» guerisoDy meme dans un extreme 
» danger, ce fat la strangurie : elle 
9 ^toit longae et penible^ les urines 
» devenoient ^paisses, varices, rouges 
» purulentes avec douleur. Tous ceux 
y qui en eurent de semblabies, gueri- 
V rent sans exception ». Comme je Tai 
dit precddemment^ tout annonce ici unc 
fievre ardenle phrene'tique. Le d^lire , 
la surdildy les petits tremblenients ou 
soubresauts des tendons, la dis torsion de 
la bouche,sont des symptomes essentiels 
de ^affection du cerveau. Seroit-ce une 
fi^vre rdmittente pernicieuse, sous le 
type de double tierce? Cette maladie 
semblait ne pouvoir se terminer que 
d'une maniere funeste, comme Tapo- 
plexie. Gependant la l^gere paralysie 

18 



4o3 . COMMENTAIRZS 

de la machoire d'un 0016 ^ mais seule* 
ment au septieme jour, s'est dis&ip^e 
entierement par les sueurs. La fievre, 
qui devint toujours plus aigue jusqu'au 
huitieme )our, a douue lieu a la phre* 
n^sie : celle-ci n'ctait que symptomati- 
que; il n'est done pas etonnaut qu'elle 
se soil dissipee avec la fi^vre^ par les 
sueurs, puisque Tapoplexie quiluieut 
succede se termine elle-meme par 
cette vbie. 

D'un autre coti^ le jugement n'^toit 
qu'imparfaity les urines u'avaient au- 
cuDS sigoes decoction, au moment de 
la crise ; ce qu'Hippocrate a grand soin 
lie Caire remarquer; et il ajoute que 
quarante jours apres la cnse^ c'e6t*a-dir6 
le cinquantieme de la maladie y sur- 
rint une suppuration au fondement; 
et il y eut en outre apostase avecstrau* 
gnrie« S'agiroit-il seulement de Ja ma- 
tiere purulente entrainee avec les uri' 



SUR LE IH*UV DES EPlDEBI. 4^9 

ves par mdlastase, ou d*un clep6t par 
congestion; et qu'elle en a etd Fori- 
glne ? Quoique la mala die fiit jugee 
le dixieme jour^ les urines se maintin- 
rent tenues; c'est-k-dire dans T^tat de 
.erudite f meme apres le quarantieme 
)our^ qui est le terme prolonge des 
maladies aigues ( Aph* 36. Sect. lY), 
et a cette dpoque se manifest a la sup- 
puration. Peut-elre au lieu d'aTra^ao-tc, 
faut-il lire . virorao'if , hypostase y depdt , 
sddimenL .On sait combien les copis- 
tes out pris sou vent Tun pour Tautrc 
dans les manuscrits. £n admettant 
v7ros"aff«f , cela oterait toute equivoque, 
tandis qu'on exprimeroit formellement 
que les urines de venues sedimenteuses, 
s'accompagnerent de strangurie. Mais, 
(KTro^ao-^f est ici pour marquer le chan- . 
gement critique des urines, et fait au 
moins presumer que celles - ci etoient 
puruleutes. D'oii provenoit done le pus ? 

i8. 



4lO GOMMENTAIRES 

Le sixieme jour, le malade rencUt des 
cractiats varids , rougeatres , qui au di- 
xieme dtoient ua peu cuits. Les urines 
dtoienl tenues; la crise ,^toit imparfaite : 
peut-o*n supposer qu'il y ait eu suppu- 
ration vers la poi trine , et ensuite me- 
tastase sur les voies urinaires? II n'y au- 
roitla rien d'impossible ; la suppuration 
au fondementjle cinquantieine jour de 
la maladie, sembleroit au conlraire elre 
la suite de cette me tastase arec la stran- 
gurie, qui eut lieu par apostase sur la 
vessie;car on a vu quelquefoisce genre de 
crise survenir dans les fievres pernicieu- 
ses, soitremittentes, soit continues. Prd- 
cddemment , le malade a rendu des 
crachats rougeatres; ce qui pourrait'avoir 
rapport a une inflammation lente de la 
plevre ou du poumon. On ne remarque 
pas que le malade se soit plaint de dou- 
leur de c6td;mais Ton sait qu'un des 
caracteres particuliers Se rinflammalioa 



SUR LE III* LIV. DES EPIDEM. 4" 

lente du poumon, est de n'exciter aucune 
douleur , quoiqu'apres la mort des su* 
jets attaqods de fievre lente, on ait ttou- 
vd des abces daos la poitrine^ et les 
poumons en partie detruits. Enfm, il 
pent s'eire forme un depot par conges- 
tion, consequemnient sans inflammation 
precddente, commie cela arrive souvent 
dans les fievres pernicicuses. La strangu- 
ria pent avoir existe par sympathie du 
rectum aveclavessie: maisle mot aTroirao^t; 
semble particulierement designer ici Ic 
changement de quality des urines et la 
crise de la maladie : ainsi il est a, presu- 
mer que la strangurie a 6ie produite 
par des urines epaisses varices, rou-* 
^es, contenant beaucoup de sediment, 
ou entierem^t purulentes; en un mot 7 
telles que dans la deuxieme consti- 
tution epiddmique. On lit a la fin de 
Fobservation les caracteres suivants : 
11. n. OT. M. T« repr^sentds par ces mots* 

18.. 



ill COUMENTAIKES 

que Galien traduit par une phrase plei- 
ne , ainsi qu'il suit : jri5avov iivat J'la to 

TO vocri^aj xal vyi^ yevea^ai Tov av^pfuTroir 
T*i T£<7(7apay.o^^ twv oujowv, c'est-k-dire 
que par la quaalite des urines evacuees 
la maladie s'est lerminee, et que celui 
qui en elait attaqud a totalement rc- 
couvrd la santd le quarantieme jour. 
Celte explication est conforme a I'es- 
pece d'introduction que j'ai fait prdce- 
der sur le sens original de ces carac teres, 

N° II. 
Lsmalade qui estle sjijet de cette ob- 
servation eutune fievre aigue, et devint 
icterique Ye sixieme jour. Des le com- 
xnencemeijt, douleur k la t^te et aux 
lombcs, surdite, langue arjde, insom- 
nie , peu d^altdration; urines ^paisses, 
rougealres^ selles recuites ; tension de 
I'hypochondre. Le cmquieme jour , 



SUB t£ m" UV. t>£S EPIDEM. 4^^ 

iHire. Le quatorzieme , intermission de 
la fie V re, suivie de rdcidive le vingt- 
quatriJme; mort le vingt-sepliemc. On 
voit encore ici Texemple d*une fievre 
ardente, qui doit ^ ire une variety du 
typhus. Jusqu'au dix-septieme jour, le 
malade ne put rien prendre 5 ce qui 
suppose un grand degout : le ddfaut de 
soif , la langue aride, une sorte de som- 
meil comateux, la surdite jusqu'a la fin, 
indiquent la plirenesie. Les urines cons- 
tamment idnues, de'colorces , et les selles 
toujours liquides , di^iiotent Tabsence de 
toute coction et la chute des forces; I'a- 
naudie le vingtieme jour en est une 
preuve. 

La fievre avoit cessd le quatorzieme 
jour saus sueurs , et les urines dtoient 
tdnues, c'est-^-dire crues : il n'y eut done 
aucune Evacuation critique; on devoit 
craindre une r^cidive : celle-ci arriva le 
dix-sepjtieme jour; la chaleur feT)rile sc 

18... 



4l4 COMHENTJk^RES 

changea en fie v re aigue ; le vingtieme^ 
I'intermission $e r^p^ta^mais avec absen- 
ce de sueurs. La foibiesse devint extreme: 
Le vingt-quatrieme, chaleur febrile, re- 
Uchemeut du ventre^ selles liquides^ Ian- 
gue aride; mort le vingt-septiemc.Apres 
I'apyrexie, la fievre redevint aigue; elle 
s'annonca ainsi sous le type de remit ten- 
te. Elle ^toit de nature bilieuse on gastro- 
adynamique , et devint mortelle par la 
presence continuelle du degout qui s'op- 
posa aux bons effets d'un regime restau- 
rant. II est evident ei^pareille circonstan- 
ce, qu*H eut 6ie absolument n^cessaire de 
faire vomir au commencement ^ puis de 
recourir aux purgatiis uoux^et au quinr 
quina^ surtout dauslesintervalles d'apy- 
rexie. Mais Hippocrate etoit ddpourvu 
de ce medicament hdroique ; les vesi- 
catoires aux jambes me paroissent aussi 
tres-bien indiquds , par Loute la suite de 
cetle observation. A la An^ on lit lei 



SUR LE III'LIV. DES EPIDEM. 4i5 

caracteres suivans ; n. E; K. Z. 0, que 
1 on traduit par Trt^avov em^xsQivrtav twv 
^loi^tapoiivTtav, xara rajv sexoipjv s^efo/iAviv 5«va- 
Tov; il est probable que par la suppres- 
sion des evacuations, la mort arriva le 
le vingt-septieme jour. C'est laTexplica- 
tion de Galien.Jene suis pas deson avis* 
je pense au contraire qu'il faut lire gfiov- 
Twv au lieu de gTrco-;^ e-S'ffvTwv ^ ce qui 'an- 
nonce que les Evacuations de venues 
excessives, jointes a la foiblesse, ont 6l6 
cause de la mort , le vingt-septieme 
)our. Cela est prouvE par la fin meme 
de Tobservation. 

No III. 

L'romme du jar din de Dealces eprou* 
voit depuis quelque temps une pesan- 
teur de t^te avec douleur h la tempe 
droite. II est saisi, a la suite d'ane cause 
l^gere, d'une fievre violente qui I'obligea 
a s'aliter. Le deuxieme jour, il rendit 

18- 



/•••• 



4l6 COUMEITTAIRES 

nn peu de sang par par la narlne 
gauche* Les dejections alvines etoicnt fa- 
ciles excrcmenlilielles ; les urines tenue?, 
varices, aveddes nuages disperses au mi- 
lieu, oyant Ik consistance d'une farine 
grossiere, et semblables au sperme. Le 
troisieme jour, fievre aigue, dejections 
noires, tenues ecumeuses avec un dep6t 
livide qui se remar quoit egalcment dans 
I'urine; celui-ci ctoit visqueux; il y avoit 
assoupissement et difficult^ des tnouve- 
mens. Le quatrieme jour, yomissement 
de bile jaune, en petite quantite, puis 
touta-fait verte : quelques gouttes de 
sang tres-rouge par la nariae gauche . 
meme dtat de I'urine et des dejections; 
sueur a la t^te et aux clavicules. Gonfle- 
ment et tumefaction de la ratej douleur 
de sciatique du cote droit , avec une le- 
geie tension de Thypochondre droit; la 
nuit insomnic, leger delire. Le cinquieme 
jour, dejections plus copieuses^noires, dcu- 



SUR LE HI* UV. DES EPIDEM. 4 '7 

meuses, avec un depot noir : insoiuni^e, 
delire. Le sixieme j dejections noires ^ 
grasses^ visqueuseS; fetides^ sommeil ; un 
pen plus de presence d'esprit. Le sep- 
tieme^ langue seche : soif , insomnie , de- 
lire, urines teaues, d'une mauvaise cou- 
leur. Le huitieme ^ dejections noires , en 
petite quantitd et compactes, sommeil; 
exercice de la raison ; peu de soif. Le neu* 
vieme , frisson ; fievre aigue , sueur suivie 
de refi oidissement ; delire, strabisme de 
I'oeil droit, langue aride, sbif, insom- 
nie. Le onzieme, la connaissance etoit 
parfaite, intermission de la lie v re \ soni- 
ineil ; urines tdnues au moment du juge- 
ment. La fievre cessa pendant deux jours, 
et revint le quatorzieme : aussitot perte 
de sommeil; la nuit, l^ger (rouble suivi 
d'un delire complet. Le quinzieme, urine 
trouble, comme celle que Ton a ag^tde 
apres un long repos 5 fievre aigue, delire ^ 
insomnie; douleurs aux jambes et aux 

18 



4l8 COMUERTAItltS 

genoux. Un siippositoire fit reudre des 
matieres noires. Le seizieme , urines t^ 
nues, avec suspension au milieu. Le 
dix-seplieme au matin , froid des extrc- 
miids 'y le malade cherchoit k se couvrir ; 
fievre aigue^ sueur g^nerale suivie de 
soulagement : dtat meilleur des fonctions 
intellectuelles, mais sans cessation de la 
fievre^ alteration, vomissement de bile 
jaune, en petite quantite; dejections 
stercorales, et peu apres, de matieres 
noires y t^nues^ urines crues de mauvaise 
couleur. Le dix-huitieme , trouble des 
idee^, assoupissement. Le.dix-neuyieme, 
m^me dtat; urines tonnes. Le vingtieme, 
sommeil; exercicejie la raison; sueurs, 
apyrexie^ point de soif ; urines tenues. Le 
vingt'Unieme^ leger d^lire,et alteration 
pen sensible ; douleur de I'bypochondre^ 
et palpitation continuelle aux environs 
de Fombilic. Le vingt-quatrieme, urines 
fi^dimenteusesi entiere connoissance. Le 



»Ull L£ III* LIV. DBS EPIDEaf. ^ig 

vingt-septieme, doulcur de^cialique da 
cote droit; urine t^nue avec sc^diment. 
Le vingt-neuviemeydottleur k I'ceildroit, 
urine tdnue. Le quarantieme^ ddjections 
pituiteuses assez copieases ^ sueur gend- 
rale^ tres-abondante, suivie de la ter** 
minaison entiere de la maladie. 1111 : fl. 
M. AI. IA« M. T. Ile^avov irkri^o^ psXaeveav 

xtysioLv II est probable que la guerison 
eut lieu au quarantieme jour^ au moyen 
des evacuation&noires^ tres-abondautes 
et des sueur s. 

Cette description annonce une fievre 
ardente du genre adynamique oir ty- 
phus : les dejections fetides , grasses , 
noires, llvides; les urines toujours crues 
ou noires^ ledelire^ Tij^isomnie, la soif, 
I'aridit^ de la languc, en sontlessymp- 
tomes les plus remarquables; et aussiles 
sueurs a la tele et aux clavicules. Le gon« 
flement ayec tumefaction de la rate. 



4l20 COMMENTAIRES 

et la tension de I'hypochondre droit ^ 
annoD^oient aussi Tafiection du foie. Le 
neuvieme jour^ il y cut un redouble- 
ment et iulermission de la fievre. Le 
onzieme, jusqu'au quatorzieme , alors 
un paroxysme se declare; il se prolon- 
gea toute la nuit avec insomnie et 
d^lire. Le quinzieme^ nouveau paro- 
xysme^ avec un mieux sensible. Ce jour- 
Ik^ il y eut un vomissement de bile 
jaune; et des dejections de matieres 
noires; ce qui est un commencement 
de crise. Mais les urines, qui ^toient 
toujours crues , annon9oient une crise 
incomplete. Depuis le dix-buitieme 
jour jusqu'au vingt-quatrieme ^ il ne 
fut plus possible de juger la fievre^ que 
par le trouble del idee;s et le ddire ; alors 
les paroxysmes ^toient beaucoup plus 
foibles : mais la nature de la fievre ^toit 
r^mittente. Le vingt-unieme jour, il 
y eut des sueurs; et settlement au vingt« 



SUR LB Iir Lir. DES EPfDEM. 4^1 

qtisitrieme, les urines fu rent sedi men- 
tenses. On ponvoit alors prevoir la fin 
heureuse de la maladie. Le vingt- 
septieme^ la douleur sciatique du c6i(S 
droit, que Ton a remarquee des le qua- 
trieme jour, reparoit de nouveau. Le 
vingt-neuvieme y douleur k Foeil droit; 
enfin ce ne fnt qu'au quaranti^me jour 
qu'il survint des sueurs g^ndrales et 
des evacuations pituiteuses, qui ter« 
minerent la fieyre. 

II me paroit prouv^ que nous eussions 
peut-^tre abrege de beaucoup la duree 
de cettefievrepar les legers vomitifs et 
les purgatifs rdunis au quinquinaw Un 
suppositoire, le seul m^dicammeut done 
il est fait mention le quipzieme jour de la 
fiivre, est a pen pres nul. Mais si Ton 
considere que la fievre ctoit ardente , el 
que le quatri^me jour le malade reudit 
quelques gouttes de sang tres-rouge par 
la narine gauche, on sera cotivaincu 



4'2a COMMENTAIRES 

qu'3 e4t 6i6 dangereux d'employer des 
voiniti& ou de$ purgatifs violents, com- 
mereuphorbe et Fell^bore^ qui dtoient 
en usage du temps d'Hippocratc* 

SECTION II, IIP LIVRE. 

»<» IV. 

Le malade dtoit adoimd a la boisson : 
depuis long- temps il se plaignoit de 
douleurs de t^te. Le premier jour, il 
vomit des ma tiers bilieuses jaunes en 
petite quantity 9 et fut pris d'une fievre 
aigue accompagnde de douleurs conti- 
nuelles et de tension de I'hypochoiidre 
droit avec inflammation int^rieure. Des 
le deuxieme jour , surditd et insomnie , 
ifrine claire , avec suspension au milieu ; 
sommeil iaborieux : nuit penible. Le 
troisieme jour, exacerbation des sympto- 
mes. Le quatrieme, convulsions ; mort le 
cinquieme. Tout annonce ici une termi- 
naison fatale :le vomissement de maiie- 



SUR LE III' LIV. DE8 EPIDEM. 4^3 

res jaunes^puis tout-a-fait verles^dansles 
douleurs de t^te est un symptdme mor* 
te] , et aussi le sommeil p^nible. La ten*^ 
sion de Thypochondre r^unie au vomis- 
sement, dtoifr-elle prodnute par rinil'am- 
matioQ du diaphragme, comme on le 
pretend d'apresle sens deslettres finales 
nn« <I>. A. £. 0. KK; c'est-a-dire Trtdavby 
fpivtav ^id^atTiv ireiiizTYfOivoLrov xaxe^ov ? II 
est probable que Tin flamma lion de la 
region phrdni^jue , du centre dpi^etri- 
que , occasionna , le cinquieme jour , 
une mort penible. La surdite des le 
deuxieiue jour ^ le sommeil penible , 
I'exacerbation rapide des symptomes^ 
la fi^vre aigue accompagnde de douleurs; 
eufin les convulsions le quatrieme jour 
ne lais^ent aucuns doutes sur le verita- 
ble caractere de la maladie. La phrdnesie 
^(oit-elle symptomatique, et la maladie 
prlncipale une fievre aigue bilieuse ? 
L'extreme violence des symptomes^ 



N 



4'i4 COHMEIVTAIRES 

compart aax causes antec^dentes qui 

ayoient agi sp^^cialement -sur le cervean^ 

comme les douleurs anciennes de t^te^ 

et les exces dans la boissoii , ont produit 

Fengorgement des veines cdiebrales, et 

la fievreaigue qui s'est declaree,a ete 

immediate men t suivie de phrdnesie. Le 

Tomissement de bile pouvoit etre syinp* 

tomatifue, L'inflammation profonde 

de rhypochoiidre droit fait douter si 

la phre'ndsie dtoit reellement idiopa- 

thitfue. La fievre n'a 6l6 suivie d'aucun 

paroxysme bien sensible ; tons les 

symptomes se sont aggray^s , en m^me 

temps, au point qu'ils dependent entie- 

rement des progres de YinflammcUion : 

done la phrdnesie est essentielle. La 

saignde eiit ^te d'un t res-grand sacours; 

car je ne pais v^oir ici une fievre pu- 

rement remittente p^rnicieusc : les 

douleurs et la tension de Thypochon- 

dre seroient pour nous une contre- 



81711 L£ III* LIV. DES Eil^IDEU. 4^5 

indication da quinquina ; ce ^qui me . 
fait d'autant plus regretter qu'Hippo- 
crate n'ait pas mis en usage en pareil 
cas la saign^e. 

Cette observation indique une fievre 
bilieuse , r^mittente , sous le type de 
tierce. Elle est citde par M. le professeur 
Pinel , dans sa Nosographie , et je Vai 
rapportee en entier dans mon synopsis 
des fievres, ordre 11*, a I'arlicle des ^e^ 
Trcs bilieuses ou mdningo-gasfriques. 
La fievre s'est decLude a la suite d'exces 
dans la boisson, avec douleur gravative 
de la tete ; le malade rendit des selles 
bilieuses. Le troisieme jour, tr emblement 
de la levre inferieure. Ce symptome 
annoncoit un vomissement de bile, lequel 
arriva le seizieme jour: alors il pouvoit 
^tre critique. En effet il y eut par cette 
voie une Evacuation de bile jaune 



4'i6 GOMMENTAiaES 

assez abondante , quoique les dejections 
fussent constamment bilieuses , pures el 
t^nues; qu'il y ei^t du ddlire et des in* 
somnie^. On remarque qu'apres un fris- 
son violent, le sep tie me jour, et une fie- 
vreaigue, survintune sueur'universeHe 
qui jugea la maladie. Les urines ^toient 
t^nues , d'une bonne couleur , avec 
suspension au milieu. Le huitieme jour, 
eliescontenoientun sediment rare, blan- 
cMtre^ ce qui est un signe de coction. 
Mais la crise ^tant encore imparfaite, le 
quatorzieme jour il y eut de nouveau 
des sueurs. II est probable que , les 
qua tre jours prec^dents,il ne s'etoitpass« 
rieii de remarquable. Le seizieme , vo* 
missement de bile ; le dix-septieme y 
frisson suivi de fievre et sueurs : les uri- 
nes gagnerent pour la couleur ^ plus de 
didlir'e dans la rdcidive. Le dix-huitieme^ 
chaleur febrile; urines tdnues, avec sus" 
pension au milieu : un peu de delire. L« 



SUE LE nr LXV. DES EPIDEM. ^IJ 

dix-neuvieme, plus de fievre, urines s^di- 
menteuses. Le vingiieine, terminaisou 
de la fievre. 

nn. X. n. a. or. K. r. Ce qui signifie 

tiy,o<^ jysitxvy qu'il est probable que 
les dejections bilieuses et des urines 
abondantes amenerent la gudrison le 
vingtieme jour, 

Quoique Hippocrate ne cite pres- 
qu'aucune me'dication, peut-on raisonna- 
blement supposer qu'il n'en ait employe' 
aucune (a I'exception de la saignee du 
bras et des suppositoires)^ dont on trouve 
nn ou deux exemples dans ses Observa- 
tions? Presque jamais ilne fait mention ni 
des vomi(i(s, ni despurgati&.U seisbleroit 
bependant, si nous avions ktraiter une 
maladie semblable^ que Te'mdtique au 
commencement y les laxatifs et purgatifs 
au milieu et a la fin^ pourroient en abrd*- 
ger la dure'e. Gette objection, toute spe- 



4^6 COMUENTA IRES 

cieuse qu'elle paroit, n'est rien moias que 
foad^e : quoique aous soyons environnds 
de tous les moyens therapeutiques y qui 
manquoieat a Hippocrate^ hous ne pou- 
vons neanmoins le plus souvent em- 
p^cher la fi^vre de suivre ses periodes 
accoutumdes , et de se prolonger aux 
quatorzieme et vingtieme jours, evi- 
demmeut les deux termes les plus com- 
muns des maladies aigues et des fievres 
coDtiaues,comme je Tai exprfme dans la 
nouvelle correction de Taph. 23, sect. 1 1 
et 37, sect. Ylly texte de mon edition.£n' 
fin les fievres adynamiques, malgre I'em- 
ploi du quinquina vont aux trentien^e 
et quarantieme joiirs, ce qui est egale* 
ment i%ie(iqud par la nouvelle correction 
de Taph. 36, sect. IV. texte demon edi- 
tion. Or, ces effetSy qui sont constants 
et r^guliers dependent d^ mouve« 
ments naturels^ en vertu desquels s'ope- 
rent la crise et la coction. II faut un 



SUR L£ Iir LIV. D£S KPIDEBI. 4^g 

certain temps pour que cela ait lieu ; et 
c'est la plus forte objection qu'on puis- 
se faire a ceux qui pretendent gudrir 
toutes les fievres par les m^dicamens. 
Tous les jours nous voyons des fievres 
tierces et quartesse terminer sajois quin- 
quina : en general, Ton a soin de faire 
vomir et de purger an commencement 
des (ievres intermit ten tes et remitten* 
tes, surtout bilieuses. En agissant ain-» 
si, on favorise la coction et la .crise; il 
£aut observer que la fievre elle-m^me 
est uecessaire pour la coction et assimiler 
les humeurs. En effet, apres des Eva- 
cuations bilieuses cbez l€s personnes 
attaquees d'esquinancie bilieuse, il sue- 
cede ordiaairement une petite fi^vre 
continue qui acheve la coction : elle s'an- 
Donce seulemeot par la lividite des on* 
gles, et SiSses^ r^gulierement vers le soir. 
Certes , ce n'est plus a la presence de la 
bile dans Testomac et les intestins, qu'il 



43o COMMENTAIRES 

faut attribuer la fievre; mais bien a la 
portion de bile pass^e dans la circulation : 
jusqu'a ce que cette humeur soit entie- 
rement ddtruite , assimilde ou eva- 
cuee, le mouvement febrile continue; 
c'est pourquoi I'emploi pr^matur^ du 
quinquina , qui s'oppose a la fievre, est 
nuisible au lie\i d'etre utile. Aussi est- 
il expressement annonce dans les Pre- 
notions'de Cos, que tout ce qui s'oppose 
k la fievre, sans des signes legitimes de 
coction, est absolument mauvais. Sur la 
fin des maladies , les amers^ les toniques, 
et surtout le quinquina , les vins amers 
et mddicamenteux , en augmentant les 
forces ^abregent dvidemmentla coction: 
ajoutez qu'en donnant du ton k I'estomac 
lis servent k produire une meilleure Ela- 
boration du cbyle;mais a moins qu'il n'y 
ait un dtat de langueur et faiblesse du 
pouls; on ne doit pas se presser de donner 
le quinquina: il iaut plutot insister sur 



sua 11 III* UV. £ES EPIDEU. 43l 

las ap^ritifiy diurdtiques^ et de temps ea 
temps doimer quelques purgatifs : a la fia 
les amerssontles mieux indiqu^s. Telle 
€st en abr^g^, la mjdthode'qu'il faat sui- 
vre daiisle traitement des£evres.Quand 
la maladie est mod^r^, il faut la livrer 
kla nature ykr^xemple d'Hippocrate. 

N- VI. 

Dans la premiere constitution, on re-* 
marque toas les pb^nomenes rapport^s 
dans cette observation : la plupart des 
malades'y ditBippocrate , depnis le com- 
mencement/ avoient la gorge doulou-* 
reuse , rouge , enfiammde, avec fluxion 
continuelie sur cetorgane;d'une bumeur 
Acre et salsugiikettse ^ un d^go&t absolu 
de toute espece d'alimens, et peu de soif; 
dn d^*e anx approches de la mort; 
particulierement cbe2. les pl^ttbisiques; 

Nous vbyons id lafievte qui s'annonce 
par le d^&ut de soif et le d^out ; 1^^ 

^9 



/ 



43a C0MMENTAIRE8 

sellesliquides, les urines l^nues, en pe« 
tite quantity et d'une mauvaise cou- 
leur; des douleurs vers le sidge. Le 
sjxieme jour, il y cut une legere sup* 
' pu ration; la fievre cessa, mais il n'y cut 
pas de sueurs ; les urines etoient rares 
et tenues ^ d'une mauvaise couleur. 
Quoiqu'on observa un commencement 
d'liemorrhagie^ on pouvoit pre voir la 
recidive de la fievre. Le septiemte jour, 
dpres la crise , frisson , suivi de chaleur 
febrile avec sneuf*. Le huiti^me j leger 
frissom et fVord continue! des extremites. 
Le dixielme^apresla sueur (le vingt^troi- 
Meme de la maladie) , ddlire bientot suivi 
diz retour de la connoissaiide. On disait 
que lambladie pi'ovfciioitde I'usage incon- 
sid^r^ d^ raishis ; jfe suis dtonn^ qu'Hip- 
pocrate'iassfe nientie^ de -cette circons- 
tance tres-inlitile.'Lfe quatorzi^me joiir^ 
cule vingt-sepliemede lamaiadie, inter- 
mission de^ 1^ fievre^ et bient6t apm 



srn LE 111* Liv. DES t;i>iDEM. 433 

d^ire, trouble du ventre, deje'ctioiis Li- 
Ileuses , spares, tenues, et mordicantes , 
tres-fF^quentes. Mort le septieme jour 
h. compter du delire, c'est-k-dire letren- 
tc-qtiatrieme de laniAladie: 

11 seihble d'abord que Texpositiou des 
symptomes cut 6t6 beaucoup plus clair e, 
eacomptant les jours de lamaladie plutot 
que les jours d'intermission , aprcs la 
sueur et le delire , quoiqu'oa s'y recon- 
noissie avec un peu d'attention. La ma- 
iadey dit Hippocrate, ne cessa d'avoir la 
gorge douloii reuse, avec rougeur et re- 
traction de la luette; fluxion continuelle, 
petite et frequente d'une humeur crue 
et tenue; u'ne petite toux sans expecto- 
ration. Pendant tout ce temps, de'gout 
absolu des alimens, ddfaut de soif, ou 
usage presque nul de la boisson ; ^tat 
niorne etsilencieux; de'couragcment dd- 
sesperd : il y avort une disposition origi- 
aaire a la phthisic. La maladie dtoit une 

^9- 



434 COHVEITTAIBES 

jlievre continue. lie degodt^ le defant de 
soif , I'absence des sueurs y avec quelques 
gouttes de sang du nez, sansh^morrhagie, 
et la variation dessymptomes^prouvent 
la lenteur de la crise ; il etoit done fort a 
craindre que la maladie ne devtnt cbrp'- 
niqae. Les selles bilieuses^ freqnentes, 
&cres et xnordicantes^ dtoient sympta" 
matiques^ Les douleurs au fondement 
des le commencement y et qui furent 
suiyies de suppuration tres*legere, le 
sixieme jour , n'annoncent ni une kl^- 
tastase, ni un depot par congestion, 
Ainsiy cela ne doit pas etre considdr^ 
comme un abces critique; on ne voit 
miSme pas ce que devint la suppura<- 
tion. II y avoit ^ffeciion de la gorge; 
cette derniere etoit rx>i;ge ^ dooloa- 
reusOy avec lum^factipn de la luette: 
une humeur dere, claire et tdnue, e^ 
d^couloit sans cesse ; d'ou il resulte 
que la fluxion se communiqua bientdt 



&VtL LE III' tlV. DtS EPIDEM. 4^^ 

kn poumon car , Hippocrate a soin 
de faire remarquer ici , une dispo* 
siti^n originaire a la phthisie. Ainsi, la 
tottx seche sans expectoration , le dd- 
^odt , les selles liquides , semblent an- 
noncer cette ternikiaison. Je suppose 
done qu'il y a eu une inflatnmation leote 
du poumon, laquelle a 6i6 suivie de 
suppuration et dela.mort le treaUe-qua'* 
trieme jour. 

nn. E. A« n. a.. E. E. «• nt^avw i&pyi4 
wropi/xc nak meufiovo^ flbro^i^o^nv Ifirtfiptiv 
^^iffiv : c'est-k-dire , il est probable quo 
la suppuration du sidge et la corruption 
du poumon occasionnerent la pbthisie. 
La suppuration du sidge me paroit trc^ 
legere pour qu'elle doive ^tre remar* 
qude conune une crlse de la pbthisie : 
elle auroit pu le devenir sans une altd* 
ration profonde du poumon. 

L'ipdcacuanha, les vdsicatoires et les 
amers unis aux gommeux et mucila- 

19- 



436 COMMENTAIRLS 

gineux seroient les meilleurs moyens 
therapeutiques a employer en pareille - 
circonstance^mais je doute encore qu'ils 
seroient suivis de succes. 

N» VII. 

On a ici .i'exemple d'une csquinande 
mflammatoire. La langue commenQa par 
^tre gonflee et rouge, avec sdcheresse, el 
la voix Toilde.Des le premier jour, frisson 
suivi de chaleur febrile. Le troisieme, 
le frisson augmenta , et la ficvre devint 
aigue ; ' une tumeur rouge et dure se 
manifesta au coti et s^etendit de§ deux 
c6t^s'jus|ue surla poitrhaej froid dcs 
extr^rnites; elles ctoient livid^s;' respi- 
ration haute 6u sublime , deglutition im- 
possible; rejet des liquides par les fosses 
iiasales. Le qiiatrieme jour^ suppression 
totalc del'urine etdes selles; les symp to- 
mes s'^tant encore aggrav^Sjlecinquieme 
jouf, ils ont ete immddjiatemeat suivis 
de la mort. 



iVK LE in** LIV. DES £PID£M. ^ij 

^. A. I* £. £.0. 7roe5avdv s^e tuv ^cft* 
^topovj^jtevwv 'S7r£(r;(e3'svTwv TripfrTottav arroda* 
V£tv riv xuvavytxxTQV. C'est a dire, ^^^*^^ 
est probable que par la suppression des 
Evacuations du ventre , Fesquinancie 
devint mortelle le cinquieme Jour. 

On ne pouvoit . administrer trop 
promptement des secours puissaus^ tels 
que la saignee du bras-reiler^'e : ou peut- 
etre mieux encore la saignee du pied^ 
les sangsues au ecu ^ les synapismes; les 
fomentations Emollientes et remetique 
k tres*petite dose comnie laxatif, el 
surtout les lavemens purgatifs. La niai- 
ladie etoit purement inflainmatoire : 
done il falloit de toute necessite insister 
8ur la saignee et la repeter plusieurs 
fois. La suppression, de Turine et.de^ 
selles, le quatrieme jourj la tumefac- 
tion erysipElateuse du cou, I'extrem? 
gonilement.de la langue^ et Timpossibi- 

19... 



438 C01IMEffTAIA£9 

lii^ d'avaler, fiausoient craindre une.fin 
fatale par la compression des. nerfs e( 
le reflux du sang vers le cerveau. En 
pareille drconstance^ on devroit done 
tout tenter, des les premiers moments 
pour pr^venir la suffocation. H en esl 
a peu pr^de m^me quand Tinflamma- 
tion de la gorge , au lieu d'etre externa 
est interne : Tesquinancie trachdale est 
la plus dangereuse; elle peut devenir ^pi« 
ddmique^ sans ^tre contagieuse, comme 
celle qui) »ous le nom de grippe, en 
iSody regna k Paris. £Ue debutoit par 
raphonie^les sueurs dtoient alorslaseule 
voie de guei ison.Yoici ce que j'eprouvai : 
Le soir je perdis tout««-*coup la voix ; la 
nuit je^suai beau^coup et noiamment a la 
paume des mains^ oil j'amassais I'eau; 
enfin^lelendemain, i^^^ trouvai gueri* 
Une tris-l^gere douLstlr s'dtoit manifes- 
to au larynx , mab sans toux , ni fluxion 
catarrhale de la membrane pituitaire. 



, StrS L£ III* LIT. m$ ICFIDEIC. 43$ 

Husienrs indiridus qui eurent cette 
maladie, surtout les jeunes filles^ Ian* 
guirent quelque temps , et moururent 
phthisiques. L'hiver avoit €i6 froid et 
tris-httmide. On emploja avec snccfo 
les ydsicatoites au cou, las synapismeii^ 
les bains de pied et les ftimigations atn- 
meniae^s ou ayec I'^ther nttriqne et le 
ior^au^ et les lagers sudorifiqttei* 

N° Vill. 

Ls jentte komme de la place des 

Menteurs est pris defierre, h la suite 

de traratix^ de fatigue et d'exercices 

ihaccouttiih^s* Le premieF jonr, trouble 

dit ventre, dejections tris-copienses^ 

bilieuses et t^nues; urines t^nue^, n6id[- 

tres; insomnie , alteration. Le' deuxieme 

jour, exacerbation des sjmptomes; selles 

encore plus abondantes et plus* mau- 

▼aises; insomnie, t rouMe des iddes, l^ere 

sueur. Le troisieme jour futp^nible : soif, 

19.... 



44o COMSCENTAIRES 

ddgout^ beauconp d'agitation et viotentes 
anxietes; delire, froid des extremites; 
ellcs etoient liyides; tension moUe de 
rhypochondre, de chaque cotd. Le qua- 
trieme jour^insomnie : etat pire.Mortle 
septieme. Le malade etoit age d'enyi- 
ron v.'ngt ans. 

fl. S!. Z. 6. TTi^avov {cvovrc f^^ojxy] 5ccva- 
rov. C f st-a-dire^ il est probable que les 
evacuations excessives occasionnerent 
la mortle septieme jour. |. que ]e traduis 
par ({t6vT6>v^ d'autres commentateurs le 
ti:aduisent par ^evovri ^ pour exprimer 
que Fdv^nement fatal a quelque chose 
d'etrange^ SinsoUte^ de fcvo; Stranger. 

On ne peut meconnoitre , ici^ une 
fievre rdmitiente, pernicieu«e, ^taxique. 
Enpareille circonstance ^ il faudroit ad- 
minis trer de suite le quinquina et lo 
doauer a fortes dpses. 

4 



SUR LE III'' LI V. DBS EPIDEM. 44' 

N° IX. 

UiTE femme chez Tisamehe , qui 
^toit dans un ^tat tres-souffrant cause 
par une aiiectioa iliaque tFes-graye, 
eprouva de violens vomissements , sans 
pouvoir rien garder de ce qu'elle prenoit : 
elle se plaignoit d'un travail dans les 
hypochondi'es, et de douleurs au bas- 
ventre avec des tranchees continuelles et 
-peu d' alteration.il y avoit dela chaleur fe- 
brile y constamment froid des extremites; 
degodt^ insomnie^ urines rares et tenues; 
dejections crues, tenues, en tres-pelite 
quantity 5 rien n'ayant pu soulager la 
malade 7 elle mourut. 
- Lesjnoyens employes n'ont pas ete in- 
diquds: ordinaifementy on a recours aux 
purgaitifs saliqs^^ux antispasmodiques^ a 
> lasaignee, aux sangsues^ aux demi-bains, 
-aux lavements qu'on rend quelquefois 
purgatifs, am suppositoires et surtout 

19...., 



44^ COMMEKTAiREt 

aux opiac^s; aux fomentations ^mol'- 

lientes; et quand rien n'a pu soulager, 

on applique an large vesiGai,oire sur 

ton te la r^on du ventre. H. P. £. 9. iriJ^op- 

N« X. 

Une des suivantes dePantimedeS| apri» 
une fausse couchey ^pronya le premier 
jour une fi^vre violente, arec s^che* 
resse de la lan^ue, alteration, degodt, 
insomiiie, d^j^ctions bilieu^es ernes et 
t^fiues.Le deuxiimejour, frisson, fiivre 
aigue, selles copieuses, insonmie. Le 
troisieme, douleurs moindres. Le qua^ 
trieme, d^lire ; et mort le septieme. n. 
5. A. Y. A. ^oXeponqra ^ice^^otpovvrov uc^pvc 
aTTuXseay. C'est-k-dire que le trouble 
des entfailles entraina la faussenxmche. 
Peut-^tre e4t-il fallu totit de suite ap- 
pliquer les ydsicatoires et avoir recours 
au vomitif : mais la fievre ^toil tres- 
aigu^. On lit h, la fia de Tobservalion , 



StTR tE in* Liy. D£8 EPiDilS. 44^ 

qtt*il y eut toujours des selles liqui* 

des tres - copieuses , crues et t^nues^ 

ayec un^£evre ardente :.^toit-ce une 

fievre bilieuse iiiflammatpir.e ? les dou- 

kurs ^toient g^n^rales et continuelles; 

]a£eyre tres-aigue ^ les dejections bilieu- 

ses tres-<at|>ieases. La s^cheresse de la 

langue, Talt^ration et le ddgout annon- 

^oient iapr^eace de labile. H paroit 

done que la fievre a du ^tre au moins 

bilieuse,et que lafausse*coucbe a aggra- 

ye la maladie au poin^ de la rendre mor- 

tcUe. 

N- XL 

Cette obseryation est plus precise 
que la pr^cddente ; Tdpoque 4e ^ 
fatisse couche y est ddterminde k cinq 
mois. Le gftnre de la maladie est aussi 
indiqud poUr £tre ttne phr^^sie. Des le 
commencement^ elle s'annon^ par une 
fieyre yic^eiile, ayec assoupissement 
comateux, dds insomnies; des douleurs 



444 COiHU%VTAiti£S 

de reins et pesanteur de tete. Le deu-- 
xieme jour^ trouble d'entrailles, selles 
bilieuses , pures , tenues. Le troisieme^ 
elles sont beaucoup plus copieuses et 
plus mauyaises. Le quatrieme^ delire, 
frayeur, tristesse, dis torsion de Ik^il 
droit y petite sueur froide a#tour de la 
tete. Le cinquieme, tout fut aggrav^^ 
beaucoup de delire suivi du retour de 
la conn'bissance , soif , insonmie; dejec- 
tions alvines de bile bure, jusqu'a la fin 
de la maladie^ urines noires^ tenues; 
extremit^s froides et livides* Le sixie* 
me^ meme etat. La mort arriya le 
septieme jour. Phrenesier 

n. 0. A. A. Z. 0. TTi^avbv ^oXsporriXa 

eBt probable que le trouble des entrail- 
les occasionna la fausse couche , qui 
fut suiyie de la mort le septieoie jour. 
Cette fie y re , mieux que la precddeate , 
peut passer poiir ardente phrendtique. 



SrR IE III* LIV. DES EPIDEM. 445 

La phrdndsie s'est annonc^e des le 
piincipe, avec la fievre, jointe 2i Tas- 
soupissement comateux, a rinsomnie^ 
au d^lire avec p)esanteur de tete; les 
douleurs de reins efoient caus^es par 
la presence de la bile , ei peut^itre 
par la retention des lochies. Quoiqu'il 
^oit.survenu des Evacuations bilieuses^ 
elles n'enip^chereut point les progres 
de la maladie : au contraire^ le flux de 
ventre determina la fausse couche. Le 
quatrienie jour, le d^lire, la frayeur, 
la trislesse, le strabisme de rccil droit , 
les sueurs froides autour de la tete^le 
refroidissement des extremites, furent 
des symptomes mortels. Les paro- 
xysmes qui augmenterent ^ surtout 
aux jours impairs , et d'une manieie 
si funeste, semblent designer une fievre 
remittente^ pernicieuse ^.sous le type 
de double tierce* Le strabisme de Toeil 
droit annonce ddja uae Idgere para* 



/ 



446 COKMCirTAlftes 

Ijsie : qnoique dans qaelques cas , on 
pettt J remddier par la saign^ey quand 
il est accidentel. Ndanmoins, daDs la ma>- 
ladie dont il s'agit, on ne pouroit le re- 
marquer que oonime an signe des plus 
fanestes;' ainsi qu'U est indiqu^ dass lea 
Prdnotions de Cos, et le i*' Vvre des 
Prorrhdtiqaes. Peut-4tre on ponrroit 
croire que le qninqoina seroit le remide 
le mieux appropri^ en pareiUe drcom- 
tance ; mais le trouble des entraiiles 
en seroit nne contre-indication. Les y^- 
sioatoires aux jambes, et I'^m^tique en 
lavage , devroient ici iire prdf(§r^s. 
Mais J si le poub paroissoit trop fid- 
bloy la langue noire ou seche, avec des 
sueurs froides ,> on^ne pourroit diff(§re? 
sans danger i^i^|Sbi da qainqaina; 
d'abord liquide^ puis sous forme d'opiat 
ou d'dectaaire ; par exemple , ay ec la 
cannelle etle sel a|iimoniac;lapoadre de 
camomille et le sy rop do qainquina.Cettt 






StTR L£ III' LIV. DES iuDJBM* 44? 

pr^puration coavieDt'dans les fievres 
intermittentes^ surtout pour les enfants, 
que Ton ne peut astreindre facilement 
k prendre des medicaments; ilest bon 
d'en masquer Tamer tume parlessyrops* 
Ainsi deux onces de quinquina ^ d« 
r^corce concass^e, trois gros de racine 
de serpenlaire de Yirginiei dans huit 
onces de liquide r^duit a qnatre, au« 
quel on ajoute deux onces de syrop d^ 
quinquina , forment une excellente 
mixture pour arr^r les acces des 
fieyres pemicieuses. On en fait prendre 
toutes les trois on quatre heures^ une oa 
deux cuillerdes aux enfants, jusqu'k oe 
que les acces diminuent. 

No XIL 

9 

La femme de la place des Meuteurs^ 
apres un accouchement laborieux d'un 
enfant mAle, est prise d'une fievre vio» 
lente avec alteration, d^o^t, cardial* 



448 COMMEKTAlHes 

gic, aridite de la langue^ trouble Axi 
ventre, dejections biUeuses tonnes. Le 
deuxieme jour, frisson, fievre aigue , pe- 
tite sueur froide autbar de la tete. Le 
troisieme, Evacuations alvines tres-co- 
pieuses crues et tenues, qui fatiguerent 
beaucoup la. malade. Le quatrieme, 
frisson, exacerbation g^nerale; insom* 
nie. Le cinquieme, Etat pdnible. Le si- 
xicme , de ni^me. Le septieme, frisson; 
fievre aigue; soif vive; violente agita- 
tion : vers le soir, sueur froide generale, 
suivie de refroidissement et de froid des 
extremites, sans pouvoir les echauffer. 
Nouveau frisson , dans la nuit, insoiniiie , 
delire. Le buitieme, retour de la cbaleur 
vers midi; soif, assoupis^ement, ddgodt, 
Tomissement- de bile jaune en petite 
quantite; nuit penible; insomnie, urine 
abondante, involontaire. Le neuvieme, 
remission des symptomes, assoupisse- 
ment; le soir, frisson, voioisseinent de 



sua LE 111* LIV. DES EPIDEM ^^g 

bile jaune amere. Le dlxieine ^ frisson , 
exacerbatioa.de la fiivrejle ma tin, urine 
copieuse, sans sediment. Le onzicme^ 
vomissement de matieres vcrtes, yefroi- 
disseniei^t des.exirdmit^s; le soir, frisson , 
sueur , vomissement copieux^ nuit pe-. 
nible^ Le douzieme , vomissement tres- 
abondant de matieres . noires. fetides, 
hocquet ffidquent , $oif penible. Le trei- 
zieme, vomissement de matieres noires 
fetides; vers midi, aplionie. Le quator- 
zieme, ^co'ulement de sang da nez; et 
bientot apves survient la mort. Pendant 
tout le temps de Is^ maladie , la fieyre 
fut toujoursaccompagnee de frisson et 
Le ventre tou jours r^laclie. La malade 
etoit agee d'environ di^L-sept ans. T. A^ 
A. I. ^. O. A. I. 3, . 
. Los frissonjj, continuels depuisjie pre- 
mier jour y augmenierent regulierement 
jusqu'au septieme : a, cette epoque la 
fiivre .aigue , la soif yiolente, et Vagi- 






J 

tation excessive ,. annop^^ent les prc« 
gris de la maladie ; la sneur froide ^tait 
d'on presage fiiiieste. Le firoid des extrd*' 
jdodt^s et I'absenee da retour de chalear , 
le frisson qui se r^p^ta'l^in^me fouF vers 
la unit, l^iniomnie et le di^lire^ accent- 
pagnerent un second paroxysme. La 
jievre devint tout de suite snbintrante , 
avec deux accis le.m^me'four; ce ^ui 
dihuoiitre ^videmmeBt qu'elle dtait per« 
nicieuse, sous le type de triple*fxe^ce. 
Le huitiemey il y eut de la chaleur ^ dcr 
la soif ^ du dugout etromissement de biler 
jauue^la nuit fut p^fiible arec perte de 
sommeil; des urines tdpieuses, xnroloiH 
taires. On doit croire q^ie cet ^iph^o-^ 
mine tenait k la violence de Tacces; oa 
peut-^tre etait->il ddja un signe de para** 
lysie de la ves&ie ; r^missicxi y qui est sui* 
vie de votnisseBk^nt de bile amere. Le 
dixiime , frisson. Le onsiime , vomisse- 
ment de matieres vertes \ le soir ^ frisson , 



fiUA I.E UI^ LIT. DES EFIDEM. 4^1 

ittenr , et di^mchet vomissement. Le 
doiiziiBie et le tremhrne^ les matieres 
noires fdtides, le hocquet, faphonie^ 
jdtaientdes S7mpt6mes absohiment mor- 
jtds. L'^vdnement fatal eut Mea le (jua- 
jtorzieme» 

Ija fiivre 9'est annonc^ avec la car- 
dialgie et le dugout y et des dejections 
bilieuses ; la bile ayait done refiad dans 
les intostins; eUe existait aussi dans I'es- 
tomac : sa presence est indiqude par la 
jcarjialgie et le d^goAt. Dis le huitieme 
jour^ le vomissement devkit p):esque 
^condnndetaccompagna lesparoxysmes. 
Les matieres d'abord jaunes, et succes- 
Bivement amires , vertes , ^rngineuses , 
ooires y f^tides , sont des signes ^vidents 
de ia d^g^ndrbscence de la bile. Le hoc- 
quet^ qui s'est manifest^ sur la fin, indi- 
quait la gangrene de Testomac. Quelle a 
^t^ Torigine de la gangrene ? Certes , on 
He peutnlouter que ce ne soit rinflamma- 



452 COKUEVTAI&ES : 

tion. Gelle-ci est-eile s«urv«Rae seulemem : 
par le spasinc de Testomac ^ a la suite ■• 
des paroxysm es? cela ne parait pas pro- 
bable. II est facile * de remarquer ici 
tous les eff^ts pernicieux de Tacr ete.de 
la bile sur les membranes de I'esto- 
mac« L'irritalion, qui s'en est suivie, a 
amen^ le vomissement ^ d'abord de ma- 
tieres jaunes qui provenaient du foie| 
puis de ma tieres vertes, parceque deja 
Tirritation s'etait portee a la vdsicule du 
fiel. L'icrete de la bile dtant encore plus 
grande,le vomissement^ loinde se calmer^ 
est devenu plus violent;, il en est re-* 
suite I'infiammation de I'estomac. Les 
ma tieres noires fe tides , a la suite du vo* 
missement^ et surtout le hocquet^ sent 
des signes visibles de la gai^rene deTes* 
tomac. J*eut-on supposer que la fievre 
etait purement ardente ^ bilieuse ou in- 
flaiQpiatoire ? il i^'est pas parle ici de 
I'etat du pools : mai» j V deja demon* 



/ 



ST7R L^ in'LIV.DES EPIDEM. ^S3 

iv6 que la fievre etait sobintrante.' Les 
fiueurs froideSy le froid des extrdmi- 
XCitf les frissons renouveles avec des pa- 
roxysmes^ i/anaoncent pas simplement 
une fievre continue ardente. Ici la cha* 
leur est ordinairement halitueuse, et 
la sueur chaude. Encore que le Voxuis- 
sement supvienne, ce ne peut etre que 
lorsqu'il y a inflammation de I'eslomac, 
que les sueurs froides , les anxidtes , 
I'agitatioa et le hoquet se declarent ; 
defaut de la saigii^e g^nerale, et des sang- 
sues a Tanus ; les, demi-bains ^ les anti* 
fipasmodiques y unis aux opiacds, sontles 
xneilleurs remedes* L'ecoulement de 
quelques gouttes de sang du nez ,- au 
moment de la mbrt, ^tait produit par 
)a perte de ton des v'aisseaux exhailans de 
la membrane pituilaire , et ne p«ut faire 
prdjuger en rien s'il y avait ou non com,*- 
plication de la fievrc bilieuse avec Tin- 
flammaloire. Quant a Fengorgemenl 



454 COMMEKTAI&B9 | 

de$ vaisseaux de I'eatomacy les hdmor- 
•rhoidaires et les femmes mal Tt6^6ei 
iont sujets au mdlceaa , k rhemat^mese; 
ce qui bien ^videmment devrait toujours 
^tre sttivi d'inflammation'de Testomacy 
9^1 diait yrai que la prince seule du 
tang piit occasionner direetement ria* 
flammatioa et la gaogrene. Dans ces 
deux exemples^ le vomissement cede 
bient6t aux adoudssants , anx d^ajants 
et aux Wgers toniques astringents. On 
doit done supposer qu'il j a sevdement 
engorgetnent des veines saogiiinQS, au 
lieu que rinflammation reside dans les 
capillaires ou les extrdmit^s des arte- 
res. L'observation du vomissement, par 
rapport k la fievre, n'est importante 
qu'en ayant dgard a, Tinflammatjion de 
I'estomac, acau$e de Tirritation exerc^ 
p^r la bile« CeUe-d reflue de Torgane 
hdpatique dansle ventricule etles intes- 
tins : lorsqu'eUe est pa trop grande quan- 



SUA L£ III'' LIV. D£S EFXOEM. 4^5 

lite dans ce viscere ; et au contraire si 
qudLque cause, comme une pierre daus 
le canal cholddoque ou cystique, ou seu- 
lementle spasme qui se communique au 
foie,empeche la bile de couler librement; 
celie-ci regorge vers ses couloirs , reflue 
dans la circulation , quelquefoisest re- 
prise par les ahsorbahs, et portde k la 
peauy oucUeprodiiitrictere. C'estppur- 
quoi ce dernier est critique dansi quel- 
<|ues fievres ^ et m^me dans la pleurdsie, 
pourvu qu'il ny ait pas de duretd au 
Ibie. Pour que la bile p:dnetre 'dans la 
circulation , le cbemin est facile : les 
pores biliairesne communiquent-ils done 
plus avec la vrine-porte ; celle-ci avec 
la veiiie-hdpatique , et cette derniere 
avec la vcine-cave? Toutes 1^ fois qu'un 
.fluide Stranger s'introduit dans la cir- 
.culation^ou il doit ^tre assimile ou ex- 
pulse au d^bors et cbass^e par les divers 
^monctoir^. Le frisson et la douleur 

20 



450 COMMElTTAIREt 

Bont les.8eule8 barrieres que la nature a 
mises entre nous et tons les agent$ nui- 
sibles internes et externes^pour ^miner 
ces deroiers. L'irritation la plus simple de- 
puis la ddmangeaison jusqu'au pnuit le 
plus cuisant| qui ne sont que des vari^t^ 
de la d«uleur ; le froid le plus Uger, tel que 
I'horripilation qui accompagne le spasme 
jusqu'au tdtanos, qui en est le degr^ le 
plus violent^ ces ph^nomenesreGoiuiais- 
sent tott)ours le m^me prindpe. Pour le 
frisson , soit qu'il dut ^tre considdrd 
comme un effet sympathique de Testo^ 
ZBiac, et de ses irradiations y^rs Fojrgaae 
outlBUi^; soit qu'il resulte d'un agent 
ddldtere quekonque , iMroduit dans la 
circulation par ab^ortplen , inhalation 
ou i&oculatioii ; on voit qu'il proyieot 
toujcuirs du spasme^ dont la force et la 
dur^e different suivant la violence et 
I'activit^des causes.Mais si la bile se porte 
sur un organe externe ; qu'eDe y pro- 



SJJK U^ III* LIV.D£6 £]^ipE«(,3 4^? 

diuse r^ry^peje et la:fai)greiie, pour* 
qnoif k pl^s for U raison ,: en se fixaot sux 
Testfrniac^ le torn ou le poumon^ nfy oc-^ 
casionii0r9M-eUe pa& unesortc d'^ysipek 
ou inflam^aa^tion ? Quant ala prd^ence dp 
Q^iXfiihwofiu^ d^ns.l» Qirci^lation, Dul 
dottte qu'en verm 4e ses principes tre^-* 
icre^, et de s<in acrixnonie, elle n'agisse 
flur le $ang; qu'elle n'attai|ue la fibme 
^t la d/^cosapose. De meme que les 
mi^MEoes coniagieux s'approprient poi^r 
ain»i dire les priacipes du sang; de meme 
la bile tend a conr^rtii?. eq sa propane 
substance ce$ msmes principes. Alors 
soit qu'dle affecte la circulation en ge- 
nc^raly^n d^truisant Tirritabijil^^ soit 
qu'eUe soit d^pos^e sur un orgape ess^o- 
tiel kla vie^ et qu'elle j produise Tin- 
flanuoaation ^ elle devient toujours hors 
de ses couloirs un prindpe dangereux et 
une cause de mort. N'est-ce pas d'apres 
ces donn^es j qu'on pent expliquer les 

20. 



4S8 COlO SVfl IE 111* LIV. DES E1PID. 

effets rapides et fiinestes des fievres per** 
nicieuieSy idiopalhiques , des erysipeles, 
des pMegmonsgangr^neux, et des Erup- 
tions cuisantes quiparaissent surla peau? 
Telles- soQt les reflexions qui m'ont para 
necessaires pour pouvoir parvenir a la 
connaissance des maladies les plus mor*- 
teUes, et notamment des fievresbilieuses^ 
accompagn^es d'inflammation , d'un oa 
de plusieurs organes essentiels a la vie , 
et meme de gangrene k la suite de cause 
interne. Xe pourrois rapporter plusieurs 
faits de pratique^qui justifieiroient les prin- 
cipes d'apres lesquels je viens de prou* 
ver la dangereuse ftctirite de la bile y el 
ses nombreuses 'metamorphoses dans 
tdute recoiioiili^a^imale. On peut s'en 
former uueidde par ce simple aper^u. 



> > J * .iju i ' 



i" 



COMMENTAIR:pS 

SUR i:,E8 ' 

OBSERVATIONS 

I 

DU TAOISliME HVftE* 

' DES EPIDIEMIES, 



SECTION ni«. LIYRE m*. 

JLi OBSERVATION i'^® em° IX prc'seu- 
tent Beaucoup de re^semblauce pour la 
marcbe des symptomes et la nature 
particuliere de la fie vre, qui dans les deux 
exemples^ est une. ardente bilieuse, 
mais avec une terminaison opposee : 
quoique dans Fiin et I'autre cas, la 

i 2tOi. 



46o COBlMETVf. SITR LES OBSERY. 

maladie se sqit proloDgde aa ceat-ving- 
tieme jtmr. • 

Parion fat pm^dei le premier jour, 
d'une fievre aigue^ continue, ardente^ 
avec soif ^ assoapissemeat at msomnie. 
Au commencemeiit , trouble du ventre , 
urine blaruchftire. Le sixiiihe jour , urine 
huileuse, ddire; tout fut aggrav^*^ le 
feptieme jour, perte de sommeil, urine 
de la m^me nature^ alienation d'esprit; 
dejections alvines^ grasses, bilieuses.Le 
buitienie jour, dcoulement de quelques 
gouttes de sang du nez^ vomissement , 
en petite quantity, de matieres vertes; 
tin pen de sommeil. Le neavieme, m$ni0 
etat. Le clixieme ^ rdniission gdn^rale 
des symptomes. Le onzieme, sueur 
partielle et refroidissement ^ bientdt 
suivie de cbaleur. Le douzieme ^ fievre 
aiguej dejections bilieuses , tenues, tres- 
copieuseS : urines avec eneor ernes; delire. 
I.e dix-septieme jour, ^tat penible,pert^ 



Dtr III* Liv. 0£s ip^niu. ^6x 

4e sommeil^ continuation de la fieyre. 
Le vingtieme , suear Umrerselle ^ insom^ 
Bie; dugout y assonpissement* Le vingt^ 
cpiatrieme^ rdcktire de la fiivre. ]> 
trente-qnatrieme^ intermission, selles 
toujours liquides; et de nouveau^ ehaiear 
fi^rile.Le qtiorantieme, apyretii^; h. pei** 
ns suiyie d'iBterrnption des seUes» 

Hippoctac^ ajoutid les r^ftexions stti* 
tantes : il y eut dci d^godt, '«t de 
Bouveau la fievre repamt, niais tbnjonri 
type r^gc^r t ^elquefeis des^'in- 
;; qaelqurfois p6im da tttttl* 
tHk sotte qae Vtepyttrdie avec uh h^gei* 
loalagemeBt ^loit premptement soivie 
de fi^rre. Le malade fit usage avec 
exces de maavais alimens^ le sommeil 
fut tottjottrs maavais dam la r^cidive^ 
il y iBut du itAire^ de^* urines ^paisses,' 
troubles et d'uue nature pea (kvorable: 
De Tentre tant6tre»ser^, tantot rel&cM; 
une petite fievre continuelle, des dd- 

20... 



462 XOliMENT. BVK LES OBSXRV. 

jcctions abondaintes et craes : la mort 
arriva }e ceni-viagtieme jour. 
• Depui$ le eommeiicemeDt, le» selles 
CureQi toujours- liqaides^ bilieuses, tres- 
ccjpieus,e9; ou si .elles venaient a s'arr^ter 
•iip^p^Ua elles eioient ardente^ et ernes. 
Jusqu'a la fio, Turioe fut tou^as mau- 
yaise; djis rassoupissement, ou ordinal- 
xi^nt UD sommeil interropipu par des 
doulefirs^ du degout; et conststmxuent 
um; fievre ardente* 
.' PU 4>* A. r. %» 8» jt^qofw fucm^. deiru* 

Cest-jk-dife^ qyi'il est probable que Ja 
ddfaiUai^ce de uature',^ou cqlliquatioh, a 
occasionue la mori le cent-vingtieme jour. 
; n seroit difficile , pour, ne pas dire im- 
possible » de d<mtier des details plus cir- 
constancies des . . caiuses de la . prolon- 
gation de la maladie. On ne peut douter 
que passd le quarantie^ie jour^ qui est 
le teirme des maladies aigues^^ meme 



DU 111*' LIV. DES EPIDEM. 4^3 

prolongees^ Hippocrate Be se soil cru 
obligd d'ajouter ses reflexions pour ser* 
yir de commentaires dans I'explication 
des phdnomenes qui opt accompagne la 
fievre jusqu'au cent-vingtieme jour; I'his- 
torique de la maladie se borne auquaran- 
tieme; on ne compte ensuite les dpoques 
critiques ^ que chaque vinglieme, jus- 
qu'au cent - vingtieme inclusivement. 
Mais dans le livre des crises^ le terme 
le plus prolonge des fievres aigues ne 
s'etend pas au dela du soixanti erne jour. 
C'est en eflfet la plus longue dur^e qu'on 
puisse assigner aux maladies aigues 
deg^nerdes. 

Tout annonce chez ce malade une 
(ievre ardente bilieuse^ jugde imparfai- 
tement le huitieme^ le oozieme et le 
vingtieme jour; a celte ^poque, quoi- 
qu'une sueur g^n^rale dut^tre la crise; 
rinsomnie, les dejections bilieuses^ le 
ddgout et I'assoupissementi annon^oient, 

30*. •• 



464 GOHBIEHT. SVR LES OBSERV. 

que la maladie n'^toit point terminee. 
La fievre revint le vingt-quatrieme 
jour; mais d'une maniere irreguBere^ 
jusiju'att trente-quatrieme y on il y eut 
intermission parlaite. Cependant les 
seller dtoient liquides, la chalenr f(Sbri}e 
s'dtoit manifesi^e; et ceci dora jasqu'au 
quarantieme jour, qui fdt suivi d'nne 
nouvelle intermission. 

L'assoupissement et le d^goiit ^toient 
dus a la presence de la bile; mais la coc- 
tion de cette humeur n^^tant jamais 
parfaite, la fievre lente et le flux de 
ventre amenerent insensiblement la 
colliquation et la perte entiere des forces. 
Hippocrate a eu la sagesse de ne point 
discuter ce poilit de doctrine, mais 
d'indiquer seulement les cattses les plus 
visibles de la prolongation de la maladie. 
II est probable en pareille drconstance 
que nous eussions rdnssi a arr^ter la 
fievre avec le quinquina. Mais Hippo« 



V 



1^17 ni' LIV. D£S lEPIBBltf. 365 

€Niie n'avoit pas hk sa disposition oe re* 
mede h^roique, ni Fem^tique, ni les 
autres substances k I'aide desquelies 
nous parvenops plo? ob moins dire€te^ 
ment a seconder les efibrttJe la nature 
dans la gu^rison des maladies. Geite dif- 
ftrence d'emploi des moyens th^rapeui- 
tiques doit influer pour beauGoup sur 
la pratique de Tart* Aussi , sans pou« 
voir rejeter entierement, >ni la coo- 
tion, Bi les crises y il faut convenir 
que la m^decine moderne,^ par Icsarcfs- 
grands progres qu'eUe a faits dans la 
chimie, la botaniqne, la matiere m^di- 
cale et la pbarmacie , a n^cessairement 
une grande snpdrioriti^ sur Tancienne. 
Ija saign^e y autsefois iconseill^ jusqu'4 
d^fiaiillance y est rdduite aujonrd'bw 
a des proportions beaucoup plus mo* 
d^rees; les v^sicatoires , les synapis- 
mes et les sangsnes conviennent g^n^- 
ralement pour abr^ger les maladies. 

20..... 



466 COMMENT. SUR LES OBSERT. 

L'usage i^isonn^ de ces moyens thdra^ 
peuUques est le fruit de nos connoissaiH 
Qes en Anatomie et en PhyBioiogiis. La 
connousance da pouls^ est la bous* 
sole dtt m^decin^ sitrtout poar la pres- 
•criptioB du rdgime, des saignees, des vo- 
•mitife et despurgati(s. Cependant il ar- 
rive encore, notamment dans les fievres 
•dpiddmiques, que .nous sommes obliges 
*d'^lre. tranquiUes speciateurs de la 
xoctionet des crises. Petit««tre Texem- 
-pleqae je viens de rapporter est-il.de 
de geiire« Cependant, ici les signes pro- 
>gnostic§ d'Hippocrate sont invariables'^ 
'ainsi' qac ses descriptions historiques 
.des maladies. G'est surtout enetudiant 
.'Cette partie la pius inti^ressante de ia 
! science, que Fon est parvenu rdellemeni 
'kperfeciionner lamedeciae;- 

N- IL 
La femme qui demeuroit pres de 



DU in* MV. DES EPiDEBf. ^&J 

la fontaine froide , k Thasos^ est prise 
d'une fievre aigue avec frisson. Le troi* 
sieme jour de sa d^livrance , suppressioa 
des lochies. D^ja quelque temps aupara* 
yant elle avoit de la fiivre et du ddgout; 
apres le frisson, la fievre devint aigue 
et continue avec froid. Le huitieme jour 
et les suivansy il y eut du delire avec 
des alternatives de calme : beaucoup de 
dejectiQns aqueuses ^mllees de bile, et 
absence de soif» Le onzieme , urines co* 
pieuse^, noirdtres; insomnie. Le ving- 
tieme , frisson suivi de chaleur , leger 
ddlire, insomnie; m^mes dejections, 
urines copieuses. Le vingt-septieme , 
point de fievre ; mais suppression des 
selles/Quelques momens apres ^violente 
donleur de sciatique du c6te droit ^ avec 
fievre et des urines aqueuses. Le qua* 
Tantieme, remission des douleurs, toux 
continuelle , humide et fr^quente ^ 
constipation : mi^mes urines. Dugout des 



alimens; fi^vre irr^guliere, avec des 
paroxysms (i). Le^oiiantiime^.Ia loux 
%e disstpa sans des signes legitimes der 
eoction , soit des crachats , soil d'aucune 
apostate approprii^e k la maladie : con-^ 
rnbion de la m^choire da cbi6 droit ; 
assottpissement , stiivi de d^Itre el d'un 
prompt r^taUissement du calme; cessa^^ 
tioa de la convalsion^ d^ectitma de bile, 
en petite quantity ; fieyre plus aigue , 
accompagn^ de frisson; aphonie qui 
contioue les jonrs soivans , mais qni est 
suivie du retoar de la connoissance et 
de la parole. La mort arriva le qnatre^^ 
vingtieme jour. L'auteur remarqae en-* 
suite que les urines furent noires^ te- 
nues et aqueuses; qu'il j avoit de rassou* 



(i) Hippocrate aionta, comme daas robsenration 
pr^cedente , leg signes qui annonfent , paste le qna- 
ranti^me jour , une crise imptrfidte , etil fiat pr^vob 
r^T^neMent fatal qui arriTa la ^pialr«-vi&stidiiBe io«r. 



pissement; un ddgout absolu, du d^cou- 
ragerment, des insomnies ; la malade 
^toit d'un caractire difficile, port^e k 
la coUre et k la melancholie. 

lit A« £. n. B» ire^gevov ^ea;^&)|»ovvrtev 

G'est-k-^ire, il est probable que la mort 
survenue le quatre-yingtieme jour 
a dtd occasionnde par la sappresion deft* 
lochics 

Cette maladie presente les caractirei 
du typhus. Desle commencement, la He^ 
jvre etoit compliquee de suppression des 
lochies; un fiux dt ventre, bilieux, tr^9« 
abondant se ddclara aussitot: cet dtat est 
tris-pernicieux , surtout chez les femme) 
en couche. On doit-^tre iltinn6 que la 
maladie sesoit prolongde jusqu'au quatre- 
vingtieme jour .Les urines tdnues,noires^ 
tris-copieuses et aqueuses, annongoient 
la presence du spasme. Le vingtieme 
jour, un paroxysme se manifesta sans 



470 COMMEKT. &VR LES OBSEEIV. 

etre saivi de crlse ; il y eut du delire et 
des iosomnies; les , dejections, ainsique 
les urines^ continuereat tou^ot^rs de 
meme. Le vingt-septiemey una violen- 
te douleur se porta k I'ischioa. Le qua- 
rantieme il y eut une legere intermissiou 
de la fievrey et aussitot survint une toux 
humide tres copieuse. La fievre avoil 
des paroxysmes irreguliers. Au soixan- 
tieme, qui est aussi une ^poque critique^ 
dqs fievres aigues les plus proloagdes^ 
la toux se dissipa sans aucun sighe de 
crise ^ . il ne parut aucune coctioa des 
crachatSy et il ne survint aucune apos- 
tase quelconque. On remarqua aus* 
si tot une diSbrmitd de la m^choire du 
cotd droit; ce qui dtoit un efTet de la 
convulsion. II y avoit deTassoupissement 
et du ddire ; toujours du ddgout : la*^ 
convulsion cessa au moment ouil survint 
des dejections de bile.La fievre seT^pdta 
avec frisson^ mais I'aphonie se manifesta 



DV III' LIV. t>£S EPIDEM. 4X1 

saccessivemenl, et la parole revint aiusi 
que la connoissance ^ mais pour un mo: 
ment : la mort eut lieuau quatre-ving- 
tieme jour. 

Le ddgodt ^toit entretenu par une 
cause que Ton ne peut attribuer qu'a la 
presence de la bile.Les mouvciaeatsde 
colere, rinqui^tude coutinuelle , la md- 
lancholie^ ne proviennent pasd'upe autre 
cause. La fievre lente irrdguliire, qui 
se prolongeoit arecle flux de .venire, ne 
pouYolt avoir que des suites fonesies, 
Enfin le d^pot k rischion, s'il avoit eu 
lieu, n^etoit p^^s non plussao^ danger. 
La fli^on s'etoit port^e pr^oedemment 
sur la poitrine; elle avoit occasionne la 
toux humide; c'etoit une voie de crise, 
mais elle fut de peu 'd'importance. La 
paralyeie . de la mdchoire provenoit* 
elle directement d'une mdlastase sur le 
cerveau? On ne peut guere en douter, 
puisque celle-ci arriva precisdment 1q 



(73 COmitellT. ftVK LtS OBSEtlVr 

soixwitiiiiie )oviry lorstjue la toux cessa , 
ainsi que Pexpettoratioir. Le fitix de 
rentre el le ddgo&t condimels ^toient 
sne came permanente de FaU^ration des 
hnlnents ; la Mrte n'l^oil Ui qtte pour 
Cdiiksamer le teste des forces , au lien it 
servir k la coetion Critique. Cki effet, k 
fiitre survient par le seul exciteihetft deS 
ibroes ritales, ponr la destmction des 
eaoseSBlorbifiqiiesy^enyertudes lois de 
de r6rgaiii<iiie toimal, qtu n'est autri^ 
cftese qtie 1 ettsembie tses Ibtictioiis^ doi^ 
k pttrfftite hami(ytiie tonstitiie F^tat tit 
siim^;sofks cetftppbrtil li'^& qa^ttne es^ 
]^ce d6 fi^rr^ iMn haotetits i^dKtent, 
^Ues doivebt entret en voie de eocHoH ; 
les tines dmvent ^treassimildes, et les 
mitres rejet^s; mais si les forces sont 
(Ipnis^es, les monvemenis sont impar- 
fiiits ; les produits de la digestion ne se 
riSpandent phis uniformdment ^ tons 
les organes; il se forme its embarras^ 



Dtr III* LIV. DES 1SPIDEM 47 3 

des obstructions ; le chyle n'est plus ^k* 
bor^^le sang, d^pouilld de tous les ptia* 
dpes nutritifs par les direrses w6cp4* 
tioDs et etcr^ions , ne pent plus se rtSpSb* 
rer; enfin, la cacochymieet rhydropisie, 
et toutes les maladies proyenant^s de 1» 
ddcotnposition des fluides, succedent-Ji 
cet dtat de langueur^ et la tuort sur** 
vient. Qaand un vhc^e est attaqu^ 
d^inflammatiooy il eurdsulte div^rses 
espices d'ulcireSi et la phthisie. Dans 
tette oB^emtioD, le ttax colKquatif 
k amen^ la didte tiet fdrce^, et a 06* 
c^ionii^ h mort. I! est probable qu'il' 
^oit entiti^ttitt pur Pinflammation leh* 
te d6s Intestins^ et 'p^ut'-^tre par I'af* 
fection du foie : la cessatioh des <ifa^ 
chats, lei soiitaiitlime four , apr^ vox& 
expectoration abondante ttis-humide , 
suppose ici la presence du pui ) et le 
flux de venire, qui a persist^, n'dtoit 
peut-^tre lui-m£me qu'une suite d6 la 



474 COMMENT. SVA LSS OUSEllV^ 

phthisic. Le flux de ventre a para 
au commeoGement de la maladie : les- 
dejections . ^toient bilieuses , grasses j 
tdnttes; on ne pent done Tattribuer qu'a 
la bile ; tandis qu'accompagnd de la 
touz, il annongoit I'affection du foie 
on du poumon. II est d'autant plus re- 
xnarquable que le flux de ventre a 
occasionn^ la mort^ par la chute, des 
forces et la colliquation; que Taccou-' 
chcment qui avoit pr^cdde ^toit de^ 
line cause directe d'aSbiblissement. Les 
su^urs 1 qui auroient €\A si n^cessaires, 
les urines do^it le ^pot auroit termi- 
ni lesdouleuxs^forenl tou].9urs nulles^ 
on ne pouvoit- done rien attendre de 
^ la nature* ^|,ia fievre bilieuse^ continue 
dis le commencement, deg^nera in- 
sensiblement en fievre leate . avec 
des intermissions. Gette derniere sue- 
cede souvent m^mp aux Idgeres in- 
disposjjtions q;ai accompagnent lies maux 



CU III* LIV. DBS £PID£M. 47$ 

jde gorge av ec tous les signes de I'embar- 
ras gastrique.^Si ^datis cet instant on fait 
v.omir et que Ton ait recooK aux purga- 
Xih, Tindisposition ^ quoique termia^e 
par des Evacuations abondantes de ma* 
tieresbilieuses^yerteSy grasses comme .(}e 
I'buile, est suivie d'acces pdriodiques^ 
iiemarquables par la ]ividit^ des ongles et 
le froidsuperficielde la peau jusqu'k ce 
que 1^ coqtion de Thumeur soit parfaite* 
Or, cek n'arrive que par la continuation 
dela fievre^'mais dans I'obseryation que 
nous avons sous lesyeux ^ les forces etant 
d^jk affoiblies par les causes prdcddentes, 
et le flux de ventre n'ajant point cessd 
avec la fievre, il ^oit bien impossible 
qii'il n'occasionndt pas la mort. £f- 
fectivement celle-ci arriva le quatre- 
vingtieme jour. L'ipdcacuanha au com- 
mencementy les toniques, le quinquina et 
les vesicatoires aux jambes, scroient lei 
iieuls moyens curatifs k employer. 



4^6 COMMEKT. 5V11 LES OBSEET. 

Cette observation est rapporl^ 
dans le Synopsis des fievres, ordre V*, 
fievres ataxiques, intenmttentes , per- 
nicieases,60^s letype de double-tierce. 
Les caracteres ajontdsk la fin sont ceux* 
ci : IT. (. 7^. a. 9. Trc^avbv idjpMTuv tt^^.S'oc 
«nof!^9pa,v xal OavaTOv vj 9ta. tviv cx ra>y 
t^puTuv ir^q^ovc airo^^opav, 5avaT0V. C'es^- 
a-dire ,^ qu'en raisen de la quantity ex- 
cessive jdes sueurs^ il est survenu un 
etat de foiblesse qui a occasionud la 
mort. 

Oiv a ici I'exemple d'tin^ phren^ie 
QXtr^mement aigue, qui. devint mor- 
teUe le troisieme joar« Des 1^ opnunen^ 
cement^ vomissement de matieres ver tes, 
iievre accou^agpa^e de &iss«my sueur 



DU 111* LIV. »ES EPfDEV. 477 

copieufie et continuelie; urine t^nue, 
aphonie^ Le deuxiem« jour^fievre aigue^ 
^et sueur coutinuelle, soubregauts des ten- 
dons , coQYukioiis suiyies de la mort. 

5avaTav,c'estrk^^eyil est probable que 
l^s convulsioiiQi ont dtd cause de la mori 
<tes le troisi^axe joun 

No V, 

L'OBSERVATioif a rapport k unfe 
dottleuT'de sdatiqii&e aigue: le premier 
jour 9 survint une fievre tres-ardente. Le 
deuxiepue les douleurs diminuerent : les 
extr^mites ^toient froides; le malade 
rendit beaucoup d'urines; mais d'une 
mauvaise nature.Le troisieme^ ladouleur 
cessa entierement ; le d^lire se d^^lara 
avec lin grand trouble. Le quatrieme, 
la mort arriva dans les convulsions. 

T. r. A. e. n. i. a. b. r. a. e. ne^«vo* 



478 COMMENT. SVR UBS OBSERV. 

Tera/aTiQ 5avaTov. C'esl 2i-dire que le flux 
des humeurs et le trouble qui s'en est 
suivi par l^ur quantity excessive, et Tex- 
tr^mie foiblesse a occasionne la mort. 

On peut supposer qu'il y a eu mt^tas* 
tase des doulcurs vers le cerveau; et tout 
doit nous le faire pr^sumer, par la 
promptitude m^me des convulsions. Les 
affections arthritiques sont surtout su- 
jettes a se d^placer, pour se porter 
sur les organes iuternes : c'est ainsi que la 
plupart des attaques de goutte devien- 
nent sir subitement mortelles, par Fin- 
flammation de quelque viscere. Les 
s][napismes sont alors les meilleurs 
moyens k employer pour rappeler W 
goutte aux extr^mitds. 

N'^ yi. 

Fisy&E iidammatoire, no tee dans le 



DV III* UT. DES £PtD£X« 47d 

ijp]^emikre ao^ot^niqu^ citde dans la 
Nosograpliie de M« le professeur Pinel. 
Les caracteres ajont^s k la. fin de Tob* 
servalion sont les suivants : T. A. lA*. r« 
HA. 9. L !• B. A* Y* TTtOavov ita^opnudrwt 

irfiioLVm II est probable que la gu^rison 
survenue le quatrieme jour, fiit le r^- 
Aultatdes Evacuations alviaescopieuses; . 
ides urines ^paisses^ troubles, e t des $u<?ttrs« 

N^YII 

- OessnTATiaH rapjportrfe dans la No« 
sographie de M* le professeur PineL 
Ordre i** fievres angiot^niqaes; syne- 
que' iaflammatoire. Une fievre ardente 
se d^ara avec soif , insomnie et appa- 
aitioii des regies. Le deuxiime j^ur ^ 
beaucoup de d^godt, rongeur du visage; 
frisson, grande agitation. Le septi^me ^ 
monies sympt6mes; urines t^nues, d'une 
boune couleur^ sans trouble du ventre. 
Le buiticmeysurditeyfievre aigue, insom* 



48o tOMHElfT. sua LES OBSEKV. 

nie, ddgoiit, frissou^ intdgritd des fonc* 
tions iDtellectuelles ; nul changement 
des urines. Le neavieme jour et les 
suivahu ; monies sympt6mes; toujours 
surdity. Le quatorziimey ^garemeDt de la 
raison, r^missioa de la fievre. Le dix- 
septieme, hdmorrhagie aboddante du 
net'f diminution Idgere de la surditd: 
ce jour-lk et les sui vans^ ddgout et surdit^; 
ddlire , intermissidn de la fievre , legere 
bdmorrhagie naxale , fiuivie de cessation 
dti la fievr^ qUi reparoH le viogt-qna- 
triemejour^ de nouveau surditd, don* 
leur aux piedsy continuation du delire. 
Le vingt-septieme, sueur tr^-abondante 
qui' tjBi:iuiiie la fiiv^e et la surditd^ la 
douleur aUx pi^ds cOntiaue } du reiftte la 
maladie est jug^« U. A. K. Z. r. iri^^vev 
ff$^Q^>9 slxoc^ vy^cffvymfft^acll estprobable 
que Themorrhagie tres-abondante ^ le 
Tingt-septieme jour a amene la guerison. 

Observation d'unie fievre continue 



DU III* LIV. DES EPIDEM. 4^1 

bflieuse^ compliquee de pleurdsie, cit^e 
par M. le profes&eur PineJ, a rarticlq 
des phlegmasiq^ , volf II., Anaxion est 
pris d'une fi^evre aigue e% de douleur 
continue au c6x6 droit ^vectoiix s^cbe; 
point d'expectoration.les prfsmiers jours- 
$oif, insomnie^ urines d'une bonne 
couleur^ mais copieuses et tdnues* Le 
^ixi^ine j(>ur , d^lire ^ les fomentations 
ne produisireDt a|icim ^oujagement. Le 
septieme , la tQux et les doiileurs conti- 
Querent ay ec difficult^ de respirer,Le hui* 
tieme jour, la saign^e de la basilique , la 
y eine du coude, produisit une Evacuation 
^opieuse |tel}e qu'il la falloit; les douleurs 
diininuerent; maisla.toux Etoit.toujours 
seche. Le onzieyme )pur , remission de U 
fiivre; petite sueur autour de la t^te. It 
toux commenca k devenir hunude., aVec 
expectoration. Le dix*septiime^ crad^ats 
un peu cuits y ftopjiagement sensible; mais 
fl y ayoit de la soif ^ Texpectoration 



» 

48» doimEirr. sua les obsert; 
n'dtoitpas tout-k-fait louable. Le ving* 
tieme^il survint des sueurs, qui firent 
cesser Iji fic^re; apres Ic jugement, le 
foulagementcontinna.lieviBgt-septicme, 

r^cidive dclafievre,cxpccloration abon- 
dante de crachats cuitt; urine contenant 
beaucoup des^imcnt blancMtrej ces- 
sation de la soif, sommeil. Le irente- 
quatriime I sueur g^nerale, terminaison 
de la fiivre et fin de la maladie. 

Onne pent mdoonnoilre idla presence 
d'une fievre bilieuse ; la plear^ie ^toit 
symptomatiqae; la douleur de cbx4 et la 
fievre, passd le vingtieme jour, en sent un 
exemple. Le huitieme jour, la saign^e dii 
bras fat cmployi^e avec snccis; mais ne 
tenniaa pas la maladie , comme cela ar- 
rive ordinairement dans la pleuresie 
inflammatoire. La continuation de la 
toux et des douleurs ^toit due aa 
ftpasme qui s'opposoit k Tenpeaoration. 
Cependantla fievre diminua au onaeoia 



OtJ m* LIT. DES lEVmEM. 4^3 

|oar; des petites suetirs survinrent k 
la t^te: elles annon^oient I'etaf de sonf- 
,irance des parties sup^rieures; el qum- 
quela tonx fat continue ^ elie ^toitplus 
humide. Le djx-septieme, il j eut un 
commencement d'ei^pectoration. avec 
des signes de >coction : des <ce moment , 
la donleur de c6t^ diminua^ la sotf 
indiqnoit toujotirs la pr^ence de l|i 
bile. Le vingtiime jour , qui est le ter* 
me ordinaire des fiivrcss aigues , survint 
une sueur g^n^rale, qui tevmina la 
iievre.Dcs le principe, on n*a done, fait 
.que detruire la complication., par la 
^aignde : indubitablement la douleur de 
.c6td y ne s'etant point apaisee par l^s 
fomentations ^moUientes, e^t ^t^s^iiyie 
il'empyeme. La fluxion ayoit attirdsur 
le c6td les humeurs : il faljoit, pour pro- 
curer leur expulsion , une prompte ex- 
pectoration f ou les dtftourner ou les 
dvacuer d'une maniere quelconque. La 



/ 



484 GOMIIEIIT. !ft7R LES OBSEliy. 

presence de la bileoccasionnoit lespasme 
et la donleur : Toq ne pour oit rien esp^rer 
tans la- coction.Lo dix-septieme jour^ Tex- 
^pec^oration n'^toit pastoat-ii-fiiitloiiable: 
'0iiriedirpa»pr^i6<^meat de qilelle na- 
tute ^toit cette expectoration; mais il 
est probabte qu'il ne s'agit ici que da 
dtfaat de coclion. Le vingtieikie jour, la 
mienr fit tess^r entierement la fievre. Le 
Tingt-s^ptieiiie; eilerevint ayec la toax; 
maisily eut uut expeclo^atioli abon- 
danie de crachalscuils.Les urines ^toient 
^^menteix^s et tres-copieases \ alors la 
loif icessa ^ et le somiheil annonga Tab- 
sentedetduter^chute/Iie trehte-qua- 
IriemOy'la suedr gen^rdletermina entie- 
rement la fievre. La toux, le vingt-sep- 
tiitn!^ ^toit un'eSet de Tiiiritation : il ar;* 
rive souvent que cette derniere est en- 
tretenue par la fievre; et ne cesse en- 
tierement que lor^qae Vapyr^xie est 
complete. Cela se remarquo sans la 



or lit* LIV DZS EPIDEIC. 4^3 

complicatioQ de la donleur de,€6td;2i 
phis forte riiiAon quand il y a la moindre 
apparenoe^de plear^ie. La saign^e n'a 
done rien change a la marche de la ma- 
ladie; n^dtoit la douleur de cote, qui 
atiroit donn^ lieu k la suppuration. La 
fievre a ced^ seulement aux sueurs , 
et la coction des urines s'eu jointe k 
cet. dtat. Cest 'la plus . forte objection 
qne Fon pnisto faire k <cenx qui nieni 
rinfluence de la coction des humeurs 
dans les maladies. £n effet La saignde 
n'a pa agir que sur la toux qui compli* 
iquoit ia fiivre , et si on n'avoit . eu k 
eombattra que rinflammatton y la sai* 
gnde , qui en eist ^yidemment le reme- 
de , auroit termini entierement la 
maladie, en faisant cesser la douleur. 
€eci arrive ' ton jours dans les phlegm 
masies sans complication do la htle^ et 
m^me dans la pleur^sie et p^ripneii* 
monie inilaiamatoires. L^expectoration 

ai... 



486 GomxsiT. SUA les obsekt.. 

csl la lerminaisbn ordinaire de Tirrha* 
lion port^e sur la plevrc et le poumon ; 
la toux est pour le pounon , ce qa'est 
la doulear a regard des aaAres organea. 
Ije poumon eat certainemenl sensible ^ 
comme toutesr bos parties ; il en est de 
Bi^jne de la pl^vre^ Ijes os'et les ongles 
font sensibles : ea un-mot, coinment^une 
parcie qui joint de la vie seroi€-elle insen* 
iible? Lacontractioii des J^irenXs tissns 
« lieu par ude infiiut^ de causes : eHe pro* 
vientde touslesagents internes etexter* 
ties qoisollicitent rirritabilitd et contract 
tilitiS f des. qu'ik aiectent d'aae maniere 
d^sagrdable les organes qui n*y sont 
point accoutum^s. Aussildl le spasme se 
dddare^le frisson sHrvient*,la chaleur etia 
fievre s'alluinent; et avec cette derniere 
naisflent tous les' accidents de rinflaitiina» 
tion : c'est seulement k cette .^poqne 
iju'onpeut dire anss^que la crise fut cotn* 
flite; car le ripgtisepti^JQPii^ joar, il j 



tuv uf Ltv. Dzs ipmiu* 4^7 

livoit eu une expectoration tris-co* 
{»ei]5e, qui accoApagnoit Taffection 
pleiir^tique. Or, dans aucane ma« 
ladie inflammatoire de la plirre et du 
ponmon non compliqu^e de bile^ ptes* 
que jamais rinflammation ne se pro* 
longe aux vtngt*septiimeet trente«qua- 
triime jours, sans qu*il en r^sulte la 
suppuration ou empy^me ; et cette ter* 
minaison fin indubitablement arriv^e, si 
des le commencement *on n'avoit eu 
recours k la saignde. II est probable que 
nous aurions des moyens de diminuer ce 
laps de temps, par les b^chiques ; et 
aurtout le kerm^s^ qui aaroit poussd aux 
sueurs et k I'expectoration t ce moyen 
iiVtoit pas' an pouvoir d'Hippocrate. An 
reste I'inflammation en ^toit une centre* 
Indication. On ne ponvofi recommencer 
la ^aignde , peat*^tre sans inconvenient } 
alors lessangsues an cottf , les v^sicatoi^ 
ses dont on auroit entretenn l^geremei^ 



\ 4S8 GCaOlEKt. SVK LES OBSSRT* 

la suppuration , pouvoient ^tre oppo^ 
h6s efficacemeut k la donleiir; les lare- 
mentspass^Ie septiime jour,et quelques 
laxaiifsy aumoiDS le vihgtiemeyndcessai-^ 
rement eilssenf emp^ch^ la fievre de se 
proloiiger au trente-quatrieme. Disons-* 
le k la louange d^Hippocrate, malgrd 
Fefficadl^ det moyens les plus usitds, et 
dont ^toit d^pourru Tilluslre rnddecin 
quinousa transmiacesfid^estableauxde 
maladies les pltfs oompUqu^es ; disons le 
ik sa lonao^e^ lespraticiens les plus habiles 
ne peuvent tob jours se flatter de rdussir 
dans le traitement des maladies ; et il y 
a certainemeot de la gloire k ne jamais 
farder la vdrite. 

La tension des vaisseaux n'est pas la 
venle cause des maladies inflammatoires 
bflieuses. Les .sotidistes me paroissent 
done manquerde preures centre les 
animistes'^ qui soutieoncmt devoir tout 
ittendre des effot(s de la nature et 



parlkoliirament de la coctioa des ha- 
xneurB soumises au travail de lamala* 
die. Le qnaraatieme jour est le term^ 
prolongd desjnaladies aigues; le qua* 
toruime eelni desphlegmalies) le ving- 
tieme celui des fievres continues t j'ai 
ddmontrd cette v^rite dans la preface 
des aphoiismes. Les manustrits les plus 
Complets ne laissent aucuns doutes sur 
ce« pcincipes. Ainsije n'ai pas vouki 
suivre seryilement. les dditfons telles 
que nous les avons depnis plusieufs 
siecles. Je ne crains pas de le dire ^ c'est 
{Au6t par un esprit de controVerse 
que dans I'exacte justice qu'on se livre 
avec complaisance k une routine area- 
gle 9 ({ue lien ne peut dclairer. Les 
corrections que je viens de citer sont 
ei^actement co^formes k la doctrine 
d'pippocrate, Je me rdsume done k 
avo^; pcojive, dans cette observation, 
Texi^eijILC^ r^elle de la coction et la pr^- 

^ I •{■•I* 



490 QOiinUBiiT. nrn utscnsiftV. 

sence de la bile, comme ayantoccaricmn^ 
la fievict et rinflanamation de la pleyre4 
Or, qael que toil le raisonnemeiit qu^ roA 
pnisse imaginer, on oe peut nier qae la 
moladie n'ait 6i6 entreteniiepar la l»le f 
puisqae la saign^e n'a.kgique sur la dou4> 
leur de c6i6f tandisqiie la fievre ; a c^dtf 
en'lieremeiit aux saearfl ei aux uriDes% 
. Les caracteres ajouii^s k la fio sont 
€euxrci : n« II.. A.' A* Y.^irrtOBcvov 9cvsv|iovo(^ 

c*|{st*a-direy il est probable jqae raffiec* 
tioQ du ponmon a 6i6 suivie de giidri- 
son ou de crise le trente-quatrieme )o.ttr« 

N» IX. 

Le -h^ IX pt^ente Tobserration dSine 
fievre ardeiite, l^iKeuse, qui s'^tendlt an 
cent-vingtieme jotir *: la maladie coin- 
Inen^a par Itre- aigne , comme n<Hi8 en 
mrohi' Pexemple dans le n° i*^ : betie 
demiere s'est prolong^ dgalement an 



teQNTingtieme jour; et Fdv^ement 
a ^t^ mortel ; ici , aucontraire la gQi6rU 
son s'en est suivie. 

Des I'origine^ la fiivre dtoi t aigue avee 
des urines tdnues noir&tres, et des exa*» 
cerbatiom irttfga1ik>e» ou paroxTunlesi 
Le qiiatoriieme f onr^ sujhdit^, fievre plnA 
intense. Le vingtiime ^ d^ire qui contH 
ntte les jouts snivants. Lcf quarantiemei 
li^nftorrhagief nazale abondante; d£s tors 
Tetour de la connaissance et diminiition 
d« la surdit^^ remission de la ^^re,tan« 
di^qu€ rh^mdrrhagie se renouvdoit de 
teitip^ ^ autre i mats en petite quantitd, 
jnsqu'att soixantt^me jour; Des douleiirs 
se porterent aux parties infi^rieures, et k 
la hanche ^roite; et il y eut augmentatiDn 
la ilevre. Le quatre^yingtieme , urine 
d'nne bonne couleury avec sediment ^ 
dindnotion da d^lire..l43 centieme> 
trouHe d'«iitra]Ue»,'dd}ectibQ^alviiies, 
bilieasin^ ec ensoite dyBeDt^riques.i 1% 



ig% cowhiMtrt. $vk tis oBSfinr. 

fievre oessa ontimmeni ain^i que 1» 
siirdite. • 

n. X. A. P* K. r« niBcathv ;(oX»^i&y ^i«- 
j^pjt^n ffxard(r>i tUocQ yfitaof^ c'est'^a-dire 
qtiela gu^risoD, au cenUvingtieme jour, 
eut iieu probablemeiit.par les deject 
tloDS de bile. Iol makt^ie s'est Ttermin^e 
aussi pari'li^moiThagie da nes r^it^cee 
k diSerenu iateryaUes ^ les urines n'oiit 
jamais d^posd. Les doidenrs a lluschioii 
meaagoieiu de d^pdt : les selles dysent^ 
riques out pr^veuu cette flicheuse tenni* 
naisou; ooniAie on en a Texemple chez 
Hermlppus le dazem^mon dont les. pa- 
rotides tendoient k la suppuration^ et qui 
se sent dissip^es par des selles dysentd- 
riques. L'intermisuon de la £rey re-join- 
te h rhemorrhagie. da nez ^ .au quaran- 
tiime jour, ^oit une garaniie sttffisante 
de tout danger. €ependant la longueur 
d^ la dialadie sembloit devoir a'oppos^r 
direcldmeol k bt gu^sisoaitfVevs le^quatret 



m 111^ Ur. DES BPIDEM. 49^ 

yingUeme jour ^ il j eut une r'^miisiott 
g^Q^rale des symptomes ; les ttrihet 
^toient d*une bonne couleur et s^dimen* 
teuses : elles ontdonc 6t6 coojointement 
avec I'hemorrhagie dunez,une cause de 
la cessation des douleurs et de toute crain* 
te de dep6t k I'ischion. Mais les dejections 
bilieusesy et quel<{ue temps apresdy^en- 
tdriques, furent la ydritable crise de la 
maladie. 

Or , le quatorziime , le vingtiime ^ 
le quarantieme, le soixantiime, le qua- 
tre^'viDgti^sne ^ le cenliime et lei cent" 
vtngtieme^ sont les t^poques critiques les 
pins remsirquables* dans les longues ma^ 
ladies. Cependant on ne.peut affirmeif 
que ce soit id une maladie aigue coihm6 
dans Torigine. Pass^ le quarantieJOKi^ 
jouTy la fieyre est deyenue tout-ii-fait in- 
termittente^ e^la crise s^est feiie pro* 
gressivement p4r rh^mpi^rhfigicaiaaale; 
les selles . JiiiUeases > dy$eat^ni[ues%re( 



les urines s^dimenlensei. Or, ce sont 
prdds^ment. les yoi^s les plus ren&ar* 
qaables de teminaison des fievres et des 
maladies aigues. D est probable que^e 
malade ^toit d'une forte oMistitation^ 
et jeune, pour avoir support^ d'aussi 
longues sDuffirancef* 

, Observation , n* X, rajftportee dant let 
synopsis des fievres^ ordre lY* adynami-^ 
ques, — puttides. Espice compliqa^e c 
fievre gatro-adynamique continue. 

Les caracteres ajoat^s k la fin de Tob^ 
servation.sont les suivaVits: II* X. A* I. 
KA* T« irc3«vov )^9kiihi hi^nn iip&9t il* 
Mfii Kac 9r|»Mtii uyua¥f II ^t probable que 
les ditf|ections alvines et les nieurs 
amenerentla gndrison le vingt-quatrie* 
inejour. 
- H«XL 

' NoiTs aUoas donner I'eiemple d'une 
fievre ardente phr^n^^tique , qui n'est 
pent^tre cj^'un causpitou fiewe 



ttr lU* LiV. DES EPiDElfi 49$ 

inflammatoiire , du moins k eh jugex' 
d'apres les caracteres suivants : n. n T. A^ 
)5. r. y. Trt^'avov n')<vi^og Wp^ruif \o^si(iiv , 
htt(T^s^ivT(av^ rpirvi uysiav ^ c*est-k-dirc , il 
est probable que les sueurs et les lochies^ 
(les regies) survenues abondamment 
{ je lis iTTiyevopevtov), ont amen^ la gue-» 
rison ]e troisi^me joiir. A Thasos^ une 
femme^ malingre a la suite de cha- 
grins f ^ttoiqu'dle vaqu^t k ses occu-' 
pauons et ne filt point alit^e/ perdit 
le sommeil et I'app^tii, ^proura de la 
soif et da dugout : elle habitait sur le 
xnarcUd^aupr^sdufilsdePilade.D'^bord, 
au commencement de la nuit, gristnde 
frajeur^ beaucoup de deraisonnemetits, 
consternation et fiivre l^gere^ le ma* 
tinyattaquesfr^quentes de convulsion; 
ddlii*e , discoiir^ obsc^nes , douleurs 
frdquentes, violentes et contihu^lles; 
fievre plus aigue. Le troisi^me jour, 
le$ convulsions cesierent, mais furent 



4g6 comnsirr. sve tzs obse&v. 

Bttivies d'assoapissement comateux ' et 

de cataphof a. Bient6t apres la malade^ 

dans le dessein de s'^chapper, se livroit 

k des mouvcments violents qu'on Qe - 

poavoii maitriser. £lle avoit un violent 

delire avecunefieyreaigue.Cetie nuit-lk, 

des suearschaudes tres-copieuses univer* 

selles furent Foiyies de cessation de la 

fierre et da retour de la connaissance; 

la maladie fut jngee. Le troisieme jour^ 

left urines dCoienttdnues noiritres avec 

des nuages par flocons suspendus aa 

milieu y et sans s^dimen^. Au moment 

jSelacriseflesmenstruea Coulerent trei* 

abondamment. 

Tons les sympt6me8<|ui sesont mani*^ 
fest^s feiu commencemeiaty ^oiqu'ils fis* 
sent craindre une termioaison fataleyiie 
produisirent cependant rien de &cheux. 
La prindpale crise de Ja maladie , le 
troinime ]bur ^ fut prbduite par F^mp- 
tion abondante des regies. Xette ciis« 



Dtr HI* Lty. DES ipiDISM. 497 

^toit aussi salutaire que Themorrhagie 
dunez; elle ddbarrassa le systeme san- 
guin. Les convulsions ne sont pas mor- 
telleschez les femmes. On doitpeut-*^tre 
presumer que la inalade y dtoit sujette : 
mais la violen<;e du delire el de la fievre 
pouyoit. tadre craindre la phrenesie. 
Xies sueursabondantes universelles, liaK- 
tUeuseSy firent cesser entiei^ementJa ile*- 
vreetlespasme^Le delire et la yiolente 
agitation ^toient occasionnds par la vio« 
lence de la fii vre^ ces aecidents cesserent 
en m^me temps : donc^ tous les caract^ 
res.de tette a£Eection peuyent se rap^ 
porter aux fieyres angioteuiques ou in* 
flammatoiresy et ne sexnblent pas appar* 
tenir au genre ataxique^ comme il sera 
-£acile de le remarquer notamment par 
Fobservation n** XV du m^me livre. 
Les caracteres ajoutds sont les suivants : 
II. n. A. E. r. r. mS^av^v iP^^fiJC i<^/9uT«ay 



498 caiomn. soR its OBSnY. 

li'oBSERVATioN N"" XII 681 rapport^e 
dans la Nosograpbie de H. le professeur 
PineLOrdre i'''^ fiiyref angioteiiiqaesy 
•espece premiere. 

. Les caracteres alg^riques depuis Ic 
N° XII, sont passes sous silence dans la 
plapart des manuscrits. Cependant les 
quairedernieres observations dn i'llvre 
des ^pid^mies me par6issent an moins 
aussi authentiques que les pr^c^dentes^ 
«artOQt sil'on considere qu'oB trouve ces 
mimes caracteres k la fin de Tobservap 
tion N® XY; bien antrexnent importante 
iqae la suivante* Je rapporte done ces 
caraitteres^ a la suite du N** XTV , quoi^ 
qu'ils se tiouvent places dans mon Edi- 
tion k la fin du N"* XII; mais par er- 
reur. Yoici ces caracteres et leur si- 
gnification : II* M. I. Z. 6. TCiQoLvov [lavtiiiii 
yeyevij^sviBy eTrraacaid^xctrii 5av«(T6v | (f est* 



OV III* UV* DES EPIDSM. 499 

k-dire que la manie doht il est fajt mei^ 
tion N^ XIV a ^tesuiviedelainortle dix* 
Aeptieme jour; probableinent apres 
aroir donnd naissauce k la ghrea^sie« 
Quant au N^ XII , il est Evident que la 
fievre •est une synoque . inflammatoirc 
et qu'elle a dt^ ^uivie de gu^rison y par 
r^cou}ei»eut aboudant diss regies. 



ifxin. 



HippocEATi ne cite sans dbute pas, 
pour un exeniple de phr^nesie e$sen« 
tielle, robservation K° XIII y puisque 
le malade meurt-Ie treute-quatrieme 
jour^ cons^quemment a la suite d*une 
Idongue fievre. G^est apr^ de longues 
so'uffrances que le sujet fut contraint de 
s'aliter le quatorziime jour. II avoit ies 
irisceres engorges , et depuis long-tempt 



600 COXIIEIIT. SUE LE8 OBSZBV. 

ttne douleur habitaelle au foie; la rate 
partkipoit anssi k FeDgorgement. Alors 
la fie V re se d^Ikre , 1^ couleur de la face 
^toit blafarde; le malade »voit des vents, 
▲pres I'ttsage inconsid^r^ A*nn mavvais 
regime, tant des aliments que de ka. bois- 
son, la chaleur febrile devint conti- 
nue. Lorsque ce malade se fut gorgd im* 
prudemment de lait de chevre et de 
brebis, cuit et cru, et d'autres manvais 
aliments, tons les acddeniss'aggraverent, 
surtout la lievre : le ventre ne rendoit 
presquerien. Sans douteune cause bien 
moins puissante , eiit suffi pour produire 
de pareib d^sordresdans les fonctions de 
la digestion yet di^k les yisceres ^toient 
engorgds. Les urines devinrent rares et t^ 
nues ; ii y avoit perte de sommeil; une 
enfiure de manvais caractere : dtoit-ce 
fiimplement un emphyseme produit par 
la distension de rabdomen ? cela paroit 
certain. On remarqua beauconp de soif 



• BU 111' L1V. BES EPIDEM. $01 

et de rassoapissament, une tumefaction 
de Fhypochondre avec des douleurs } les 
•xtr^mit^s toujouisfroides> et un d^ire 
^aivi d'oubli total. Vers le quatorzi^ms 
jour k compter dii frisson , la chaleur fd- 
brile s'<Stablit ; la fi^vre est devenue plus 
intenseklafuite da mauvaisr^ime. On a 
dit pr^c^emment que le froid s'^toit ma* 
nifestd le quatorzieme jour : il faut done 
supposer que la^fievre a commence par le 
frisson ; et peut-^tre que d'intermittente 
elle s'est chang^e en continue : ^toit-ce 
une fievre tierce? le malade vaquoit 
toujours k ses occupations, jusqu'a ce« 
que la fievre ne luiiaiss^t plusaucun re* 
Udie. Ije quatorzieme jour ^ un paro- 
Ttysme se d^clara, et les sympt^mss 
devinrent tres-violents : d^Iire , vio- 
lente agitation ; grande loquacity suivie 
4e taciturnity et de coma. Trouble du 
V entrepar beaucoup de de'jections de bile, 
urines Doires et t^uues^anxi^tdscxtr^mes. 



Sen coiaatrT. stra les obszet. 

D(^ectioas variees on tioiret et pea co^ 
f leases ^ fSrogtaeiues on grasses , cruet 
etmordkantes; ensnite cas^scs. On voit 
id tons ies mauvais effets dn lait dans 
les inteslins ^ anquel il bat attribuer ces 
ddjeclions. Elles ponyoient ^tre anssi bien 
des paqnets de glaire proyenants de la 
IMon de la membrane mnqoeose des 
intestine quoi qa*il en soit, Ies settes gras* 
ses| craesy et icres^ annon^oient des 
matierei ddg^ndr^es. Peat-^tre la cou« 
leur blanche des selles par flocons ne 
provenoit-elle qne'.dn d<5fiiutde s<^r^ 
tion de la bile; les matieres ordinaire- 
ment sont blanches , quand cette ha- 
menr Ibcce et amire ne les colore pas. Id 
4>n reconnoit ^videnunent cette canse 
par la presence de Fictere et Tengorge- 
meat du £oie. Les intestins dtoient iar* 
CIS d'hnmenrs d^g^n<^r^; les canauX| 
cysdque, hepatiqne^ choledoqae et pan* 
crdatiquOy n'etoien^*ils pas obstrui^? On 



DU ni" tXV. 0E9 EPlBElf* 5o3 

be nit pas s'lib eloient connas , da temps 

^'Hippocrate. Au rtisonnement ^'il 

iaity.on .>iie peui guere se I'lmaoiDer ; ii 

iau{. aller jusqu^a Herophiley qui vi« 

Voit a .Alexaadrie^ pour trouver seule- 

:i9iei>t quelques vestiges ,des conaais- 

4apces jMiatomiqaes* Le viDgC-uni^me 

^oiir, il y eut da soulagemeat; mais'Ie 

.jo^me eut d -iacoberence des id^es et < 

^VuI>U total subsistoit : cela indiquoi^ la 

foiblesse^usensorium etl'espece d^alte* 

ration qai s'^toit commonique'e k toate 

J'economie^ par Tetatde langubeur des 

propiiet^s vitales : c'etoit une suite des 

mauvaises digestions: en effet^ toat em- 

pira, £nviroa le trenti^me jour, fievre 

.aigue, dejections al vines, copieusesette* 

:nues; delire, froid des extr^mit^s; 

aphonie. Jja fievre ^toU aigue ; il y 

avoit eu auparavaat du soulageineat^ 

. c'^toit au moins une fievre r^mittente. 

, On ne parle pas des six jours qui se 

at4 



So4 comcENT* ftV& LBS oostav. 

aont ^oool^ jusqu'au tr€i!itieme :- flst-fl 
probable que la fievre avoit entii*- 
Tement oesse^ la yioknce des symp- • 
•tallies ne pennet pas de le croke: seule- 
ment la fi^yns ^toit moins violeate y mab 
^ujouvs cobtimie; eBe augmenta dont 
beanicottpaaue&tiefflejoiir;ilyeuidiid^ 
lireetpette dela parole* L'^tat de foi- 
bleiie deviat la seule cause de ce chan- 
gement; d^ Ion on poaymt pr^dire Y6^ 
•v^nement fatal eomme uis-prochain. 
£d effet, le trente-quatrieme jour, la 
mon ajcriva. Hippocrate termine en 
ditantque le snjet p^rii phr^n^lique, 
c'est^-dire qa'il fat toujouts dans le 
ddlire^ jusqu'k la mort. Quelle a ^16 
I'origine de la pbrdn^ie ? il y avoit don- 
leuraufoie ayec gonflement et tumenr: 
or , rinflammation de ce viscere paroit 
avoir ^t^ la seule cause du tvouble des fonc- 
tioQS^ de Pentendement. Cette cause a 
• agi par sympatbieet rinflammaiion est 



Du ui^ Liv» 0£s ipipiu, 5o5 

deveiiue aigue; quoique precddemmeut 
elle fut chi onique. Le mauyau rdgimo 
a produit un engorgement plus consi* 
dtfcafale f d'oii est r^ulte un prompt ac« 
croissexuent du mal. La fUvr^ qui s'est 
allumde , a acceldr^ la mort : Ton ne 
peut ignorer que cette fievre dtoii bi* 
lieuse rdmittente. 

L'oBSERYATioN D** XIY, pr^sente an 
exemple de phrdndsie compliqude de 
fievre aCaxique. line femAxe, apres un 
accouchement de jumelles , et dont les 
lochies n'dtoient pas en proportion con- 
YenablOy est prise d'une fievre aigue 
avec frisson et pesanteur douloureuse de 
la t^te et du cou. Aussit6t insomnie, taci- 
turnite , visage refrognd , caractere 
aigre, urines tdnues, decolordes, soif> 
et presque continuellement dugout 

23. • 



6 GOMMBlfT. sum LBS OBSEAV. 

et anxidtds; le ventre tantdt resserr^, 
tant6t relAch^ Le sixieme jour^ som- 
meil.'Le onzieme, d^Iire suivi de cal- 
me y urines noires t^nues qui^ apres one 
I^gire interruption , devinrent huilenses; 
seiles tres-copieuses avec des matieres 
troubles et tenues. Le quatorzieme jburi 
on remarqua des convulsions fr^qnentes ; 
les extr^mitds toujours froides, et une ab- 
sence complete del'entendement; sup- 
pression d'urine : ces sympt6mes annon- 
9oien tune fin fa tale. Le frisson se manifes- 
ta desle commencement ; la fievrefut ai- 
eue. Lapesanteurdouloureusede t^teet 
du cou, tandis qu'fl y avail suppression ou 
du moins diminution des lochies, prove- 
noit de la pldtbore c^r^brale et ^toit un 
presage de convulsions. Le dugout, les 
anxidtes , les urines noires et tenues, ac- 
compagnerent constamment la fievre, 
L'insomniedeslej)rincipe,lVtal udtume 
Ae U malade dont Tespril etoit inquiet^ 



ht 111* LIV. D£S EPIDEM. So^ 

agit^ ^ et tou jours en opposition avec la 
r^on , mena^oient Je phr^n^ie par. la 
violente irritation communiqude au ccr* 
veau. Les selles furent variables : tant6t 
faciles , tantot interrompues. Le sixieme 
jour, il y cut un violent paroxysme, bean- 
coup de delire avecinsomnie. Leojuieme , 
autre paroxysme xnaismoins violent j url* 
nesnoires, teuues, huileuses; beaucoup de 
dejections claires. Le reldchement da 
ventre at fuoeste aux femmes en cou- 
che : les urines noires^ puis huileuses, 
annon^oient les progres de la maladie : le 
delire continuel, avec suppression des 
lochies ddtermina la phreaesie* Le$ 
convulsions survinrent le quatorzieme 
jour, qui est le terme ordinaire des ma* 
ladies aigues. La phr^n^sie essentiellc, 
ordinairement ne passe pas le septieme 
jour. La fievre etoit done aidente^ et la 
phrdnesie symptomaiique. Quoiqu'oa 
ne cite pas, jour par jour, les progres de 



5o8 coviiE2fT. stm les obsekV. 

la fievre : la soif, le cl^gotit, les anxidtes 
le trouble du ventre , tout annonce bien 
sa nature. Cette fievre est devenue ac- 
cidentellement mortelle , k la suite de 
raccoacbement. La pbr^n^ie n'a pas ea 
d*aatre cause que la suppression des lo- 
cbics. Les remissions le sixieme jour y le 
onzieme et le <piatorzieme , ne furent 
jamais completes. Le caraciere de la fie- 
vre dloil done remittent avec le ty- 
yte de double lierce. Les sangsues, le 
quinquina et les v^sicatoires eussent 
peut-etre emp^ch<$ la tenninaison fa* 
tale; du moins^ dans IVtat actuel de nos 
connoissances , nous aurions recourj^ k 
ees moyens curatib. 

No XV,- 

Observation rapporttfe dans la No« 
sograpbie de M. le professeur Pidel ^ 
ordreV*, espece premiere^ fievre ala-» 
xique continue. 



Dir HI*" UV. D£S £PID£M. 5o 

N» XVL 

r 

Un jeuaekomme a<jloaii^ depuia long^ 
temps k laboissoa et aux plaisirs de Yd- 
nus y s'alita; il fut pro de fpissoo, de d'6* 
gcAi y d'aaxielf^s avec msomnie ^ mais 
sans aU^ration. Des ddjections'^aWioes ^ 
ftlercorales , copieuses , fureDt suiviet 
^'Evacuations abondantes, aqueuses., bi* 
Ileuses; les urines Etaient rares, tdnues et 
d^olor^Sf la respiration rare par inter* 
Talies; rhyp€M:boDdreygereinenttteiMlm 
des deux cdtds; des palpitations dec^evr 
presquo continueiks; ce qui etait un signe 
de deSlire^ et dHin grand trouble ; supviiv* 
rent ensuite des urines hnikuseSyUnd^ti* 
re point violent mats tranquille ; la peaa 
etait aride, tendue^les dejections copieu- 
ses ^ tenues ou Inlieuses et grasses. I^e 
quatorzieme jour, tout fut aggravE ; il y 
eut beaucoup de trouble des idi^es ; le 

32... 



5tO COMiasST. SVR LE5 OBSCftT* 

Ytngtieme, \e ddlire augmenta avec de 
grandes anxi^t^s et suppression d^urine; 
la boisson pouvait a ^ peine passer : le 
vingt-q[uatrieme jour , moru 

Nous avoDS encore iei Texemple d'une 
phr^n^sie syjnptomatique. La fievre 
s'est prolong^usqu'au yingt-quatrieme 
)onry qui est le terme mojen des^e vres 
aigues» Hippocrate fait -mention des 
accidents de la fievre^ sans la de- 
signer ftp^cialement jusqu'au quaior** 
zieme jour. EUe ^tait sans dolite <:oa- 
tinue I mais au quatorzieme , qui estune 
^poque critique , loin d'^prouver de 
la diminution , la maladie empira; il 
y eut un violent d^lire : la fievre 
dura jusqu'au vingtieme jour : ii cetie 
^poque y elle augmenta encore. Les 
progres de la maladie sont ^videnls : 
il survint de grandes anxiet^s , sup^ 
pression d'urine et interruption pre&- 
que sttbite de la boisson. Ces signes 



JDV in* LIV. DES EPIbEli. 5ll 

ftnnoDQaient ires - prochainement la 
mort. Laphrdn^sie fut occasioonee sans 
doute par I'inflammation de quelque 
visc^re. Le foie parait avoir 6i& plus 
particulierement sujet a cette fluxion. 
Les palpitations de coeur continuelles , 
lODt-elles une suite du reflux du sang 
veineux vers le centre de la cil'culation? 
on n^annoncent-elles qu'un grand trou- 
ble dans le genre nerveux ? cette der- 
niere cause paroit ici ia plus naturelle. 
Puisque les palpitations se joignent le 
plus souvent k Taflection de Testomac, 
rirritation des nerfs venoit probablement 
de ce viscire.Le ddlire reconnoit la m^me 
cause y et sans avoir besoin de supposer la. 
pl^thore cdr^rale, nous voyons celui-ci 
se declarer k la suite de presque toutes les 
inflammations des visceres. Mais la bile 
en se portant sur le ceryeau , le foie , 
Testomac et les intestins, le poumon et 
la plevre , ne peut-elle pas y exciter une 



5t!| COMMENT, sun LES OBSERV. 

vive irritation y suivie d'iafiamination k 
la mani^re des ^rysipeles qui attaqueni 
la surface cutande; lesquels soot ^vi« 
demment produits par la bile? C'^t 
surlout ici que la maladie devient mor- 
telle ; car alors les humeurs sont vi- 
cides : c*est en y aiu qu'on d vacue la bile ; 
c'est en vain que la nature excite la fie- 
vre pour chasser du torrent de la cir- 
culation tout ce qui est nuisible ou al- 
X6r6 ; on ne pent redonner au sang sa 
consistance. Par exemple , si des tra- 
vaux inaccoutumds , et Tusage long- 
temps continud des liqueurs spiritueu- 
ses I activent la force systaltique des 
vaisseaux^ n'en rdsultera-t-il pas une 
plus grande rarefaction du sang , et 
I'exaltation des principes de la bile? ces 
deux causes rdunies donneront ndcessai- 
rement naissance k une maladie com- 
plexe , qui sera alors une fievre bilieuse, 
ardenle inflammatoire.L*^tat d'irritalioa 



hV m* LIV. DES £?U>£nt« 5|3 

d«s organes dpigastriques se propagera 
par le moyen des nerfs jusqu'aucerveait, 
et la lesion de k sensibiiite sera bientot 
suivie d'insomnie etde d^ltrc, qui ajou- 
tent encore k I'excitement du systeme, 
art^riely violemment trouble par la fii- 
vre^ d'ou^resulterala phr^n^ie. Telle a 
^t^ ds^ns la plupart des casi la ^larche des 
maladies soil du causus, ou iievre hilieu* 
se inflammatoire, soil de lafievre adyna- 
mique et ataxique , oudu typhus. Quoi* 
que ces deux genres d'affeciions fussent 
oppos^es , elles venoient cependant des 
m^mes causes, et il n'y a absolument de 
difference dans leur ddveloppement que 
}es dispositions indiyiduelles qui ont fa- 
vorise tel ou tel genre de fievre. }e me 
I^oroe ici a ces considerations g^ndrale^. 



\ 



nil D£S GOMMENTAIRSS. 



112. 



BREVES NOT^ IN VARUS 

LECTIONES. 



Biblioth. Regis c6dic^iii4o*a*2i5i.b. 

2i4^* €• 2i43« <!• 3i44* c* /ti45- f* 

^253. g. a!l54- h. 



TMHMA nt^HTON. 

* • 

»tot^a iTox/yka A. B. G. lULkaxcn — fucXJa- 
xtt, in G. B6,o<ea sine irveufiattt ^ in eodem. 
coi. irpot /iiv TOW 5|B05 — Spovc babet. a« 
C9ra^|iata ^i xata ra wt« — irapx ra wra , 
reclius accipitar k cod. G. Trptti ^c roO ^i- 



£T im rtxtvu. 5iS 

vtovtec. in eod* frovXuv xpoitov vwdf^npo^ 
|tev6>v, tarpiter negligcntitt librariorum 
desiuit inuTro^spousvoiv at fer^ in omnibas 
codicibna. TaTroo^/xaTa, rotd^adeest in a 
et g. idem ^we^^iiQ sine o^ksg legitar* 
oZpa, xai a^poa xat o^cyoc — - afitxfM xai /i^oycc 
codd. A. B. G. adacribont. Upiveto ik 
iy-pivs cum namero cardinali x' xat pJ.yiQo. 
ft'fcr^ in omnibas, oodd. rouricdv, ^t roitfiv 
^caXffiff'OVTec* "^ (^caXcTTOVTec Touriuv ra Toii; 
irXse^ovc, in G. H. magis ad vim ayntaxeos 
oonvenit, el ^ta)<tnovTsg ronio^. 



\i»»^<%%t<»»^^<#i»^' 



TMHMA AETTEPON* 

KAtAZtASIZ A^tTEPA. 

« 

JVL s x?i ichiMoi — ^u<rifii>g deest (in A et 

B» ) — K«i voT£6t« ?roXXolc-7rovXXoto-t — io* 
nici oodd. A. B. G. habent. x'¥^^*^ 
ifpotMnyvvfuvot -— expnyvvjuicvac legitar in g. 



N 



Sl6 ffOTM tV VAAtAS htCt* 

it9i fer^ in omnibus codd. YrvptrM i^fASpeyou 
m^iUfniiipivfii A. B.h. habent codUl.cbrifw- 



KATAJTA2I2 TPITH. 

JL A A TA ireXXx , irovUa ferb nbiqne in aliis 
loois exsUt , in oodd. a. b. et g. ^ai/>i>scac 

pojD^'oiio'ai, inertea librarii at videtur i^ 
jcodd. g. el b. twv voffuaavTwvxai voafsparuv 
confoderimt. 

BiBAioN npnxoN. 

KATAZTA2IZ HPfiTH. 

Codd. 2i4o* 2^553. 
V. vJkoion Sjj-p. q2ov Up — id, voTtov-vo- 



IT IN TECTUM. 5l7 

|3'. Ufm , fAffv tZv SjDOtic * Sjdoc -» frWvtS 

/Sxyecv -— ^iioppdcyit — • irXseVoc^c ** ttoXXocvc 
if a/x^OTipuv airvpoctfc •-<• aire/poi^c -^ l^i 
&i X9ti |xcx|9a •-• ffiimpa — tire^spfMuyovro — « 
C7ts5spf£/yovTO. — 7w«t{iv oXcyYiCtrcv — oXf* 
yyi^tv. -^- irXetcocffi ^i j9^;^e( — •froXXoe^e ov fu* 
ra rovXv — ttoXXv — rocoi ^i ififoripov; — • 
v7ro^9(ij90fii8v&>v U9ro^B|bO|xcyfii>v)i5cv&>(^lsc "-* 

?« — tors. — xatffxXi^evruv • xotraxXevrv- 
f A>v — oux 01^* fine — oux oT^a eircc — x«i 
^ffTjOcov — *- ou^ fl fiirpiov ^^ovev-^ J'l^y^vfre 
«-« ircptryfvcro — vojff^fiaruv voo^i/AaTeav. 

y . no^igpara sine ToiatJa — in B — • {"Jvd- 
Xcec — sine ofesc in eodem — - t^ hipvi 
CTriTrocpo^vo^cvoc — « frapo^uvopLCvoe — < xai 
po Aic - [loyti — axpirocorc - axp^Qtoco'e — owpa 
^c Sy XcTrra-S Xcvxa xac oi^^^pooL - a;(poex ia a, 
— aTr^Trra cxstat in eodem et dcsideratur 



4ft8 NOTifi in vAitiAs tfeCT. 

in Bfc — xal/uxjwjv- apcxpiv ^ ou xa)Le5^xo('* 

o . Kara it ^ipoq — ^cpsoc-* 7ru|9sroi ttoX- 
Xol xac 6(iec oO pexcoe -^ Truperol ttoXXoi {uve* 
jCKff oCi jSiacu; — eysvsTO — syevovro — xot- 
hai Ti , rapeL)((i>ieig rotct TrXeiVoidC — xoi^c 
Tf yip Toiffc ffXetV- Sine rapdx,- to /lev qSv 
S^ov!— TO ^fv oXov.— oe y5tv«Jcec. — y.^tvov- 
Tcc — ixXfiiVovTig — exXiirovrec — rpcfato*- 
fuXca — Tptroeofvea — ra PpoL^Tspa — jSa- 
pxtxcKXOL — ytyvoiTO — cyjvfTO — irepi x* «xo- 
•rr' 7r«j5i — X -- sine ^jtAs^uo'c — TOure&>v it 
Towc 7r>ei5-ov; — TOtfft n^iit^tiiat ^caXecTTovrsf 
—  ^MtXeTrovTffc — sv toIo'iv aur^corc T^to-i irs- 
pioioLffLit -^ cv Tijffev aUTO(0-(V SXptVOVTO — 
ff'oXXoi ^e ovTCuv ttoXXoIj* ^f aurcjv — {uvi ' 
ireo'fv — cwvexrwev — Troaiv evf^opu; evjpopuc 



XT 19 T£xi't7«f. 5rg 



TMHMA AETTEPON. 

tATA2TA2l» B. 

voro£(rc — voriowi — TrouX^oec — ttoX^iocc— 
fts)^pt TrXi^eoofoc ^uviois — "Aine ^xKrio^g in B -» 

irXsi^a siipte irXsI^a in a — ^opna — ^pca 
— 7rouXX<K — TioXXa — - xffi u^ora fwve;^w^ 
ffOvXXa — ffoXXa tfvv«;^ffft>; — XacXa7rcl>(r>}; — 
XeXairfii)^^-— fuvcrctys -^ovvffTSCve — • xcei oux- 
aviec*«3v<e •«• ft-ixfti tavifiifpiiig *-• ps'xP* ""■ "^P 
^f — lap ii -^ p6pitov'^opiO)t — 8r»20'ea of' 
{uve;^fii^ — sT]99iai |uve;|f ieg — x«i jSopeeou ^rf- 

^.5spoc n^n ««t ^cv^jrfli>pov^ne'8<(fvi in b -^ 
9^7SitT3ptM^t8i xai Tecvc9fio( — • ultimum 
deest in B , xat 'kuvtepw^ui -— Jca^/>ococt 



Sao tlOTM tV TAK1A8 X^CT. 

^o5lw^eff£ — y^o'yii^sts — xai v^arta^eeri. -*— 
v^aTa)^C(C """ ;^o^w^ccc vt^aru^ecc ^inrpMrn^ 
^ttq , tinel^oitaTciHrfec hi B , •«* ov ve^prrtxa 
— > 9>|)sv^Tex0e -^ qdod absttrdam est. ifuszoi 

VSTO. 

6'* ]Ii:)«eci)c-7r^««»c «^ m %pt/xiftottnV' cod. 

Bi nob agnoacit— « m t« Mbohiy -^ xax&v •*«• 



Et Iir TEXTXTM. S^T 

— TOUTeo«fftv — TOVTOtffev —• xat fto^c; — 

TTo^u ^i Tourewv •-* toutwv — ow ^f Trerratvo* 

/xf va deest in B — raura, icivrx — TravTwv. 

t . B^;^gg /X6V — ^8 — U3»3^rey}v — ^fskinv 

-i- ^ta jSijX®^ ''^^''^^ — TOT* , XP^'^^ — ^^^^ 
separatioiie — ^ Jutrxepwt — ^vffx«P*i — 

f ovc TrXstovff — Tt^ei'coug — avTwv — avTscov 

' iOLm ETx TWV V0Uff>3/XaT«V «— STti TWV Vdfflf)- 

pdEruv — Jxo< *^ ?X^* "~ *^'* TTupSTOto'c — 

TOttf£ Try/JSTOlo-t — {vVTigflO;— ^VTlQ?COff — 

TouTsoto-i — TouToIfft, sic nbique cxstat. -^ 
/xe{ov^ — jxec'Sovff — Trapayevoftevoe — ^rapa- 
^svotTO — fvv^/)gi — grvviipef. — p«p« — 



Sia irOTJB iJf VARIAS hTCts 

tfoVTa — aTro^etTTOVTa — eTztxpctrsvoueva ^, 

inupoLTOujisvgi. 

desideratur in B. — * eT/aairsTo— eyevero' 

fuvCTTiTTT* — (TVVffTrwrre .-— ^k iv roifft ir>ft- 
Cotffi , dcest in B. rni^ev yik^ivnn — ravr^fft 
— {yvt7«vT0 — ffvvt^vTO oe T? — oi ^ tou- 
riotat — Tovroto'c. — imnoita 5v — innsovoi^, 
— ^ rovreacffe •- Tovroiffe — ^cs£ — tivi *- xai 
— ^ non in B -7-/xv{67rwta — fcv|6m»a •— rov- 

T«WV — TOUTWV. 

, ty-. Oxova (Tt ^la xtv^vvov; — offov J'lct xev- 
^vvov. — TTspi trsTracTfAwv , deest in a. — t*- 
^(^TfiTa sine xeci in B,— a^«>€i>3V — av^iz* 
Xeeay uyw'jjv — vysi^h — aKema rine xai , in 
B, affxelv nept xk vowrhiiaxa ^vo wys^Ceetv 
» nspi ^uo ra yooi^peTa itfiXietVy qaod ab* 
vardum est j o inxpoi sine articul. ia B. — 
Tov voo-eovra — voffsvvTa. 

c^. EVavs/xeouo'cy — e7rave|A<vffey <»- tow- 
Tf«v -*• TOVTwv — £k\otffi — oXXotg, trupj- 



ST rN TisxTtrM. 5^3 

T«l<rt— xai ffxoTwJsa -— i};^«Je«— ^ xai-»— 
-i non exstat in B, Euvroacc — ffvvraffcc — 
yiyverat — yevcrac — Tovrioifft — rourocffc, 
— • ai^oppayiw^ — > aipLoppayeet — ev roZo'i 
TOlOVTSOCfft-^TOCtUTOCffty ill B -— TuotpofK'ksy^ 
Tixa irapecTrXeyixoc-^ ^epiitng xt^ipvictg of^ak- 
fieay« Kara^aaric tj9»tv7 desideratar in a. 

ti* E*v dacro) Trep'crpxrovpou— ctt' apXTCX^pu' 
— v^ara ftine noXka in B. —^ ^opt^otjin — 
^opiot/S -*• ftsxP' wW«3t^ov — ir^>jlbc^oc — /So* 
/Bslo? — p6ptoc -^ sap ^opetov -^ cap ^optov 
^Xipi xuvo; — ^ sTrXijo'iao's in B« — ultimam^ 
cod. a. nan agnoscit— /Acp^pW apxTovpov— - 
fifXpi — ^ipoq — ^gpgoff— f*«XP'tff — f*«XP* 
— SpfoTO — 3p5avTO — vovoiQ/Aa— vo^^» 
t^"'. Ila^iQfAOCi'a Twv xavffuv — |*gTa t«¥ 
^av<rft)V.— ^o^cXieac-JlK^oXiuc -r^ «xp(vsv — ex 
ptvuv oipLOppoihtTauL — aip.oppoe/tiffM xoci •« 
l^^opp- — oZori fx« aipLOppiyei r— pro oeipop* 
poouo'ai iysveto* xal t6)V ^ta v3cr>?piaTwv el in 
text. •— SiaLVf^ari<TCLVt(>iv, — EVa/xtvftiVc --^ 
jtitapdifoyi -^ ii^epfiyew — cwf pptyoyv •-• ex. 



5)4 ffOTM tV VAAIAS LECT. 

fri7TT**«^ ^ liJJM*rt«-* ffvv ••^ {uWirtirrc -« 
NBU lura ToiortiHOvpa ^t v^tttM^ca iro^Xa «at 

ui . Ilipt #f opjtrov/ray «^ TovrtMffc riDurftlffi 
•— *irXft^oi »7»ovTO — • TnvDutvroe — tycyovro 

iKTTSV — fuveirtmre. «*/»« v^ro^xpa •-»ir«p^ 
f^X!^ " fMeXt?» ^ «9el ra ircpi x^'f^ "^ 
ft^yiw fi Ta frspi. •m oI 7rapo{uyo^voco'i ip-^ 

-^ei^t f 0171, xaUotocKiotffc aon ex8tat ia a. 



YLT tn TEXTUM. SaS 



'dEPI APPA2TaN. 

BIBAION a. 

Vir IAI2K0Z — ev vvxW-ic wxT« «irwp/TOC pro 
£rvpec^/)o; ^eXi^v — - irpo. oujda eO;^ou^cpa 
«u;i^oft>7S|9a — ou;i^ WjpuTo— -cr/xixpov WpusTO!' 

Ta;^3Ty — irpbg q/Aff/^nv — irpo. t^pmve ^v^P" 

'ScXnvoc -*- ir>>jaiov twv ivaXxiJov; — cvoX* 

lev 7rp6. ov/9a XsTrray Xi^rapoc oux a^cVstTO 

Hpo^eavrc — Vecvfcr^u^ea — njvsfffxu^f x- 
xa. flr7rX>3V i7r«p5u — xoelt>i g. lirrecra ot 
rovoi-tfrov« — ov/»a t^ty^oiKrrspx — cu^^pow- 
i£pa — vTTO^acrcv ff^ixpyiv — Xeuxijv deest 
in a. 



« 

$36 1I0T£ III YARIAS LEGT. 

Ev 5a9«* ^cXcvou ywjccxa rncouffov, x«t 
a^^a 9raXft>( ^tayou^av ]^ roA^a xou^aic* -^ 
oupa \tnxoL ixpoa. — oi^ota XP^f^' ^^ ^^* 
;i^oc cKsXov — i>c£^oy -r- ircpi Je cjrToxatc^Ma-* 
Tnv eouffav a^6)vog 7— Sv* in codd. non 
exfttat. 

E7r£Xpc(Tloc ywaixa q '/axexciTO iraepa apx^ 
ytvnv — ap/syiiTYiv^ta^upiiiLaxa Travra ;i^c- 
^(k>Jf a , sine irovra in codd. lipwn , oarupi^ 
to; pro ajrupoc in edit. 

K^savaxTt(^i9v — ov|»d Ji XeTrra — "Xeuitx 
in codd. iroXXy]v epxt^prv xrKo^atffiv Xtiiv, sed 
editiones base non agaoscunt. 

MgTwvflc — TptTii — «v T^ Tpfrii.iu codd* 
atque ovpa sine Wra, sed Xsvxa, in 
ilsdem. 

Epafftvbc Qi wxsi — £/9affftyby magis ad 
vim syntaxeos convenit. *- joZpa a7re.?u — 
fTre'pj in b.' ffiroffjAOc ^e iroXXoi -* ttot^^oi. 

KptTuvi sy ^a(7^ in codd. non variat 
ab edit 

K>a{9^sv ov Je xaT^xeiTO irotpa to ^pvrvc;^* 



ET IN TEXTUM. 5^7 

^56) , — fpuvtyi^tov fpioip in a. ypuvej^t^tov 
in B. Tcapi ^e rot ovara — rotaxixa in codd. 
6ed turpiter inerlcs librarii confuderant 
cum subscqucnli — wapa rot, ovara ; sam , 
hoc altimum membrum etiam reperio 
in codd. xaTic>3 fa irapa tcc &>Ta. rrapa t« 
6)Ta^ in codd. 

T*3V (^yop-s^x^jw •— Spopiia^oM .i— codd. 
habent, ^nratr/AOi jp^aro; et IplavTo exstat 
inB. 

itv5pft>ro^ — ^oyoe. tt^uXXoi i^ B. tcTpwM 
.^spftfti *^ adverbialiCer ^spftw^ codd. ha* 
bent, vvxra eirtTrovca; sine o/xoe'cj; in Codd* 
oO TTO^v exoepi:^^>2 ens7toiyt.ri^, in a et b« ^a* 
pikhpst ?rpX>a •— TrouXXa in b. 

ruvac2ca — fj^ouffflt — . s/^oijaoLv magis ad 
Tim syntaxeos convenit at in editioni- 

bas. ^s^tK )(sip irxpi^rj •-• 7rapsXu5>j Codd. 
habent. oipcc'kznxa — "Xsw.d in iisdem, 

MeXi«y«3 — * fjLiXi^Lvvi epu3"y}pi« eiri yva-9"« 
pro yvaSrcay codd. habent* 

a3 



528 K0T.1J Iir V ARIAS LECT. 

BIBAION TPITON. 
TMHMA nPQTOJr. 

IJreiQy, fere non variat ab edltioniboi ; 
sed oupx XcTrra. ^evxdc exstat in codd. xal 
loco j^ftip*} — "hitepwif M . vd. TfeffTapa- 
^ovra — pro TcC^apaxoTv] in edit* Mf lit 
' or. M. T* in fine legantur, 

Eppoxoan}v — cyrafftf XaTrapof — vTro^a- 
frorpo^in edit.exstat. oux i^i^a, eJe^q.inat 
'xaTSXoep!aro (r^ty.pa xa>ft«crdS^>7c'sine ^fiupi. io 
a elB. legit ur 8 Wia — Xfiuxdc — ivewp>jfta 
«— pro evaeeop>7fia in iisdem, et yivfv^ca. 
— ysif(T(X(TBat, cod* B* habet ^ sed in 
, fine , littcrai n. E. A. KZ. 0. quas' in aliis 
cod({. fer^ semper exstant, hic desunt. 

O* xaraxccpsvo^ h tw X397r6> —  evatwpjQ^aras 
•^ 6ve&>py}^a xara orfAtxpa in a. rsrapTij -^ 
oupa ^taXcTTttv (&>J^sa dXeyov non babei 9od» 
|[. et {?M>^(7r«y Msd exstat in B^ a-'C^ofrpy 



pto axpitov in codd. Itpi^pttias ct ioni^ 
ce sni^ptacsy Ifi^pofj incodd, a et B. cDve-^ 
^^xoraj semper eruvin |uvionice veititurrf 
ivJ'r/.aTii oiitiipo^ Idptaas — uTrvwfje in a« 
(fT:i^pe^s <yeeV/52'pe — in eodeiii. (Tic'vost — • 
T«vTa •— Trapexouffs — sine ^livosi in edit* 
ylyvexcu ionicb et non ytverat. in fine •— 
n. K. A.OA.M. X 

Ev ©affw ftki^ns nott variat ab edit, 
in fine napeo^rjvBti ttolvtci ultimum deside- 
ralur in cod. a. In fine sunt caracteres^ 
K,4>, A. £• 0. K. K. . 

 

Xxipiuva^^XiptaiVOLizapa ^vj/iAaiyEto — -7fa« 
fk ^>tav cod ahabet joypaXtTrra*— >su5ta^ 
exstat in eodem.Infine «• X. DA. OY.K.Y. 

Ki>va7)}tx>} non vaiiat ab edit. T>i Trpwrrj , 
i TzpoiiTfi in. cod. a. in fine n. £. A. £. Q. Q 

JS/istpociiloy — ffdfi}^rig ^vffot^Yic in a. noo 
variatab edit, iufine w.^- E. 0. 

H Trapa Tecoc^ffvct*^ non variat ab edit* 
In fine, w. e. A,r. JE« 

a3* 



530 NOT^ llf VARIA8 LECT. 

rvvalxa •— ^Pp&^ii^ sine offu^tg, in cod. a.' 
in fine mjpixoi xauo'oc; edit, non agnoscunti' 
In fine, n . 9. A. T. E. 

fteoi codd habent SJpoxri— i^pwra — viro* 
^rAia ovpa in a ; el in fine m • S. A. A. Z* 
0* «iri9avf fpivnioaa, 

FuvaTxa apatv-^apptv In B* oux el^v^ 
cvx f c^ov in eodcm ; atque ovx Onvtacs si- 
ne ov^cv^ a-Apea, oux Ire oux av in a. oux un** 
vuffc sempifer oux scribitur sine x« lonice* 
Jn fine HA. A. I. Ar. O. A. I. B, 

HATAITAZIZ AOIMaAHZ, 

JtiTHiiAi — Er^erca — in a. ITpp ^f toO 
ipof rtpoi — . in eodem exstat : xuftaru- 
^e6( C7rt?rov>{/ — TrovX^oe^t in a et B, ntpl xe« 
faXnv (u^TrcTrroe-— ^vfATr^Trret in a; fia^i^cu; 
in eodem cytvrro c^cyvovro in edit. Aft- 
xocro ia ebrtxoero ionici semper vertitur. 



ET lit TEXTUM. 53l 

Jbtoiykuvro — airoXXotvro — fuveVtipre sine 
antecedenti i in edit. Td irspl xv^|x>2v xvq- 
^at in codd. E^tX>ouro in iisdem; IIovXu psv* 
xoi rtiurt TrXscVoeo'c*— ttoXXoi/xsv ouv TrXee-oIa-t 
codd. a et b. babent. Ilvpsrh^ o^bg ou <?t* 
"p&^eeg >o7v— ^r^^ijff in iisdem codd. tca- 
revoouv — xarcvosov ionicer Oujt vTrvdM^ijf*-* 
Ou% non ionice* ToIotTrXstVotffc— sine ttoX- 
XoiGTt in codd. ETrcyv^tscy^scpovtsf—- y5ei- 
/^ovToe codd. habent, sed non rede, not* 
^coefft xstl Tras-cv— fraeorev in iisdem codd^ 
criQ^ OT^^K codr B. babetl Docot Trpb — 
•a*a ovecXeVac xaxondesc in B. Suvatn^ -^ 
veyitgv, eruv non ionice. vt c/iex^cu; xac Xe^r* 
Tovc uTTvovc-— fAoxpoi/c in codd. iy/ver^-— 
eyeyvcTo iouice^ mngis semper accipiturr 
Toifft ^e ffXa-ow* — ^^in noslrd editjone v- 
semper abest ionice. E^n^a^zyxi — ionice- 
in i-KK^oLp-vjat vertitnr^ nl in aliis locis if 
pro «7rb.— Vy P'^ ^'^^ • *^^ vyae/xov — UTrae* 
^ov — aTTwXXovTO — aTTwXXocvTO in codd^ 

a3rr 



532 HOTJE IN ViaiAS L£CT. 

' Aoxioi a fiot in nostrk editione, locam 
')»riorem occdpat; sedin codd.infineha- 
)us libri falso insertum fuit ; el statim sic 
legebatar oratio : 

APPfiZTOI EKKAIAEKA. 

JuiN Bcica Tov ToO jrapcuvo;, fere non variat 
ab edit. -«• ^av^otvi — ^ ^av^:Q(n cod. ahabet* 
£v Ssovtft -— Clouffi in eodem eTstat *- 
caracteies in 6ne. h. T. «. A. E. P. 

k. e. 

£v Oaff&}«— Tviyxftrfineetftevevy non variat 
ab edit* ^exarvi pro ev^exari} et i^ierfievuv 
fl^eerfiavuv habet cod. B. in fine carac- 
teies : 9. H . A. A. Y. E. 6. 

Ev 0ao*« TcvBionta — oux UTTVcjire — owx «J)pv* 
ro—- iomce; igitur oOx. non variat in nos*- 
tr^ ediiione. O^pk irtpl xiUa^f — ^o^e ^ cod. 
a babet. E(^ucf*>p6c ionice s^ucf^opce et si- 
militer — fXy« — f>yce — ff«paWp5*« ;rtt/>«- 



ET lir TEXTVtf. 533 

Xh^i ionice. Caracteres in fine — n . T. 

I. n. A.e. 

nice^ V. semper abest in nostrd editione^ 
contra abundat in codicibus, sive post 
periodoSy siye poH verba. Caracteres 
in fine. » . K B. 0. 

Ev lapl^tryi'^ vmicoey-^ ionice y et n'OQ 
vfU^ay in codd« o^£ irvpstoc eirsTSEve— w©ur 
Xu; |AcvToe b TCvpBTOi cod. B. habet. caraop 
teres in fine, cod. a.babet» H. lA. E.nA» 
61. IB. A. E. 

£v iSiihpoKrt mpuUoL '^^ if ajSi^e/oov afft« 
frovXv — -TTOv^uc {AevToc b Trvpcrb; in cod. a. 
et frovXu, abest ia eodem. In fine.. E4.. a. 
lA. £. DA. ei. IB. A. £. 

Ev a^Wpowi liv ff«/»^€VOv — Svo^V* *" 
qvo^W ionice iit suprk; non variat ah 
cditionibus. Lq fiC^ r4. o. R. Z. £. 

£y a^^^poiffc «va$ayo/9av pro avge|cauy« 

codex a habet. !!»/>« xdi OpYihMs ttv^kc; -«• 



S3i HOTJS Iir TARIAS LECT, 

^pnxitai exstatin eodem. 6vo;^>ouv et ionice 
fvo;^Xeav dissolutd contractione , utinaliis 
locis consnnilibus«^ — aaniog j — uttvoc codr 
a. habet. carac teres in fine. n. XI. A. A« 
A. Y. . 

Ev a.€9h^fitviy HjOo7ri5oc U7ri)7var tonice pro 
vfvh'vatij non variat ab editk)nibus. la fioe 
caracieres. w . X. A. P. K. Y. 

£y a6^ripoi7t Ncxb^ig^ov — noayariat ab 
editionibus; ou xaiicaro ionice etnonxot- 
tfc^aro ut inaliis locis. In fine caracteresr 
M . X* A* I. K* A* Y» 

£v Boura yuv)? — Don variat aB editio* 
iiibus — in fine caracteies. CQ« II. I* A* 

E. r. Y. 

£v Xoipiaffn TrojBdsvov*-— ^hjec— n^tcod. a» 
babet , xo^njSaptx): — - pxptxh in eodem* 
caracteres, in fine hic desunt. 

ATTol^caveoc — ^ KAaxporipOiiQ -— aaeupoTspfiV 
poetovy exstal in cod» a. Hii — (^ejQetin eo- 
dem. Ep.f\i7rip.oi. yjaxbv Trov}.^^^ irou^kii ^r^oc 
in edit. stTr' Jc ionice pro df Jg — • caJ^ac* 
teres^ itidem Jbic de^unu 



Et IN TEXTTTM. 535 

Ev Kv^frKM ^tcdeiTTO'^jra. ^laHnovroc. in a. 
oupa 677-'^ — oLTTi<pi — exstat m eoctenji 
Caracteres in fine. w. M. r. I. Z, e. 

Ev Omtc^ ^ealy.OMQ yvvalxa— -> E/Js9e(7fiot— • 
ipsBtffiJLoq cod. a habet i3pa;^Trvo5 — jSp<t-« 
Xwwvoo; in eodem cod. spsBiafiOi rapaxut^Hi 
— rapa^rw^^a id« xa/aya^eov — xa/j^aXwy — 
id. £^/3vi>^— c^/sv9>2 id.*— /3pa;^u7rvooc, 

Bv fuXiSoh — u^aTo;^6Xa -— xt^oiroyl^^ 
cod. a ballet, ^tore^so^ sine xal in eodem, 
aniOwn fpmxt^ mm ultimum desideratur 
in edit. 



mm 



Neque possum ab hac dispulatione , lata sane ct 
litigiosa , discedere, quin grates agam viris doctissimis 
L. LakgiIs el C. B. Has£, cui alteri codicum manuS' 
cnptomm custodia commissa est in BibliotHecaKegia, 
alter ibidem cum ca agit. QvA nisi penus littcrane 
«ibi crcditae promptissime aclibcralissime mihicopiam 
fecissent, multo maxima ex parte mancaquodammodo 
atque imperfecta cxlret hfBC seriptio : ut ideo hoc in 
fortitnis numerem , mihi iJlorum consilia , officia , 
•tudia in absolvendo ejosmodi laborioso atqu« iricft- 
nun pieno opere fuisse prscsto. 



TABLE DES MATI£RES. 



Ph^TACE , g^n^alitd dcs ^pid&nies* 

Analyse des constitutioas. 

I**", livre des ^pid^mies. 

Description de Irois constitutions oppos^*» 

et des maladies qui ont rdgn^ , exemples : 

quatorze observations. 
J. Malade. Fievre ardente pbr^n^tique per 

. nicieuse, r^mitteute sous le type de double 

tierce. 
n. Fievre ardentc continue ou typhus, du • 

genre adynamique. 
DI. Fifevre ardente bilieuse. 

IV. Fi^re ardente phrdn^lique on typbus, 
du genre ataxique a la suite de couches. 

V. Fifev^ea^de^tepb^dn^tique, pemici«use, 

ataxique, a ia suite de couches. 

VI. Fievre coatinue, muqueuse ou piw*- 
teuse* 



DES MATIERES. 557 

VH. Fi^vrc ardcnte, inflammatoire, causas. 
VIII. Fievreardente,phr^ndtique, r^mit*- 

tente , sous le type de double tierce. 
K. Fievre ardente, phr^netique, perni- 

cieuse , avec ^rysip^le gangreaeux. 

X. Fiferre adynamique ou putride. 

XI. Fifeyre ardente, phr^n^tique, pemi- 
cieuse , a la suite de couches. 

XII. Fi^yre contiaue , avec plilegmasie dii 
foie , oa hepatite aigue. 

Xni. Fi^yre continue, btlieuse, chez unfe 

femrae grosse. 
XIV. Fievre ardente , bilieuse on causus, 

I 

\ 

llle LIVRE DES EPiDfedlES. 

1. Malade. Phr^a^sie. 

n. Fievre ardente ou typhus, du genre ady- 

namique. 
ni. Fievre ardente ou typhus, du genre ady 

namique. 

IV. Phr^adsie. 

V. Fifevre r^mittente bilieuse. 

VI. Fievre r^mittente , muqueuse. 



538 ' TABLE 

VII. Esquinancie inflaBimatoire. 

VIII. Fievre ardente, r^mittente , perni" 
cieuse, sous le type de double tierce. 

IX. Mis^r^rd ou Tolyulns, passion iliacpie. 

X* Fi^yre ardente phr^ndtique, pernicieoM. 
k la suite de coaches; rdmi.ttente double 
tierce. 

XI. Fi^Tre ardente , phr^ndtique > atai- 
xique , k la suite de couches. 

Xn. Fievre ardente, continue, bilieuse, 
ayec inflammation de Testomac. 

Constitution pestilentielle. 

SEIZE OBSERVATIONS. 

I. Malade. Fi^e ardente^ continue bilieuse. 
EL Fievre ardente, phrdadtique, perni* 

cieuse , a la suite de couche. 
m. Fievre ardente, phcdndtique., rdmit- 

tente, pernicieuse, subintrante. 

IV. Phrdnesie. 

V. Rhumatisme aigu^ ayec mdtastase yen 
la t6tc^ ^ 



\ 



BES MATIERES. 53Q 

VI. Fi^vre ^hdm^re prolongde. 
Vn. Synoque prolongde. 

VIII. Fi^vre continue , bilieuse ayec pleu-< 
resie. 

IX. Fievre continue muqueuse. 

X. Fievre ardente, gastro-adynamique. 

XI. Fifevre ardente , phrene'tique, ataxique. 

XII. Synoque inflammatoire. 

XIII. Fievre ardente , bilieuse avec inflam- 
mation chronique du foie. 

XIV. Fievre ardente, phren^tique , pemi- 
cieuse , remittente , ataxique. 

XV. Fifevre continue , du genre ataxique, 
(maligne). 

XVI. Fi^re ardente, phr^ndtique, (ata- 
xique). 

Dissertation sur les crises, la coclion et 

Toriginede la contagion. 
Des crises. 
Des jours critiques. 
Comraentaires. 



FIW DE LA TABLEr 

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